Jacques Quennoy : La radiesthésie


30 Apr 2014

(Extrait de LUnivers de la Parapsychologie et de l’Ésotérisme, Tome 2, éditions Martinsart, 1976)

« Le propre des théories vraies, c’est d’être l’expression même des faits, d’être commandées et dominées par eux. »

(Pasteur)

Souvenez-vous des origines obscures des sciences devenues aujourd’hui officielles : la médecine a d’abord été la sorcellerie ; la chimie, une alchimie ; l’astronomie, l’astrologie. La graphologie acquiert une sûreté croissante, etc. De même, l’ancienne sourcellerie est devenue la radiesthésie. La radiesthésie, au service de nos besoins pratiques, est l’art de capter les ondes émises par tous les corps, visibles ou invisibles, de les identifier, de près ou de très loin, de déterminer l’endroit précis où ils se trouvent, leur nature, leur composition, leur quantité, leur qualité, autrement dit : de voir l’invisible, vieille ambition de l’humanité. Cet art attrayant ne préoccupe pas seulement le grand public, mais aussi les concessionnaires de mines, les sociétés hydrominérales, les industriels, les médecins radiesthésistes, etc.

De nos jours on ne nie plus l’évidence ; on admet la possibilité scien­tifique des phénomènes radiesthésiques. Des techniques modernes sont nées. À cet égard, la France possède sur les autres nations une avance très marquée.

La révélation du radium et de ses radiations, la découverte de nombreux autres corps radioactifs firent surgir l’hypothèse que tous les corps émettent des radiations à longueur d’onde variable, et consti­tuèrent une véritable révolution scientifique. Tous les corps radient dans la nature, qu’ils soient solides, liquides ou gazeux. De même, le corps humain et ses divers organes émettent des radiations.

« La radiation, a écrit Mme Curie, est un phénomène universel. Nous sommes plongés dans un invraisemblable réseau d’ondes qui nous enveloppent et nous influencent. » Il convient de les détecter, puis de les sélectionner suivant nos besoins. Tel est le rôle de notre sixième sens, tant négligé.

Les, savants estiment que notre organisme contient tous les corps simples de la chimie. C’est ce qui explique que lorsqu’un de ces corps, dont nous sommes constitués, entre en présence d’un corps de même nature que nous cherchons à détecter, ce corps entre en résonance et actionne la baguette ou le pendule. La résonance est une des pierres d’assise de la radiesthésie. Cette opinion autorisée est confirmée par l’éminent savant, le Dr Lakovsky, qui écrit dans son ouvrage La Nature et ses Merveilles : « Chaque fois que le sourcier au travail se trouve au-dessus d’une masse minérale, de fer par exemple, tous les atomes de fer dans son organisme se mettent à vibrer intensément en résonance avec le fer qui se trouve sous ses pieds, même à une très grande profondeur. »

Tous les phénomènes radiesthésiques ne sont pas exactement connus, il est vrai. Pour la plupart même, ils échappent au raisonne­ment scientifique mais, de même, l’électricité n’est pas exactement connue, ce qui ne l’empêche pas d’exister… et d’être utilisée, malgré ses dangers, dans tous les domaines, pour le bien de tout le monde.

De même, la radiesthésie, longtemps mystérieuse encore en elle-même, sera désormais rapidement appliquée au bénéfice de tous.

En conséquence, s’il n’est pas possible à un non-initié de comprendre, a priori, pourquoi un pendule tourne, oscille ou s’arrête au cours d’une opération radiesthésique, et ceci absolument en dehors de la volonté d’un opérateur de bonne foi, qui reste passif physiquement et mentalement, doit-on nier l’évidence des faits ? Nier ce fait, sans connaître, sans avoir étudié, observé ou pratiqué quelques expériences élémentaires, n’est-ce pas faire preuve d’un esprit peu scientifique et contraire à tout progrès ? N’est-il pas plus sage de pressentir les lacunes de nos connaissances touchant les rapports intimes de l’organisme humain et du grand mécanisme universel ?

Théorie de la radiesthésie

Cette faculté de percevoir les radiations est admise de nos jours universellement par les savants. Cette connaissance conduisit peu à peu à construire une théorie de la radiesthésie qui peut se résumer ainsi : D’une part, les vibrations ou ondes des corps rencontrent le corps du radiesthésiste, qui réagit à la manière d’un appareil de T.S.F. Ces ondes, infinitésimales, se renforcent dans les cellules nerveuses du corps humain comme les ondes de T.S.F. se renforcent dans l’ampli­ficateur de l’appareil de radiophonie. Ces ondes ainsi renforcées pro­duisent des réflexes internes très faibles et inconscients, mais suffisants pour provoquer les réactions dirigées de la baguette ou du pendule agissant, l’un comme l’autre, comme amplificateur. Ceci explique que le facteur humain (plus précisément tout l’inconnu qui est en notre cerveau, le sixième sens) joue dans les recherches de radiesthésie un rôle primordial.

D’autre part, le cerveau émet, lui, aussi, des ondes analogues à celles de la T.S.F., et, par suite, perçoit, soit des ondes étrangères, soit une absorption de ses propres ondes en retour, après rencontre d’une masse métallique, de l’eau, des minerais, etc. (le cerveau se comportant alors comme un véritable radar).

C’est ce sixième sens de perception qu’utilisent encore quantité de tribus sauvages pour s’orienter et qui est si précieux aux oiseaux, tel le pigeon voyageur, et aux animaux, tels le chien, la fourmi, les insectes. Chez l’homme civilisé, ce don naturel s’est simplement atrophié. Il suffit de le réveiller, de le développer même, ainsi que nous le faisons pour le don musical qui est en nous tous, et de l’amplifier enfin par des instruments détecteurs appropriés. Aussi facilement que l’on apprend à lire, à écrire ou à calculer, de nos jours, déjà de très nombreux enfants, dès dix ans, apprennent à se servir utilement du pendule. À la baguette de bois, détecteur ancien, bien qu’encore utilisé en certaines circonstances, a été substitué plus tard le pendule simple.

La connaissance de la radiesthésie met le débutant, par rapport à la perception d’extraordinaires manifestations encore inconnues du monde extérieur, dans une situation comparable à celle d’un aveugle-né, qui, subitement, acquiert l’usage de la vue… On devine quelles sensa­tions de surprise et de joie le nouvel initié éprouve à la pensée des nouveaux moyens extraordinaires dont il se sent tout à coup, et pour la vie, l’heureux possesseur. Aucun miracle chirurgical ne sera nécessaire pour lui permettre de bénéficier désormais de son sixième sens, et, grâce à lui, de ses innombrables possibilités.

Rappelons-nous, à ce sujet, cette parole du grand physicien Édouard Branly, président d’honneur de l’association de Radiesthésie de France : « L’étude de ces radiations radiesthésiques va nous ouvrir des horizons nouveaux que nous supposions, mais que nous n’arri­vions pas à expliquer scientifiquement. » Ainsi chaque jour, insensi­blement, la vie se transforme sous l’influence de découvertes lentement mises au point dans le secret du laboratoire et qui entrent dans la phase de l’application pratique.

Applications de la radiesthésie

Voici quelques-unes des applications de la radiesthésie.

Pour le propriétaire à la campagne, il est facile de rechercher le plus près possible de son habitation l’eau potable ou d’arrosage, avec indication de qualité, de débit et de profondeur, ou de déceler, sans travaux matériels de sondage, toute cassure de canalisation d’eau ou d’électricité ; si le lait ou le vin, livré par le fournisseur, est conforme à l’échantillon du moment d’achat ou avec addition frauduleuse d’eau ou autre, etc.

L’agriculteur décèle automatiquement l’engrais utile pour chaque terrain et pour chaque culture, alors que, jusqu’ici, il se contentait des méthodes empiriques, des habitudes et des données plus ou moins en rapport avec le sol qu’il cultivait et subissait passivement, souvent à grands frais, la bonne ou la mauvaise récolte. Il recherche aussi les sources les plus proches de son habitation et de ses étables. Il découvre les sols émettant des rayons nocifs (fractures aquifères, roches ou argiles radioactives s’attaquant à la santé de l’homme, des animaux domestiques ou des plantes). Il évite de planter des arbres fruitiers sur ces endroits particuliers, car ils ne rapporteraient guère ou devien­draient chancreux. Il peut choisir les meilleures de ses graines pour les semences ; il sélectionne de même les meilleurs plants. Il peut cons­tamment surveiller lui-même l’état de santé de ses animaux, connaître les remèdes appropriés, leur dose exacte. Il distingue les œufs mâles ou femelles, fécondés ou non. Il détermine si tel champignon est comestible ou vénéneux, etc.

Le colombophile tire aussi de la radiesthésie des précisions inesti­mables, pour la détermination de la nourriture adéquate en vue d’obtenir du pigeon, au moment voulu, le maximum de rendement, en connaître le sexe, favoriser le couplage, prévenir les maladies, étudier les qualités d’énergie, d’instinct, etc., de chacun.

L’apiculteur sait immédiatement qu’une de ses colonies d’abeilles va jeter un essaim ou qu’il y aura prochainement un renouvellement de reine ; si telle ruche est orpheline ou possède une reine vierge ou mère, quel est son âge, etc.

Le chasseur constate des phénomènes qui ne sont pas moins pro­bants, en déterminant, à distance ou sur le terrain, et même sur plan, sur carte géographique, les emplacements exacts où se tiennent les animaux de chasse : lièvres, perdrix, cerfs ou sangliers. Par ailleurs, pour le pêcheur, les bancs de pêche de sardines, morues, phoques, etc., seront décelés de la même manière.

La police criminelle obtiendra, par les mêmes procédés, des indica­tions infiniment précieuses dans l’enquête criminelle, par exemple, puisque la radiesthésie est capable de détecter les lapins morts dans leur terrier, elle est tout aussi capable de découvrir, sous terre, le cadavre d’une victime enfouie. De sérieuses indications sont aussi données sur les voleurs, les auteurs de lettres anonymes, etc.

L’architecte détermine le meilleur emplacement, la direction la plus appropriée pour la construction d’une maison d’habitation, d’une école, d’un hôpital, d’une caserne ou d’une usine. Il décèle la nature du sous-sol sur lequel il désire bâtir : épaisseur de roches, de glaise, de marne, aussi bien, et surtout à moindres frais, que par des sondages, longs et compliqués. Il apprend en quelques minutes si ce sous-sol ne renferme pas de bancs de sable ou d’argile qui pourraient compro­mettre la stabilité ; de nappes d’eau, d’anciennes carrières souterraines, ou de cavernes naturelles qui pourraient provoquer des effondrements ultérieurs. Bien des catastrophes sont ainsi évitées. Il repère les égouts existants, les canalisations souterraines d’eau, de gaz et d’électricité, avec indication des fuites éventuelles. Il peut lutter efficacement contre les courants ou failles souterraines émettant des radiations nocives qui, à la longue, pourraient altérer la santé des occupants, provoquant des maladies indéfinissables, des tumeurs, cancer, tuberculose, etc.

L’archéologue et le préhistorien définissent, sans fouilles coûteuses, longues et inutiles l’emplacement exact des grottes ou cavités souter­raines naturelles ou artificielles, les objets archéologiques enfouis, les sépultures anciennes et, en général, les vestiges des constructions antiques.

Le paléontologue détermine, d’après un fragment d’os quelconque, l’espèce animale dont il provient. Il obtient les mêmes renseignements précis pour les plantes fossiles.

Le géologue, sourcier, découvre aisément les eaux souterraines avec toutes leurs caractéristiques : température, pureté bactériologique pour éviter les risques de typhoïde, colibacillose, dysenterie, etc.). Il en sera de même pour les failles, cavités, souterrains naturels ou dus au travail de l’homme. Il fixe les emplacements de pétrole, en déter­minant son état gazeux ou liquide ou solide, ainsi que ceux de minerais divers : or, argent, cuivre, etc. Ces investigations rapides, préalables à toute mise en chantier, diminuent considérablement les frais tou­jours élevés de prospection et de sondage, parfois dangereux, et trop souvent inutiles autrement.

L’ingénieur des Mines précise, de la surface du sol, les dépôts, amas, veines de minerais (or, platine, cuivre, etc.), avant toute exploration ou exploitation coûteuse. Il détecte les mines des gîtes de pierres pré­cieuses, les placers aurifères et argentifères, ceux de manganèse, de bitume, de phosphates, etc.

L’ingénieur chimiste parvient aisément à indiquer quantitativement et qualitativement, dans un mélange, les cristaux, les métalloïdes à l’état colloïdal, les matières organiques non volatiles, à faire une nette séparation entre colloïdes solubles et colloïdes insolubles, par leur grosseur ou leur quantité moléculaire ; il fait même des analyses qu’il lui serait impossible de faire chimiquement.

Le médecin voit clair dans le chaos où se débat encore la médecine de nos jours. Appuyée sur la clinique qu’elle ne saurait remplacer, et grâce au diagnostic pendulaire, la radiesthésie lui permet d’établir la fiche radiesthésique de ses malades. Ceci de près ou de loin ; écriture, cheveux, urine, salive, goutte de sang, comme témoins, lui servent de bases. Il fixe l’étiologie des maladies, établit la virulence des germes nocifs, découvre les organes atteints ou déficients ; fixe une thérapeutique individuelle, vraiment scientifique. Le diagnostic rapide d’une infection se fait grâce aux radiations, par la résonance entre le témoin-maladie et le malade. Les seuls remèdes opportuns sont désignés radiesthésiquement. Mieux : avant même l’apparition des premiers symptômes, c’est-à-dire, à une période où la maladie est encore bénigne et facile à guérir, il lui est aisé de détecter et de lui opposer aussitôt une médecine préventive exacte. Plus de 400 médecins français utilisent couramment la radiesthésie, qui a pour base la loi physique de la résonance.

Le vétérinaire avec une touffe de poils de l’animal malade détecte la médication qui convient ; il lui est ensuite possible de suivre, heure par heure, l’effet de la médication, les modifications à apporter suivant l’évolution, et ceci jusqu’à la guérison.

Le notaire apprécie, entre autres, sur le terrain ou simplement sur plan, dans son étude, la valeur de chaque propriété en richesses hydrau­liques, terres profondes et vierges ; si les puits ont été creusés aux meilleurs endroits et s’il n’y a pas lieu d’en creuser ailleurs pour obtenir davantage de débit, ce qui valorisera la propriété ; s’il n’y a pas de zones nocives pour la santé des habitants, animaux et cultures.

Le militaire retire de la radiesthésie d’inestimables services en temps de guerre : fixation des lieux de concentration de troupes avant l’attaque, repérage des batteries ennemies camouflées, détermination des abris souterrains, des dépôts de munitions. La Marine de guerre utilise la radiesthésie pour suivre à distance un sous-marin en plongée, un bateau coulé ou désemparé, un champ de mines, etc.

Le chef d’entreprise industrielle, commerciale ou bancaire, soit par lui-même, soit par un collaborateur attaché radiesthésiste, obtient la solution de nombreux problèmes urgents, notamment en matière de psychologie : rien n’est plus simple, en effet, que d’effectuer l’analyse d’une signature, de lettres, de dessins, de peintures, d’en déterminer la valeur ou la nullité, de préciser la mentalité de leur auteur : orgueilleuse, violente, franche, active, sournoise, déséquilibrée ; de déterminer ses vices ou ses qualités, de savoir s’il s’agit d’un fou, d’un illuminé, d’un voleur, etc. Quant aux lettres anonymes, leur analyse révèle les senti­ments ou les intentions de la personne qui les a écrites : des mensonges sont découverts au milieu de passages parfaitement véridiques. Mais ceci ne veut pas dire que la radiesthésie permet de savoir, cependant, si une annonce de publicité dans tel journal fera vendre, combien elle provoquera de demandes de renseignements ou le chiffre d’affaires qui en résultera !

Et dans la vie familiale courante, une conclusion est également à tirer de l’observation radiesthésique, qu’il s’agisse d’établir les polarités de fiancés avant le mariage, ou de gens mariés, car la différence de polarités paraît être, pour de nombreux radiesthésistes avertis, une des conditions du bonheur du ménage ; qu’il s’agisse de la désignation du sexe d’un enfant avant la naissance ; qu’il s’agisse encore de con­naître la vitalité en pourcentage de membres de votre famille, de déterminer leur état de vie ou de mort, à distance, etc. ; ou qu’il s’agisse de questions d’habitation : orientation efficace des lits pour le meilleur sommeil, du chauffage central, syntonisation des couleurs des murs intérieurs de nos maisons, de nos vêtements, de l’ameublement — du choix rationnel des parfums, des bijoux, pierres précieuses portées sur nous, ou de nos aliments et de nos remèdes, tout est sujet à l’appli­cation des méthodes radiesthésiques. Voulez-vous savoir vers quelles études, mathématiques ou lettres, commerce, industrie, professions libérales, vous devez diriger tel ou tel de vos enfants ? Que de malheureuses erreurs peuvent-être ainsi évitées !

Voulez-vous mieux choisir vos fournisseurs, ouvriers, domestiques, amis ? Voulez-vous déterminer au juste leurs qualités réelles, leurs défauts, leurs dispositions intellectuelles, sentimentales, morales, etc. ? Les procédés radiesthésiques vous renseigneront avec une précision mathématique, beaucoup mieux que ne peuvent le faire les psycho­logues et les graphologues les plus expérimentés.

La radiesthésie inaugure une ère nouvelle : celle de la vérité. Aucun service plus appréciable ne saurait être rendu à notre humanité aux prises avec le mensonge et la mauvaise foi généralisés. L’abbé Mermet, l’éminent radiesthésiste, a écrit : « Si vous êtes avides de vérité, vous n’aurez pas de serviteur plus précis de votre pensée que la radiesthésie ». Toutefois, que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas. Dans l’ordre matériel, comme dans l’ordre intellectuel, on peut obtenir des résultats étonnants. Mais, dans l’état actuel des méthodes radiesthé­siques, on ne peut leur demander ni l’avenir, ni des impossibilités manifestes.

Les radiations nocives

Plus souvent qu’on ne le croit, de par leur position géologique, des maisons d’habitation se trouvent sous l’influence néfaste des radiations nocives. Il est incontestablement reconnu aujourd’hui qu’il s’échappe de certains terrains des rayonnements préjudiciables à la santé des êtres vivants (humains, animaux, végétaux) par la perturbation qu’ils apportent à la vibration normale des cellules humaines qu’ils rencontrent. Cette question dont les médecins, les vétérinaires, les hygiénistes et agriculteurs des pays occidentaux commencent à se préoccuper, depuis quelques années à peine, est cependant connue de temps immémorial par certains peuples d’Orient, et notamment les Chinois. Jamais, en Chine, il ne se construit un immeuble ou un tombeau avant que des spécialistes, usagers d’une boussole radiesthésique très ori­ginale, n’aient déclaré que le sol choisi est exempt de toute émission dangereuse pour ses futurs occupants. Dans leur conception, ils appellent ces ondes « les veines du Dragon ».

Ces ondes nocives ne déterminent pas de maladies par elles-mêmes, mais troublent la vibration normale des cellules de nos organes. Elles diminuent la vitalité du sujet (homme, animal, ou plante) qui les reçoit. Elles épuisent sa force de résistance et aggravent toutes les déficiences de son organisme. C’est ainsi qu’elles facilitent chez les sujets prédis­posés des tumeurs malignes, loupes par exemple, le cancer et la tuberculose. Seule, jusqu’ici, la radiesthésie permet de reconnaître ces ondes nocives et, surtout, de les combattre efficacement, en indiquant les dispositifs destinés à les supprimer.

Si vous constatez certains phénomènes troubles dans vos entre­prises, certaines difficultés dans l’exercice de votre vie, des complica­tions inattendues et qui vous sont préjudiciables, par la radiesthésie, en cherchant dans votre habitation, autour de vous, vous serez vite renseigné sur la cause des oppositions que vous rencontrez, par la découverte, d’abord, et la suppression ensuite, des ondes invisibles néfastes qui vous entourent.

La simplicité des procédés

Toutes ces investigations, ces merveilleuses découvertes dans l’inconnu seront toujours effectuées par des moyens très simples. Avec un peu d’expérience, comme en toutes choses, bien des incon­nues vous seront révélées dans l’ordre intellectuel ; bien des objets perdus, inconnus, vous seront rendus, donnés dans l’ordre matériel.

La radiesthésie est facile. L’amateurisme imprécis, comme en tout autre art, a fait beaucoup de mal à la vraie radiesthésie, soit en l’entou­rant d’occultisme ou d’empirisme, soit en ignorant les quelques exer­cices fondamentaux nécessaires.

Quant aux praticiens radiesthésistes, jusqu’à nos jours, sous le pré­texte faux d’avoir un don d’hérédité, ils gardaient jalousement cachés leurs procédés, souvent très différents, qu’ils se transmettaient de père en fils. Ils s’entouraient, le plus souvent, de tout un fatras de pra­tiques inutiles, pour rendre leur art plus mystérieux qu’il n’est. Ils entravaient ainsi, volontairement, à leur seul profit, la marche progres­sive de cet art prodigieux.

La pratique de la radiesthésie est à la portée de tous

La pratique de la sourcellerie et de la radiesthésie n’exige aucun don particulier, contrairement à ce que l’on pense généralement.

Si, cependant, tous peuvent l’exercer, nous devons reconnaître que, comme en tout art, musique, peinture, cuisine, pêche, chasse, les qua­lités natives de chacun, qui en favorisent l’exercice, contribuent lar­gement au succès. Il n’est pas nécessaire d’être magicien, scientifique, d’être cultivé, pour devenir adroit radiesthésiste. De nombreux rudes campagnards excellent à manier le pendule. Hommes, femmes, enfants, vieillards apprennent son maniement à tout âge, et arrivent à des résul­tats surprenants. Certains s’y passionnent et deviennent des as de la radiesthésie ; ils passent rapidement à la pratique de la téléradiesthésie (radiesthésie à distance) sur plan, cartes géographiques, photogra­phies. La plupart sont bons moyens, et s’il en existe de médiocres, c’est uniquement faute de quelques exercices supplémentaires. Même pour apprendre à aller à bicyclette, à diriger une barque, à danser, il faut un apprentissage. Pourquoi en serait-il différemment pour savoir méthodiquement se servir, avec succès, d’un pendule ?

 Deux procédés

Il existe, de par le monde, deux procédés ou méthodes bien distinctes de radiesthésie. L’une explique la détection des ondes par une action objective, extérieure à l’opérateur, physique, dégagée de tout occultisme, donc essentiellement scientifique : c’est la plus récemment née. L’autre explique cette détection par une action interne, subjective, mentale, c’est-à-dire par le désir mental ou fluide d’intention, c’est la plus ancienne, découlant davantage de l’antique sourcellerie. Elle estime que la sensibilité sensorielle éduquée du cerveau de l’homme rend plus vaste-le domaine de la perception.

Chacun de ces deux procédés conduit cependant à des résultats excellents. Ils utilisent, de toute manière, cet outil merveilleux que constitue le récepteur humain, le cerveau. L’avantage de la méthode physique pour certains est de se garder des conceptions vagues et nébuleuses, et, ne s’appuyant que sur des faits contrôlés, à ne tra­vailler que sur des données objectives aussi claires et aussi précises que possible. Toutefois, il semble bien que dans toute recherche radies­thésique les deux procédés interviennent ensemble, le procédé mental dominant, à mon humble avis, la méthode qui se voudrait purement physique.

Un exemple de prospection

Voici avec quelle simplicité vous découvrirez un objet quelconque égaré, ou enfoui dans le sol ; ou, si vous préférez, un cours d’eau sou­terrain jusqu’alors inconnu.

Vous parcourez lentement avec le pendule le terrain à prospecter. Vous constatez, à un certain moment, qu’au point A votre pendule s’agite. Continuant votre marche lente, vous constatez encore que, dans l’espace neutre A-B, votre pendule s’arrête. Mais au point B il se met à nouveau en mouvement jusqu’en C. Vous passez ensuite dans l’espace neutre C-D, sans réaction de votre pendule, pour aboutir en D, où il s’agite à nouveau (règle des 45 degrés). C’est toujours dans la profondeur de la terre, entre les points B et C, et là uniquement que vous trouverez l’objet perdu, ou le courant d’eau souterrain, ou le minerai, ou la cavité, etc. À quelques détails près, toutes les prospec­tions radiesthésiques matérielles se font de la même manière. C’est assez dire la simplicité de l’opération avec le pendule.

Pour apprécier la profondeur où gît le cours d’eau ou l’objet recher­chés, rien n’est plus facile également. Il suffit de savoir que les lignes AB et CD sont égales entre elles et approximativement égales aux lignes BE et CF. Par conséquent, en mesurant l’espace AB ou CD, nous obtenons la profondeur entre BE ou CF, c’est-à-dire la profondeur du corps recherché.

Pour connaître enfin la nature de ce corps, c’est-à-dire s’il s’agit d’eau, ou d’or, ou de fer, ou d’un objet égaré recherché, etc., on met dans le creux de la main de l’eau, ou de l’or, ou du fer, ou un objet identique à celui prospecté, etc., et le pendule ne se met en mouvement que pour le corps identique à celui tenu dans la main.

Combien de fermes sans eau obligent l’habitant à chercher, au loin, de l’eau impure, dangereuse, tandis qu’à quelques mètres, peut-être quelquefois sous l’habitation, passe un fort courant d’eau potable ! Combien de sites merveilleux et ensoleillés de France sont inhabités et déserts, pour la simple cause de leur manque d’eau supposé, mais dont le sous-sol est peut-être sillonné de sources intarissables !

Et combien nombreux encore sont les trésors cachés dans des ruines, ou même dans de banales maisons, qui pourraient faire le bonheur de toute une famille ! Que vous soyez savant ou ignorant, ouvrier ou employé, patron ou rentier, la radiesthésie ne peut vous laisser indif­férent.

La preuve est faite

Doit-on rappeler que les journaux ont souvent relaté les nombreux exploits de feu l’abbé Mermet : découvertes à distance de gisements de pétrole en Afrique, en Galicie et en maints endroits du globe ? Parmi de multiples faits courants, on se souvient aussi de la catastrophe de l’Italia, dirigeable du général Nobile, qui devait tragiquement s’écraser au pôle Nord. Cinq jours avant l’arrivée du premier radiogramme relatif à cette catastrophe, l’abbé Mermet, qui avait suivi l’expédition avec son pendule, par téléradiesthésie, écrivait à la Banque italienne de Londres que l’expédition s’était divisée en deux groupes. Il situait deux à trois tonnes de ferraille à proximité de trois hommes, à 26 degrés de longitude est et 81 degrés 40 de latitude nord. Puis il désignait encore cinq endroits où se trouvaient des vivants et des morts. Les ren­seignements postérieurs recueillis par le brise-glace soviétique Krassine donnèrent raison à l’abbé Mermet.

Et pourtant, dans de semblables recherches collectives, la réussite est difficile, parce qu’elle est contrecarrée par la multiplicité des cher­cheurs créant entre eux des conditions d’interférences d’ondes. Il en est de même dans les concours où l’ambiance psychologique des plus défavorables tend à paralyser la faculté des concurrents. Par contre, ces difficultés disparaissent totalement, lorsque la recherche reste individuelle, à l’écart et dans le calme.

Nul n’ignore, également, la puissance radiesthésique de l’abbé Bouly, curé d’Hardelot (Pas-de-Calais) qui, à la demande du gouver­nement français, a déterminé après la Grande Guerre, dans les champs de bataille, les emplacements de milliers d’obus enfouis dans le sol, rendant impraticable la culture ; fait officiel pour lequel il fut décoré du Mérite agricole. Et, durant la Grande Guerre, les services rendus par de modestes radiesthésistes sont considérables dans les armées qui s’affrontèrent. Dès 1918, des cours de radiesthésie militaire avaient été donnés dans plusieurs écoles militaires, notamment à l’École mili­taire du génie de Versailles. L’Armée britannique l’enseigne, depuis de nombreuses années, à l’École du génie de Chatham. Mais c’est sur­tout en Allemagne et en Italie que les officiers radiesthésistes d’artillerie et du génie sont les plus nombreux. Ils tirèrent, les premiers, de cette nouvelle arme les plus grands résultats, tant qu’ils furent les seuls à s’en servir…

L’autorité ecclésiastique, elle-même, s’y aventure résolument. Dès 1935, le diocèse de Nancy fait état de recherches radiesthésiques pour découvrir le corps de la vénérable Alex Lecler, dont on ignorait la sépulture. Une radiesthésiste, Mme Rolande Mercier, en indiqua exac­tement l’endroit. Les journaux belges ont relaté la découverte du tom­beau de la fondatrice des Sœurs de Charité, par un père trappiste sour­cier. Le Saint-Siège, lui-même, utilisa les qualités exceptionnelles de radiesthésie de feu l’abbé Mermet, pour des recherches archéologiques importantes à Rome, qui furent couronnées de succès. (Bulletin d’archéologie pontificale.)

Des revues d’ingénieurs, telles que la Revue du Génie militaire (n° de janvier 1935), et surtout les Annales des Ponts et Chaussées (n° d’avril 1937) relatent les résultats prodigieux résultant de l’inter­vention de cet art oublié dans leurs importants travaux publics, décla­rant, de façon formelle, que la méthode radiesthésique fournit des résultats supérieurs à ceux de l’étude géologique et hydrologique classique.

Enfin, les revues médicales reconnaissent que la radiesthésie permet de découvrir la nature des maladies, tout autant que le remède le plus approprié, et publient de longs articles sur ce sujet d’actualité. Les milieux médicaux reconnaissent à présent que la radiesthésie contem­poraine doit être prise au sérieux « comme un moyen complémentaire de diagnostic ». Il existe, d’ailleurs, une association française importante et active de médecins radiesthésistes, qui réunit plus de quatre cents membres pratiquants.

Faut-il citer encore quelques brillants pionniers de la radiesthésie contemporaine : MM. Deslandres, inspecteur général technique de l’Aéronautique, Armand Viré, directeur honoraire au Muséum, docteur ès-sciences ; le vicomte Henry de France ; le colonel de Marsay ; maître Charles Brouard, avocat à la Cour, archiviste paléographe; M. Poujol, licencié ès-sciences, ingénieur de l’École supérieure d’élec­tricité, parmi tant d’autres en France, dont l’autorité scientifique est incontestable.

Il ne faut donc pas s’inquiéter de quelques attaques qui se sont incidemment dressées contre cet art, depuis peu rénové, dont les appli­cations, vieilles comme le monde, ont été pratiquées par les peuples les plus divers, depuis les Aztèques jusqu’aux Chinois. Il faut même s’en réjouir, car elles ont l’avantage d’obliger les vrais adeptes de la radiesthésie loyale à se séparer des charlatans qui, parfois jusqu’à nos jours, l’ont exploitée. Son entrée dans le domaine de la science appliquée est, à cet égard, le plus sûr garant de leur disparition.

Une seule réponse peut être faite aux sceptiques et aux maniaques de l’antiradiesthésie : « Faites comme nous, étayez vos convictions sur vos propres expériences ». Les expériences contrôlées et les hypothèses explicatives seront toujours moins convaincantes que les résultats obtenus personnellement au cours de recherches expérimen­tales dont vous pouvez être l’opérateur bénévole. Nul besoin de témoin pour reconnaître dans l’intimité de sa conscience la valeur réelle et objective d’une expérience individuelle.

Quelques chercheurs distingués et dignes de sympathie se torturent l’imagination pour justifier leurs hypothèses et pour démontrer l’inanité des faits radiesthésiques ; ils font penser à ces stratèges du Café du Commerce qui s’improvisaient généraux en face de leur apéritif. Si les opinions et les critiques sont de bonne foi, elles peuvent être accep­tables et servir à corriger les abus ou les erreurs ; mais en l’occurrence n’est-ce pas un peu l’hôpital qui se moque de l’infirmerie ?

L’avis et les contrôles des personnages scientifiques ne sont pas à dédaigner; mais, malgré sa meilleure volonté, le radiesthésiste demeurera longtemps un empirique et c’est en partant de ce point de vue qu’il faut juger. Ainsi, les études du savant Alexis Carrel ne le portaient pas précisément vers le mysticisme, cela ne l’a pas empêché d’écrire un ouvrage sur la prière, tout imprégné de spiritualité et profondément religieux. Carrel s’est soumis au courant mystique qu’il a voulu étudier, sans lui imposer la rigueur scientifique avec laquelle il a été formé. C’est ce genre de compréhension que le radiesthésiste demande à l’homme de science ; il s’agit, au fond, d’une question psychologique, d’une adapta­tion et d’un comportement.

On s’est déjà aperçu que la médecine est aussi un art et qu’en défini­tive le monopole de la guérison n’était pas toujours réservé au praticien diplômé, mais aussi à l’empirique. Et, bien que le mariage de l’art radies­thésique et de l’art médical soit encore considéré comme une sorte d’union libre plus ou moins scandaleuse, nous persistons à prôner cette union… pour le plus grand bien des bénéficiaires : les malades. La valeur de notre empirisme a été sanctionnée par ceux-ci bien contre notre gré… Mais est-il humainement possible de fermer sa porte à une mère éplorée, une épouse ? Les soins que vous donneriez librement à un chien doivent-ils être refusés à un être humain ? C’est là l’éternel pro­blème des guérisseurs !

La position des guérisseurs et celle des médecins qui n’emploient pas des méthodes officialisées est sensiblement la même. Cette situa­tion serait comique si, en définitive, cet ostracisme officiel n’était pas préjudiciable au malade. Ce dernier, en général, ne s’embarrasse guère de textes de loi quand il s’agit de sa guérison ; peu importent les moyens si les résultats sont bons. C’est si vrai que, lorsque certains médecins sont malades, ils s’empressent de rendre visite au guérisseur. Il y a donc un malaise social de la médecine, et des voix plus autorisées que la mienne ont déjà proposé les réformes nécessaires. Mais, en attendant, le malade ou son entourage pourrait peut-être s’initier à la radiesthésie.

Il est évident que, dans certains cas graves, le malade est obligé de recourir à un homme de l’art. Mais les bien portants, eux surtout, doivent s’intéresser à la radiesthésie médicale. Nous avons fait nôtre le vieil adage : « Mieux vaut prévenir que guérir ». Et nous pensons que l’utilisation des facultés intuitives par la radiesthésie peut renseigner sur l’état physiologique d’un individu aussi bien qu’un diagnostic établi selon la pure tradition hippocratique.

La thérapeutique par les plantes ou phytothérapie appliquée avec l’aide de la radiesthésie peut soigner efficacement la plupart de nos maux, et, ce qui est mieux, en prévenir l’apparition.

Les milliers de radiesthésistes amateurs prouvent chaque jour que la radiesthésie est à la portée de tous et qu’elle peut rendre d’immenses services dans tous les milieux.

La radiesthésie est une chose simple, mais soyez convaincus que sa pratique n’est pas toujours d’une facilité extrême. Là, comme ailleurs, c’est le travail qui compte. N’enviez pas la renommée plus ou moins factice et trop souvent charlatanesque de certains praticiens. Sachez que tout individu normal possède en lui des possibilités merveilleuses et que ceux dont on parle le moins sont souvent les plus qualifiés. Le talent sera toujours lié à l’observation et à l’expérience, car le travail, à chaque pas, éveille une force endormie et déracine une erreur.

JACQUES QUENNOY