Joëlle Sicart : La femme, initiatrice de l’homme


25 Jan 2015

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 13. Mars-Avril 1984)

C’est elle qui anime l’homme, le mobilise et lui influe l’énergie sacrée. C’est en s’unissant à elle que l’homme acquiert le pouvoir qu’elle détient. C’est dans cette union qu’il peut vivre l’expérience du retour à la divinité initiale, avant-goût d’éter­nité. Et l’on peut rêver d’une humanité où cohabiteraient, sans conflit ni domination, les valeurs de l’ordre féminin-maternel avec celles de l’ordre masculin-paternel, une humanité qui ren­drait à la femme son rôle de médiatrice, d’initia­trice, sa capacité de résonance avec l’univers.

Je suis l’arc tendu
Le pont
Je suis le mouvement de l’énergie
Et l’immobilité de la création
Je suis le signe et le symbole
La mère, la sœur et l’épouse
De tout ce qui est
Je connais le chemin
Des mondes souterrains
Et le secret des labyrinthes
Je connais le Nom qui ouvre la Porte
Du fond du puits des ténèbres
Dont l’au-delà est la lumière
Mon nom à moi, les hommes l’ont oublié
Comme ils ont oublié l’éclat de l’essentiel
Je suis seulement celle qui fut
Quand le monde balbutiait encore
Qu’un autre âge retrouvera peut-être
Quand l’ordre mâle et guerrier
Achèvera son règne.

Joëlle Sicart

Au cours d’un rêve que j’eus l’occasion de faire une nuit, un de ces rêves clefs, ouvreurs de portes, comme il en arrive de temps à autre au cours d’une vie, dont la symbolique et la signification vont bien au-delà de ce qui concerne notre seul ego, je me trouvai incarner la Grande Déesse Cosmique des premiers temps de l’humanité, que les sociétés androcratiques ont tenté de rejeter dans l’oubli et qui a survécu cependant, ne serait-ce que dans l’inconscient des générations successives. De ce rêve, je voudrais seulement retenir un bref épisode dont il me parait intéressant de faire part ici, comme introduction à une réflexion sur la relation de la femme au sacré.

Cet épisode se situe au moment où j’incarne la Déesse, incarnation qui se fait par imprégnation, pénétration de son Nom divin que j’ai laissé couler en moi et qui m’a envahie au point que je suis devenue ce Nom, devenant par là même Celle qu’il désigne. Or, voici que mon corps s’allonge, s’étire et que je pars en arrière dans un arc de cercle qui me fait exécuter cette figure qu’on appelle le pont renversé. Et chose très étrange, je me sens tout à la fois la forme achevée, fixe et immobile, de ce pont et un point immatériel en mouvement qui, partant de la base de mes pieds, décrit tout l’arc de cercle jusqu’à l’extrémité de mes doigts tendus. Il m’est très difficile de rendre compte avec des mots de cette sensation tout à fait étonnante et pour moi inoubliable, qui dura le temps d’un éclair qui me parut en même temps l’éternité. Si j’en parle cependant, c’est parce que j’ai le sentiment d’avoir approché là quelque chose du mystère de la création, ce dédoublement de l’unité divine primordiale en forme, immobile, passive, contemplative et, contrairement aux clichés véhiculés depuis des siècles, de nature masculine et en énergie mobilisatrice, initiatrice de tout mouvement, qui féconde cette forme et est, elle, de nature féminine (la Shakti des Hindous).

Dans la civilisation celtique ancienne sous laquelle, pour androcrati­que qu’elle ait été, se perpétuaient, comme en transparence, nombre de croyances, de valeurs et de traditions appartenant à l’ordre maternel des sociétés gynécocratiques de l’époque mégalithique, la nature et le rôle féminins s’inscrivaient encore dans cette symbolique première de la polarité. La tradition mythique regorge de récits où l’initiation du héros est faite par des femmes et il semble bien prouvé qu’elles aient effectivement détenu cette fonction dans la société, ne serait-ce par exemple que les prêtresses de l’île de Mona, ce haut lieu de la formation druidique. Et cette initiation s’étendait à tous les domaines. L’initiatrice, bien souvent prêtresse ou magicienne, s’occupait en effet tout autant de l’éducation guerrière de son élève que de son éducation philosophique et religieuse. Elle lui enseignait aussi bien les arts que toutes les connais­sances, y compris les connaissances magiques. Et, bien entendu, elle l’initiait à l’amour et à la sexualité (et cette initiation avait certainement une tout autre valeur que la prétendue éducation sexuelle d’aujourd’hui, faite dans la froideur scientifique de l’ordre masculin, qui désacralise plus que jamais l’acte le plus sacré de la rencontre humaine). Une fois initié, le héros part généralement pour la quête aventureuse, voie de son accomplissement. Parfois aussi, il arrive que l’initiation se fasse au cours même de la quête. D’ailleurs, toute rencontre avec une femme, quelle qu’elle soit, durant ce cheminement, a valeur initiatique. L’homme en ressort transformé, régénéré, car la femme qui donne la vie est source et lieu de toutes les mutations.

Et si les héros des quêtes mythologiques et légendaires appartiennent toujours au sexe mâle, c’est aux femmes, en revanche, qu’est dévolue la mission d’impulser et de guider ces quêtes. De la merveilleuse pucelle jusqu’à la sorcière, car la femme est multiple et peut prendre tous les visages, ce sont elles qui animent l’homme, le mobilisent, lui insufflent l’énergie sacrée qui le pousse à agir. Et c’est encore elle, la femme, qui est la plupart du temps au terme de la quête. C’est en s’unissant à elle que l’homme acquiert le pouvoir qu’elle détient (car dans la tradition celtique, c’est la femme qui incarne le pouvoir et qui le délègue, pour qu’il l’exerce, à l’homme qui assure auprès d’elle sa fonction virile). Et c’est dans cette union aussi qu’il peut vivre, durant quelques instants, l’expérience du retour à la divinité initiale, avant-goût d’éternité puisque retour à l’état d’incréé qui ne s’inscrit pas encore dans le temps, but ultime de toute recherche spirituelle.

Sans la femme, qu’elle soit mère, sœur, épouse ou amante (mais n’est-elle pas toujours cela à la fois ?), l’homme donc ne peut ni réaliser pleinement son destin d’homme, ni atteindre sa dimension divine et cosmique, ni exercer aucun pouvoir véritable. Et réciproquement, l’homme est nécessaire à la femme pour exercer justement le pouvoir qu’elle lui transmet, pour devenir par elle l’équilibrateur entre les forces du ciel et de la terre dont elle est le réceptacle et la médiatrice et lui permettre de vivre la dimension authentique et totale de sa féminité.

Mais la femme nécessaire à l’homme, celle qui peut le féconder de son énergie et le rendre capable d’affronter tous les dangers, de surmonter toutes les épreuves, d’accomplir toutes les actions héroïques, ne peut être que la femme libre et sacrée, incarnation de la divinité, et non cette image castrée d’eux-mêmes que les hommes des sociétés phallocratiques se sont fabriquée et qu’ils tiennent à leur merci, à leur plus grand détriment d’ailleurs. Et cette femme sacrée est d’essence solaire, comme la Déesse-mère Cosmique, comme Iseult la blonde et les grandes reines de la tradition mythologique, comme toutes les princesses aux cheveux d’or des contes et légendes populaires. Mario Mercier (La Nature et le sacré. Ed. Dangles.) qui l’évoque selon la tradition chamanique (laquelle rejoint en un certain nombre de points la tradition druidique) parle ainsi d’elle : «… la femme, dont le ventre est ouvert aux puissances cosmiques de la fécondation, peut transformer les fluides viciés de l’homme en fluides bénéfiques. C’est pour cette raison qu’elle restera toujours son inspiratrice, car étant masculine sur le plan astral, elle féconde son partenaire à l’aide de son pénis de lumière… »

Chez nos lointains ancêtres indo-européens, il n’était pas besoin de faire appel à une masculinité astrale de la femme, le soleil étant considéré comme l’astre féminin, actif, énergétique et chaud, tandis que la lune était l’astre masculin, froid et passif, que le soleil fécondait. En témoignent les langues celtiques, germaniques et sémitiques où soleil est du genre féminin et lune du genre masculin. Mais l’ordre paternel de la civilisation androcratique a inversé les symboles pour s’attribuer illusoirement le pouvoir actif solaire de la femme qu’il reléguait, ce faisant, dans la passivité lunaire. Or pourtant, que sont les valeurs de cet ordre paternel sinon des valeurs froides : raison, abstraction, science, rigueur, logique, contrôle, ordre, législation, travail, rentabilité… ? Tandis que les valeurs de l’ordre maternel sont des valeurs essentiellement chaudes : sensibilité, sensualité, plaisir, jouissance, amour, créativité, imagination, fantaisie, intuition… Je ne veux pas dire par là qu’il n’y a chez l’homme que des valeurs masculines et chez la femme que des valeurs féminines. Je pense, au contraire, qu’il y a en chacun de nous une part plus ou moins importante de valeurs du sexe opposé, comme il y a toujours du yin dans le yang et du yang dans le yin, ce qui n’autorise pas pour autant à prétendre que le yin est du yang, ni que le yang est du yin.

Et si l’inversion est illusoire, le bénéfice qu’en a retiré l’homme l’est tout autant. Piégé dans son fantasme de pouvoir, comme il a piégé la femme dans la soumission passive qu’il lui a assignée, il se retrouve seul face à ses angoisses (dont la bien connue angoisse de castration, car s’il est un sexe faible, c’est bien celui de l’homme, exposé et vulnérable) auprès d’une compagne qui ne peut plus le sécuriser, ni le combler, ne pouvant lui donner ce dont il l’a privée et qu’il continue cependant secrètement d’attendre d’elle, mais en vain. Et pourrait-elle encore le lui donner qu’il n’est pas certain qu’il l’accepterait, car cela impliquerait qu’il reconnaisse sa propre incomplétude. Ce n’est tout de même pas pour rien qu’il s’est acharné pendant des siècles à réduire à sa dimension profane la femme divine qu’il désirait, allant parfois jusqu’à en faire un suppôt de Satan, une sorcière bonne pour le bûcher ! Et je pense ici à l’Esméralda de Victor Hugo (Notre-Dame de Paris), femme sacrée et solaire s’il en est comme en témoignent ces termes qui la décrivent : « Une créature si belle que Dieu l’eût préférée à la Vierge, et l’eût choisie pour sa mère, et eût voulu naître d’elle si elle eût existé quand il se fit homme !… au milieu de sa chevelure noire quelques cheveux que pénétrait le soleil blondissaient comme des fils d’or. Ses pieds disparaissaient dans leur mouvement comme les rayons d’une roue qui tourne rapidement… Oh ! la resplendissante figure qui se détachait comme quelque chose de lumineux dans la lumière même du soleil !… Ce n’était pas là une simple fille faite avec un peu de notre terre, et pauvrement éclairée par le vacillant rayon d’une âme de femme… Le soleil de midi lui faisait des cornes de feu… » Et celui qui parle d’elle ainsi n’est autre que Claude Frollo, cet archidiacre de Notre-Dame, incarnation des valeurs de l’ordre masculin-paternel dans ce qu’elles ont de plus froid et de plus rigide, que n’avaient jamais troublé « les simples filles faites avec un peu de notre terre », autrement dit les femmes telles que l’homme phallocratique les a façonnées, et qui, bouleversé et éperdu de désir pour celle-ci, qui réveille tout ce qui avait survécu, occulté dans son inconscient, n’aura d’autre issue que de la faire condamner, sous prétexte de sorcellerie, et pendre au gibet de la place de Grève, pour ne pas avoir à remettre en question l’exclusivité du système dans lequel il fonctionne. Mais ceci signera son propre arrêt de mort…

Un récit de la mythologie celtique contre l’histoire de Blodeuwed, la fille-fleur, femme fabriquée à partir de pétales de fleurs par des hommes pour être donnée comme épouse au fils de l’un d’entre eux, victime d’une malédiction qui lui interdit de s’unir à une femme de la race des hommes. Soumise au départ à ce mari imposé, Blodeuwed un jour choisit de s’enfuir avec l’amant de son choix, qui a auparavant pris soin de la débarrasser, avec sa complicité, de celui à qui elle avait été donnée comme un objet. Elle se trouve alors en butte à la vindicte de ses créateurs qui n’ont de cesse de la retrouver. Et lorsqu’ils s’empareront enfin d’elle, ils ne la tueront pas mais la transformeront en hibou. Jean Markale, qui analyse longuement ce mythe (La Femme celte. Ed. Payot), y voit la révolte de la femme contre l’ordre paternel pour échapper à ce qu’il a été fait d’elle et retrouver sa vraie nature, révolte que, bien entendu, l’homme ne peut accepter et réprime, mais sans pouvoir détruire celle qu’il avait voulue sa chose, créée à son idée et soumise à sa loi. Il ne peut que reléguer dans la nuit de ses rêves et de son inconscient, symbolisée par cet oiseau nocturne qu’est le hibou, celle qui, redevenue femme libre et authentique, participe à nouveau de la divinité cosmique jamais oubliée.

Et si la femme d’aujourd’hui, comme Blodeuwed, se révolte contre la loi du père qui l’a longtemps aliénée, le danger serait qu’elle se piège à nouveau elle-même, comme l’homme s’est autrefois piégé, en se conten­tant de prendre la place de celui-ci dans un ordre de valeurs qui resterait inchangé. N’y récupérant pas l’authenticité de sa nature profonde, elle ne serait pas plus libre qu’auparavant et personne n’y gagnerait rien. Mais je suis, à l’opposé, convaincue que si la femme redevient elle-même et retrouve sa féminité véritable, active et énergétique (qui n’a rien à voir ni avec cette pseudo-féminité pâle et faible dans laquelle on l’élève depuis des générations, ni davantage avec cette imitation des mâles phallocrati­ques de certaines féministes), alors elle peut régénérer le monde et le féconder de toute la richesse des valeurs dont elle est dépositaire et qu’elle garde au fond de sa mémoire éternelle. Comme le dit le poète, « la femme est l’avenir de l’homme ».

Je rêve d’une humanité où les valeurs de l’ordre féminin-maternel cohabiteraient sans conflit, ni domination, avec celles de l’ordre masculin-paternel, où le rationnel ferait bon ménage avec l’irrationnel, la logique avec la fantaisie, la raison avec l’instinct, le travail avec l’amour. Et je pense que cette humanité-là est peut-être pour demain, qu’elle est déjà en marche. Dans le domaine que je connais le mieux, puisque c’est celui dans lequel j’évolue professionnellement, le domaine de la psychologie, un courant s’est amorcé dans ce sens. Si la psychanalyse freudienne a représenté le triomphe et l’apogée des valeurs paternalistes et phallocrati­ques (bien qu’elle s’appuie aussi sur certaines valeurs féminines, mais sans les reconnaître), la psychologie humaniste et particulièrement la Gestalt (qui est actuellement la forme de thérapie que je pratique) retrouve et réintègre en plein jour les valeurs féminines, et la loi de la mère y côtoie la loi du père, dans un équilibre dynamisant.

C’est d’ailleurs dans le contexte de la Gestalt que j’ai, en ce qui me concerne pris conscience de la dimension sacrée de ma féminité, occultée auparavant en moi comme elle l’est encore, hélas, chez beaucoup de femmes. Et c’est dans ce même contexte que j’ai pu, pour la première fois, la vivre authentiquement, intégralement, dans un sentiment d’exaltation et de plénitude que je souhaite à toutes les femmes d’éprouver un jour.

Cette dimension sacrée s’enracine pour moi dans les formes de la terre et du soleil que nos corps de femmes, en analogie avec le monde végétal, n’ont jamais cessé de capter, même si nous avons cessé de le savoir. Et c’est par nous, et par nos corps, que l’homme, qui, selon le chamanisme, serait plutôt en analogie avec le monde animal, peut recevoir ces forces, si nous ne lui refusons pas, dans un esprit de vengeance (justifié peut-être, mais aussi destructeur pour nous que pour lui), la fécondation de notre « pénis de lumière ».

L’avenir d’un monde meilleur ne serait-il pas que nous retrouvions chacun ce qui est notre véritable nature, et non ce que des siècles de culture nous ont dit être cette nature, et que nous assumions les fonctions qui y correspondent pour une meilleure harmonie intérieure, aussi bien qu’au sein de l’univers ?

Or, en ce qui concerne notre nature biologique, de récentes recherches sur le cerveau ont montré que les hémisphères droit et gauche se spécialisent beaucoup moins précocement chez la femme que chez l’homme, ce qui nous confère un désavantage au niveau de certains types de perceptions spatiales, mais nous donne, par ailleurs, une structure cérébrale moins vulnérable et surtout plus flexible. Ce jeu plus souple entre nos deux hémisphères est peut-être ce qui nous permet de capter plus facilement et plus spontanément, comme le jeune enfant, les vibrations de l’univers, que nous pouvons ensuite transmettre. Et c’est sans doute là que se situe la fonction religieuse (j’entends au sens étymologique de « reliante », celle qui met en communication, qui assure le passage, le lien), fonction qui est si bien féminine par essence que, lorsque les hommes l’ont accaparée, ils n’en ont pas moins gardé pour l’exercer des vêtements féminins (qu’ils n’ont commencé de quitter qu’en même temps qu’ils tendaient à perdre le sens du sacré).

On entend parfois dire qu’il n’y a plus aujourd’hui de « vrais hommes ». Et il est sans doute exact qu’ils se font rares. Mais c’est bien parce que leur société a fait en sorte qu’il n’y ait plus de vraies femmes. Le monde ne peut fonctionner sainement sans un équilibre, une harmonie et un échange entre les polarités opposées. Souhaitons que, comme le jeune fils de la tradition mythologique qui cherche à restaurer la reine déesse-mère cosmique dans sa souveraineté, au défi de la loi du père, l’homme de demain sache ouvrir son cœur à la femme sacrée et lui rendre la place qui est la sienne. Alors, par elle, il retrouvera sa puissance d’homme, sa vraie puissance et non le simulacre, la parodie de puissance qu’il vit trop souvent.

Souhaitons aussi que la femme, hier en révolte, aujourd’hui peut-être davantage en recherche, sache retrouver en elle cette dimension divine qui rendra l’humanité à sa spiritualité, à sa créativité et à l’amour. Et, comme l’écrit Paul Le Cour (L’Ère du Verseau. Ed. Dervy-livres.) : « … qui sait même si la cessation des guerres qui désolent l’humanité et que les hommes n’ont jamais su empêcher ne sera pas son œuvre. L’ère de paix et de justice se trouve en tout cas liée étroitement au développement du rôle de la femme dans le monde. »

Face à la crise d’un monde en mal de spiritualité, qui souffre d’avoir perdu le sens du sacré, de n’être plus « relié », ne serait-il pas important, tout autant pour les hommes que pour nous-mêmes, et pour l’avenir de la terre, que nous retrouvions notre très ancienne fonction de prêtresses, médiatrices et initiatrices, fonction inscrite au plus profond de notre chair, de notre mode naturel de résonance avec l’univers ?

Joëlle Sicart est psychothérapeute, spécialiste de la tradition celte


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