Mircea Eliade : La nostalgie du paradis et la naissance de l’Amérique


13 Sep 2010

(Revue Question De. No 16 : La fin du monde. Janvier-Février 1977)

Quand la recherche du paradis terrestre conduit au Nouveau Monde — L’Amérique, pour la seconde venue du Christ — Le mythe du progrès constant — La peur de l’Europe catholique — Le retour aux vertus de l’Église primitive — Le culte américain de la jeunesse — La foi en une mission de restauration des valeurs religieuses et spirituelles.

La découverte et la colonisation du Nouveau Monde sont placées sous le signe de l’eschatologie. Je voudrais faire ressortir ici les éléments eschatologiques et paradisiaques de la colonisation de l’Amérique du Nord par les pionniers et la transformation progressive du « Paradis américain », qui a donné naissance au mythe du progrès indéfini, en un optimisme spécifiquement américain et en un culte de la jeunesse et de la nouveauté.

Les premiers explorateurs ont traversé l’Océan à la recherche d’un Paradis terrestre

Christophe Colomb était sûr d’être arrivé aux portes du Paradis terrestre. Il croyait que les ruisseaux d’eau fraîche qu’il rencontrait dans le golfe de Paria venaient des quatre fleuves du Jardin de l’Éden. La recherche du Paradis terrestre n’était pas pour lui une chimère. Le grand navigateur accordait à cette découverte géographique une signification eschatologique. Le Nouveau Monde représentait plus qu’un nouveau continent à évangéliser.

En fait, Christophe Colomb était persuadé que la prophétie annonçant la propagation de l’Évangile dans le monde entier devait se réaliser avant la fin du monde — qui n’était pas très éloignée. Dans son Livre des Prophéties, Colomb affirmait que cet événement, c’est-à-dire la fin du monde, serait précédé de la conquête du nouveau continent, de la conversion des païens et de la destruction de l’Antéchrist. Et lui-même jouait un rôle capital dans ce drame grandiose, à la fois historique et cosmique. S’adressant au prince Jean, il déclarait : « Dieu m’a fait messager du nouveau ciel et de la nouvelle terre, dont il parle dans l’Apocalypse de saint Jean, et dont il a déjà parlé par la bouche d’Isaïe ; et Il m’a montré l’endroit où le trouver. »

C’est dans cette atmosphère messianique et apocalyptique qu’eurent lieu les expéditions transocéaniques et les découvertes géographiques qui ébranlèrent et changèrent radicalement l’Europe occidentale. Dans toute l’Europe, les gens croyaient à une régénération imminente du monde, même si les causes et les raisons en étaient multiples et souvent contradictoires.

Les premiers colons avaient conscience de jouer un rôle important dans l’histoire du Salut

La colonisation des deux Amériques commença sous un signe eschatologique : les gens croyaient que le temps était venu de renouveler le monde chrétien et que le véritable renouveau était le retour au Paradis terrestre ou, au moins, le recommencement de l’Histoire sainte, la répétition des événements prodigieux relatés dans la Bible.

C’est pour cette raison que la littérature de cette époque, ainsi que les sermons, les Mémoires et la correspondance abondent en allusions eschatologiques et paradisiaques. Aux yeux des Anglais, par exemple, la colonisation de l’Amérique ne fait que prolonger et perfectionner une Histoire sainte qui a commencé à la Réforme. En fait, la poussée des pionniers vers l’ouest continuait la marche triomphale de la Sagesse et de la Vraie Religion de l’Orient vers l’Occident. Depuis quelque temps déjà, les théologiens protestants avaient tendance à identifier l’Occident au progrès spirituel et moral. Certains théologiens avaient transféré l’arche d’alliance d’Abraham chez les Anglais. Comme l’écrit le théologien anglican William Crashaw, « le Dieu d’Israël est… le Dieu de l’Angleterre ». En 1583, Sir Humphrey Gilbert affirmait que si l’Angleterre avait conquis « des territoires vastes et agréables », c’était sans aucun doute grâce au fait que la parole de Dieu, c’est-à-dire la religion, née en Orient, avait peu à peu gagné l’Occident où, ajoutait-il, « il y a de fortes chances qu’elle s’arrête ».

Les premiers colons anglais en Amérique se considéraient comme choisis par la Providence pour fonder une « Cité sur une Montagne » qui servirait de modèle de la vraie Réforme à toute l’Europe. Ils avaient suivi la route du Soleil vers le Far West, continuant et prolongeant de manière prodigieuse le cassage traditionnel de la religion et de la culture de l’Orient vers l’Occident. Ils voyaient un signe de la Providence divine dans le fait que l’Amérique était restée ignorée des Européens jusqu’à l’époque de la Réforme. Les premiers pionniers ne doutaient pas que le drame final de la régénération morale et du salut universel commençait avec eux, puisqu’ils étaient les premiers à suivre la course du Soleil vers les jardins paradisiaques de l’Ouest. Comme l’écrivait le poète anglican George Herbert dans son Église militante : « La religion se dresse, dans notre pays, sur la pointe des pieds, prête à passer sur le rivage américain. »

L’Amérique, identifiée au Paradis terrestre, a été choisie entre toutes les nations pour préparer la seconde venue du Christ

Plus que toute autre nation moderne, les États-Unis étaient le produit de la Réforme protestante à la recherche d’un Paradis terrestre où la réforme de l’Église devait être menée à bien. Le lien entre la Réforme et le rétablissement du Paradis terrestre a frappé un très grand nombre d’auteurs, de Heinrich Bullinger à Charles Dumoulin. Pour ces théologiens, la Réforme a accéléré la venue de l’âge de la béatitude paradisiaque.

Remarquons que c’est juste avant la colonisation de l’Amérique et la révolution de Cromwell que le mouvement millénariste a connu sa plus grande vogue. Il n’est donc pas surprenant de constater que le dogme religieux le plus populaire des colonies enseignait que l’Amérique avait été choisie entre toutes les nations de la Terre pour accueillir la seconde venue du Christ et que le millénium, bien qu’essentiellement de nature spirituelle, serait accompagné d’une transformation paradisiaque de la Terre, en signe d’une perfection intérieure. Comme l’écrivait l’éminent puritain Increase Mather, président de l’université Harvard de 1685 à 1701 : « Lorsque ce Royaume du Christ aura empli toute la Terre, cette Terre retrouvera son état de Paradis. »

________________________________________________________________________

Le paradis américain

Certains pionniers considéraient déjà les diverses régions de l’Amérique comme le Paradis. Voyageant sur la côte de la Nouvelle-Angleterre en 1614, John Smith comparaît celle-ci à l’Éden : « Le ciel et la terre n’ont jamais été aussi à l’unisson pour offrir à l’homme un terrain privilégié… Nous avons découvert une terre telle que Dieu l’a faite. »

George Alsop présente le Maryland comme le seul endroit qui paraît être le « Paradis terrestre ». Ses arbres, ses plantes, ses fruits, ses fleurs, écrit-il, parlent en « hiéroglyphes de notre situation paradisiaque ou primitive ».

Un autre écrivain a découvert le « futur Éden » en Georgien — région située à la même latitude que la Palestine : « Ce Canaan promis, qui a été découvert par la grâce de Dieu pour bénir les travaux d’un peuple élu. »

Pour Edward Johnson, le Massachusetts était l’endroit « où le  Seigneur créera un nouveau Ciel et une nouvelle terre ».

________________________________________________________________________

Mais les pionniers faisaient aussi l’expérience du millénarisme. Aux yeux de nombreux nouveaux immigrants, le Nouveau Monde était un désert hanté par des êtres démoniaques : leur exaltation eschatologique n’en était pas pour autant diminuée, car on leur disait dans les sermons que leurs misères présentes n’étaient qu’une épreuve morale et spirituelle avant d’entrer dans le Paradis terrestre qui leur avait été promis. Les pionniers pensaient se trouver dans la situation des Israélites après le passage de la mer Rouge, de même que leur vie en Angleterre et en Europe avait été, estimaient-ils, une sorte d’esclavage égyptien. Après la terrible épreuve du désert, ils entreraient dans Canaan. Comme l’écrivait Cotton Mather, « le pays sauvage » que nous traversons en direction de la Terre promise est » partout empli de farouches serpents volants ».

La Nouvelle Jérusalem deviendra, grâce au travail, un paradis sur terre

Mais, plus tard, une autre idée germa : la Nouvelle Jérusalem serait en partie le produit du travail humain. Jonathan Edwards (1703-1758) pensait que c’est par le travail que la Nouvelle-Angleterre serait transformée en une sorte de « Paradis sur terre ».

Nous voyons ainsi comment le millénarisme des pionniers aboutit peu à peu à l’idée de progrès. La première étape consista à effectuer un rapprochement entre le paradis et les ressources terrestres du Nouveau Monde. A l’étape suivante, la tension eschatologique fut réduite par l’omission de la période de décadence et de misère qui était supposée précéder les « Derniers jours », et c’est ainsi qu’on en arriva finalement à l’idée d’une amélioration progressive et constante.

Mais avant la cristallisation de l’idée américaine de progrès, le millénarisme des pionniers a subi d’autres transformations. La première crise importante de cette eschatologie puritaine fut provoquée par la lutte entre les puissances européennes pour l’empire colonial. Rome et les nations catholiques furent identifiées à l’Antéchrist, et de leur destruction dépendait l’avènement du futur royaume.

Les émigrants croyaient échapper à l’Enfer : l’Europe catholique, symbole de l’Antéchrist

A une certaine époque, la littérature coloniale anglaise fut envahie par une véritable obsession : l’invasion de l’Amérique par l’Antéchrist qui menaçait de ruiner tout espoir d’un triomphe glorieux du Christ. Pour John Winthrop[1], le premier devoir de la Nouvelle-Angleterre était de « dresser un rempart à l’encontre du royaume de l’Antéchrist que les jésuites étaient sur le point d’établir dans ces régions ». D’autres auteurs affirmaient que le Nouveau Monde était un vrai paradis avant L’arrivée des catholiques.

Certes, la rivalité entre les puissances européennes pour la domination des empires américains était essentiellement d’ordre économique, mais elle était exacerbée par une eschatologie presque manichéenne : tout semblait se réduire à un conflit entre Dieu et le Mal. Les écrivains coloniaux parlaient de la menace que faisaient peser les Français et les Espagnols sur les colonies anglaises comme d’une « nouvelle captivité babylonienne » ou d’un « esclavage égyptien ». Français et Espagnols étaient des tyrans au service de l’Antéchrist. L’Europe catholique était dépeinte comme un monde déchu, un Enfer, face au Paradis du Nouveau Monde. On disait « le Ciel ou l’Europe » pour « le Ciel ou l’Enfer ». Les épreuves des pionniers dans le désert américain avaient pour principal objectif la rédemption des péchés charnels de l’homme du vieux monde païen.

L’espoir d’une renaissance inaugure le retour au christianisme primitif

Tant que le conflit entre le Bien et le Mal fut, aux yeux des colons, concrétisé par la lutte entre le protestantisme et le catholicisme, l’Angleterre resta à l’abri des attaques. Mais après 1640, une certaine tension se fit jour entre les colons et la mère patrie. La Réforme anglaise parut aux yeux des perfectionnistes des colonies comme une réforme imparfaite. Pis même, les pratiques religieuses anglaises furent considérées comme l’œuvre de l’Antéchrist. Dans l’imagerie coloniale apocalyptique, l’Angleterre remplaça Rome. Cette substitution eut une conséquence immédiate : les colons — en tant que peuple élu — commencèrent à croire que leur mission dans le désert n’était pas seulement la continuation d’une activité religieuse traditionnelle, mais aussi quelque chose d’entièrement nouveau. Dans l’espoir d’une renaissance loin de l’enfer européen, ils estimèrent qu’il leur revenait d’inaugurer l’étape ultime de l’Histoire. En 1647, John Eliot, apôtre des Indiens, annonçait l’« aube de l’Évangile… en Nouvelle-Angleterre ».

Ce genre de langage montre à quel point la rupture avec le passé européen était profonde. Et il faut insister sur le fait que cette rupture avait eu lieu bien avant la Révolution et l’Indépendance américaines. En 1646, la Nouvelle-Angleterre se considérait comme un État libre et non comme une « colonie ou compagnie de l’Angleterre ». Cette prise de conscience de L’autonomie eut d’abord des motifs d’ordre religieux. Cotton Mather attendait en Nouvelle-Angleterre le retour aux premiers âges du christianisme. « En résumé, écrit-il, le premier âge était l’Age d’or ; pour y revenir, l’homme redeviendra protestant et, j’ajouterai, puritain. » Ce retour à l’Age d’or du christianisme devait s’accompagner d’une transfiguration de la Terre. Comme le déclarait Increase Mather, la restauration de l’Église primitive transformerait la Terre en paradis.

La restauration du paradis sur terre passe par le retour à la nature et l’adoption d’une vie simple

La rupture avec l’Angleterre et le passé européen fut d’autant plus marquée que les pionniers prônèrent le retour aux vertus de l’Église primitive pour se préparer au millénium. Pour les puritains, la première vertu chrétienne était la simplicité ; l’intelligence, la culture, les connaissances, les bonnes manières et le luxe n’étaient que l’œuvre du démon. John Cotton écrivait : « Plus vous êtes intelligent et cultivé, plus vous êtes prêt à travailler pour Satan. » Le complexe de supériorité des pionniers et des missionnaires se formait déjà. Ce retour au christianisme primitif, qui était censé restaurer le paradis sur terre, impliquait un certain mépris pour l’érudition des jésuites, ainsi qu’une critique de l’aristocratie anglaise, cultivée, élégante, sophistiquée, accoutumée à la puissance et à l’autorité. L’extravagance ou le luxe dans l’habillement devinrent le péché par excellence du « gentleman ». Dans son ouvrage Simple Cobbler of Aggawam (Simple savetier d’Aggawam) [1647], Nathanael Ward opposait la vie simple et la supériorité morale des colons aux mœurs corrompues des Anglais et tirait de cette comparaison la preuve des progrès accomplis vers l’état paradisiaque de l’Église primitive.

Les colons, tout en reconnaissant leur infériorité sur le plan de l’habillement et de la culture, proclamaient leur supériorité morale vis-à-vis des Anglais. Selon Charles L. Sanford[2], l’origine du complexe de supériorité américain — manifeste dans leur politique étrangère comme dans leurs efforts enthousiastes pour répandre l’« American Way of Life » sur toute la planète — doit être recherchée dans l’activité des missionnaires de la Frontière. Tout un symbolisme religieux se développa autour de la Frontière, prolongeant l’eschatologie des pionniers jusqu’à une période avancée du XIXe siècle. L’immensité des forêts, la solitude des plaines infinies, la béatitude de la vie rurale furent opposées aux péchés et aux vices de la ville. Une nouvelle idée se fit alors jour : le paradis américain était infesté de forces démoniaques provenant de l’Europe urbaine. A la critique de l’aristocratie, du luxe et de la culture se substitua celle des villes et de la vie urbaine. Les grands mouvements religieux « revivalistes » prirent naissance sur la Frontière et ne gagnèrent les villes que plus tard. Qui plus est, dans les villes mêmes, le « revivalisme » était plus répandu parmi les pauvres que parmi les riches et que dans les couches sociales cultivées. L’idée fondamentale était que le déclin de la religion avait été provoqué par les vices urbains, en particulier par l’ivresse et la luxure, courants dans l’aristocratie d’origine européenne. Car, à n’en pas douter, l’Enfer était — et resta longtemps — « le propre de l’Europe ».

L’« American way of life », le culte du progrès et de la jeunesse ont des origines religieuses

Mais, comme nous l’avons déjà souligné, le millénarisme eschatologique et l’attente du Paradis terrestre furent finalement assujettis à une sécularisation radicale. Le mythe du progrès ainsi que le culte de la nouveauté et de la jeunesse en sont des conséquences particulièrement remarquables.

Toutefois, même sous une forme rigoureusement sécularisée, on retrouve encore l’enthousiasme religieux et les espérances eschatologiques qui avaient animé les pionniers. Car, en bref, tant les premiers colons que les immigrants européens plus proches de nous se sont embarqués pour l’Amérique comme pour le pays où ils pourraient renaître, c’est-à-dire recommencer une nouvelle vie. Cette « nouveauté » qui fascine les Américains encore aujourd’hui est un désir étayé d’implications religieuses. Dans la « nouveauté », il y a espoir de « renaissance », recherche d’une nouvelle vie.

Nouvelle-Angleterre, New York, New Haven — tous ces noms expriment non seulement la nostalgie du pays natal que l’on a quitté, mais surtout l’espoir que sur ces nouvelles terres et dans ces nouvelles cités la vie offrira de nouvelles dimensions. L’espoir de renaître à une nouvelle vie — et l’attente d’un futur non seulement meilleur mais paradisiaque — se retrouve aussi dans le culte américain de la jeunesse. Depuis l’ère industrielle, les Américains ont, selon Charles L. Sanford, de plus en plus recherché leur innocence perdue dans leurs enfants. Ce même auteur pense que l’exaltation de tout ce qui est nouveau, qui suivit la marche des pionniers vers le Far West, a fortifié l’individualisme par rapport à l’autorité, mais a aussi contribué au manque de respect des Américains vis-à-vis de l’histoire et de la tradition.

On pourrait continuer l’analyse en montrant que la longue résistance des élites américaines à l’industrialisation du pays et leur exaltation des vertus agricoles peuvent s’expliquer par cette même nostalgie du Paradis terrestre. Même après le triomphe général de l’urbanisation et de l’industrialisation, les images et les clichés chers aux pionniers gardèrent longtemps leur prestige. C’est afin de prouver que l’urbanisation et l’industrialisation n’impliquaient pas nécessairement (comme en Europe) le vice, la pauvreté et la corruption des mœurs que les propriétaires des usines ont multiplié leurs activités philanthropiques, construisant des églises, des écoles et des hôpitaux. Il fallait à tout prix démontrer que la technologie et l’industrie, loin de menacer les valeurs spirituelles et religieuses, contribuaient à leur triomphe. Un livre paru en 1842 portait le titre le Paradis à la portée de tous les hommes, grâce à la nature et aux machines. Et cette nostalgie du Paradis, ce désir de retrouver la « Nature » de leurs ancêtres expliquent en partie la tendance contemporaine à quitter les métropoles pour chercher refuge dans les faubourgs — banlieues luxueuses et tranquilles aménagées avec le plus grand soin en paysages paradisiaques.

La foi en une mission eschatologique et particulièrement en la possibilité de retrouver la perfection du christianisme primitif et de restaurer sur terre le paradis ne risque pas d’être aisément oubliée. Il y a de fortes chances pour que le comportement actuel de l’Américain moyen, comme l’idéologie politique et culturelle des États-Unis, reflète encore les conséquences de la certitude des puritains d’avoir été désignés pour restaurer le Paradis terrestre.

Mircea Eliade

Mircea Eliade (1907 – 1986) est un historien des religions. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment de « la Nostalgie des origines », du « Mythe de l’éternel retour » et d’un « Traité d’histoire des religions ».

Sur Eliade voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Mircea_Eliade


[1] J. Winthrop : avocat qui organisa en 1629 une association pour l’émigration en     Nouvelle-Angleterre. Premier gouverneur du Massachussetts où il établit une théocratie puritaine.

[2] Charles L. Sanford : The Quest for Paradise (Urbano, Ill., 1961).