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Joe Bousquet par Carlo Suarès
J’ai déjà dit qu’il ne s’agit pour Bousquet ni d’aspiration, ni de recherche spirituelle. Aspiration et recherche ne sont que les échecs de la poésie et du mysticisme. Elles sont l’artifice par lequel se voile leur défaite. Ne nous trompons point à leur accent touchant. Si le mouÂvement humain qu’elles évoquent n’a jusqu’ici que très peu émergé de l’inconscient, s’il nous a légué plus de témoignages de faillites que de succès gardons-nous de le parer des attributs de ces faillites ! GarÂdons-nous ainsi d’évoquer Dieu à propos de mysticisme. Dieu en est l’échec, même dans l’union. Une véritable unification de l’individu dans sa propre essence doit éliminer toute idée de principe, de divinité, de cause. Ces précautions dont je m’entoure au sujet du mot mystiÂcisme en ce qui concerne Bousquet sont essentielles.
Champs biologiques et résonance morphique par Rupert Sheldrake
Plus forte encore que l’idée de l’évolution des lois est l’idée selon laquelle les lois de la nature évoluent un peu à la façon des habitudes ou des coutumes, car cela présuppose une sorte de mémoire. Il n’est pas nécessaire de voir dans cette mémoire un phénomène conscient (nos propres habitudes ne sont pas toujours conscientes). De même que la mémoire de l’univers est elle aussi une mémoire qui n’est pas forcément consciente. Ce qui se produit aujourd’hui dépend de ce qui s’est produit par le passé et du nombre de fois où ces choses se sont produites.
Fugace image
Comment remonter à la Source, la source de ce que l’on EST ?
Il n’y a personne pour le faire, aucune `Source’ à trouver —
toutes deux des concepts — n’est-ce pas une fantaisie relative ?
Il n’y a que l’acte de concevoir, et c’est cela la `Source’.
La vraie vie par Murshida Fazal Mai Egeling
La vérité se cache sous un grand nombre de voiles. Toute beauté est voilée. La beauté de l’âme humaine est cent fois recouverte. Les vertus de l’homme se dissimulent sous de multiples enveloppes et il lui faut plonger tout au fond de soi-même pour découvrir l’image de Dieu.
Sur la métaphysique de la lumière par Louis Hoyack
Dans le cadre de ces idées la matière devient une sorte de tombeau pour la lumière, un voile qui la couvre. Suhrawardi (mort en 1191) en arrive à une conception d’allure moderne, à savoir que la matière est une condensation de la lumière, et finalement de la lumière divine. Nous trouvons cette même conception chez Hazrat Inayat — peut-être pour quelques-uns en occident est-ce un enseignement très inhabituel — mais pourtant comme une annonce nouvelle d’un ancien savoir. Ainsi il considère la lumière du soleil comme « la forme la plus dense de l’Intelligence » et pour lui l’Intelligence est « La lumière de l’Intelligence ».
Hommage à Sri Aurobindo par Swami Siddheswarananda
J’avais à peine douze ans lorsque j’eus le premier contact avec la renaissance de notre pays ; c’était dans une petite salle de réunion où se trouvait, à la place d’honneur, la photographie de Sri Aurobindo. Plus tard, faisant mes études secondaires, j’achetai la revue Arya, qu’il éditait ; et c’est en grande partie par ses écrits que ma génération s’est tournée vers Shrî Râmakrishna et le Swâmî Vivekânanda, pour lesquels Sri Aurobindo exprimait une très grande admiration.
Non-mental et méditation par le Dr Jean-Pierre Schnetzler
Le point important est que la pratique de la concentration nécessite une activité mentale orientée vers la recherche d’un résultat, la concentration sur tel objet défini, donc une attitude mentale sélective de fermeture à ce qui n’est pas l’objet de la méditation. Cette attitude fondamentalement dualiste (si elle n’est pas un jour transcendée) engendre nécessairement certaines conséquences.
L’homme et le moi par Krishnamurti
Je me rends bien compte de l’indifférence, de la majorité des hommes à l’égard de la Vérité: ils ignorent jusqu’à son existence. Ils sont comme des prisonniers qui seraient nés dans leur prison et qui ne savent pas qu’elle a une sortie, mais qui souffrent à cause de leur emprisonnement. La Vérité, qui est la Vie, ne supporte aucune limitation. Pour la découvrir, nous devons nous libérer; et pour nous libérer, nous devons être poussés, par le désir de comprendre, à trouver la cause de nos limitations. La certitude à laquelle nous parvenons alors est le résultat de nos propres luttes, de notre compréhension, de notre doute. Cette certitude, personne ne peut nous la donner.
A propos de la tendresse par Jacques Salomé
Je crois que la tendresse est un chemin, souvent difficile, connu ou inconnu, qu’on peut suivre ou ne pas suivre. Pour le suivre, peut-être faut-il accepter de dépasser des peurs et des préjugés. Je crois que nous sommes dans une culture, dans une civilisation où la tendresse paraît redoutable car elle est associée à une possible érotisation des relations et à une crainte plus ou moins développée de la dépendance. On a peur de tomber sous l’emprise de quelqu’un en acceptant de se laisser aller à « recevoir » de lui.






