Stuart Kauffman : L’émergence n’est pas de l’ingénierie

Il n’existe pas d’assureur ultime de l’ensemble du futur. Cela ne signifie pas le chaos. Cela signifie quelque chose de plus troublant : l’ordre existe, mais il est en partie construit. Par conséquent, nous sommes des participants plutôt que des spectateurs, des cocréateurs plutôt que des contrôleurs.

Nathan Gardels : L’existentialisme quantique

En tant que « cocréateurs du tissu de la réalité », le monde à venir n’est pas prédéterminé, mais façonné par les choix que nous faisons. Pourtant, ces choix doivent être faits en l’absence d’une connaissance complète du monde, dans l’incertitude d’un avenir indéterminé et inconnaissable. Leur véritable signification n’émergera qu’après coup. Il en va de même de la réalité quantique : nous ne savons pas à l’avance quelle réalité émergera de la pluralité des influences relationnelles qui convergent pour constituer l’instant suivant.

Ray Grasse : L’intelligence artificielle à l’ère du verseau

L’humanité est-elle à l’aube d’un changement profond résultant de l’IA ? Il semble bien que oui. Quand on y réfléchit, il est évident que nos vies ont été bouleversées à presque tous les égards par l’introduction des ordinateurs, qui imprègnent désormais tous les aspects de notre quotidien : guichets automatiques, cartes de crédit, films, Internet, vidéos YouTube, smartphones, voitures, appareils électroménagers, etc. D’une manière ou d’une autre, tout cela est rendu possible par les ordinateurs, c’est-à-dire par l’intelligence artificielle. Mais tout cela soulève une autre question, très différente : pourquoi cela se produit-il maintenant ? Le moment choisi pour cette évolution est-il simplement le fruit du hasard, le résultat de forces historiques aveugles à l’œuvre ? Ou bien y a-t-il quelque chose de plus profond et de plus archétypal qui se produit ?

Ray Grasse : Cosmos et psyché : entretien avec Richard Tarnas

Je crois qu’une compréhension de l’astrologie comme archétypale plutôt que littéralement prédictive est à la fois plus fidèle à la réalité de l’astrologie et plus libératrice dans son soutien à l’autonomie humaine. Elle soutient la capacité évolutive de l’être humain individuel, avec son libre arbitre et sa conscience réfléchie, à manifester la plus haute potentialité d’un complexe archétypal donné, plutôt que d’en être simplement la marionnette. La beauté de la perspective astrologique et le cadeau qu’elle représente résident dans le fait qu’elle nous donne la capacité de savoir quelles énergies sont en configuration à un moment donné ; cela nous donne une plus grande liberté pour exprimer ces énergies et les incarner d’une manière plus intelligente et plus enrichissante, plutôt que de simplement réagir ou « jouer » le complexe archétypal d’une manière prédéterminée ou fataliste.

Bruce Gordon : John Searle (1932–2025) : Un titan s’en est allé

Il est probablement plus célèbre, toutefois, pour ses travaux en philosophie de l’esprit, étroitement liés à son étude de l’intentionnalité et de son expression dans le langage. Il résista à la tentation éliminativiste de nier la conscience, mais s’arrêta avant de soutenir que la conscience était essentiellement immatérielle. Il tenta de tracer une voie médiane qu’il appela naturalisme biologique : la conscience est réelle, biologique et causée par des processus cérébraux.

Bruce L. Gordon : La mécanique quantique annonce-t-elle la fin du naturalisme ?

10 mars 2024 Une brève introduction Bruce L. Gordon (Ph. D., Université Northwestern) est un chercheur principal du Centre pour la Science et la Culture de l’Institut Discovery. Le naturalisme, l’idée selon laquelle il n’y a pas de dieux, est la théorie dominante de notre époque. Cependant, dans cette série de la série Le Retour de […]

Ray Grasse : Vers une théorie unifiée de la synchronicité

Cet article est l’aboutissement d’un processus de recherche de plusieurs décennies sur la théorie de la synchronicité de Carl Jung, qui a débuté avec la rédaction et la publication de mon livre The Waking Dream (Le rêve éveillé) en 1996. C’est là que j’ai pour la première fois évoqué la possibilité d’une métathéorie plus large […]

Brian Goodwin : Darwin révisé

Traduction libre À l’occasion du 150e anniversaire de la publication de L’origine des espèces, Brian Goodwin évoque la nécessité de transformer l’évolution darwinienne en une vision libératrice pour le XXIe siècle. Ce que Charles Darwin a offert à ses contemporains en 1859 avec L’origine des espèces, c’est une vision de l’évolution exempte de superstition et de croyance […]

Brian Goodwin : Une nouvelle science des qualités

Traduction libre « La “nouvelle” biologie est la biologie sous la forme d’une science exacte des systèmes complexes qui s’intéresse à la dynamique et à l’ordre émergent. Tout change alors en biologie. Au lieu des métaphores de conflit, de compétition, de gènes égoïstes, de l’escalade des sommets dans les paysages adaptatifs, on obtient l’évolution comme une […]