Maud Cousin : Approches alternatives du corps et de la personne


03 Mar 2010

(Revue Panharmonie. No 175. Janvier 1979)

Le titre est de 3e Millénaire

Compte rendu de la rencontre du 5.10.1978

Cette année nos études porteront sur des cas concrets, c’est-à-dire sur des personnes présentes que nous tenterons, par des voies différentes, de mieux connaître et de mieux comprendre. Nous confronterons nos points de vue avec ceux d’autres disciplines, telles que l’astrologie, la graphologie, la morphologie, la chiromancie.

Et, en effet, cette séance débute par un examen succinct du thème astrologique d’une participante, pour laquelle, bien que pris au dépourvu François Catala dresse un portrait d’une manière magistrale. L’intéressée est vivement impressionnée par le fait que tout semble plus ou moins programmé dans la vie, bien que, aux différentes étapes de son existence, le sujet ait l’impression de se trouver devant un choix à faire.

Le Docteur Cousin prend la suite de F. Catala, en commençant par montrer à l’aide de la morphologie les tempéraments divers, s’appuyant sur le livre de typologie de Vannier, fort bien illustré et indiquant les remèdes homéopathiques appropriés à chaque cas.

Le Docteur passe ensuite à l’iridologie, c’est-à-dire à l’examen de l’iris dans lequel, comme dans une montre, on reconnaît en général douze secteurs correspondant aux différents organes. Ce sont des repères. La pupille est-elle bien centrée ? La trame de l’iris est-elle fine, lâche, trouée ? Autant d’indications utiles au diagnostic.

Puis on passe à l’auriculothérapie, l’examen de l’oreille, très instructif puisque l’innervation y est importante. Il existe plusieurs appareils plus ou moins maniables avec lesquels on explore les organes à travers leur localisation dans et autour de l’oreille, l’appareil faisant entendre un son lorsqu’il se trouve dans une zone déficiente. C’est ainsi que le trou que l’on effectue pour passer les boucles d’oreilles se situe dans une zone correspondant à peu près à l’œil, c’est une zone de confluence de presque toutes les énergies. Il semblerait que les boucles en or aient un bon effet par les vertus du métal. La question de latéralité est très importante ; elle se complique selon qu’on emploie l’or ou l’argent, qu’on s’adresse à un droitier ou à un gaucher. Le trajet employé du côté non dominant est quarante fois plus long que l’autre. Le Docteur ne sait pas exactement si la dyslexie est du même ordre. C’est la raison pour laquelle il faut essayer d’éduquer un côté seulement. Contrarier une prédisposition naturelle amène un retard qui peut se traduire au point de vue de la réflexion par « l’esprit de l’escalier ». Tomatis a étudié les circuits et a envisagé la prédominance du regard de l’un des yeux, droitier ou gaucher et surtout de l’ouïe. Il a fait de nombreuses recherches et il a trouvé que la prédominance d’une langue renforce la fonction, ce qui explique que des personnes de langages différents, n’arrivent pas toujours à « s’entendre », ou à parler correctement la langue de l’autre, parce que les zones de parler ne sont pas les mêmes. Les Russes, capables de parler correctement bien des langues, ont des bandes bien développées.

Entendre des sons développe l’oreille et ce même à travers la mère avant la naissance. Au moment de celle-ci des perturbations importantes se produisent. On a pu les faire revivre rien qu’en faisant entendre des sons maternels, l’enfant spontanément a tendance à se remettre en position fœtale.

La musique aussi a une action. Entendre par exemple Mozart, pousse les gens à se mettre en position assise. Cela peut servir en thérapie.

Le Dr Kovacs, Tchèque d’origine et travaillant en Espagne, est un spécialiste d’auriculothérapie. Il a remarqué que lorsque l’évolution d’une certaine ligne qui correspond à l’évolution psychologique dans le temps; était interrompue par endroits, cela pouvait traduire un blocage psychologique. On peut le confirmer si on prend en même temps le pouls de la personne concernée. Quand il décrispait à l’aide d’un procédé défini: cela faisait revivre ce blocage au malade. C’est très délicat à faire, mais j’ai trouvé sa méthode extraordinaire et très rapide pour débloquer.

Le Dr Nogier soigne avec des lumières, des réactions de la peau. On arrive à faire des choses absolument extraordinaires à partir des oreilles Il y a en elles un point où, en cas de perturbation, on modifie un peu l’équilibre en agissant sur les fonctions végétatives.

Question : Peut-on changer la personnalité ?

Réponse : Au niveau de l’ovule de l’oreille il y a un point dit d’agressivité. C’est un point de sensibilité nerveuse et qui joue sur la personnalité Quand il est irrité la tendance agressive apparaît. Cela a une certaine action, mais assez limitée toutefois. On ne peut changer les gens en moutons, même par le point dit d’agressivité.

Une participante : A la télévision il y a eu un film sur des opérations pratiquées en vue de changer le comportement. Tous les médecins présents n’étaient pas d’accord avec les succès obtenus.

Un participant : Mon père qui à 75 ans, opéré d’une lobotomie, a vécu encore vingt-deux ans après.

Le Docteur : La lobotomie a été plus ou moins abandonnée. Dans le parkinson on arrive à couper la zone de commande des tremblements. C’est très délicat car la destruction des cellules nerveuses est irréversible. En homéopathie il y a des moyens par des doses infimes, de faire diminuer la violence. En ce qui concerne le viol, je pense que ces impulsions correspondent peut-être à des besoins fondamentaux, certains être ayant cette fonction de reproduction venue d’une vie végétative ralentie. D’autres, par contre étant « très chauds » ! Il y a peut-être autre chose que l’équilibration ou le refrènement : l’instinct est à la base du cerveau et la partie consciente se situe dans le haut. Il faut dire qu’en France on est assez sceptique, l’attitude scientifique consiste à ne pas accepter les choses avant de les avoir vérifiées. Il y a peut-être du vrai ?

Il y a aussi la morphologie des mains après celle du visage. La chiromancie est scientifique. Les lignes changent au cours de la vie. La main gauche représente ce qu’on est et la droite ce que l’on devient. La texture, les formes, les ongles, les doigts, tout cela y compris bien entendu les lignes, donnent des indications.

Compte rendu de la rencontre du 2.11.1978

Pour notre rencontre de ce jour, Mme Freudenberg a eu l’amabilité non seulement de venir assister à notre réunion, mais d’examiner plus ou moins globalement toutes les mains des participants.

Elle nous a expliqué qu’à la suite d’observations faites par son maître, M. Speer, qui avait dû se reconvertir après la guerre de 1914, celui-ci avait remarqué que, dans l’hôpital où il travaillait, les manchots du côté gauche, représentaient toutes les dispositions des parents à travers leur main droite, alors que ceux qui avaient encore leur main gauche révélaient par celle-ci leurs dispositions personnelles, ceci étant inversé chez les gauchers.

Avant d’examiner les lignes de la main, il s’agit d’observer son dos, sa tenue, ses doigts. Chaque nuance a une signification. Ce qui est plus difficile à expliquer, c’est « l’expression » qui ne se perçoit qu’avec une certaine expérience accompagnée d’intuition.

Il y a cinq formes différentes de mains. Quant aux lignes, elles sont au nombre de quatre principales qui sont visibles dès la naissance si l’enfant est bien constitué. Les lignes secondaires se forment par la suite, selon tout ce qui « impressionne » le sujet, c’est-à-dire la perception consciente de ce qu’il vit. Donc une main dite « primitive », ne vivant pas vraiment les événements, n’a que quatre lignes principales. Par contre, un intellectuel, un artiste, peut avoir d’innombrables lignes. Celles-ci ou une partie de ces dernières, peuvent disparaître une fois la création achevée.

Chez les très jeunes enfants, il est difficile de voir leurs dons, mais il est possible de voir tout ce qui est créé prénatalement et même d’y retrouver les difficultés des parents. Sur chacune des lignes peuvent être évaluées les tranches d’âge où des difficultés surviendront. Il est également possible de déceler des dispositions précoces pour le cancer. Malheureusement aucune étude n’a été faite à ce sujet, une hostilité larvée du corps médical y faisant obstacle.

Le Docteur Cousin n’est qu’à peine surprise. Elle-même durant un voyage au Japon a espéré pouvoir profiter de l’origine orientale de l’acupuncture. Or les médecins rencontrés dans les hôpitaux avaient été formés à l’occidental ! L’acupuncture ne les intéressait pas !

Madame Freudenberg, avec une obligeance extraordinaire, passe en revue, naturellement sans trop approfondir, les mains des personnes présentes, mais de manière plus approfondie celles de la personne qui avait bien voulu se prêter et à l’examen médical du Dr Cousin et à l’examen astrologique de François Catala. Celui-ci se félicite d’avoir mis son travail par écrit, car il coïncide complètement avec l’analyse faite par Madame Freudenberg, à tel point que l’on aurait cru que l’un copiait l’autre !

(Revue Panharmonie. No 176. Mars 1979)

Compte rendu de la rencontre du 21.12.1978

Cette soirée a été dans un sens une séance plénière tant par les examens divers dont un sujet volontaire a été l’objet, que par l’assistance nombreuse et brillante, à commencer par notre président, M. Cacacé et de sa femme.

Ainsi qu’il a été déjà dit de la réunion du mois dernier, il est mal aisé de traduire par écrit les diverses approches d’une personnalité, en l’occurrence d’une femme proche de la cinquantaine.

Mme Holley commença. Elle montra entre autre, les deux aspects du sujet très enthousiaste, généreuse d’une part, et sous l’emprise de luttes périodiques contre une grande angoisse d’autre part. Nature artistique a laquelle elle conseille de travailler dans ce sens.

Ensuite Mlle Roque, graphologue, voit une grande volonté allant jusqu’à une tension parfois préjudiciable au sujet, une sensibilité contenue, un caractère bien trempé, peu souple bien que ses contacts’ soient aimables.

A son tour, Mme Freudenberg décrit par la main droite de la personne en question, le caractère de ses parents. Puis vint l’analyse du sujet, d’abord d’après la forme des mains, ensuite plus en détails par l’examen des lignes proprement dites. Elle décela entre autre, une ambition de qualité, des dons créateurs artistiques, de l’imagination.

En dernier lieu le Dr. Cousin envisagea la topologie, faisant circuler des images typiques assez excessives de différents types selon les influences planétaires qui se rencontrent rarement dans la vie à l’état pur. On tomba d’accord pour voir dans le sujet une influence martienne et vénusienne.

Suit un examen des mains pratiqués par le Docteur, forme des ongles, qui sont un indice de vitalité. Les points de vue de Mme Freudenberg et du docteur se recoupent. Le Dr. Carton attachait une grande importance aux lunules.

Une assistante demande au Docteur Cousin comment, au cours d’un examen, parmi toutes les approches dont elle a la science, laquelle est prédominante. Est-ce le côté médical ou psychologique ?

Dr Cousin : Personnellement je suis médecin et j’essaye de comprendre la personne. Les gens viennent me voir non pour se connaître, mais parce qu’ils ont des troubles. Je cherche à déceler ces troubles et leurs causes. Parfois, l’interrogatoire sert à voir plus clairement les troubles, mais non leurs causes. Les examens des yeux par exemple, ou des oreilles ou la morphologie, donnent des indications sur les points faibles. C’est souvent par la partie fragile qu’on améliore le reste car, finalement, il y a des correspondances. L’acupuncture que je pratique, permet de voir des associations peu habituelles chez nous. Ainsi, le côlon conditionne les poumons, le cœur est essentiellement sous la dépendance de l’intestin grêle. Tout cela ne s’apprend pas en faculté. J’essaye de voir ce qui fera mieux comprendre la personne souvent par des signes qui, à première vue, semblent n’avoir aucun rapport avec le trouble. La vie, au début, n’était contenue que dans une seule cellule ; les fonctions se sont différenciées pour l’introduction des aliments, pour l’élimination des déchets et finalement, aucune cellule ne peut vivre sans un certain apport, sans transformation et sans élimination des déchets. S’il y a un trouble de fonctionnement, le problème est de trouver les blocages.

On peut étudier aussi les biorythmes. A la naissance partent différents rythmes. Il y en a trois essentiels. Ils sont de 28, 20 et 33. Chacun a une courbe. Les moments cruciaux sont les inversions de courbe. Au Japon, on en tient compte pour les pilotes que l’on fait voler.

Un assistant, astrologue médical, travaille sur des données très précises. Il travaille dans ce sens pour une compagnie d’assurance allemande qui fait faire les thèmes de ses cotisants. Dans les cliniques Suisses et dans certaines autres, on tient compte de ces données pour la date d’une opération.

Mme Holley, de même que F. Catala pratiquent plutôt l’astrologie psychologique et métaphysique. Chacun dit-elle travaille au niveau qui lui parle le plus.

Dr Cousin : Nous sommes très déterminés par notre psychologie. On ressemble à ses parents, même si extérieurement ce n’est pas visible. Il y a des chances pour qu’une fragilité du foie se retrouve chez les descendants. Intérieurement cela revient exactement au même. Notre liberté consiste à utiliser au mieux et à bon escient toutes les possibilités pour arriver à faire face à toutes les contingences qui nous conditionnent.

Mme Holley : Intérieurement nous pouvons apprendre à devenir libre de toutes ces contingences, c’est tout le travail.

Dr Cousin : Un médecin allemand homéopathe a remarqué que les personnes ayant besoin d’un certain médicament, avaient souvent un point douloureux à un certain endroit. C’est ainsi qu’il a trouvé plusieurs points qui portent son nom et qui sont approximativement ceux de l’acupuncture. Ce sont des éléments de diagnostics. J’emploie aussi la radiesthésie. On voit des correspondances, tout se recoupe par les différentes disciplines employées. Les pieds donnent aussi beaucoup d’indications. C’est normal puisque la moitié des méridiens se terminent aux mains et l’autre moitié aux pieds. En permanence nous captons par les pointes : les cheveux, les poils, les extrémités et nous devons transmettre cette énergie à la terre. Or maintenant on a des tissus en nylon, les semelles en caoutchouc, du béton armé qui nous isolent et qui entraînent une grande perte d’énergie.

Mme Freudenberg parle de la méthode de relaxation qui s’appelle euthonie.

Dr Cousin : « eu » veut dire à tonicité égale. Finalement nous ne devons être ni hypo, ni hyper-toniques. La respiration en est le meilleur symbole. Il y a un temps actif, puis un temps passif, etc. pour remonter à l’équilibre. Or, en Europe, on est toujours en activité en-haut. Tous les efforts que l’on peut faire, c’est justement pour retrouver son équilibre. Cette tension use.

Dans certaines méthodes de relaxation on essaye de se sentir bien, lourd, la chaleur commence à circuler. Certaines personnes restent crispées toute la nuit. Je crois qu’il est très favorable de se détendre avant de se coucher si on le peut. On peut voir la tension des gens par toutes sortes d’attitudes, de positions.

Mme Holley : En astrologie, les pieds représentent l’âme, c’est le signe des Poissons.

Une assistante parle des problèmes métaphysiques que la naissance d’un prématuré a engendré pour elle. Elle pense que l’âme qui aurait dû s’incarner normalement après neuf mois, n’est pas la même que celle venue au bout de sept mois. Partant de là il est question du thème physique au moment de la conception. Il est employé par les rosicruciens et les Chinois.

Pour terminer tout le monde est d’accord pour dire que les différentes disciplines confrontées montrent bien que, quelque soit le moyen d’approche d’un être, lorsqu’elles sont bien pratiquées par des personnes de qualité et compétentes, elles aboutissent en général à des conclusions semblables.

(Revue Panharmonie. No 177. Mai 1979)

Compte rendu de la rencontre du 7.2.1979

François Catala commence par examiner le thème astrologique de Mme X… qui, étant du signe des Gémeaux, présente des dualités, une difficulté d’être dans un domaine quelconque. Les luminaires sont très importants dans une carte du ciel : le signe solaire va colorer la personnalité, va devenir l’être, la partie consciente, alors que l’Ascendant, présidé par la Lune, c’est l’enfant qui naît et qui doit, tout au long de sa vie, à travers ses expériences, devenir un Soleil conscient.

En astrologie, dans le cycle d’évolution que symbolise le zodiaque, on a une façon d’appréhender les choses par analogie. Le Bélier, signe de feu, est à la fois l’élan vital de la nature au printemps, la montée de la sève, et, dans le cycle humain, le spermatozoïde reçu et fécondé ensuite par l’ovule. Le Taureau correspondant à la terre, représentant le milieu du printemps, préside à cette fécondation, au développement du bourgeon, puis des feuilles. Avec les Gémeaux qui nous intéressent dans ce cas particulier, nous trouvons la dualité, la différenciation biologique, celle des sexes, ce qui permet de passer à une autre phase de l’évolution, celle du Cancer, signe d’eau, donnant au niveau de la nature la saison d’été, la fleur, les fruits et, du point de vue humain, l’instinct, le neuro-végétatif.

Cette différenciation des Gémeaux, signe double, mercurien et signe d’air, est symbolisée par les deux jumeaux. Ce sont bien deux personnages intérieurs qui dialoguent et réactualisent constamment ce sentiment de la division intérieure et des problèmes qu’elle pose. Le sujet est à la fois un oui et un non, un masculin et un féminin, un conscient et un inconscient, un être de nuit et un être de jour, etc… Une dualité totale, le Janus psychologique qui caractérise particulièrement les deux types nommés Castor et Pollux. Ce sont deux valeurs solaires, les valeurs du jour correspondent au type Pollux moins émotif, moins affectif, plus intellectuel, plus actif, et les valeurs lunaires de nuit avec le type Castor, beaucoup plus émotif, etc… Nous avons donc à faire à un « plus » et un « moins » affectif. Vous voyez la dualité intérieure marquée entre le sentiment et la pensée. Il va y avoir tout un travail de l’être qui, finalement, éprouve une difficulté énorme avec les autres, travail qui va s’effectuer à l’intérieur de lui-même pour ce « moi » et « les autres ». Ce n’est pas facile à cerner et c’est aussi difficile à vivre.

Donc, malgré une très grosse émotivité et affectivité, un côté passif, rêveur importants, Mme X… arrivera certainement à se dégager de l’inactivité parasitaire, grâce à son sens pratique, son habileté qui feront tourner en sa faveur le concours des événements, autrement dit, le cours de son existence. La personnalité s’orientera vers l’efficacité au regard de ses intérêts particuliers, et en dépit d’une aspiration spirituelle, d’un sens d’autrui (Jupiter est en VII), d’un besoin profond du collectif, des autres. Là encore, nous voyons la dualité.

Ce thème complexe, également en ce qui concerne l’Ascendant, peut souligner une grande ampleur du champ de conscience, une vivacité, une mobilité, une impulsivité mentale qui va au détriment d’une stabilité caractérielle. A l’éclectisme de l’intelligence peut s’ajouter une duplicité de la personnalité provenant de l’alliance de l’élément le plus secondaire, le plus stable, le plus fixe : Taureau, avec l’élément le plus primaire comme le Bélier et le plus mobile et instable, les Gémeaux.

Et c’est ainsi que François Catala fit l’analyse poussée du thème en question, analyse qui valait une leçon d’astrologie.

L’étude graphologique suivit l’étude astrologique. Mlle Roque n’ayant pas pu venir, son texte fut lu par le Dr Maud Cousin. « Votre écriture, disait-elle, paraît affirmée, décidée, mais il s’agit du feu qui farde et virilise votre dynamisme. Il y a davantage chez vous de souplesse et de finesse que d’énergie de fond. » En plus des points de détails, les deux examens donnèrent un portrait similaire.

Puis ce fut le tour de Mme Freudenberg qui, d’après la main droite du sujet, dit des choses fort probantes sur ses parents. Mme Freudenberg, dans ce travail, ne s’occupe pas uniquement des lignes de la main, mais de la tenue des bras qui, appuyés sur le coude présentent au regard investigateur de l’analyste le dos des mains, leurs proportions, leur forme et surtout « l’expression » de la main, la main droite montrant les dispositions des parents et la main gauche celles du sujet.

François Catala, intervenant parfois, les deux analyses se complétèrent et offrirent, dans l’essentiel, une analogie parfaite.

Le Dr Cousin commença par examiner les types de tempéraments qui ne sont jamais absolument purs et en déduisit le caractère du sujet. La partie moyenne de son visage étant relativement la plus développée, elle en conclut que Mme X…, tout en ayant des hauts et des bas s’adaptait aux circonstances tout en bouillant intérieurement ! « C’est comme un feu qui brûle, ce qui va avec la partie respiratoire et nécessite beaucoup d’air. »

Le Docteur analyse ensuite l’iris, l’oreille, et parle des pouls utilisés par les Chinois en acupuncture pour établir leur diagnostic et trouver les organes déficients. Naturellement elle émailla son commentaire de renseignements sur les thérapies employées et sur les remèdes qu’elles impliquent. C’est ainsi qu’elle parle aussi des biorythmes, mais il semblerait que cette recherche ne soit pas encore tout à fait au point.

François Catala clôtura la séance. « Il est incontestable, dit-il, que Mme X… a fait une évolution extérieure grâce à cette adaptabilité intérieure, décelée par nous tous, qui lui a permis d’intégrer ses difficultés, ses oppositions. Elle aurait pu ne pas réaliser sa destinée, ce qui aurait entraîné bien des souffrances. Si nous allons à l’encontre du courant, les obstacles s’accumulent. Elle a su prendre le sens de sa vie, son courant.

Compte rendu de la rencontre du 1.3.1979

Prenait part à cette rencontre, outre le Dr Cousin, P. Lebail :

La personne devant être sur la « sellette » ayant eu un accident mortel (l’enterrement a eu lieu le jour de la séance), il a fallu improviser. La présence de Patrick Lebail a permis, d’orienter la réunion de la façon suivante, étant donné qu’entre autre il s’occupe d’équilibre physique et spirituel.

P. Lebail : …Il y a quelque chose en nous qui ne va pas, mais à quoi nous sommes extrêmement habitués, on vit avec ses malaises. Cela gêne toutefois la perception et obscurcit notre entendement : c’est l’automatisme des pensées… Restez simplement une minute les yeux fermés, sans rien faire, et observez ce qui se passe en vous… — Bien des pensées défilent en votre esprit, vont, viennent, jaillissent… — L’inconscient continue à fonctionner et ce, même pendant le sommeil. Les pensées sont une manifestation de notre organisme, exactement comme la circulation du sang ou tout autre phénomène physiologique. Or les pensées en question n’ont, dans l’ensemble, pas beaucoup de consistance, ni d’intérêt… ; elles nous séparent des autres d’une façon complète et occasionnent une scission sociale… Si nous essayons d’être spectateur (ce qui s’acquiert avec de l’expérience et une grande tranquillité), au début c’est très oppressant, tellement nous sommes habitués au bruit en nous auquel nous ne prêtons même plus attention. Ce bruit incessant cache les choses plus subtiles, entraîne une déperdition d’énergie et, en plus, ne dépendant pas de notre volonté, il nous fait abdiquer devant notre possibilité mentale de rester calme et sans penser. En effet, les pensées qui nous traversent, ne nous apportent rien et même nous fatiguent. Nous permettons à nos inconscients de nous dicter toutes sortes de choses, de ruminations, créant ainsi en nous-mêmes une attitude très fausse qui nous domine complètement. Nous sommes envahis par une coloration émotive (il y a un « spectre » émotif) qui nous use (entre autre visible par les rides).  Nous avons un court-circuit vital en état insouciant de nos propres énergies, ce qui se voit a contrario dans de rares moments privilégiés de calme intérieur, de grand bien-être. La mobilisation continuelle est une source d’usure de notre organisme, comme une abrasion sur le fil tranchant de notre intellect, de notre entendement. Cet aspect de fatigue n’est pas perçu parce que nous y sommes accoutumés et notre ignorance ne nous fait pas entrevoir que nous pourrions vivre autrement, plus simplement.

Bien sûr, l’absence de pensées n’est pas un objectif en soi, mais il s’agit d’une façon de conduire l’existence : une disponibilité naît dans un repos absent d’agression. L’agression que nous sentons de l’extérieur est une réaction que nous avons. Elle prouve que nous sommes mobilisés, que nous sommes sur la pointe des pieds. On a toujours tendance à dire « du temps de mon père… », mais Mozart, à son époque, le disait déjà ! Nous rejoignons les sagesses anciennes en affirmant qu’une fois les oripeaux, l’exotisme, etc…, enlevés, la vie devient saine, donc sage. Il y a des échelons et plus c’est vaste, plus c’est simple. Finalement, nous manquons de simplicité, notre organisme nous parasite en conséquence et nous devenons incapables de nous débarrasser de cette fatigue. Quand nous sommes las, automatiquement, nous avons envie d’être tranquilles, de ne pas penser. Cela se traduit soit en déléguant la pensée à d’autres par le truchement de la musique, un livre ou, en un premier temps nous entrons en contact avec nos sens par voie d’imagination. Chacun réagit différemment.

Si vous voulez nous allons procéder à des exercices de visualisation et de sensations corporelles, tactiles. Ils sont plus éloquents si la personne qui veut bien s’y prêter, est étendue, afin d’éviter des contractions musculaires. Une autre possibilité peut être envisagée avec la respiration qui est à la fois consciente et inconsciente, mais qui peut présenter des inconvénients si la prudence et la connaissance des phénomènes qui peuvent se produire, en sont absentes.

Une personne « volontaire » s’allonge, les autres participants s’installent confortablement. Suit une sorte de rêve éveillé dirigé par Patrick Lebail que doivent visualiser et vivre les personnes participantes. Puis chacun, à commencer par la personne bénévole, décrit ce qu’il a ressenti. Tous ont plus ou moins vécu les images, les sons, les odeurs suggérés. Il y a une grande variété selon les individus. Certains sont plus auditifs que d’autres, il y a les visuels, etc…

On parle de l’importance de la position, de l’importance de bien s’asseoir. En Orient où les chaises n’ont pas cours, l’illustration de la bonne position et celle des statues de Bouddhas, dont la morphologie montre des hommes très développés au point de vue respiratoire, mais libres de l’abdomen, avec un ventre grossi, leur thorax étant mince. On y sent une position de calme, de tranquillité, qui ne provient pas du fait que ce sont des Bouddhas, mais parce que, posés par terre, ils sont en équilibre. A chacun de trouver par une suite d’ajustements, sa position d’équilibre lui permettant ensuite de ne plus bouger, d’avoir un calme mental qui s’installe…

Dr Cousin : Dans la mesure où vous avez votre stabilité, vos muscles n’ont plus besoin de se contracter.

Patrick Lebail : Dans l’ensemble, les femmes ont plus d’énergie morale que les hommes. Elles sont moins puissantes au point de vue de l’intensité, mais elles le sont davantage quant au résultat car, en général, elles cumulent deux occupations (maison, bureau ou usine). Les femmes revenues de déportation ont repris santé plus vite que les hommes.

Suit un développement sur le yoga ou la méditation dont les méthodes visent à développer l’énergie individuelle, souvent sans savoir comment l’investir ensuite, ou une autre méthode transmutant l’énergie ou l’activité.