La Lumière


19 Jul 2014

(Revue Être. No 2. 15e année. 1987)

Intéressanttexte dont nous ignorons la provenance…

Je suis ce que je suis. Je suis ; je suis.

Que la sentimentalité ne voile plus tes yeux de larmes,

Que la susceptibilité ne bouche plus tes oreilles,

Que ta personnalité ne blesse plus par ta voix.

Apprête-toi à fondre ton âme dans le cœur,

Brûle l’ambition qui voile ton cœur, accomplis l’œuvre.

Brûle le désir de vivre en ton corps, mais respecte la vie en lui.

Brûle le désir du bien-être, mais sois heureux dans l’œuvre.

Cherche la racine du mal qui voile ton cœur, et détruis-la.

Ne vis pas dans le passé, ni dans l’avenir, mais dans l’éternel présent.

Brûle tout sentiment de séparativité,

Brûle le désir de la sensation, mais laisse-toi instruire par elle.

Brûle la faim de la croissance, crois comme la fleur.

Ne recherchant que ce qui est en toi et au-delà de toi,

Tu entreras dans la Lumière, mais jamais tu ne toucheras la flamme.

Recherche le pouvoir qui te fera paraître comme rien aux yeux des hommes,

Recherche la paix que rien ne peut troubler.

Recherche les possessions pures pour l’esprit collectif de vie,

Cherche la voie pour elle-même.

La voie et la vérité se montrent d’abord, la vie vient ensuite.

Cherche la voie en te retirant à l’intérieur, et aussi au-dehors.

Chaque homme est pour lui-même la voie, la vérité, la vie.

Étudie les lois de la nature, veille et adore, la Lumière deviendra infinie.

Deviens aussi source de Lumière pour les âmes dans la nuit.

Sois prêt à voir s’épanouir la fleur dans le silence, après l’orage.

Tu t’épanouiras quand ta personnalité sera dissoute, comme épreuve passée.

Écoute la voix qui parle là où il n’y a nul être pour parler.

Après l’éclosion, la perception s’éveille ; à sa suite viennent la connaissance, la certitude, la satisfaction, le silence.

Ceux qui aspirent et persévèrent, recevront.

Ceux qui peuvent lire, en esprit liront.

Ceux qui veulent comprendre, apprendront.

Le principe qui donne la vie habite en nous, et hors de nous ;

Il est perçu par l’homme qui développe son cœur.

Chaque homme est à lui-même son législateur, le dispensateur de sa gloire ou de son obscurité, l’arbitre de sa vie, de sa récompense ou de son châtiment.

RAYONNE

En toi, dans le silence et la Paix, une voix s’élève et tu obéis.

Demeure capable d’entendre, de voir, de parler, d’aider.

La seule direction véritable vient de l’intérieur.

Écoute le chant de la vie dans ton cœur, et en tous cœurs.

Tu trouveras la foi, la sagesse, la conscience, l’amour, la lumière.

Tout est fragment du Divin ; perçois la mélodie, et apprends d’elle l’harmonie.

Demeure ferme au milieu de la tourmente,

Et laisse Dieu s’exprimer, sans souci du résultat.

Mets à profit l’entendement que tu as acquis par la douleur,

Et par la destruction de la douleur.

La vie elle-même a le don de s’exprimer et n’est jamais silencieuse.

L’individu possède une voix ; de même, ce en quoi l’individu existe en possède une.

Observe avec attention toute vie qui t’environne.

Apprends à regarder impersonnellement, avec intelligence dans le cœur des hommes.

Aucun homme n’est ton ennemi, aucun homme n’est ton ami ;

Tous sont également tes instructeurs.

Plus difficile à connaître est ton propre cœur.

Jusqu’à ce que les chaînes de ta personnalité soient relâchées,

Tu ne pourras comprendre le profond mystère du Soi ;

Et elles doivent tomber pour que tu en aies la révélation.

Alors, tu la saisiras et l’emploieras à un noble service.

Ton cœur est la voie de la lumière pour tes yeux.

La vie changeante est constituée par le cœur des hommes.

Acquiers la connaissance, et tu posséderas la parole.

Les sens internes actifs, les sens externes obéissants, l’âme impersonnalisée,

La connaissance est tienne.

Demande à la terre, à l’eau, au feu, à l’air leurs secrets (par ta maîtrise interne).

Demande aux Sages de la terre leurs secrets (par ta maîtrise externe).

Demande au plus intime de ton être, à l’Unique le secret final.

Mais, alors, soutiens le poids de ta responsabilité.

Aucune loi, aucun guide pour celui qui est au seuil de la Divinité.

Attache-toi à ce qui n’a ni substance, ni existence.

Écoute la voix qui n’a pas de son.

Fixe ton regard sur ce qui est invisible aux sens internes et externes.

LA PAIX SOIT AVEC TOI

Devant l’arbre de la Connaissance, il faut cueillir et manger sans hésitation,

Pour dissiper la confusion en soi par l’expérience.

Inutile de s’efforcer d’apprendre par les moyens de contrainte.

Il faut que l’âme soit sans entraves, et les désirs libres,

Dans l’état où il n’y a ni récompense ni châtiment, ni bien ni mal.

Il n’y a pas de remède au désir, ni à l’amour de la récompense,

Ni au mal de convoiter ; sinon de fixer regard et ouïe sur ce qui est invisible et inaudible.

Recherche, pendant l’action, l’état de conscience dans l’éternel présent.

Quand tu ne seras plus affecté par ton destin, tu pourras étudier ses lois.

La conscience donne à l’homme le droit de connaître les secrets de la nature

Et les lois qui gouvernent la vie humaine, parce qu’il est affranchi

Des limites de la nature et libéré des règles qui gouvernent la vie de l’homme.

Devenu fragment de l’élément divin,

Tu n’es plus affecté par ce qui est passager.

Mais garde la connaissance des lois qui gouvernent les conditions temporaires.

Pour comprendre l’épreuve, libère-toi de ces lois,

Fixant ton attention sur ce qu’elles n’atteignent pas.

 


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