Daily Archives: 16 juin 2012

Le maitre spirituel par Michel Guillaume

[...] il faut avouer que la proportion des gens arrivés au point où ils ont réellement besoin d’un guide est faible relativement au nombre de tous ceux qui sont attirés plus ou moins vivement par la spiritualité. La plupart d’entre nous a d’abord besoin d’un entrainement sur le plan purement humain. La plupart d’entre nous doit d’abord accorder quelque peu sa vie personnelle son idéal, cultiver ses qualités morales, acquérir ce qui lui manque dans les vertus nécessaires pour aborder la portion proprement intérieure du voyage: endurance, espérance, patience infinie, oubli de soi, entr’autres.

Pour sortir de l’état de vérité par le Dr Dimitri Viza

La maladie qui atteint l’intelligence de ceux qui deviennent les porte-paroles de telle ou telle idée politique ou scientifique, qui deviendra doctrine pour se transformer en dogme, est sans doute un trait congénital de l’organisation cérébrale humaine au stade actuel de son évolution. Ainsi, les représentants de chaque vision s’enfermeront chacun dans leur vérité, se rendant imperméables à toute autre. Cela est un trait fondamental de l’homme et il suffit d’écouter pendant quelques minutes un militant de n’importe quelle obédience (communiste, chrétien, juif, musulman, athée, fasciste) pour se rendre compte de l’ampleur de la déformation intellectuelle qu’une idée est capable d’imposer à ses partisans.

Une nouvelle race de gnostiques par Yves Albert Dauge

Un signe certain du bouillonnement accéléré de la pensée gnostique est la multiplication des « recherches unitaires », aspects d’une quête fondamentale de l’Unité qui postule la complémentarité-convergence de tous les éléments du Logos, ou du Verbe. « Si vous savez Le reconnaître pour l’Unique, alors vous savez tout; mais si vous ne savez pas Le reconnaitre pour l’Unique, toute votre science n’est qu’ignorance », proclamait Kabir au XVe siècle.

Comment organiser des recherches sur des savoirs empiriques par Gérard Blanc

Ce qu’il faut retenir de ces exemples pour l’étude des médecines dites parallèles, c’est un certain nombre de points communs à la plupart des connaissances traditionnelles. Il faut arriver à démêler et à distinguer ce qui dans celles-ci est le fruit d’observations et de tâtonnements effectués pendant des siècles ou des millénaires. Bon nombre de ces connaissances se sont amassées de la même façon que l’expertise des laboratoires pharmaceutiques d’aujourd’hui, en essayant au hasard des substances « pour voir ce que ça donne ».