Fugace image


26 Nov 2012

(Revue Être. No 1. 1974. 2e Année)

Comment remonter à la Source, la source de ce que l’on EST ?

Il n’y a personne pour le faire, aucune `Source’ à trouver —

toutes deux des concepts — n’est-ce pas une fantaisie relative ?

Il n’y a que l’acte de concevoir, et c’est cela la `Source’.

 

Donc il n’y a ni `source’ ni `quelqu’un’ pour la trouver.

Encore : il n’y a rien, aucune `chose’ conçue ou concevable,

Il n’y a ni `source’ ni `quelqu’un’, ni `conçu’, ni un `concevant’,

Qu’on le comprenne : tout est fantaisie psychique.

 

Et pour la psyché ? Fantaisie conceptuelle aussi :

toute objectivité, étant `objectivation’, est imaginaire;

il ne reste que l’origine — et cela n’est pas quoi que ce soit.

Cela n’est que Zéro — et `Zéro’ est seulement un concept lui aussi.

 

Donc le `concevant’ n’est qu’un concept primordial,

et il n’y a toujours exactement rien nulle part —

dans ou hors un `univers’ —

et même `rien’, comme tel, n’est concevable.

 

Chercher comment et autant que l’on veut,

on ne trouvera jamais rien, pas même ce qu’est ‘rien’.

Mais n’est-ce pas précisément l’absence totale de quoi que ce soit

qui nous laisse grande ouverte la porte de la Virtualité ?

La `Virtualité’ qu’il ne sera jamais possible de `connaître’ —

­qui est de `dire’, qui est de `concevoir’ —

représente l’identité ultime

de tout ce qu’`Étant’, Absolument, pourrait ÊTRE.

 

La Grande Erreur

Que nous comprenions :

Tout est fantaisie psychique.

Ce n’est pas ce que je fais qui compte

mais ce que faisant EST