Les hommes sont comme des fourmis… mais ils n’en n’ont pas la sagesse ! Avec Claude Torossian, professeur à la Faculté des Sciences de Toulouse, examinons une fourmilière globalement. Cette « micropole » vit avec des milliers quelques fois des millions d’individus. Système clos ? non système ouvert sur d’autres systèmes. Organisation parfaite, trop parfaite pour être comparée à ce que l’homme sait et peut faire. Mais ici encore, l’approche systémique est idéale pour mieux comprendre ce monde fascinant qui a encore beaucoup de choses à nous apprendre et dont les ressources inventives dépassent souvent le simple instinct animal.
Jour : 1 mai 2012
Michel Cazenave : Tristan et Iseult, le défi à la loi
En fait, pour quelqu’un qui, d’un côté, intègre mal ce qui se passe en lui, et de l’autre refuse la société, que se passe-t-il ordinairement ? Eh bien, une partie du phénomène hippie aux symboliques féminines, le mouvement écologique avec son obsession de la Mère-Nature, la recherche par la drogue du Paradis perdu et du royaume des images, peuvent en grande partie s’expliquer à partir de ce point de vue. Bien sûr, il faudrait nuancer tout cela, faire la part de ce qui est pathologique et de ce qui ne l’est pas, de ce qui est régression et de ce qui est progression, mais j’essaie simplement de montrer les multiples voies par où le féminin fait à nouveau son entrée.
Pierre Crépon : L'évolution de l'humanité
La théorie d’une innéité de l’agressivité humaine qui conduirait inéluctablement à la guerre, est devenue particulièrement célèbre par l’intermédiaire du spécialiste du comportement animal, Konrad Lorenz. Celui-ci publia un ouvrage en 1963, qui fut traduit en français en 1969 (chez Flammarion, la traduction américaine est de 1966), sous le titre de « l’Agression, une histoire naturelle du mal ». Cette publication fut rapidement considérée par une large fraction du public cultivé comme un livre définitif sur ce sujet. Lorenz développait l’idée que le comportement agressif de l’homme tel qu’il se manifeste par exemple dans la guerre, est dû à un instinct inné et phylogénétiquement programmé de celui-ci.