Alfred Herrmann : La stupéfiante odyssée des Cellules


15 Feb 2009

La stupéfiante odyssée des Cellules par Alfred Herrmann

(Revue Etre Libre. Numéro : 272, Juillet-Septembre 1977)

Nous ne sommes pas biologistes. Nous ne parlons des cellules, clans cet article, que d’un point de vue strictement philosophique et parapsychologique. Nous ne tentons aucune approche des mécanismes INTERIEURS ni de la structure INTERIEURE de la cellule, nous nous contentons de traiter leur fonction dans la nature et du rôle qu’elles jouent dans l’évolution du monde vivant sur notre terre.

Nous rendons un hommage très mérité aux études de la cellule effectuées par les grands biologistes : l’Institut PASTEUR de Paris, Jean ROSTAND, et j’en oublie.

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Depuis quelque temps, la parapsychologie et la psychotronique, ainsi que toutes les disciplines traitant les manifestations paranormales, insolites, occultes, non seulement ont conquis le rang de « sciences officielles », mais encore sont devenues « à la mode », faisant l’objet d’articles, de brochures, de livres, d’albums de plus en plus nombreux et divers. Les auteurs de ces écrits ne risquent plus d’être brûlés vifs ni de devenir la risée des soi-disant « savants » ou « esprits scientifiques ».

Toutefois, cette explosion soudaine des croissances des disciplines autrefois interdites, comportait certains inconvénients. Tandis qu’au cours des temps révolus, les études et expériences parapsychologiques se faisaient en grand secret, dans une atmosphère d’hermétisme et de mystère, ce qui favorisait leur caractère réservé, sérieux, concentré, aujourd’hui ces mêmes sciences souffrent d’une trop grande liberté d’expression, d’un manque, partiel du moins, d’esprit de suite et de contrôle.

Au lieu de procéder avec ordre et méthode, on s’est précipité, comme un oiseau de proie fonçant sur sa victime, sur les sujets qui semblaient intéresser davantage le grand public et permettaient une exploitation commerciale et financière plus immédiate et plus aisée : magie blanche ou noire, fantômes, maisons hantées, télépathie, astrologie, prédiction de l’avenir, guérisons miraculeuses directes (present healers) ou à distance (absent healers), spiritisme, réincarnation, etc. Au lieu de « commencer par le commencement », on avait l’impression d’assister à une pièce de théâtre qui débutait par le deuxième ou le troisième acte.

Nous aurons toutefois le courage de commencer par le premier acte en étudiant les processus parapsychiques, mystérieux et insolites les plus élémentaires qui se trouvent à la base de la conscience, de la vie, de l’existence de toute créature terrestre.

Cette étude comporte, hélas, plus d’interrogations que de réponses. Nous nous contenterons de cueillir les rares réponses et de formuler les questions ouvertes, le plus simplement et clairement possible, sans vouloir y répondre à tout prix ni inventer des légendes, abandonnant au mystère ce qui — du moins à notre époque — appartient au mystère.

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Deux questions fondamentales se trouvent à la base d’une cosmologie généralisée, qui sont les suivantes :

I. — Division du Grand Cosmos en trois univers :
— l’univers de la MATIERE ;
— l’univers du PSYCHISME ;
— l’univers de la SPIRITUALITE, des INDIVIDUALITES et des « AMES ».

Caractérisation et délimitations, les plus exactes possibles, de ces trois univers.

II. — Absorption, contenance et déplacement matériel d’éléments animistes, individualistes et psychiques, prisonniers de « containers » matériels.

Quant aux points d’interrogation — anthropomorphes sans aucun doute — relatifs à l’origine, l’évolution, l’objectif ou la destinée des univers, nous nous contenterons d’affirmer qu’elles se situent encore aujourd’hui au-delà du champ des activités, du « range » de notre complexe mental (« MIND ») et dans la zone de « black out » de notre appareil de la pensée et du raisonnement. Tout ce que nous savons — ou croyons savoir — c’est qu’à la tête des univers se trouvent des entités supérieures dont la dénomination et la connaissance ne sont pas à la portée du « mind » humain, que les religions ont désigné sous de nombreuses et vagues appellations (« Dieu », « les dieux », Jéhovah, Allah, etc.) et que nous appellerons le « Suprapsychisme » ou simplement « la Nature »[i].

Nous n’étudierons les sujets qui nous intéressent qu’en ce qui concerne notre seul globe terrestre.

Savoir si d’autres planètes habitées par des civilisations plus ou moins évoluées par rapport à la nôtre existent dans notre système solaire, notre galaxie ou d’autres galaxies, ne constitue qu’un point d’interrogation dont l’analyse déborde notre sujet et dont nous ne nous occuperons qu’occasionnellement.

LA CELLULE

Le don le plus merveilleux que le Suprapsychisme a fait aux hommes et à certains animaux supérieurs est celui d’une individualité et d’une âme. Celles-ci sont ce qu’elles sont et non pas ce que nous voudrions qu’elles soient ; c’est de telle manière que nous devons l’accepter, en faire le meilleur usage possible et nous remercierons toujours le Suprapsychisme de nous l’avoir donnée.

I. — Subdivision du Grand Cosmos.

L’univers matériel est le plus connu et le mieux étudié. Il comporte surtout les études de la matière et des radiations et contient d’insondables mystères, notamment ceux de l’existence et de la mesure de particules SUBQUANTIQUES et peut-être de microcosmes plus petits encore. Dans l’autre direction, l’univers astronomique n’est connu que dans l’étendue de tout ce qui se trouve à la portée de nos télescopes, radio-antennes et instruments divers destinés à l’exploration du ciel.

L’univers du psychisme, également assez bien connu, surtout sous certains de ses aspects, mais qui contient également beaucoup d’insondables mystères.

Ce qui semble certain, c’est que l’univers matériel, selon nos connaissances actuelles, dépend en totalité de l’univers du psychisme et que l’existence et la vie de tout élément, aussi menu soit-il, de l’univers matériel, est subordonnée à des éléments initiateurs de nature psychique.

L’univers le plus mystérieux et insondable est, sans aucun doute, l’univers de l’ANIMATION qui confère l’INDIVIDUALITE, la CONSCIENCE et la VIE à toutes les unités vivantes, végétales, animales et à l’homme ainsi qu’à leurs composants depuis le moindre virus, microbe ou brin d’herbe. Chez l’homme et chez les espèces supérieures, l’élément d’animation est doublé d’un facteur de nature psychique et éthique que l’on a désigné par le nom un peu mystérieux et imprécis d’AME.

Les éléments individualités et âme font que non seulement chaque créature vivante — même chez les végétaux — possède une individualité qui la fait différer de toute autre créature, et qu’également tous les éléments divisionnaires de ces créatures possèdent chacun une individualité propre comportant des myriades de facteurs matériels et psychiques différents d’un élément à l’autre. Par exemple, chaque branche d’arbre, chaque fruit, chaque membre d’une créature vivante possède son INDIVIDUALITE, c’est-à-dire un ensemble de milliards de myriades de facteurs matériels et psychiques divisionnaires qui diffèrent, ne fût-ce que par fraction infiniment petite, d’un élément à l’autre.

Nous approfondirons ce sujet lorsque nous nous occuperons de la question de la germination et de la reproduction des créatures.

II. — Absorption, contenance et déplacement matériel d’éléments animistes, individualistes et psychiques, prisonniers de « containers » matériels.

Si la première question constitue surtout un ensemble de définitions et de classements, la deuxième question appartient incontestablement au complexe des plus grands mystères du Cosmos, des mystères qui sont à la base de toutes les énigmes de la parapsychologie, de la psychotronique, de l’occultisme, etc.

Il est probable que cette question ne pourra jamais être clairement analysée, motivée ou expliquée et que, de ce fait, les complexes démesurés des grandes énigmes cosmiques risquent de reposer sur un sable mouvant au lieu de reposer sur une fondation stable et solide.

La question précitée des éléments animistes et psychiques véhiculés par des containers matériels peut « grosso modo » être subdivisée en deux grands volets, aussi mystérieux l’un comme l’autre, et qui sont les suivants :

A. — Imprégnation et transport de facteurs psychiques et animistes, en tous cas IMMATERIELS par des éléments de matière et
B. — Extériorisation et intervention de ces facteurs dans l’évolution de l’univers, ces facteurs étant libérés et exploités à bon escient par les containers matériels qui les transportent.

A. — La première question, à son tour, comporte deux volets :

a)    Comment des corpuscules tels que l’électron, peuvent-ils, individuellement ou en faisceaux, véhiculer des éléments immatériels : psychiques ou animistes ?

b)    Comment des containers matériels, tel que les cellules, sont-ils capables de véhiculer des éléments immatériels : psychiques ou animistes ?

a) Les exemples d’électrons, véhiculant des informations de nature immatérielle (psychique) sont très nombreux. Nous les avons étudiées précédemment, notamment dans un article paru dans la revue « ESOTERA » n° 3 de mars 1976.

Les exemples d’électrons, véhiculant des informations de nature psychique, sont très nombreux, citons :

— la formation d’images dans le complexe mental, à partir de faisceaux d’électrons émis par les centres de l’œil transducteurs des photons de lumière en cortèges d’électrons ;
— ordres et messages par des complexes d’électrons émis par les centres animateurs de la motilité, transmis aux centres nerveux et musculaires chargés d’exécuter les différents mouvements des êtres animés.

Il y a probablement de nombreux exemples des rôles psychiques joués par des ensembles d’électrons et qui ne sont ni décelables ni même soupçonnés d’exister.

Quant aux transferts d’informations de nature psychique, prisonniers de « containers matériels », en dehors des particules, atomes et molécules, ils nous conduisent tout d’abord à l’analyse de l’élément VIVANT d’une vie complète, organisée et autonome, connu le plus élémentaire : LA CELLULE.

LA CELLULE — ORIGINE DES CELLULES TERRESTRES

Deux théories se trouvent en présence : celle de l’AUTOSPERMIE qui affirme que les premières cellules vivantes ont été formées sur la terre même et selon une programmation qui forme la suite de la grande programmation qui a transformé une boule de feu entourée de gaz toxiques en habitacle du monde vivant.

Ensuite la théorie de la PANSPERMIE qui affirme que les premières cellules seraient venues sur notre terre à partir d’autres corps sidéraux appartenant ou non à notre système solaire.

Leur origine, d’ailleurs, ne peut se situer que dans notre système solaire car la traversée, par des cellules portant la vie, d’espaces interstellaires où règnent des températures voisines du zéro absolu, des radiations mortelles et un vide quasi-absolu, ne peut être qu’une utopie.

Si l’origine des premières cellules était un corps sidéral de notre système solaire (porteur, évidemment d’un monde vivant), le problème de l’existence et du développement du monde cellulaire se ramènerait à un problème identique à celui que nous étudions sur notre terre, mais transposé sur un autre corps sidéral de notre système solaire.

Par conséquent, en ce qui concerne notre étude, nous n’admettrons que l’hypothèse de l’AUTOSPERMIE.

Par ailleurs, de la définition et la description de la cellule, nous ne retiendrons que les éléments suivants :

— La cellule est une petite unité VIVANTE.
— La vie est un facteur difficile à définir ou à représenter, dont les propriétés principales sont le maintien, pendant un temps limité, de la coordination de tous les facteurs qui permettent à un complexe vivant de subsister dans les conditions de températures, de pressions et de radiations, sur notre terre ou ailleurs, de s’alimenter et de se reproduire.
— La cellule vivante est capable de s’alimenter et de se reproduire.
— La cellule est un MICROCOSME dont les différents mécanismes n’ont pas encore été découverts dans leur totalité. On peut les répartir, du moins par la pensée, en trois secteurs, selon les fonctions qu’elles exercent :

a) Mécanismes de l’alimentation et des déjections.

La cellule, pour pouvoir exercer les fonctions qui lui sont imposées, par la Nature, consomme de l’énergie. (Nous laisserons de côté les créatures monocellulaires, autonomes.) Cette énergie lui est fournie sous des formes diverses (sang, humeurs, flux de globules diverses, sève, etc.) par l’unité vivante ou la créature dont elle fait partie.

Quant à ses déjections, elles sont évacuées par des systèmes divers, également à charge de l’unité-mère, tels que la transpiration, les urines, les fèces, les émanations diverses d’une unité vivante, d’une créature, d’un corps.

La déficience du système d’alimentation ou des déjections, entraîne à plus ou moins brève échéance, la mort de la cellule ou son passage à l’état « goth » (v. les livres de Lyall Watson).

Dans cet état, elle devient un parasite, incapable de se conformer aux programmations de l’unité dont elle fait partie (cancers, excroissances, etc.).

b) Mécanismes de la reproduction, soit identique à elle-même (ou à peu près), soit en vertu d’une programmation destinée à la formation d’une unité vivante, d’un organe, d’une créature.

c) Enfin une partie importante de la cellule est occupée par les mécanismes, de toute première importance et très mystérieux et encore partiellement inexplorés, qui assurent le stockage des programmations psychiques et l’exécution de ces programmes. Ces mécanismes sont groupés dans des containers matériels qui sont le NOYAU, les CHROMOSOMES et les GENES.

La cellule, en effet, possède la propriété la plus mystérieuse et insolite, propre au monde vivant et nécessaire à son évolution : être imprégnée d’éléments IMMATERIELS de nature animiste et psychique, prisonniers d’un container matériel et véhiculés par ce dernier.

Ces éléments interviennent surtout dans le processus de la REPRODUCTION, SOIT PAR REPLICATION, SOIT PAR EVOLUTION PROGRAMMEE, qui permet la formation d’un complexe programmé de (milliards de) cellules répondant aux instructions de la dite programmation, par étapes graduelles et microscopiques, qui a été prévue par le Suprapsychisme et qui comprend des éléments immatériels de nature animiste et psychique, prisonniers de la cellule-mère et qui se retrouvent, dans un même ordre, avec des éliminations et des créations nouvelles, conformes à la programmation suprapsychique, dans la nouvelle cellule.

EVOLUTION DU MONDE VIVANT SUR NOTRE TERRE

Les premières manifestations de la vie — s’il faut en croire le monde savant — auraient eu pour théâtre le fond des premiers océans formés sur l’ensemble de la croûte terrestre.

Quel qu’en fût le lieu, d’ailleurs, et quelles qu’aient été les premières unités vivantes, celles-ci — sans doute des monocellulaires — ont été capables de se mouvoir, de s’alimenter et de se reproduire.

Si nous les comparons aux êtres vivants les plus évolués de notre époque — mettons le personnel dirigeant des vols de la NASA — on peut se faire une idée du chemin qui a été parcouru depuis 4 ou 5 milliards d’années ! Cette évolution, merveilleuse et à peine concevable par un esprit humain, s’est effectuée très lentement et selon une programmation savante d’une ingéniosité incroyable et réalisée uniquement grâce aux CELLULES par la « baguette magique » du SUPRAPSYCHISME, matériellement et psychiquement omniscient.

Le problème est à tel point vaste, complexe et mystérieux que sa résolution échappe au « range » de notre appareil pensant, notre « mind », et qu’il se situe dans les zones de « black-out » de ce «  mind ».

Il y a tout d’abord moyen d’y déceler quand même certaines catégories de phénomènes et de processus :

En premier lieu, mentionnons le problème de la véritable INVENTION des espèces qui se sont succédées depuis les premiers monocellulaires jusqu’aux savants contemporains. Tout se passe comme si un « superingénieur » inventait les unités ou créatures les mieux adaptées, pour chaque étape de l’évolution, aux régions, aux climats, aux conditions physiques, chimiques, mécaniques, radiologiques qui régnaient sur la terre à un moment donné. Cette adaptation elle-même comporte une véritable création de modèles d’unités et de créatures, destinées à vivre dans un certain secteur de notre planète. De plus, toute unité nouvelle devait s’adapter et s’encadrer au sein de toutes les unités et créatures déjà existantes. Les apparitions et les disparitions, le règne d’une proportion permettant à toutes les espèces existantes de vivre côte à côte dans une proportion ni trop forte ni trop faible, comportant l’équilibre des naissances, des morts, des nourritures d’une espèce par les tueries et les destructions par d’autres espèces et aussi tous les problèmes de l’écologie.

Ensuite se pose le problème du dosage savant des espèces d’individualités et d’âmes. Les plantes, privées de la majeure partie d’une motilité propre aux unités et créatures vivantes, devaient exister dans de savantes proportions et dosages. Chaque espèce d’animal devait posséder, au sein de son individualité, une programmation d’un comportement conçu de manière à lui permettre de vivre sans faire disparaitre une partie ou l’entièreté d’autres espèces. (Les programmations des animaux sont souvent appelées l’INSTINCT.) Enfin, à partir des animaux d’espèces supérieures et de l’homme, outre tous les processus précités, il y avait la création d’une AME adaptée à l’éthique cosmique et comportant une proportion bien équilibrée de LIBRE ARBITRE.

Les seules énumérations et formulations de tous les phénomènes et processus entrés en vigueur pour permettre l’évolution des premiers monocellulaires jusqu’aux savants contemporains, seraient fort malaisées sinon impossibles et les nôtres sont, sans aucun doute, vagues et incomplètes.

A présent se présente le mystère de la formation d’une unité ou créature vivante à partir d’un GERME ou d’une SEMENCE, c’est-à-dire la GERMINATION.

Assurément, la constitution de l’individualité des unités vivantes inférieures et de l’âme des unités supérieures et de l’homme sont des processus de nature CELLULAIRE. Toutefois, le phénomène de la conservation, selon un processus de continuité, des individualités et des « âmes » ainsi que le transfert de ces éléments de génération à génération (hérédité) font intervenir des groupements de cellules possédant des propriétés dépassant de loin celles des cellules isolées et de leurs propriétés additionnées, ce qui synthétise de nouvelles propriétés n’ayant souvent que peu de rapports avec celles des cellules individuelles : il s’agit des CHROMOSOMES et des GENES. Ces éléments formés par des groupements cellulaires sont capables de contenir tous les éléments qui constituent l’individualité ou l’âme d’une unité vivante, d’en assurer la pérennité et de transmettre l’individualité de l’unité ou de la fraction d’unité aux descendants de l’unité considérée.

L’étude des propriétés prénommées dépasse le sujet de la présente analyse et nous ne la mentionnons que sous l’aspect d’un ensemble de processus cellulaires.

LA GERMINATION

La germination est l’un des processus les plus mystérieux, incompréhensibles et insolites de notre grand cosmos. Il s’agit de la formation, à partir d’un germe, d’une unité vivante, d’un microbe, d’un insecte, d’un poisson, d’un oiseau, d’un mammifère, d’un homme.

Si l’on compare cette formation au seul modèle de calcul et de numération que nous possédions : l’ordinateur, on constate et l’on se convaincra que les informations contenues dans un germe sont formées d’informations unitaires, toutefois en nombre encore bien plus élevé que les opérations unitaires effectuées par un ordinateur. Ce dernier procède au moyen de petites opérations unitaires mais bien définies, opérées dans un système BINAIRE, que l’on appelle des BITS et réalisées par une simple commutation électrique. Par analogie, nous appellerons les informations unitaires contenues dans les organes germinateurs des cellules des NANOBITS[ii] car elles sont en nombre encore bien plus élevé que les « bits » des ordinateurs. Toutefois, chaque « nanobit » produit une opération de germination unitaire qui peut être de nature matérielle, animatrice ou psychique, si même sa composition exacte n’est pas connue. Ainsi, la formation d’un brin d’herbe ou d’une patte de grenouille consiste en des milliards de formations unitaires de molécules, d’atomes, de petites opérations physiques, chimiques, mécaniques et autres. Leur nombre, quoique inimaginablement élevé, n’est pas infini et comme tout, dans la nature, la CONTINUITE n’est jamais réalisée car tout, dans le cosmos, est bâti en escalier.

Les « nanobits » immatériels de nature animiste ou psychique ne connaissent évidemment ni l’espace ni le temps. Les « nanobits » de nature matérielle sont en nombre à tel point élevé qu’on peut leur prêter un caractère infiniment petit et dès lors on peut leur attribuer, sans commettre une erreur bien grave, l’ignorance de l’espace et du temps. Et pourtant tous ces éléments immatériels ou de nature pratiquement infiniment petite, sont tous contenus dans une fraction de matière bien définie et limitée et, de plus, ils y sont retenus prisonniers et se déplacent avec elle, s’extériorisent et se réalisent dès que le container matériel (de sa propre initiative ou sur un commandement mystérieux du Suprapsychisme) leur en donne l’ordre.

L’ensemble des nanobits et du container représente un GERME et répond à une PROGRAMMATION SUPRAPSYCHIQUE : celle de l’unité à former. Dans le cas de la cellule, le container matériel est constitué par le noyau, les chromosomes et les gènes de la cellule germinale ou du groupe de cellules germinales.

Afin de nous permettre de nous faire — ne fût-ce qu’une idée — du nombre de « nanobits » contenus dans une cellule ou un groupe de cellules germinales, nous énumérerons grossièrement les unités matérielles, animistes ou psychiques prisonnières du germe : dans le cas d’une simple plante par exemple : moyens de retirer de la terre les substances nécessaires pour former les racines, tiges, brins, éventuellement sucs, fleurs, fruits ; synthèse de la sève ou des sèves capables d’entretenir l’existence de la plante, systèmes de circulation des sèves ou des sucs, réalisation d’un nombre énorme de processus matériels, animistes, psychiques, physiques, chimiques, mécaniques dont certains sont d’une complexité insensée, inaccessible aux hommes ; entretien de la vie de la plante, sa durée suivant les emplacements et les saisons, hibernation, refloraison saisonnière, formation d’engrais avec ses déchets, etc.

Chacune de ces opérations exige des millions d’informations et d’instructions, donc de « nanobits ».

Il y a lieu d’ajouter à l’énumération prénommée les instructions et informations de caractère purement animiste et psychique qui font partie de la programmation par le Suprapsychisme, de l’unité considérée.

Ces programmations, quoique réelles, sont parfois en contradiction les unes avec les autres. Citons quelques exemples :

— Chiens et chats sont programmés pour être des ennemis. Presque toute rencontre entre ces animaux se termine, soit par une fuite éperdue, soit par un combat, souvent sanglant. Or, il se fait que lorsqu’un chien et un chat sont élevés ensemble dès leur jeune âge, leur hostilité programmée se transforme en une parfaite indifférence, sinon en une solide amitié (évidemment programmée).

— L’ours blanc passe, à juste titre, pour être un des plus irréductibles tueurs d’hommes. Or, nous avons vu, dans un cirque, une vingtaine de ces ours se soumettre à toutes les volontés d’une jeune et frêle petite dame allemande ayant pour toute défense un fouet et obligeant ces colosses féroces qui, d’un seul coup de pattes, l’auraient tuée sur-le-champ, à se livrer à de nombreuses acrobaties et pitreries.

Dans ces deux cas, il s’agit incontestablement de « nanobits » inclus dans la programmation et prévoyant des exceptions à la programmation générale. Celle-ci contient donc incontestablement des prévisions d’exceptions à la règle, ce qui exige la présence d’un nombre additionnel et très élevé de « nanobits » qui prévoient aussi des choix à faire (« inter legere » = intelligence).

Le stockage, dans les containers cellulaires, d’un nombre pratiquement infini de « nanobits » peut s’expliquer de QUATRE MANIERES dont aucune, d’ailleurs, ne peut être justifiée d’une manière certaine, complète et péremptoire :

1) Les nanobits, en nombre pratiquement infini, constituent la programmation d’une unité vivante, seraient stockés effectivement dans une cellule ou un groupe de cellules, ce qui leur conférerait une certaine propriété MATERIELLE consistant en une certaine LOCALISATION. Ils ne peuvent être LIBERES, c’est-à-dire débarrassés de leur propriété de localisation que par la volonté de l’unité vivante qui les retient prisonniers.

2) Les organes animistes et psychiques des cellules seraient doués d’une très grande intelligence autonome dont la caractéristique principale est la FACULTE DE COMPRENDRE ET D’EXECUTER les instructions qu’ils contiennent. Cela expliquerait leur faculté de REFLECHIR (en apparence du moins) et de prendre des décisions lorsque leur programmation comporte des choix à opérer (« inter legere »).

Cette explication pourrait, dans le cas de l’homme, justifier la fraction de LIBRE ARBITRE qui lui est accordée.

3) Les « nanobits » contenus dans les cellules ne seraient pas seulement des éléments animistes ou psychiques, mais de véritables (mais infiniment petits) récepteurs et émetteurs de signaux permettant des échanges de vues avec des éléments pensants du Suprapsychisme (un peu à la manière des « walkies-talkies »). Toutefois, ces éléments seraient inconscients (ou subconscients). Cette manière de comprendre les choses expliquerait le processus des individualités et, chez l’homme et les espèces animales supérieures, de l’âme qui leur permet d’agir, non pas selon les ordres inspirés par la programmation, mais selon l’appréciation (bonne ou mauvaise) du conscient et de l’inconscient, considéré comme un véritable double de la personnalité de l’individu (v. les numéros 250, 251, 254 256 de la revue Etre Libre »).

4) Le stockage des « nanobits » dans leurs containers cellulaires se ferait selon des processus mystérieux et énigmatiques qui ne seraient pas (encore) à la portée du « mind » humain. Le mécanisme tout entier de la germination et de la multiplication des cellules se ferait alors selon des mécanismes inconcevables et irreprésentables par le « mind » humain qui semblent corroborer cette explication. Les dernières recherches faites dans le domaine des processus photographiques « Kirlian » montrent des images (très confuses d’ailleurs) de parties d’unités vivantes (de feuilles p. ex.) ou de végétaux qui ont été amputées ou qui sont en voie de formation par des microbes ou des virus. Ces clichés apportent la preuve de l’existence de substances sous une forme qui n’est que semi-matérielle puisque, ne répondant à aucun signal matériel, elles impressionnent néanmoins des plaques photographiques lorsqu’elles sont parcourues par des ondes ultra-ultra courtes.

Les quatre explications prénommées ne nous avancent guère et n’apportent que fort peu d’éléments nouveaux à ce que nous voulons savoir.

Afin de nous permettre de faire un pas (un très petit pas) en avant, nous jetterons un rapide coup d’œil sur les processus énigmatique de la naissance et de la mort des unités vivantes.

(A suivre.)

La stupéfiante odyssée des Cellules par Alfred Herrmann

(Revue Etre Libre. Numéro : 273, Octobre-Décembre 1977)  (suite et fin)

NAISSANCE ET MORT DES UNITES VIVANTES

Si les naissances et les morts n’existaient pas, les unités vivantes vivraient éternellement et le monde vivant serait condamné à un immobilisme désespérant, sans aucun espoir d’évolution, de perfectionnement ou de progrès.

C’est pourquoi le Suprapsychisme (les esprits religieux diraient « Dieu ») a décidé que tout élément vivant se transformerait d’un moment à l’autre (le « moment » pouvant être une fraction infiniment petite de seconde). Si cette transformation était CONTINUE, les progrès possibles du monde vivant seraient très limités. Le Suprapsychisme a préféré appliquer le processus en vigueur dans le cosmos tout entier : l’évolution « en escalier » : naissance, évolution et finalement annihilation complète de tout élément unitaire ou composite. L’évolution est conçue de manière à profiter au cosmos tout entier ou du moins à une fraction de celui-ci et de la mettre à profit. L’annihilation sera toujours une transformation radicale et brusque de l’élément considéré et jamais une simple destruction sans profit pour personne qui ferait s’écarter cet élément du cheminement dans lequel il s’est engagé.
Afin d’illustrer matériellement le processus prénommé, prenons un exemple matériel : l’évolution d’une étoile. Celle-ci prendra naissance par les effets d’une condensation de grandes masses nébuleuses ; ensuite, elle deviendra petit à petit un corps sidéral à la suite de diverses transformations physiques, mécaniques, nucléaires et autres. Finalement, l’étoile sera désintégrée au cours de sa collision avec un autre corps céleste ou de tout autre processus destructeur. Toutefois, son contenu matériel, consistant surtout en énergies diverses, sera répandu dans tout l’univers environnant tandis que le contenu animiste et psychique subira un sort qu’il nous est encore impossible de qualifier mais qui sera réparti entre d’autres éléments de même nature de l’univers.

Le cycle que nous venons d’esquisser s’applique à tout élément cosmique et il s’appliquera également à toute unité vivante.

C’est ainsi que le Suprapsychisme a usé du processus d’évolution « en escalier » plutôt qu’une évolution continue à tout le monde vivant destiné à peupler notre terre.

Le processus « en escalier » impose obligatoirement un commencement et une fin à toute unité vivante. Son application n’est point aisée et comporte pas mal d’inconvénients dont un grand nombre d’affres psychiques et de souffrances imposées à tout ce qui est vivant.

Par ailleurs, la réalisation de cycles naissances-morts ne peut se faire qu’à l’aide de cellules et d’une structure cellulaire.

Les naissances sont réalisées grâce au processus de la germination. Quant aux morts, elles sont, en ce qui concerne les animaux, soit naturelles, soit provoquées par une tuerie suivie d’une mangeaille du plus faible par le plus fort. Les morts naturelles sont l’œuvre d’une programmation résultant surtout de l’application de la LIMITE d’HAYFLICK qui fait que la reproduction (réplication) d’une même cellule ne peut avoir lieu qu’en nombre LIMITE de fois. Lorsque cette limite est atteinte, il se produit un grand excès de cellules mortes par rapport aux cellules naissantes et, l’équilibre n’étant plus atteint, l’excédant de cellules mortes a pour résultat, à plus ou moins bref délai, la mort de l’unité vivante, de la plante, de l’animal ou de l’individu.

En ce qui concerne le monde végétal et animal, les morts naturelles sont en minorité, ce qui donne l’apparence d’une infinie cruauté et manque de pitié élémentaire à ce monde. Quant au monde humain, c’est la mort « naturelle » qui l’emporte aisément sur les morts par catastrophes et tueries.

Les morts « naturelles » ont donné naissance à divers rites et mises en scène inventés par les divers cultes et religions.

La naissance comporte :

a) le déclenchement du phénomène « vie » ;
b) l’adjonction, aux containers cellulaires de la nativité, des programmations de l’individualité ou de l’espèce de l’unité qui va naître.

Le déclenchement du processus « vivre » s’opère dès la conception, c’est-à-dire dès la rencontre et la collaboration active d’un complexe cellulaire mâle et d’un complexe cellulaire femelle. Par une synthèse mystérieuse, incompréhensible et inexplicable, la rencontre conceptionnelle des deux complexes cellulaires déclenche la multiplication des cellules par réplication, formation de nouvelles cellules contenant les « nanobits » à la fois des cellules du complexe paternel et du complexe maternel.

L’individualité naissante sera une combinaison des individualités paternelles et maternelles.

La production de cellules nouvelles retenant prisonniers des éléments matériels, animistes et psychiques est un processus énigmatique et inexplicable. Il se fait à la fois par un organe male et un organe femelle, contenus soit dans une même unité vivante (parthénogenèse) soit dans deux unités de sexes contraires. La production de cellules germinales se fait par MEIOSE dans les organes sexuels masculins, soit par OVULATION dans les organes sexuels féminins. En ce qui concerne l’espèce humaine, l’organe générateur de la méiose est le testicule et l’organe générateur de l’ovulation est l’ovaire.

Grâce au processus de la sexualisation et aux mécanismes précités, les qualités (ou défauts) physiques et psychiques des êtres humains et des animaux supérieurs, se répartissent d’une manière harmonieuse et équilibrée entre les descendants (pour le bien et pour le mal).

A remarquer que la méiose s’effectue, en ce qui concerne l’homme et les espèces animales supérieures, dans des organes qui, telles les testicules, sont situés en dehors de la créature et à l’air libre et sont exposés, par conséquent, à toutes les radiations cosmiques. Cette constatation favorise les thèses des astrologues. Par contre, l’ovulation féminine se produit dans les ovaires subissant l’influence de toutes les émanations et radiations CORPORELLES. De cette manière, les nouveau-nés, dès leur naissance, auraient subi les influences à la fois des radiations astronomiques et des radiations et émanations matérielles et psychiques du corps humain.

La description ci-dessus est évidemment simpliste, sommaire et basée sur des effets plutôt que sur des causes. Faute de mieux, nous sommes bien obligés de nous en contenter.

Quant à la mort « programmée », elle représente un processus encore plus énigmatique que celui de la naissance car elle comporte la disparition ou la transformation de tous les « nanobits » prisonniers de cellules qui mourront ou se transformeront les uns après les autres. Le peu que nous savons de la mort et du sort réservé aux cellules d’une unité vivante qui meurt est admirablement décrit dans le livre Histoire naturelle de la vie éternelle de Lyall Watson paru dans les éditions d’Albin Michel à Paris en 1974.

La programmation « mort » contenue dans toutes les cellules comporte une impossibilité de prolonger la reproduction des cellules au-delà de la limite d’Hayflick, dont l’alimentation et la réplication de celle-ci. Les lois humaines ont adopté pour critère de la mort l’arrêt du cœur mais le phénomène de la mort, ainsi que le démontre avec beaucoup de clairvoyance Lyall Watson, est tout autre. Maintes personnes ont été « ressuscitées » après leur mort « clinique ».

Quant au sort réservé aux « nanobits » après la mort de leur cellule porteuse, elle représente et restera sans doute à tout jamais un insondable mystère inaccessible au « mind » humain. La question de la disparition ou de l’évolution des « nanobits » jettera sans doute un pont entre la vie et la « survie » (réincarnation), à condition toutefois que l’on réussisse à caractériser d’une manière plus précise l’individualité ou l’âme d’un être vivant.

Ce problème — l’un des plus importants de la parapsychologie et de la psychotronique — transportera la question tout entière de la mort cellulaire ou clinique dans le domaine de l’éthique cosmique, de la philosophie et de la religiosité.

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L’examen détaillé des processus de la vie et de la mort ne nous a pas apporté beaucoup d’informations nouvelles. Nous pouvons néanmoins en tirer quelques conclusions intéressantes.

1) En nous basant sur l’explication 1), nous pouvons conclure que les programmations des animations, des individualités, du psychisme et des actions accomplies par toute unité vivante sont stockés dans des containers matériels faisant partie des cellules et groupes cellulaires : noyaux, chromosomes, gènes, sans compter d’autres éléments que nous n’avons pas encore pu découvrir.

La nature des « nanobits » n’est pas purement immatérielle ni purement matérielle. Certes le fait de leur invisibilité leur prête une nature immatérielle. Cependant, tout récemment, des établissements bien équipés en appareils « Kirlian » sont parvenus à photographier des traces de cellules, contenant un grand nombre de « nanobits », soit ayant appartenu à une fraction d’unité vivante amputée, soit appartenant à une fraction de matière n’ayant pas encore pris naissance, telle que le tracé d’un futur cancer ou d’un tubercule qui fera un jour partie d’une excroissance parasite d’une créature et risquera de provoquer sa mort.

Par conséquent, le porteur de nanobits est d’une nature semi-matérielle (puisqu’il répond à une action matérielle telle que la photographie) et semi-immatérielle (puisqu’il ne répond à aucune autre sollicitation de nature matérielle mécanique, physique, optique, etc.)

2) L’explication 2) nous démontre que les cellules et groupes cellulaires sont doués d’intelligences très supérieures à celles de l’homme et de ses complexes pensants, ne fût-ce que pour être en état de comprendre et d’interpréter les ordres reçus des éléments supérieurs du Suprapsychisme. Selon M. LINSSEN, cette intelligence résulterait surtout d’un processus prodigieux de MEMORISATION.

3) On peut considérer les nanobits stockés dans les containers psychiques des cellules comme étant de véritables petits postes « walkie-talkie » en liaison permanente avec les éléments opportuns, de guidage, du Suprapsychisme. La mort pourrait entraîner la destruction et la disparition, les uns après les autres, de ces petits postes. Pourtant, les clichés Kirlian, effectués après l’amputation d’une fraction d’unité vivante (p. ex. une feuille), démontrent que ces petits postes continuent d’exister, cependant dans un état peu matériel puisqu’ils ne répondent plus à aucun signal matériel, mais dans un état qui permet encore leur photographie matérielle. On pourrait en déduire (mais ce n’est toujours qu’une supposition) qu’ils ne se détruisent point mais qu’ils passent petit à petit dans un état immatériel encore inconnu. Ceci est important en ce qui concerne la mort des êtres vivants.

4) L’explication la plus rationnelle et la plus logique est encore celle qui attribue aux cycles des naissances et des morts des unités vivantes un caractère mystérieux et inaccessible au « mind » humain comportant des processus tels que le stockage des programmations et la faculté de leur exécution, dans des containers matériels incorporés dans les cellules, la modification de ces programmations dans des conditions bien déterminées et beaucoup d’autres encore, qu’il est impossible aux hommes de notre siècle d’interpréter ou d’expliquer. Nous devons nous contenter de les classer et les cataloguer mais nous devons nous pénétrer de l’idée que le phénomène tout entier de l’évolution du monde vivant sur notre terre, depuis les microorganismes, les plantes, les insectes jusqu’aux hommes, est un processus cellulaire qui a été programmé et ce n’est qu’en étudiant d’une manière approfondie la vie, la présence, l’évolution et tous les processus se rapportant aux cellules et aux groupes cellulaires qu’on arrivera à élucider petit à petit les mystères de la vie et de l’évolution des espèces vivantes et des espèces humaines sur notre terre — et peut-être ailleurs.

La germination prouve, une fois de plus, que les éléments de nature animiste et psychique ne connaissent ni l’espace ni le temps ou, plutôt, qu’ils ne connaissent que l’espace et le temps qui leur sont prêtés par leurs containers matériels.

Les informations nécessitées par la naissance et le développement d’une unité vivante sont en nombre pratiquement infini. On peut y distinguer, entre autres, dans le cas d’une simple plante, les informations nécessaires pour retirer de la terre les substances opportunes, le nombre et les dimensions des racines, les moyens pour faire face aux intempéries, les adaptations aux saisons, les distillations des parfums des fleurs, des sucs des fruits et une infinité d’autres informations dont aucune ne serait à la portée des laboratoires humains les mieux équipés.

On doit y ajouter toutes les informations de nature animiste et psychique, entre autres celles qui se rapportent aux interventions d’animaux, à l’alimentation des créatures les plus diverses  aux durées des vies, à la transformation des plantes mortes en produits d’engrais pour d’autres plantes. La plus élémentaire des énumérations des activités dont chacune exige des milliards d’informations demanderait des pages et des pages d’écritures. Toutes ces informations et instructions sont contenues dans un germe minuscule.

Toutefois, le plus grand mystère est celui de la FORMATION des germes et des semences. De quelle manière les myriades d’informations sont-elles absorbées par leur minuscule container matériel ?

Nous ne sommes pas assez savant pour pouvoir résoudre la moindre de ces énigmes et devons nous contenter de formuler et de classer des questions qui ne sont probablement pas toutes accessibles à un « mind » humain et ne seront jamais résolues définitivement par les hommes.

La formation des germes et des semences constitue une énigme aussi entière et irrésolue que la formation des diverses unités et créatures par ces germes et semences.

De quelle manière des informations animistes et psychiques sont-elles en état de pénétrer dans des containers matériels et d’y rester prisonniers ? C’est une énigme angoissante qui est posée aux hommes.

L’évolution de la vie sur notre terre constitue la prolongation de la vaste programmation qui a transformé notre globe terrestre, boule en feu, en habitacle destiné à l’existence et l’évolution de la VIE. Par conséquent, les cellules ne peuvent être que les AGENTS du Suprapsychisme qui les a chargées de se conformer à cette programmation et de la prolonger. En tant qu’agents, elles ne peuvent être les sièges de cette programmation même mais seulement les récepteurs d’instructions venant « de plus haut ».

Au raisonnement qui précède, on pourrait objecter que, dans les conditions précitées, les unités et les créatures produites en suivant l’évolution du monde vivant ne peuvent exister qu’en tant que parties et exécutants de la « grande programmation suprapsychique du cosmos ». Cette allégation est évidente en ce qui concerne les mondes minéral, végétal et animal dont l’existence et l’évolution sont prévues par la « grande programmation ». Chez l’homme, toutefois, l’animisme et le psychisme comportent une fraction de « libre arbitre » qui le rendrait partiellement dépendant de la « grande programmation » et entraînerait pour lui les responsabilités y afférentes. Toutefois, qui sait si ce « libre arbitre » ne devrait pas être lui-même incorporé, du moins en partie, dans la « grande programmation » ? Ce serait d’ailleurs à souhaiter, sinon le libre arbitre humain, abandonné à lui-même, serait en état de conduire l’humanité aux pires catastrophes, y compris son propre anéantissement !

Etant donné pourtant qu’on a vu les pires fléaux qui menaçaient l’humanité, stoppés par une « main invisible », on peut en conclure que le Suprapsychisme n’a nullement l’intention de laisser l’humanité se détruire elle-même. Par conséquent, en appliquant un sens inverse aux raisonnements précédents, on peut arriver à la conclusion que si la formation des unités et créatures vivantes ainsi que leur évolution sur la terre appartiennent effectivement à la « grande programmation », les cellules et groupes cellulaires ne possèdent aucune intelligence PARANORMALE propres, mais agissent en tant qu’agents intelligents de l’exécution de cette « grande programmation » et qu’elles possèdent la mystérieuse propriété d’être en état d’entrer en contact avec cette programmation et de recevoir d’elle toutes les instructions nécessaires pour pouvoir accomplir les tâches que nous avons décrites précédemment.

C’est là une propriété primordiale et inédite que l’on est obligé de reconnaître à ces minuscules petites unités vivantes et qui font d’elles le principal agent de liaison entre le Suprapsychisme, le Cosmos, l’univers matériel, l’univers psychique et l’homme.

LA VIE, CONDITIONNEE PAR LES MOUVEMENTS CELLULAIRES.

La vie — cette fois notre information est basée sur des faits reconnus par toutes les disciplines scientifiques — est conditionnée par une balance continue entre les cellules qui prennent naissance et les cellules qui meurent. Or, on sait qu’une même cellule ne peut se « répliquer » qu’en nombre limité de fois (limite d’Hayflick), après quoi elle meurt ou devient un élément inutile et toxique.

Pendant la formation et la croissance d’une unité vivante ou d’une créature, la balance vie-mort des cellules est positive. Pendant les années plus avancées et la sénescence, le nombre de cellules mortes excède le nombre des cellules vivantes. Etant donné la limitation des moyens d’évacuation des cellules mortes, la toxicité provoquée par les excédents de ces dernières ne fait qu’augmenter[iii]. La limite d’Hayflick provoquant la diminution de la formation de cellules nouvelles (ou la réplication de cellules anciennes), il arrive un moment où le corps, encombré de cellules mortes et toxique, n’est plus capable de réagir et meurt. Par conséquent, la durée de la vie, l’état de santé de l’homme et même son état psychique sont réglés par son complexe cellulaire et la limite d’Hayflick appliquée à ce dernier.

LES MORTS DES CELLULES.

Pendant toute la vie d’une créature, celle-ci rejette des cellules mortes. Lorsque l’unité vivante ou la créature meurt, les cellules qui la composent ne meurent pas toutes pour autant Privées pourtant de leur alimentation en énergie, etc., et de l’évacuation de leurs déjections, les cellules ayant constitué l’unité vivante ou la créature meurent les unes après les autres à moins d’être incorporées dans d’autres complexes cellulaires.

Que deviennent les cellules mortes en provenance des rejets et des morts de créatures diverses ? (Nous ne parlerons pas des cellules devenues « gothes » selon l’expression de Lyall Watson, c’est-à-dire qui n’obéissent plus à la programmation de la créature originelle mais sont capables de former n’importe quel complexe fantaisiste ou parasite tel qu’un cancer.)

Elles ne sont plus capables d’emmagasiner des informations de nature animiste ou psychique en provenance de la créature-mère ni d’exécuter aucun ordre de nature immatérielle de la même origine.

Toutefois, toutes les matières, toutes les molécules, tous les atomes, etc., de cette cellule morte continuent à obéir aux lois naturelles et deviennent une matière dite « organique », inerte.

Or, toute unité vivante ne peut être alimentée que par des matières dites « organiques », c’est-à-dire composées en majeure partie de cellules vivantes ou mortes. Par conséquent, toutes les substances provenant des rejets de créatures vivantes ou de leur mort deviennent un aliment non seulement nécessaire, mais indispensable pour le monde vivant tout entier. Elles serviront de nourriture ou d’engrais mais doivent souvent subir des transformations importantes opérées par de MICROORGANISMES, c’est-à-dire des organismes composés de cellules vivantes.

Ainsi, rien de tout ce qui résulte des rejets des créatures vivantes ou de la mort d’unités ou de créatures n’est perdu. Tout est transformé en apports d’alimentation ou de développement de toutes les unités et de toutes les créatures vivantes qui existent sur notre terre, assurant la pérennité des vies végétales et animales du globe terrestre.

LE MERVEILLEUX ET STUPEFIANT CIRCUIT DES CELLULES

Nous avons vue que dès que les conditions climatiques l’ont permis et à partir des premiers minuscules monocellulaires du fond des eaux, la croûte terrestre s’est couverte petit à petit d’une végétation abondante. Celle-ci a transformé l’atmosphère toxique qui entourait la terre en une atmosphère respirable et propice à l’extension d’un monde mobile et vivant, en appliquant de nombreux processus physiques, mécaniques et chimiques, fournis par les programmations surprapsychiques emmagasinées ensuite dans les cellules et dont tous les secrets ne sont même pas découverts par les hommes de science contemporains.

Tout ce travail titanesque s’est effectué par l’intermédiaire des minuscules CELLULES dont les intelligences quasi-omniscientes — intelligences « par procuration » et surtout intelligences de compréhension imprégnées dans ces petites créatures par le Suprapsychisme — sont venues à bout de toutes les énigmes à résoudre, de tous les obstacles à vaincre. Par complexifications et perfectionnements successifs, la Nature est arrivée, finalement, à créer l’homme, cette créature extraordinaire, copiée partiellement sur le Suprapsychisme, dont l’intelligence, parfois bienfaisante, parfois diabolique, l’a rendu maitre absolu de la terre.

Toute cette végétation qui recouvre la terre, toutes les créatures qui l’habitent, sont constituées en majeure partie par des cellules animées par l’intelligence omnisciente du Suprapsychisme qui a prévu également l’alimentation et la multiplication de ces minuscules cellules, dirigées par des propriétés animatrices, psychiques et matérielles contenues dans leur enveloppe matérielle même. Leur naissance, leur vie et leur mort ne sont que des TRANSFORMATIONS de leurs composants, eux-mêmes conduites par le Suprapsychisme et les lois naturelles.

Le circuit des cellules entraîne un circuit du monde vivant : végétal et animal, ainsi que de l’humanité toute entière. Les cellules ne meurent jamais complètement mais leur matière se transforme tandis que les éléments animateurs et psychiques qu’elles contiennent, qui ne connaissent sans doute ni l’espace ni le temps lorsqu’ils sont libérés, se transforment à leur tour et s’en vont rejoindre le grand cosmos des éléments animateurs et psychiques, c’est-à-dire le SUPRAPSYCHISME.

Ainsi donc se trouve bouclé le circuit stupéfiant des cellules. Il est probable que le circuit des naissances et des morts des hommes parcourt une boucle de transformations analogue ! Cette boucle, de toute manière, est dépendante de la merveilleuse boucle cellulaire, conditionnée elle-même par LA STUPEFIANTE ODYSSEE DES CELLULES!

Bruxelles, septembre 1977
Alfred HERRMANN.


[i] Cela ne veut point dire que notre sujet soit traité dans un esprit athée ni même agnostique au contraire, nous aimons placer la question de l’existence du « Suprapsychisme » (les religions diraient « Dieu ») en tête de tous nos arguments.

[ii] Selon le dictionnaire, nano est un préfixe qui, placé devant une unité, la divise par un milliard. La proportion, dans le cas qui nous occupe, dépasse sans doute encore de loin le milliard et même le milliard de milliards. Il n’existe plus aucune expression matérielle pour désigner de tels chiffres.

[iii] Une conclusion de ce qui précède, formulée notamment par Edgard CAYCE, est qu’au fur et à mesure qu’on avance en âge, on doit s’efforcer par tous les moyens (surtout par les moyens mentaux et la visualisation), de stimuler la formation des cellules et l’évacuation des cellules mortes (respiration, transpiration, fèces, urine, etc.).