Devarao Kulkarni : Différents aspects des trois états suivant le vedanta


28 Dec 2012

(Revue Être. No 3. 14eannée 1986)

Dans la dernière partie des Védas, les Upanishads, le sujet traité est le vedanta shastra, ou science du Vedanta. L’essence de l’univers, la nature réelle des âmes, la nature de Dieu y sont discutées et déterminées sur la base de l’acceptation de l’existence de l’univers et de la vision globale de la vie.

LA METHODOLOGIE

Pour enseigner cette vérité transcendante, la science du Vedanta a recours à une seule méthodologie : la surimposition et l’abolition.

Toutes les autres méthodes : la discrimination des pancha kosha (cinq enveloppes), l’accord et la différence (anvaya-vytireka), la discrimination du voyant et du vu (drik-drishya viveka) ne sont en fait que des formes de la méthodologie de surimposition et d’abolition.

Parmi toutes les méthodes citées, la discrimination des trois états (avasthatraya viveka) est unique en ce qu’elle conduit l’aspirant directement et immédiatement à la réalité transcendante. Aussi la retrouve-t-on en divers passages des Upanishads : Mandukya, Chandogya, Briha Aranyaka, Prashna, Aitareya, etc. Dans cette méthode les différents aspects de chacun de ces états constituent les étapes d’enseignement de la vérité ultime. L’aspirant gagne beaucoup à connaître ces divers aspects tels que les enseigne le Vedanta. Et le propos de cet article est justement ces aspects de l’Etat.

CONCEPTIONS COMMUNES DE LA VIE ET DE L’UNIVERS

L’on croit communément être né dans ce monde en tel lieu, tel jour de telle année, qu’on a grandi dans un environnement spécifique. Le monde, ou univers, est dit exister depuis des temps immémoriaux et, pense-t-on, continuera d’exister à jamais. Toutes les créatures naissent puis meurent, et chacun de nous est destiné à mourir un jour ou l’autre. Nous possédons un corps, des organes sensoriels, un mental, etc. Nous sommes assoiffés de connaître les bienfaits que nous offre le monde extérieur, mais voulons échapper aux choses et aux circonstances indésirées de l’existence.

Après une journée consacrée à des accomplissements extérieurs, la fatigue nous prenant, nous éprouvons le besoin de dormir. En fait, dans le sommeil profond, nous perdons la conscience du monde extérieur ; par contre, nous rêvons. Ainsi, nous pouvons dire que le rêve et le sommeil profond sont des états subordonnés à l’existence, alors que l’état de veille prédomine, qu’il est inhérent à la vie.

LE POINT DE VUE SCIENTIFIQUE

Se basant sur cette croyance fondamentale, toutes les sciences, sauf le Vêdânta, étudient le monde extérieur comme s’il s’agissait du monde intérieur. La science matérialiste, qui se fonde sur le schéma observation, expérimentation, vérification, a analysé les choses de l’univers extérieur jusqu’à leur structure moléculaire et atomique, pour finalement aboutir à la conclusion que les particules de base sont également périssables.

Pour les organismes, la biologie a poussé son étude jusqu’au niveau des gênes. La science matérialiste nous vaut d’innombrables commodités, allant jusqu’aux ordinateurs et d’autres appareils très élaborés qui suscitent notre étonnement. Mais, dans un même temps, elle a considérablement intensifié notre crainte de voir le monde entier être anéanti en une fraction de seconde par les armes nucléaires. En conséquence, la course vers le monde objectif de la science matérialiste n’offre pas la moindre lueur d’espoir de découvrir la réalité sous-jacente à l’univers et aux âmes. S’inscrivant dans le temps, l’espace et la causalité, elle ne peut expliquer le concept même de temps, d’espace ou de causalité.

LA PSYCHOLOGIE

Ensuite nous avons la psychologie qui, à l’inverse de la science matérialiste, tend vers la subjectivité. Cependant, bien qu’étant subjective, elle soutient en même temps l’existence d’un mental individuel, qu’elle étudie de manière objective, elle aussi selon le schéma d’observation, d’expérimentation et de vérification. Le sujet majeur d’observation est l’expérience directe du mental. Or, l’étude objective du mental repose sur l’inférence uniquement. Donc, elle est sans fin, puisque découvrant inlassablement des formes de pensée pour établir jusqu’à quel point ces schémas peuvent dévoiler la vérité. Acceptant la multiplicité des pensées, la psychologie doit obligatoirement accepter comme réels les concepts de temps, d’espace et de causalité. Certains philosophes modernes sont arrivés à la conclusion que même les concepts d’espace et de temps sont des notions a priori du mental, de sorte qu’il leur est impossible à la fois de déterminer la nature du mental ou du monde extérieur et d’établir qu’ils existent indépendamment de ces a priori.

D’autres considèrent que toutes ces notions sont relatives, et que sans l’idée de réalité il ne peut y avoir d’opération d’aucune sorte, ni pensée, ni parole, ni action, etc… D’où la déduction qu’il existe nécessairement un absolu qui serait le Tout-Puissant. C’est un postulat, non une affirmation. Par conséquent, ni la psychologie, ni les philosophies orientales ou occidentales, anciennes et modernes, ne sont à même d’établir ce qu’est la réalité.

LE POINT DE VUE RELIGIEUX

Les athées, tout comme la science matérialiste, qualifient les croyances religieuses communément admises, de vues dogmatiques ou de croyances aveugles. Or, comme la croyance ou la foi joue un rôle important y compris dans la vie profane il n’est pas étonnant de la retrouver chez les athées en de multiples situations de leur existence. De nos jours, la menace nucléaire a amené quantité de gens à croire en l’existence du Tout-Puissant et à Lui adresser des prières afin qu’Il nous épargne une telle catastrophe.

Les idées religieuses sont fondées sur l’hypothèse que l’individu utilisant le mental et les organes sensoriels existe indépendamment du complexe corps/mental. Les religions voient en l’âme un agent et le bénéficiaire des fruits de ses actions, tant méritoires que non méritoires, dont les résultats conduisent soit au ciel soit en enfer.

En affirmant l’existence de l’âme et du Tout-Puissant, les religions se basent sur les écritures sacrées : la Bible, le Coran, les Védas Puranas, etc. Leur conception est plus subjective que celle de la psychologie, car elles admettent l’existence d’une âme qui est à la fois l’utilisateur du mental, l’agent et le bénéficiaire de ses actions. Cependant, cette notion repose sur la foi, et donc n’est pas vérifiable par l’expérimentation. C’est pourquoi, en l’absence de preuves et d’approche dogmatique, les rationalistes et les scientifiques rejettent les points de vue religieux.

La foi est un élément commun à toutes les religions. Ce qui diffère de l’une à l’autre est son application à Dieu, à l’âme, à la création, etc. De sorte que ces croyances n’offrent aucune matière pour déterminer la réalité ultime, car elles sont liées, elles aussi, aux notions d’espace, de temps et de causalité. C’est la raison pour laquelle, au sutra Bhashya 1-1-4 Shri Çankara dit que la vérité ultime, le Soi commun à tous les êtres et l’essence de l’univers en totalité, le principe témoin de la vie, n’est connaissable ni à travers les écritures religieuses ni à travers les systèmes philosophiques construits par les logiciens et les philosophes, mais uniquement grâce au Vedanta. D’où l’extrême importance de connaître l’enseignement védantique.

LE POINT DE VUE DU VEDANTA

Dans le Vêdânta, l’entier phénomène de l’univers est divisé en trois plans : le plan divin, le plan de la matière et le plan corporel.

1. Le plan divin : il comporte le soleil, la lune, les galaxies, le ciel et l’enfer des religions.

2. Le plan de la matière : il se rapporte au monde extérieur, c’est-à-dire à l’ensemble des noms et des formes, y compris les créatures.

3. Le plan corporel : il comporte le corps, la force vitale, les organes de l’action, les organes sensoriels, le mental, l’intellect, l’ego ou les notions en rapport avec le moi (i.e. l’idée du « je »).

Ces trois plans, qui sont régis par les concepts de temps, d’espace et de causalité sont appelés « Vrit » de l’univers. Le phénomène de l’univers n’existe que dans l’état de veille, dès qu’apparaît cet état le phénomène « Vrivert » apparaît également. L’univers a la propriété de transcender l’état de veille, de s’en dégager et de se reporter en d’autres états. Ainsi, dans l’état de rêve, l’état de veille n’apparaît pas, et vice-versa. Ou bien dans le sommeil profond n’apparaissent ni l’état de veille ni celui de rêve. Tout comme l’ensemble du phénomène de l’univers du rêve est limité au seul rêve, ainsi l’univers de la veille l’est au seul état de veille.

Cependant, la vie étant la réalité fondamentale de ces trois états, elle ne s’interrompt pas. C’est pourquoi il est dit dans le Vêdânta que la vraie vie de l’individu ne se réduit pas à un état particulier, mais qu’elle transcende les limites des trois états, qu’elle en constitue le substratum. A la stance 2-1-14 Çankara déclare que la nature réelle de notre soi — la réalité transcendante, le Soi — n’est conditionnée par aucun des trois états. Le Soi est appelé témoin du sens du « je » ou notion-du-moi. Cette vérité, seul le Vêdânta nous la révèle.

ANALYSE DE L’ETAT DE VEILLE SUIVANT LE VEDANTA

Suivant le Vêdânta, notre soi est le témoin de l’entier phénomène de veille dans son apparition et sa disparition, alors que le Soi est le témoin de tout cela. Donc, le Soi est le témoin de l’état de veille. C’est de ce point de vue que le Vêdânta se place pour dire que, comme nous sommes le témoin de l’état de veille en nous, le phénomène de l’état de veille apparaît et disparaît en nous seul. Par conséquent, nous sommes l’unique réalité de ce phénomène. Notre nature réelle transcende le temps, l’espace et la causalité ; elle est l’absolue réalité. Et, comme le Soi est le témoin de l’état de veille, cette connaissance nous est donnée par l’expérience intuitive de la nature réelle du Soi.

SENS DU MOT « TEMOIN »

Dans la vie ordinaire le témoin signifie l’entité ayant une perception directe des choses au moyen des organes des sens et du mental. Dans le Vêdânta, au contraire, il revêt un sens différent. Lorsqu’il y est dit que la nature réelle du Soi est le témoin de l’état de veille, l’espace et le temps ne viennent pas séparer le témoin et l’état.

Puisque la notion d’espace et de temps est contenue dans l’état de veille, l’état lui-même est extérieur au temps et à l’espace. Par conséquent, le témoin appelé Soi, qui transcende l’état de veille, n’est pas non plus limité à l’espace et au temps. Cela est un fait. Néanmoins, dans un but didactique, nous attribuons la qualité de témoin au Soi par rapport à l’état de veille. Il y a intuition de la nature adventice et éphémère de l’état de veille. C’est pourquoi nous appelons notre nature réelle témoin de l’état de veille.

L’entier phénomène de l’état de veille n’est connaissable ni par la perception, ni par l’inférence, ni par la sensation. Toutes ces fonctions appartiennent à cet état et à la notion du moi (le sens du « je »), pivot de toute activité mentale et physique. Etant donné que l’idée du sens du « je » est inhérente à l’état de veille, comment serait-il encore possible de percevoir ou de ressentir cet état ? D’où il est dit que l’entier phénomène de l’état de veille n’est connaissable que par l’intuition. C’est du point de vue de l’expérience intuitive que le Soi est appelé Témoin. Le Vêdânta envisage l’état tout entier du point de vue du témoin et démontre que son essence est le Soi absolu et non duel. Pour atteindre cette conclusion, les cinq points suivants ont été adoptés :

1. Elaboration de la nature du phénomène.

L’état de veille est considéré comme un tout comprenant trois types de plan (divin, matériel, corporel) ainsi que les concepts de temps, d’espace et de causalité. La distinction entre percevant et perçu, observateur et observé, sujet et objet est envisagée en tant qu’unité globale. Telles sont les conceptions servant à élaborer le phénomène de l’état de veille.

2. Le principe témoin de la vie.

Le principe du témoin, le Soi commun à tous, est indépendant de l’état de veille. La cognition du Soi-témoin est fondée sur l’acceptation de l’existence de l’univers et la vision globale de la vie. Nous existons, cela est hors de doute, même si notre être ne peut être prouvé par aucun moyen de connaissance approprié : le mental ou les organes sensoriels, car l’utilisateur de ces instruments doit exister préalablement à l’utilisation. De la même manière, notre Etre échappe à la preuve et l’inférence, le Soi étant la nature même de l’entité qui croit ou qui infère. Il est évident pour chacun de nous que dans le sommeil profond, d’où l’état de veille est absent, notre être continue d’exister de manière ininterrompue. Dans le sommeil profond, nous abandonnons sans mal notre identification à l’esprit de veille, etc. C’est pourquoi, suivant le Vedanta, la nature réelle de chacun est le pur être et le principe témoin de la nature adventice et éphémère de l’état de veille. C’est sur cette conception que se base le Vedanta pour enseigner la nature réelle de l’homme. D’où il devient indispensable de connaître le principe du témoin. C’est à ce point qu’ici-et-maintenant nous perdons l’identification avec notre ego et déterminons être le témoin de la notion ou sens du moi.

3. Le témoin en tant que substratum de l’état de veille.

Il est démontré que la nature du Soi est le témoin, le substratum de l’état de veille. En l’absence de l’état de veille, le témoin continue d’exister sans altération dans sa vraie nature. Tout comme il ne subit aucune altération en la présence de l’état de veille. Sans l’existence du témoin, il serait impossible d’affirmer l’existence de l’état de veille. Par conséquent, le témoin est indépendant de cet état, alors que celui-ci est dépendant du témoin. C’est sur cette base d’expérience intuitive que le témoin est dit être le substratum de l’état de veille. L’état de veille n’est qu’une apparence trompeuse ; sa réalité est en fait le témoin.

4. La nature omniprésente du témoin.

Par ce point le Vêdânta démontre la nature omniprésente du témoin du phénomène de l’état de veille en totalité. Comme il est dit plus haut, le témoin n’est lié ni au temps, ni à l’espace, ni à la causalité. Ces concepts se rapportent à l’état de veille alors que le témoin les transcende. Par conséquent, le témoin est ce qui est vraiment réel, la vérité des vérités et l’état de veille une apparence irréelle. Aux yeux de l’ignorant (celui qui ignore ce qu’est la nature réelle du Soi) le témoin apparaît simplement sous les traits de l’état de veille.

Si nous observons de très près le sens du « je », ou ego, imprégné de notre vraie nature, tout comme le filament l’est de courant électrique, l’ego imprègne le mental et le mental les organes sensoriels ; la lumière de la conscience luisant par les organes des sens imprègne le monde extérieur. D’où l’on peut conclure que seul le témoin imprègne l’entier phénomène de l’état de veille — tout comme les vagues de l’océan se soulèvent pour à nouveau se confondre avec l’eau. La nature de l’eau est présente dans toutes les modifications des vagues. De la même manière, l’état de veille apparaît dans le témoin, il respire, c’est-à-dire vit en lui, et finalement retourne en lui. Si nous observons la nature omniprésente du témoin, l’état de veille est vu dans son irréalité. Cette vision constitue la quatrième étape.

5. Vision de l’irréalité de l’état de veille.

Au départ, nous avons admis l’existence de l’univers, puis nous l’avons assimilée à l’état de veille, ensuite nous avons peu à peu fait ressortir que le témoin est le substratum de l’état de veille. Or, chez celui qui connaît la nature du témoin et voit l’irréalité de l’état de veille, qui sait que celui-ci est dépendant du témoin, l’état de veille et le témoin se confondent. Bien que le témoin apparaisse sous la forme de l’état de veille, il est en même temps dans son essence véritable.

Pour pouvoir comparer le témoin et l’état de veille, il nous faut accepter l’identification à l’ego. Car, du point de vue du témoin, non duel, non doué de parole et de pensée, il n’y a ni idée, ni monde de l’état de veille. En conséquence, lorsque l’identification à l’ego cesse avec le processus de discrimination il ne reste plus que le Soi non duel. Du point de vue absolu du Soi l’état de veille est inexistant et le soi a été et sera toujours libre du phénomène de cet état.

LA METHODE VEDANTIQUE

Du point de vue empirique, le monde de la veille est admis en sorte de pouvoir enseigner la nature non duelle du Soi. C’est ce que l’on nomme adhyaropa, la surimposition de l’état de veille. A la fin, il est établi qu’il ne s’agit pas réellement de l’état de veille mais du Soi non duel seul dans sa véritable nature. Ainsi l’on arrive à la réfutation de l’état de veille, apavada ou abolition, ou réfutations subséquentes. Voilà en quoi consiste la méthodologie védantique par laquelle est enseignée la nature non duelle du Soi.

LES AVANTAGES DE CET ENSEIGNEMENT

Aux yeux de celui qui sait que la nature du soi non duel constitue l’essence de son être, l’univers perd tout sens et il est délivré de la peur de la mort, des souffrances inhérentes à la naissance, etc. Car, tout comme l’ego et le sens du « je », tout cela n’est qu’apparence dénuée de réalité. L’essence de l’univers est le Soi non duel. Telle est la ferme conviction de l’être éclairé. L’illusion qui lui faisait croire qu’il acquérait telle chose ou telle autre pour lui s’est évanouie. Voilà l’extraordinaire bénéfice de l’enseignement du Vêdânta.

De ce point de vue suprême, une fois que l’état de veille a été démasqué, qu’advient-il d’idées comme le rêve ou le sommeil profond ? Le témoin étant l’un non duel, « l’état de témoin » est nié à son tour. Dans l’Un il n’y a plus ni pensées, ni mots d’aucune sorte et donc plus le besoin de discriminer entre le rêve et le sommeil profond, etc. Car une fois les plaintes concernant l’existence des différents états éteintes, l’ego Lui-même ne distinguera plus aucun état. D’où l’inutilité de discriminer les deux autres états, à savoir celui du rêve et du sommeil profond pour l’aspirant avancé. En outre, chaque fois que la dualité paraîtra avoir une existence, celle-ci commencera tout d’abord par apparaître, ce qui correspond à l’état de veille réel. Du point de vue de l’égo, cet état imagine l’idée du rêve et du sommeil profond, ou d’autres états (comme le samadhi, l’évanouissement, etc.), pensant que l’état de veille est réel. Par exemple, en rêvant, nous croyons être vraiment éveillés, mais une fois le rêve terminé, une fois que l’état de veille nous l’a fait admettre comme irréel, nous considérons également comme irréelles toutes les situations qu’il a comportées. De même, lorsque l’essence, ou réalité de l’état de veille est reconnue être le Soi non duel, l’état de veille est lui aussi vu comme irréel. Après quoi, il ne demeure plus la moindre idée que les deux autres états existent. Cette discrimination, le Vêdânta l’enseigne à ceux qui n’ont pas encore reconnu de façon immédiate la nature non duelle du Soi.

Traduit de l’anglais par Béatrice JEHL