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Voir, c’est découvrir la beauté et l’inconditionné par R. Welvaert
La vie a une beauté que l’intellect détruit par la pensée. Seule l’attention permet de voir la beauté sans le fardeau de la routine. La création se passe dans le secret du silence. C’est à la fois simple et sans mesure.
Sentir intensément la Vie, c’est la comprendre Par Reynold Welvaert
La plupart des personnes sont conditionnées par des impulsions venant du milieu, ont des pensées conformes à certaines traditions. Elles ne réfléchissent, que très rarement aux causes de leurs actions et au sens de leur existence. Mais les revers de leur inaction, de leur paix illusoire viennent les secouer, alors leur égoïsme s’éveille, la crise s’allume, alors l’esprit de compétition et de lutte s’enflamme. Elles se laissent guider par des impulsions égocentriques, se contentent d’un examen superficiel d’une difficulté et préfèrent contourner ou éviter les obstacles, ne cherchant jamais à agir fondamentalement, elles recherchent l’évasion par des systèmes, des croyances en des « Maîtres » et en des « Instructeurs ». Leur existence n’en est pas plus riche, elle est comme le geai paré des plumes du paon.
L’effort et le non-effort par Reynold Welvaert
Rien n’est possible sans exercices, sans efforts et sans directives, telle est la conception courante que l’on a de la méditation. Ce point de vue correspond à des habitudes de penser et d’agir transmises de générations en générations. Il amène l’homme à imiter à se discipliner spirituellement suivant un modèle (proposé ou imposé) afin de réaliser un état de bonheur permanent.
L'incident par Reynold Welvaert
A notre époque nous voyons l’escalade de la violence allant de pair avec les conflits d’opinions. Personne ne fait attention à la source de cette violence. Aveuglés par l’ignorance, tout le mal est attribué aux adversaires et ainsi la violence continue. Conditionnés par des préjugés, des conclusions, nos attachements à des images donnent de l’importance au passé, aux pensées reflet de la mémoire. Ainsi il n’y a pas de réponse possible à ce niveau de la conscience.
Extrait d'une lettre adressée à Krishnamurti par Reynold Welvaert
Il existe une immense différence entre un mental pacifié par une satisfaction personnelle, par un effort épuisant, par une recherche d’un résultat ou d’une réponse particulière et le silence produit au milieu d’une prise de conscience, d’une attention, d’une concentration spontanée. Cela est une quiétude d’une conscience alertée par l’urgence de la compréhension du moment.
Le dialogue par Reynold Welvaert
Dans une réunion, lorsque l’on essaie de transmettre un message, souvent on reste bloqué. On utilise des mots qui jaillissent d’un passé chargé de souvenirs. Notre mental analyse pour découvrir dans les stocks de sa mémoire les mots qui conviennent pour décrire une expérience délimitée par notre savoir.
Méditation par Reynold Welvaert
La pensée est le produit d’une sensation conditionnée par la mémoire. Pouvons-nous arrêter le flot de la mémoire ?… Cette mémoire conditionne toutes nos habitudes d’actions et réactions. Est-il possible de briser cette chaîne de dépendances ? L’attention peut éveiller une perception globale sans qu’il existe un centre d’analyse. Mais le penseur, qui est un centre d’analyses et de sensations, peut-il se dissoudre par un effort délibéré ?
Le péril de la fragmentation par Reynold Welvaert
Il serait aberrant de se contenter d’une répétition de ce que Krishnamurti nous a dit ou de suivre quelques habiles interprètes. Afin de sortir des ornières du passé, il y a lieu de découvrir l’intelligence véritable qui sommeille en chacun de nous. N’est-il pas en effet nécessaire que l’enseignement transmis par Krishnamurti mûrisse en chacun de nous et s’intègre dans la vie quotidienne ?
Le difficile sentier par Reynold Welvaert
La nuit tombe sur la forêt et tout en cheminant entre les arbres, les traces du sentier s’estompent dans l’obscurité. Telle est la situation du chercheur de vérité. A la surface, la vérité semble être structurée suivant certaines lois mais en profondeur elle est insaisissable.
La souffrance, le plaisir et la joie par Reynold Welvaert
Le plaisir et la souffrance se succèdent dans l’existence. Rien n’est plus impressionnant que la souffrance causée par la perte d’une personne à laquelle on est attaché. Rien n’est plus conditionnant que les images d’un bonheur ou d’un idéal que l’on s’est construit. Rien ne nous attache plus que le plaisir et rien ne fait plus souffrir que la privation d’un plaisir.






