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Borobudur: le mandala, la vision, l’illumination par Michel Random

Le mandala est par excellence le support qui permet de transmettre la doctrine secrète. Il sert d’enseignement initiatique, il produit et conduit à l’état d’Eveil. Il est très probable que le monument a été construit sous la direction de moines bouddhistes et que son architecture revêt dans ses plus petites parties une science et une philosophie spirituelle cachée. L’influence et les emprunts à l’art Indou sont d’autant plus apparents que ce sont effectivement des hindouistes qui ont certainement achevé Borobudur après la brusque chute de la dynastie des Sailendra.

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Peintures alchimiques : des fresques de Cimiez à Jean-Marie Pierret par Michel Random

Le secret alchimique réside dans la compréhension des propriétés de la matière. Pour l’alchimie la matière est le résultat d’un processus dont l’origine est le Mouvement lui-même. Montrer la qualité des énergies, ce qui les unit et ce qui les divise, comment les comprendre comme un seul corps vivant, et comment traiter avec ce corps vivant en respectant les lois d’harmonie voilà l’essence de l’alchimie. Si les physiciens sont nombreux aujourd’hui, l’alchimiste est rare. Et surtout l’alchimiste hermétique qui connaît et utilise les symboles à la fois comme modèles énergétiques, comme langage allégorique et comme réalité prophétique. Le vrai alchimiste est un homme de pouvoir, de savoir, et possède la divination intrinsèque : celle qui découle de la nature des choses. Ce sont les propriétés incluses dans les choses elles-mêmes qui nous disent ce qu’elles sont et en situent les effets dans ce que nous percevons comme l’espace-temps.

Borobudur, la montagne de la vacuité par Michel Random

Borobudur se présente donc comme un mandala exprimant les trois niveaux et les trois états de la réalité : le premier niveau est le monde du désir (Kamadhatu). C’est par lui que la matière se manifeste, que les joies et les souffrances apparaissent. En fait, ce premier degré de la manifestation est invisible. Cent soixante reliefs représentant l’enfer et les méfaits du désir ont été sculptés à la base, puis, nécessité architecturale ou volonté de cacher les images infernales, ces bas-reliefs furent recouverts d’une paroi de pierre, et ce n’est qu’à la suite de travaux de restauration en 1885 qu’ils furent découverts. Depuis inventoriés et photographiés, ils sont à nouveau recouverts de terre.

De la vision alchimique des fresques de Schifanoïa à la vision contemporaine de Ljuba par Michel Random

Il n’a aucune idée a priori, il n’a pas envie de peindre un sujet bien défini. La toile blanche est un monde ouvert devant lui, comme le Vide nous entoure, le blanc entoure Ljuba. Il se tient devant sa toile comme un méditant devant Bouddha. Il approche timidement une première touche de couleur. Il affronte son vide. Est-il présent à lui-même ? Si oui, alors touche après touche la première couche de couleurs apparaît, sinon il efface et attend le moment propice. Sur cette première couche de couleurs vibrées, une deuxième, puis une troisième couche déterminent à la fois une lumière, une couleur, et de ces transparences successives voici que se dessinent les formes et les visages, les paysages et les objets fantastiques qui émergent, venus des profondeurs, de ce blanc sous-jacent à toutes choses qui s’est progressivement organisé.

Mayo Dietrich Proksch, un art symbolique par Michel Random

Si ce n’était précisément le lien du symbole comment relier trois peintres aussi divers que Mayo (1905-1990), Klaus Dietrich ou l’autrichien Peter Proksch ?

L’imaginal et l’homme de lumière de Michel Random

Tout homme libéré, qu’il soit un saint chrétien ou sage traditionnel est toujours représenté, entouré d’une auréole. C’est pour signifier que le corps apparent se confond avec le corps de lumière. Les astres et les étoiles deviennent alors les luminaires symboliques de ce corps. Cela signifie que l’homme possède non plus la connaissance des sens, ou la connaissance de l’intellect, ou de celle même de l’esprit spirituel, cela signifie que l’homme a perdu le voile de ce qui est séparé, il possède la lecture réelle des choses, il en perçoit la nature profonde, il est désormais hors de toute souffrance, et même au-delà de tout sentiment…

L’art Visionnaire par Michel Random

La tour de Babel, c’est le symbole de la confusion des langues ; s’il y a confusion des langues, c’est qu’il y avait une langue originelle non confuse, et que par conséquent, cette langue originelle, c’était une langue vraiment transmise. Et qu’était-ce que cette langue ? La langue où tout était fusion, où l’homme avait la possibilité de comprendre les différents plans de l’être : les plans minéral, végétal, animal et humain. Il y avait par conséquent là un langage que l’on peut appeler le langage des anges ou le langage de Dieu ; le langage cosmique lui était accessible.

Jérôme Bosch peintre de l’imaginal par Michel Random

En fait, vous nous proposez un voyage. En admettant même que vous ne trouviez pas toutes les clefs, celles que vous révélez, le simple avant-goût que vous en donnez, permet de croire que Bosch était plus qu’un maître-savant. C’était, et cela semble hors de doute, un homme de Connaissance.

Spiritualité des arts martiaux entretien avec Michel Random par Jean Varenne

la pratique des arts martiaux a mis l’accent sur l’unité du corps et de l’esprit, et, de surcroît, sur une unité corps-esprit-univers. C’est là une connaissance que nous avons perdue depuis le XIIIe siècle. Le fameux dualisme occidental nous a détruits de l’intérieur et de l’extérieur, et les conséquences de cette destruction ne sont rien moins que la mort de l’Occident.

Les peintres du rêve : L’image, le rêves et moi par Michel Random

Selon Pribram nous voyons et percevons la réalité spontanément comme un hologramme. En ce sens si nous pouvions examiner l’image d’un rêve chaque point de cette image serait à son tour une image. Le rêve est peut-être un tissu alvéolaire d’images qui se répètent les unes les autres, d’où l’extraordinaire intensité des images oniriques.