Peut-on expliquer un niveau de complexité par un autre moins élaboré ? Le tout n’est-il que la somme des parties ? Il ne manque pas en biologie de systèmes permettant d’aborder la question. Par exemple celui-ci : les systèmes membranaires clos qui entourent les mitochondries (sortes de centrales énergétiques des cellules) sont le siège de réactions chimiques en chaînes. Or, ces dernières ne peuvent se dérouler convenablement que dans la mesure où le système est complet. Si l’on extrait des morceaux de membranes, ces réactions ne se produisent pas de façon identique. Voilà donc bien un exemple de situation dans laquelle le tout n’est pas que la somme des parties et qui ne peut être comprise par l’approche strictement analytique. Est-ce à dire que, dès lors que le système membranaire est élaboré, il y a émergence d’une nouvelle propriété impossible à prévoir par l’étude des éléments moléculaires ? C’est tout le problème de base du réductionnisme.
Mois : avril 2012
Michel Random : Borobudur, la montagne de la vacuité
Borobudur se présente donc comme un mandala exprimant les trois niveaux et les trois états de la réalité : le premier niveau est le monde du désir (Kamadhatu). C’est par lui que la matière se manifeste, que les joies et les souffrances apparaissent. En fait, ce premier degré de la manifestation est invisible. Cent soixante reliefs représentant l’enfer et les méfaits du désir ont été sculptés à la base, puis, nécessité architecturale ou volonté de cacher les images infernales, ces bas-reliefs furent recouverts d’une paroi de pierre, et ce n’est qu’à la suite de travaux de restauration en 1885 qu’ils furent découverts. Depuis inventoriés et photographiés, ils sont à nouveau recouverts de terre.
Christine Hardy : La pensée en tant que système ouvert
Être en quête d’une approche biologique et systémique, c’est prendre conscience que le tissu vivant qu’est notre cerveau est de nature infiniment plus complexe que toutes les machines qui reproduisent au fil du temps notre compréhension parcellaire de ce qui nous entoure. C’est donc avant tout rendre compte des interrelations dynamiques et des échanges d’énergie entre les êtres. C’est aussi donner sa place à la capacité qu’a l’homme d’accroître son information et de devenir plus connaissant. C’est enfin reconnaître que le tout est plus que la somme des parties, ce qui permet d’intégrer les niveaux les plus subtils de la conscience, tels que la création et l’autodétermination, niveaux qui justement révèlent un « sens » à l’évolution, un « projet cosmique »…
Christian Agrapart : Possibilités thérapeutiques de la couleur : la chromothérapie
Que sont ces énergies fondamentales décrites dans la tradition chinoise ? En général elles s’accouplent, c’est-à-dire, par exemple, que la sécheresse va avec l’humidité. Pour qu’il y ait un équilibre parfait au niveau du corps, il faut qu’il y ait des proportions d’énergies équivalentes correspondant à l’humidité et à la sécheresse. Quand l’une d’entre elles est en insuffisance, l’autre finit par apparaître. Le traitement consiste non pas à éliminer l’énergie qui se trouve en excès, mais à relever la proportion de celle qui est insuffisante. C’est ce que disent les anciens textes traditionnels chinois : les excès sont en fait des insuffisances…
Pierre d'Angkor : Le christ historique et la portes initiatique de sa biographie évangélique
Comment donc naquit cette histoire romanesque du 1er Adam pécheur et du 2ème Adam, le Christ rédempteur, considérés tous deux, non pas comme des figures symboliques de notre nature humaine, tiraillée entre ses deux pôles, l’âme et le corps, appartenant l’une, Jésus, au monde céleste, l’autre, Adam, au monde terrestre, mais comme personnifiant réellement l’humanité toute entière, entraînant après eux son destin de chute et de rédemption et divisant ainsi l’Histoire du Monde en deux parties, avec cette conséquence monstrueuse d’un monde antérieur au Christ et voué à la damnation éternelle (dixit saint Bernard de ceux qui n’appartenaient pas au peuple élu) et d’un monde postérieur au Christ et appelé au salut parce qu’il a reçu le baptême chrétien.
Werner de l’Ile : Vivre
Nous avons compris, qu’il n’y avait
Rien à comprendre —
Nous avons saisi, que l’insaisissable
Doit être vécu,
Nous ne cherchons plus à donner
Un nom ou une forme à la vie.
Nous ne parlons plus ce langage de
Mots, nous chantons la Vie sur les
Flots du moment présent.
Léo-Georges Barry : Le fondement génétique de la langue naturelle
Le monde que nous percevons a-t-il organisé notre être biologique en l’informant ou bien le monde perçu n’est-il qu’une image du monde intérieur projetée par nos sens ? Une autre formulation reviendrait à se demander si le monde intérieur ne contient pas le monde extérieur dans sa totalité du point de vue de l’information. Ouvrons une parenthèse sur les ondes de forme la théorie lectonique pourrait fournir une explication des effets comportementaux dus aux formes car le relais biochimique est apporté à partir de la perception par les hormones, médiateurs, transmetteurs chimiques dont on sait que beaucoup sont des peptides qui agissent sur le comportement…
Daniel Giraud : La roue du Tarot
Le Tarot est support de voyance. Il est aussi support de voyage pour l’Homme intérieur. Aspect de la Voie où la réfraction du Principe UNiversel en un rayon céleste dans le cosmos fait que tout homme porte sa destinée en lui, en un état de conscience universelle… seul l’amor fati, l’acceptation de sa propre destinée, ouvre sur la Réalisation de Soi.
Claude Barbat : Les mains du soleil
Le « JE » émergeant, dans une grâce indicible, de la divine comédie de notre existence en fait apparaitre le Feu initial et final. Il nous instaure ou plutôt nous restaure — dans la Fonction créatrice aux mille bras de Shiva.
Charles D'Hooghvorst : Sarah et Abraham
Le texte biblique et les commentaires rabbiniques insistent sur le fait que Sarah était stérile et Abraham très vieux, afin de nous faire entendre qu’il ne s’agit pas d’une génération charnelle, mais d’une génération qui se réalise par l’Esprit Saint. Cet enseignement hébraïque nous parait fort semblable à celui qui est contenu dans l’Évangile, à propos de Marie, qui, exactement comme Sarah, reçut la visite d’un ange. A toutes deux fut annoncée la naissance messianique.