Rémy Chauvin : Expériences de psychocinèse animale


23 Jun 2010

(Revue Question De. No 4. 1974)

Le professeur Rémy Chauvin est directeur d’un laboratoire dépendant de la Sorbonne et spécialisé dans l’étude des comportements animaux. Il a bien voulu nous faire ici un bref résumé de quelques-unes des expériences de parapsychologie animale.

Très peu de personnes en France se rendent compte de la révolution qui est en train de se produire, depuis quelques années, en parapsychologie. A la suite de travaux français, le célèbre laboratoire américain de Rhine s’est réorienté en grande partie vers l’emploi des animaux dans les expériences, alors qu’auparavant il s’adressait surtout à l’homme. Et voilà que des expériences commodes, et surtout répétables à volonté, sont faites maintenant couramment dans des laboratoires américains et européens. Il n’est pas excessif de soutenir qu’il s’agit là de la grande percée (« great breakthrough ») que beaucoup de parapsychologues sentaient approcher. A vrai dire, certains faits laissaient déjà supposer chez les animaux l’existence de facultés de perception extra-sensorielle.

Il est bien connu que certains animaux ont un sens de l’orientation très développé. Le retour au gîte d’animaux tels que chiens et chats séparés de leur maison par des centaines de kilomètres s’avère l’une des études les plus intéressantes. Or, il semble, après enquête, qu’une vingtaine de cas doivent être retenus où l’animal est sûrement authentifié et où le parcours de plusieurs centaines de kilomètres est certain. Dans ce cas, on ne voit pas à quelle faculté d’orientation faire appel sinon aux facultés « psi »[1]. Malheureusement, une expérimentation plus poussée n’a pas encore été tentée jusqu’ici sur ces animaux spécialement doués, lorsqu’on les retrouve.

Il existe par ailleurs des recherches de laboratoire sur un phénomène analogue, par exemple celles qui s’intéressent aux facteurs qui permettent à divers petits rongeurs de regagner leur gîte. Ils sont placés au centre d’un labyrinthe circulaire et l’expérimentateur note par quelle porte ils en sortent : or, c’est dans la direction de leur gîte, même s’ils en sont éloignés de plusieurs kilomètres. Il n’est pas absolument certain, dans ce cas que l’orientation soit à base « psi », mais c’est possible et même probable.

Citons aussi les recherches de Richmond (1952) sur les paramécies : l’expérience était un peu du même type il s’agissait d’influencer le trajet de paramécies qui avaient quatre possibilités de stationnement sur la lame du microscope. Il y eut quelques résultats.

La précognition chez les souris

Les recherches les plus récentes dans cette étude des facultés extra-sensorielles, sont dues à Pierre Duval et Montredon[2]. Le dispositif employé par eux dans ce type d’expérience était fort simple, tout au moins dans son principe : il s’agissait d’une caisse insonorisée et obscure, dont le fond était divisé en deux moitiés toutes les deux électrifiées, mais séparément ; c’est-à-dire qu’un générateur aléatoire faisait passer le courant dans l’une ou dans l’autre. On y introduisait une souris, qui était prévenue par l’allumage d’une petite lampe que le courant allait passer, mais sans que cela lui donne la moindre indication sur la portion du plancher où elle recevrait une secousse. Elle s’habituait fort vite, lorsque la moitié du plancher où elle se trouvait était électrisée, à sauter de l’autre côté. Mais évidemment, dans ces conditions, aucun apprentissage n’était possible puisque le choix des moitiés à électriser restait aléatoire.

Mais comment peut-on arriver à déceler ici un comportement à dominante « psi », s’il existe ? La simple statistique du nombre de fois où l’animal s’est trouvé à droite ou à gauche ne suffit pas, et donne d’ailleurs des résultats peu différents du hasard ; c’est qu’un certain nombre de changements de position de la souris n’ont pas de signification ; il faut procéder à un tri qui est facilité par l’enregistrement continu des positions occupées par la souris, ainsi que la moitié qui est électrisée à chaque moment. Si, par exemple, la souris se trouve sur la moitié électrisée et qu’elle saute de l’autre côté, cela n’a pas de sens du point de vue du phénomène « psi », c’est un phénomène banal ; si, d’autre part, la moitié électrisée est celle où ne se trouve pas la souris, ce n’est pas intéressant non plus. Il faut donc choisir les cas où, sans raison apparente et avant l’électrisation, la souris a sauté du côté opposé. Dans l’instant qui suit, ce côté peut être électrisé (elle a perdu) ou non (elle a gagné). Or le nombre de cas où elle gagne est fortement et nettement significatif par rapport au hasard.

Nous fûmes enchantés de cette trouvaille, qui se prêtait à bien des développements ; en effet, pour la première fois, on travaillait en parapsychologie avec des animaux dans un appareil hautement automatisé, permettant d’exclure à peu près complètement la présence de l’observateur. Disons tout de suite que nos résultats furent vérifiés par de nombreux chercheurs américains, groupés autour de W. Levy, à la Fondation de recherches sur la nature de l’homme de Durham.

L’expérimentateur influence-t-il le comportement animal ?

Mais le problème était de savoir ce que perçoit la souris, quel est le signal « psi » qui lui parvient et lui permet d’échapper aux secousses. D’abord, la présence de l’observateur n’est pas nécessaire ; il se trouve d’ailleurs dans une pièce séparée des souris par plusieurs murs fort épais, et n’est averti de ce qui se passe que par les enregistrements. Mais, sans l’observateur, apparemment les résultats sont aussi bons. Nous avons essayé toutefois de vérifier systématiquement si la présence ou l’absence de l’observateur avait une influence sur ces résultats. Deux personnes (E.M. et A.R.), placées devant l’enregistreur, essayèrent de « visualiser » la souris, de l’« avertir » de sauter du bon côté, ce qu’elles pouvaient faire, car elles étaient averties elles-mêmes, par une lampe témoin, de l’électrisation quelques instants avant qu’elle ne se produise. Les résultats furent nuls avec E.M. et assez bons avec A.R., différents en tout cas de ce qui se passe quand l’observateur est absent[3].

De toute façon, nous avions trouvé, et les Américains confirmèrent, que l’observateur n’était pas nécessaire. Il ne reste alors qu’une hypothèse : c’est que les souris sont averties par précognition du côté qui va être électrisé. Cela pose évidemment des problèmes énormes. Il est tout à fait impossible à une souris de comprendre quelque chose aux dispositifs électroniques, même si on l’avait laissée les explorer auparavant.

Il me semble donc qu’il faut écarter, bien entendu, l’hypothèse d’une compréhension quelconque de la souris et jouer franchement l’hypothèse de la précognition, qui n’est autre qu’un voyage dans le temps ; plusieurs animaux peuvent distinguer un fil où passe un courant d’un fil neutre, le chien par exemple, et cela sans doute grâce à une perception de changement de l’ionisation de l’air au contact du conducteur. La souris en est peut-être également capable, et dans ce cas elle sentirait l’ionisation ou quoi que ce soit d’autre, avant que le courant passe, parce que la perception précognitive est, par définition, en avance dans le temps. Cela est difficile à imaginer sans doute, mais les chercheurs qui ont déjà étudié la précognition chez l’homme n’admettent pas autre chose…

Un test de télépathie

Il faut citer ici la très importante expérience de Schouten du laboratoire de parapsychologie d’Utrecht. Schouten employa deux souris habituées à vivre ensemble, mais isolées au cours de l’expérience dans deux cages séparées. L’une des cages contenait un abreuvoir, une sonnerie et deux lampes montées sur les deux portions de la cage dont la première était blanche et la seconde noire. L’autre cage était identique mais il existait un levier au-dessous de l’emplacement des deux lampes qui ne s’allumaient pas. Un générateur aléatoire allumait l’une ou l’autre des deux lampes dans la première cage et, dans la deuxième cage, il fallait que la souris appuie sur le levier (« noir » ou « blanc » suivant l’emplacement de la lampe allumée dans l’autre cage et qu’elle ne pouvait voir[4]). L’expérience ne peut donc fonctionner que s’il y a télépathie entre les deux sujets, la souris qui voit les lampes « transmettant » à l’autre qui ne les voit pas une indication sur le levier qu’il faut abaisser. S’il y a réussite, les deux abreuvoirs dans chacune des deux cages distribuent de la boisson aux deux souris. Supposons, en revanche, qu’il n’y ait qu’une seule souris dans la cage où se trouvait les leviers mais non les lampes : dans ce cas, l’expérience fonctionne comme test de clairvoyance. Les résultats furent assez bons quoique moins que dans l’expérience précédente.

Quelques expériences de psychocinèse animale

L’expérience se présente ainsi : on soumet les sujets à une situation désagréable, par exemple une enceinte refroidie dans laquelle on place un chat[5], et on corrige les effets par un stimulus agréable (la chaleur d’une lampe infrarouge dans l’exemple cité) que déclenche un générateur aléatoire pendant la moitié (en tout) du temps de l’expérience. Donc, il n’y a pas de raison si la faculté « psi » n’intervient pas pour que, pendant la moitié des minutes aléatoirement réparties de l’expérience, la lampe à infrarouge ne soit pas éteinte et, pendant le reste des minutes, allumée[6]. Or ce n’est pas ce qui se produit. Lorsque le chat est placé dans l’appareil, le générateur se détraque en ce sens que la lampe à infrarouge brille plus qu’elle ne devrait (tout au moins au début de l’expérience).

Avec des cafards (Periplaneta americana) dans le même appareil, avec la même disposition, on n’obtint au contraire qu’un amoindrissement considérable des minutes d’allumage, ce qui est contradictoire[7].

Avec le lézard Anolis sagrei, toujours avec le même dispositif, on obtient des résultats plus complexes : diminution du chauffage pendant les jours de beau temps, augmentation pendant les jours pluvieux ; de plus, phénomène très intéressant, le sexe et la dominance paraissent impliqués dans le phénomène.

Enfin Levy, utilisant d’abord des poussins, ensuite des œufs fécondés, obtint des résultats positifs dans le sens de l’accroissement du chauffage, pourvu que l’air ne soit pas trop chaud à cause de la trop grande puissance de la lampe ; si la lampe est trop forte, alors la réduction du chauffage est patente ; si l’air est plus froid et la lampe moins puissante, on obtient, en revanche, très nettement une augmentation du chauffage.

Ainsi donc, ces expériences permettent-elles d’avancer l’affirmation suivante : les animaux, en déviant les stimuli désagréables au profit des plus agréables, agissent par psychocinèse. Schmidt en est lui-même arrivé à la conclusion que la faculté « psi » serait de la nature de la volonté. Cette idée est soutenue d’ailleurs par plusieurs parapsychologues.

A ce bref rappel, on pourrait certainement ajouter nombre d’expériences, étant donné la prolifération des travaux sur « psi » et les animaux. Il faut signaler aussi des résultats brillants sur les végétaux. C’est dire que nous sommes entrés dans une nouvelle ère de la parapsychologie.

R.C.

***

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9my_Chauvin

Rémy (André, Joseph) Chauvin (né le 10 octobre 1913, décédé le 8 décembre 2009 à Sainte-Croix-aux-Mines, Haut-Rhin), est un biologiste et entomologiste  français, professeur honoraire émérite à la Sorbonne, docteur ès sciences, maître de recherches depuis 1946. Il est également connu pour défendre les droits des animaux et pour s’être intéressé à des thèmes comme le paranormal, la vie après la mort, les sujets psi capables de voyance ou encore le phénomène ovni et l’ufologie.


[1] Par faculté « psi », on entend la faculté de perception extra-sensorielle et aussi la psychokinèse, action directe du sujet sur un dispositif matériel, sans l’intermédiaire des muscles.

[2] Pierre Duval est un pseudonyme que plusieurs parapsychologues français utilisent de temps à autre ; dans le cas présent, Duval c’est moi-même ; je ne puis révéler le nom de Montredon qui est également un pseudonyme. « E. S. P. experiments with mice », in Journal of Parapsychology, 1968, n° 32, p. 153.

[3] Ces expériences ne furent pas publiées parce que nous considérâmes qu’elles n’étaient pas assez nombreuses.

[4] Il va sans dire que les souris ont reçu un entraînement préalable les familiarisant avec le jeu des leviers et des lampes et aussi avec le son du timbre qui les avertit que l’expérience est en cours.

[5] Cette expérience a été réalisée par Helmut Schmidt du laboratoire de J.B. Rhine, le père de la parapsychologie.

[6] Ces résultats seraient alors conformes aux lois du hasard. S’ils ne le sont pas, c’est qu’il est intervenu un autre phénomène.

[7] A moins toutefois que la lampe à infrarouge ne constitue pour ces insectes un stimulus désagréable. L’expérience de vérification n’a pas été faite.

***

POUR UN SERVICE SOCIAL EN PARAPSYCHOLOGIE par REMY CHAUVIN

(Revue Question De. No 15. Novembre-Décembre 1976)

Au début du mois de septembre 1976, Rémy Chauvin était l’invité de Ménie Grégoire qui lançait sur R.T.L. une nouvelle émission consacrée aux phénomènes paranormaux intitulée « Aux frontières de la nuit ». Rémy Chauvin a donc été en contact direct avec des auditeurs qui affirment avoir des expériences mettant en jeu des dons parapsychologiques. Cela lui a suggéré quelques réflexions qu’il livre ici, réflexions relevées au cours d’une conversation.

Après avoir écouté toutes ces personnes raconter leurs expériences de prémonition de télépathie car ce sont là les deux aspects de la parapsychologie dont il a été le plus souvent question —, j’ai eu de nouveau la confirmation qu’il y a une quantité considérable de gens qui ont des problèmes a cause de la parapsychologie. Dans un grand nombre de cas, ces problèmes sont dus en réalité à des obsessions banales ou à des petites névroses et ne sont parapsychologiques qu’en apparence. N’importe quel médecin un peu intelligent peut alors s’occuper de ces gens-là. Mais, quand on a dit cela, on n’a pas tout résolu, car il y a aussi un certain nombre de cas qui sont réellement d’ordre parapsychologique. Il existe vraiment des gens qui ont des prémonitions, qui en sont troublés et parfois bouleversés. Je connais personnellement quelqu’un qui a des prémonitions sur des catastrophes, qui avait prévu par exemple le tremblement de terre d’Udine, en le localisant à Udine, et cela, deux ans à l’avance. Lorsqu’il prévoit ces catastrophes, il est dans un état épouvantable.

Quelle est l’attitude de celui qui a des expériences paranormales ?

Il se dit : « Si je vais parler de cela à mon médecin, il va me traiter de fou. » Alors il reste seul avec sa peur, se demande ce qui lui arrive et finit par avoir l’impression qu’il va effectivement devenir fou. Car la plupart des médecins actuels ne croient pas aux phénomènes paranormaux. Mais pour ma part je pense que beaucoup de ces gens pourraient être aidés par un médecin. Si celui-ci n’excluait pas a priori un phénomène qu’il ne peut comprendre et s’il avait un minimum de connaissances au sujet de la parapsychologie, il pourrait dire à celui qui viendrait lui exposer son cas soit : « Vous êtes l’objet d’une obsession, je vais vous donner des tranquillisants, vous faire dormir et cela va passer », soit au contraire : « Vous avez un talent particulier qui ne doit pas vous inquiéter. Il est moins fréquent que savoir jouer précocement du violon, mais il n’est pas alarmant. » En effet, quiconque a un don pour le piano ou la peinture s’attache à le développer. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour un don de prémonition ou de télépathie ?

Ce que je voudrais donc suggérer, après ces auditions à la radio, c’est qu’il y ait des médecins, peut-être même un service médical organisé, qui prennent en considération les expériences parapsychologiques qui leur seraient racontées.

Que faire si vous avez des expériences paranormales

Auparavant, je voudrais dire à ceux qui font ou croient avoir fait de telles expériences ce qu’ils doivent faire : ils doivent noter leurs expériences dès qu’elles ont lieu – et non plus tard – les noter en détail et avec tous les détails ; et enfin les raconter à des témoins sur le moment même.

La plupart des expériences que l’on m’a rapportées n’étaient pas valables parce qu’elles avaient eu lieu plusieurs mois ou plusieurs années auparavant, que les personnes les racontaient de mémoire (et la mémoire déforme toujours la réalité) sans qu’un témoin puisse les cautionner. Aucune enquête sérieuse en parapsychologie ne pourra jamais être faite dans de telles conditions.

Ce que je voudrais, c’est que l’on dédramatise la parapsychologie. Or actuellement les médecins et les psychologues, le plus souvent rationalistes, dramatisent, culpabilisent et risquent de rendre malade une personne qui ne l’était pas et qui manifestait simplement des talents particuliers.

Par exemple, quelqu’un entend des voix : c’est un syndrome absolument banal et la plupart du temps cela peut se guérir ; c’est un dédoublement de la personnalité, on peut y remédier. Mais il y a peut-être, dans un pour cent des cas, quelqu’un qui « entend » réellement des « voix », qui est vraiment télépathe[1]. Il faudrait tout de même que le médecin essaie de regarder si ce n’est pas une chose comme cela qui arrive à celui qui est venu le trouver. Sans quoi, s’il le traite avec des tranquillisants, des neuroleptiques ou je ne sais pas quoi ; il risque d’« abîmer » des talents et de les rendre complètement inutiles.

Un phénomène télépathique, on ne sait absolument pas le manier et il faut donc être prudent.

Les médecins et la parapsychologie

Comme cela est déjà en cours en Amérique, je suis persuadé qu’il y aurait place en France pour une « consultation » parapsychologique. Nous avons essayé de la fonder avec des amis médecins, mais les amis médecins n’ont pas osé poursuivre peut-être à cause du Conseil de l’ordre : qui aurait pris des sanctions contre eux alors qu’ils cherchaient à aborder une nouvelle science, un nouveau type de phénomènes qui interfèrent avec des cas pathologiques, qui bien souvent les accompagne mais qui ne relèvent pas de la pathologie à proprement parler.

Je connais un certain nombre de médecins qui seraient prêts à étudier les phénomènes paranormaux mais qui ne tiennent pas à faire connaître leur nom. Je connais en particulier une psychiatre, personne fort intelligente qui a traité dans son service un certain nombre de malades qui lui semblaient avoir des talents paranormaux : elle admet l’existence de ces talents, elle révèle à ces malades qu’ils ne sont pas réellement malades et leur enseigne comment ne plus avoir peur et développer leur talent. Elle a obtenu, m’a-t-elle dit, des cures extraordinaires.

Il y aurait donc une place pour un service social de la parapsychologie qui pourrait sans doute aider beaucoup de gens très malheureux parce qu’ils se croient fous.

Aux Etats-Unis : un bureau des précognitions

Il est intéressant de citer l’exemple des Américains : ils ont essayé de former un bureau de précognitions où l’on groupe les précognitions importantes qu’il peut y avoir concernant en particulier les catastrophes naturelles. On communique ces précognitions à un ordinateur. Si, dans une zone déterminée, des individus capables de précognitions signalent une catastrophe parmi toute une série de gens et quasi simultanément, alors la seule explication, c’est que c’est une catastrophe d’ordre général et par exemple un tremblement de terre, un incendie…

Si étonnant que cela puisse paraître, on utiliserait donc la parapsychologie appliquée bien avant qu’il y ait une connaissance profonde de la nature des phénomènes parapsychologiques.

R. Chauvin


[1] La télépathie ne s’exerce pas souvent sous cette forme. On n’entend pas des voix avec 1a précision du début de certaines psychonévroses. On ressent plutôt une impression généralement visuelle très forte, colorée mais souvent muette.