Brentyn J Ramm : Pour vivre un éveil de type zen, essayez la voie sans tête

Notre véritable nature est donc semblable à un vide. Elle est dépourvue de toute qualité objective. Elle est sans forme, sans couleur, illimitée, immobile. Comment alors voir exactement sa propre véritable nature, si elle est ainsi dépouillée de toute caractéristique discernable ? La méthode traditionnelle consiste à s’asseoir pendant de nombreuses années dans une pratique intense de méditation sous la guidance d’un enseignant expérimenté. Malheureusement, la plupart des pratiquants ne font jamais l’expérience du « vide ». Il existe cependant dans le zen une tradition d’éveil spontané, même en l’absence de toute pratique de méditation. Cela suggère qu’il existe un moyen bien plus rapide et direct de s’éveiller.

Stephen Jarosek : L’association comme causalité : le tissu du sens et de l’existence même

Cet essai propose l’association comme principe fondamental unissant la physique, la biologie et l’esprit. Plutôt que de traiter la causalité comme un processus ascendant (des parties vers le tout) ou descendant (du tout vers les parties), Jarosek suggère que la cohérence émerge à travers l’acte relationnel de l’association lui-même. De la mécanique quantique relationnelle de Carlo Rovelli, où les particules n’acquièrent des propriétés qu’en interaction, aux découvertes de Michael Levin sur l’intelligence cellulaire, en passant par la sémiotique triadique de Charles Sanders Peirce, les preuves convergent vers l’association comme réalité irréductible. Elle peut être vue comme le tissu conjonctif du réel : le principe par lequel le potentiel devient forme, et la forme devient sens.

David Bohm : Conversations : 2 - L’Imagination, le Temps et l’Être

Vous faites référence à trois niveaux ou aspects de l’imagination — primaire, secondaire et tertiaire. Vous suggérez que l’imagination primaire, plutôt que d’être un produit de la conscience, est en fait l’émergence ou la manifestation de la conscience elle-même. Et la secondaire est liée à l’insight. L’imagination tertiaire s’apparente au fantasme, ou à la fantaisie.

Michael Mendizza : Authentique

Être conscient sans nommer ni penser, c’est comme se tenir au bord d’un vaste lac silencieux à l’aube : pas de rides, pas d’étiquettes, juste la présence. L’expérience brute avant que l’esprit ne commence à la découper en mots. Une sensation de vivacité « connue » sans avoir besoin d’être comprise. La chaleur du soleil sur la peau, le chant d’un oiseau, le rythme de la respiration — chacun surgissant et disparaissant sans commentaire. Il n’y a pas de « je » qui regarde, pas de « chose » observée. Juste une observation ouverte, sans effort.

Robert Waldinger : La poursuite spirituelle qui vous maintient prisonnier de la souffrance

La plupart d’entre nous avons l’impression qu’il nous reste beaucoup de chemin à parcourir sur la voie du développement personnel. Nous voulons devenir plus calmes, plus sages, plus accomplis. Et si cette quête nous empêchait justement de le devenir ? L’enseignant zen et psychiatre Robert Waldinger soutient que l’illumination n’est ni une destination ni un état mystique rare. C’est plutôt la reconnaissance en perpétuel mouvement du moment présent. Cette observation silencieuse peut être extrêmement libératrice, nous affranchissant de la pression du devenir.

Michael Mendizza : « C’est tellement simple »

Il est relativement simple de voir comment la perception primaire, l’expérience de notre corps en mouvement et en interaction avec l’environnement, génère l’apparence ou le sentiment qu’il y a un « moi » séparé à l’intérieur, qui ressent et fait tout. Cette impression a été créée par la formidable puissance de traitement du néocortex. Tout comme nous avons accepté et nous nous sommes identifiés à notre expérience sensorielle et à nos sentiments émotionnels intérieurs subjectifs, nous avons accepté et nous nous sommes identifiés à l’image-pensée abstraite d’un « moi », en ignorant que ce « moi » n’est qu’une image.

Michael Mendizza : Une illumination ou nous ne pouvons pas attraper le vent dans un sac en papier

Cet état est souvent décrit comme étant caractérisé par la « vacuité » (Shunyata) et la clarté. La vacuité fait référence à l’absence d’images mentales conditionnées et aux fausses croyances et actions qu’elles inspirent. L’esprit de bouddha est imprégné d’une compassion illimitée et d’une profonde sagesse. Ces qualités apparaissent naturellement lorsque l’on perçoit la véritable nature de la réalité. Les actions d’une personne qui a réalisé l’esprit de bouddha sont spontanées et naturelles, et découlent sans effort d’un état d’éveil. Ces actions sont exemptes de motivations sociales motivées par l’ego et sont en harmonie avec le flux de l’existence.

Alan Watts : La voie de la libération dans le bouddhisme zen

Les mots ne peuvent exprimer qu’une infime partie de la connaissance humaine, car ce que nous pouvons dire et penser est toujours incommensurablement inférieur à ce que nous vivons. Non seulement parce qu’il n’existe aucune limite à la description exhaustive d’un événement, tout comme il n’y a pas de limites aux divisions possibles d’un pouce, […]

David Edwards : L’anatomie du sentiment d’être mal-aimé

23 mai 2024 L’écrivain bouddhiste Harvey Aronson a mis en lumière une vérité cachée : La plupart d’entre nous pensent habituellement de cette façon : « Jayne a perdu le livre que je lui avais prêté. Elle est irresponsable et horrible ». Il est beaucoup plus difficile de reconnaître ce sentiment : « Je crains de ne pas compter à ses yeux. […]

Nilantha Ilangamuwa : Connecter les chaînons manquants du cerveau : entretien avec Iain McGilchrist

Traduction libre Le bouddhisme est une pratique idéale et un outil puissant pour équilibrer les hémisphères gauche et droit du cerveau humain Dans cet entretien avec le Dr Iain McGilchrist, éminent spécialiste des neurosciences, nous explorons les nuances de la société contemporaine, l’éducation et les implications profondes des progrès technologiques, en particulier de l’intelligence artificielle […]