Yves Christen : Le cerveau humain peut-il comprendre le cerveau humain


10 Dec 2010

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série No 4. Septembre-Octobre 1982)

Je suis, écrivait il y a déjà une cinquantaine d’années, le biologiste français Félix Le Dantec, dans la situation d’un monsieur qui tire sur la ficelle sortant de la boite de carton sur un comptoir d’épicier. Il ne sait pas ce que contient la boite de carton ; il ne sait pas si la ficelle qui y est pelotonnée ne changera pas plusieurs fois de couleur ; il ne sait même pas si cette ficelle, sur laquelle il tire aveuglément, ne fera pas éclater, quand elle sera à bout de course, une machine infernale capable de détruire la boutique tout entière. Il ne sait rien de tout cela, et cependant, il continue bravement à tirer sur la ficelle. Je vais faire comme lui et tirer sur cette ficelle… sans savoir le moins du monde où elle me conduira. Quand j’aurais fini, je regretterai peut-être de n’avoir pas laissé la ficelle dans la boite ; mais alors, il sera trop tard » [1]. Cette citation résume parfaitement à mon sens l’inquiétude du chercheur qui approche de trop près la connaissance profonde de l’être humain. Une indicible impression de jouer les apprentis-sorciers. De toucher à quelque chose qui doit rester secret. Ainsi que je l’ai plus longuement expliqué par ailleurs [2] je vois dans cette inquiétude la raison essentielle de toutes les polémiques qui entourent chaque recherche approchant vraiment la connaissance de la nature et de l’intelligence humaine. Et cela pas seulement dans le passé, mais aujourd’hui encore. Qu’il s’agisse des travaux sur l’hérédité de l’intelligence humaine, sur le chromosome du crime, la sociobiologie, l’importance des comportements agressifs ou instinctifs au sein de notre espèce, l’origine des races, etc… toutes ces voies de recherche font l’objet de conflits hors de proportion avec le degré de volonté « d’idéologisation » des principaux savants qui s’aventurent en ces difficiles secteurs de la connaissance. Tout se passe comme si le simple fait de violer une sorte de tabou implicite suffisait à déclencher de terribles foudres. Il est à noter qu’à l’inverse ceux qui choisissent d’aborder l’étude des profondeurs de l’homme par des voies si détournées ou si peu scientifiques qu’elles n’ont guère de chance d’aboutir à des données sérieuses ne font l’objet d’aucun anathème de ce genre. Tel est le cas des psychanalystes. On assiste ainsi à cet incroyable spectacle : des « psychologues littéraires », plus ou moins psychanalysant, qui ne s’entourent d’aucune précaution de type scientifique dans l’exercice de leur propre travail, reprochent aux « psychologues scientifiques » (spécialistes de l’étude du quotient intellectuel, de l’hérédité des comportements, de la psychiatrie biochimique, etc… ) qui procèdent eux à une multitude de vérifications expérimentales, de n’être pas tout à fait et en tous points rigoureux !

L’étude scientifique du cerveau et du fonctionnement de l’esprit pâtit grandement de cette forme d’obscurantisme latent. Mais elle se heurte également à une difficulté d’ordre logique qui s’exprime ainsi : « le cerveau humain peut-il comprendre le cerveau humain ? »

A certains égards, ce problème évoque ceux auxquels se trouvent confrontés les spécialistes de la logistique contemporaine, en particulier dans le cadre de la sémantique générale d’Alfred Van Vogt [3]. Par rapport à la logistique, la sémantique générale apporte un correctif ainsi résumé par Van Vogt : « (l’)idée essentielle est qu’une signification ne peut être comprise que si l’on tient compte du système nerveux et du système de perception humain qui en sont les vecteurs et les filtres. Car, en raison des limitations de son système nerveux, l’homme ne peut appréhender qu’une partie de la vérité, et jamais sa totalité. » De surcroît, interagissant avec le système, l’observateur vient obligatoirement le perturber. D’où les jugements, habituels aux logiciens, tels que « une carte ne couvre pas tout le territoire auquel elle renvoie » (car elle devrait représenter le sujet en train de l’examiner), etc.

Non seulement ces interrogations n’ont rien d’académique ou de révolu, mais elles rejoignent celles de nombreux scientifiques contemporains, notamment parmi les physiciens et les neurophysiologistes. A tel point qu’un spécialiste tel que le professeur John Eccles, Prix Nobel de médecine 1963, pense, aujourd’hui encore, que la science ne se révélera jamais capable d’élucider certains mystères de l’esprit humain [4]. Il en profite pour postuler à côté d’un monde 1 (tout l’univers matériel et physique y compris les cerveaux). un monde 2 (celui des expériences subjectives et mentales) et un monde 3 (celui de la culture) avec une mystérieuse interaction entre les mondes 1 et 2 qui fonde son interprétation dualiste-interactionniste, élaborée en collaboration avec le philosophe Karl Popper, du cerveau et de l’esprit conscient. Non seulement une telle interprétation ne fait pas l’unanimité du monde savant, mais on peut se demander dans quelle mesure elle ne constitue pas une sorte de fuite de nature à éviter de se colleter avec le problème essentiel : l’étude de l’origine de la pensée humaine.

Cette dernière fait d’ailleurs l’objet d’autres manœuvres d’évitements. L’une des plus classiques correspond à ce que l’on peut désigner comme la théorie de l’homonculus. On pensait jadis que la semence humaine pouvait recéler de minuscules copies d’hommes qui n’avaient ensuite qu’à croître. On avait même pris la peine de dessiner de semblables personnages à l’intérieur des spermatozoïdes. Au plan conceptionnel, une telle hypothèse permet d’apporter, en dehors de toute connaissance réelle, une explication a priori rationnelle des phénomènes examinés, mais présente l’inconvénient de faire reculer le problème : y-a-t-il d’autres homonculus dans les spermatozoïdes de l’homonculus, et ainsi de suite. Y-a-t-il même une limite au nombre d’homonculus emboîtés ainsi à la manière des poupées-gigogne ? A moins d’aller ainsi jusqu’à la fin des temps, on se rend compte qu’il faut bien, à un moment ou l’autre changer de code de correspondance et faire venir l’homonculus d’autre chose. L’étude moderne de l’embryogénèse, que l’on désigne aujourd’hui plus volontiers du nom de différenciation cellulaire, recherche précisément ce mode de transformation. Elle tente d’expliquer comment à partir d’une cellule (l’œuf), qui ne ressemble en rien à un organisme en modèle réduit, on peut passer à l’être adulte.

L’étude du cerveau pose le même type de problème tant il est vrai qu’on a facilement l’impression qu’une sorte de personnage regarde, et interprète le monde dans notre tête. Le fait d’avoir vu décrit un peu partout dans les livres d’école l’œil comme un appareil photo ou une caméra a grandement facilité cette déviation intellectuelle. Le biologiste Francis Crick a, en termes fort simples, démontré pourquoi une telle explication ne pouvait satisfaire le chercheur : « Récemment, commente-t-il, j’essayais désespérément d’expliquer à une femme intelligente le problème de la perception. Comme elle ne parvenait pas à comprendre où il résidait, je finis par lui demander, en désespoir de cause, comment elle croyait voir le monde. Elle me répondit qu’elle pensait avoir à l’intérieur de la tête une sorte de récepteur de télévision. « Et alors, demandais je, qui le regarde ? Instantanément, elle comprit le problème. » « La plupart des neurobiologistes, poursuit Crick, sont d’accord sur le fait qu’il n’y a pas d’homoncule dans le cerveau. Malheureusement, il est plus facile de souligner une erreur que de l’éviter. Nous avons tous l’intime conviction qu’un homoncule interne nous caractérise : le moi. Peut-être s’identifie-t-il au mécanisme de commande d’ensemble du cerveau, mais la nature de cette commande centrale reste à découvrir » [5].

Quoique abandonnée, la théorie de l’homoncule cérébral trouve tout de même une sorte de justification sous forme de la représentation proposée par le neurophysiologiste Penfield. Ce dernier a démontré que les diverses zones du corps se projetaient sur des secteurs bien précis à la surface du cerveau. D’une certaine façon, on peut même dire que toutes les études sur la localisation cérébrale ont trouvé une part de leur inspiration dans une théorie inconsciente à base d’homonculus. Elles n’en sont pas moins fort précieuses, car elles ont permis de localiser à la surface du cerveau des zones en relation claire avec des manifestations de l’esprit (langage, conscience, etc…). Cela vient donc confirmer que le cerveau peut être considéré comme l’organe de l’esprit.

Si le cerveau produit la pensée, on ne peut cependant pas vraiment dire qu’il produit de la pensée comme le rein produit de l’urine. Car si l’on connaît fort bien, au moins dans leurs grandes lignes, les divers mécanismes d’élimination de substances au niveau des reins, et même les processus d’échanges ioniques, pourtant assez complexes qui y prennent place, on ne saurait en dire autant de la production de la pensée. Dans ce cas, on peut sans doute mesurer d’une façon convenable une manifestation aussi évoluée que l’intelligence (grâce aux tests de quotient intellectuel et bientôt sans doute grâce à des techniques perfectionnées d’électro-encéphalogrammes si l’on en croit les travaux d’Elaine et Alan Hendrickson) et comprendre les mécanismes élémentaires présidant au fonctionnement des cellules nerveuses ou neurones. Mais on ne voit guère comment l’un peut produire l’autre. Tout ce que l’on sait aujourd’hui sur les transports de substances chimiques dans les neurones, sur leur libération à l’endroit où ces derniers s’achèvent (la synapse) pour se connecter avec un autre neurone ou une autre cellule, sur les phénomènes électriques au niveau des nerfs, etc… ne rend pas compte d’une façon claire de la production de la pensée.

En jetant un regard superficiel et même pas si superficiel que cela, sur les travaux des neurophysiologistes, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils tournent autour de la question centrale sans l’aborder jamais : comment le cerveau « produit-il » de la raison, de la conscience, etc… ? Détail significatif, dans son récent panorama sur les neurosciences, la revue Nature, que l’on considère le plus souvent comme le périodique scientifique le plus prestigieux du monde, n’a évoqué la notion d’esprit (mind) qu’à une reprise et dans la seule présentation de son dossier [6]. Tout le reste était clair, moderne et détaillé. Mais le problème des mécanismes de la pensée ne se trouvait même pas posé ! C’est dire que les neurophysiologistes évoquent quelque peu l’image d’astronomes qui n’étudieraient de l’univers que le cadre de leur chambre à coucher !

Pourtant leur travail ne manque pas d’intérêt. Tout d’abord, parce qu’ils font ce qu’ils peuvent. D’autre part, parce qu’en renonçant provisoirement à l’idée d’étudier une pensée au niveau cellulaire, ils contribuent peut-être à découvrir le code de correspondance permettant de passer du cerveau à l’esprit. A cet égard, il convient de dénoncer avec Crick l’idée du « neurone savant ».

Cette idée consiste à imaginer que le neurone peut envoyer des messages au contenu extrêmement sophistiqué (à la limite une « pensée »). D’une certaine façon, une telle théorie revient à se représenter le cerveau comme une population d’homonculus spécialisés dans des tâches diverses. Et par la même occasion, à déplacer à nouveau le problème. En vérité, les capacités des neurones semblent plus modestes : elles se limitent à des décharges de médiateurs chimiques suivant une certaine fréquence. Alors comment l’information est-elle transmise ou stockée ?

La clef est-elle dans le réseau des synapses, dans la fréquence des décharges, elles-mêmes liées aux phénomènes électriques prenant place le long des nerfs, à des molécules, principalement de types peptidiques ? On ne peut répondre avec précision à ces questions. Du moins dispose-t-on de certaines pistes. Ces dernières trouvent des vérifications non seulement dans le cadre de la neurobiologie fondamentale, mais aussi en clinique. La psychiatrie biochimique naissante, a en effet révélé que les maladies mentales ou nerveuses les plus connues, schizophrénie, psychose maniaco-dépressive, dépression, etc…, s’accompagnent de perturbations biochimiques. En clair, les désordres de l’esprit ne sont pas immatériels (même s’il est encore bien difficile de dire dans quelles mesures les modifications biochimiques observées sont cause ou conséquence des processus pathologiques).

Autre piste intéressante : les données déjà disponibles sur les mécanismes de la perception. En apparence, elles concernent des choses relativement simples (par rapport au problème de « l’esprit »). En réalité, il s’agit de découvertes d’une importance philosophique majeure. Les travaux les plus remarquables en ce domaine sont ceux des prix Nobel David Hubel et Tornstein Wiesel sur les mécanismes de la vision. Ces chercheurs ont montré que les neurones du cortex cérébral participant à ces processus formaient un câblage précis, génétiquement déterminé et correspondant à des systèmes de colonnes ne donnant pas l’image exacte de l’objet vu mais une sorte de construction géométrique. D’où l’exclamation de Hubel et Wiesel : « Quels doivent être la surprise et même l’ahurissement d’un minuscule observateur regardant, dans le cerveau, une telle représentation du monde extérieur ! » [7].

Le cerveau reconstruit le réel, il ne le photographie pas. Il est un géomètre comme le dit le biochimiste français Jacques Ninio [8]. Le fait que cette aptitude à construire le réel dépende directement des structures cérébrales (et non d’un éventuel esprit immatériel) est illustré par les fascinantes recherches réalisées sur les split brain, les cerveaux-fendus. Ces derniers, des épileptiques chez lesquels on a coupé l’élément joignant les deux hémisphères cérébraux, ont été examinés avec soin par le Prix Nobel Sperry. Ils montrent une étonnante dissociation de la personnalité, tout particulièrement quand on leur présente des portraits chimériques (c’est-à-dire constitués par la photo d’une moitié gauche de visage associée à celle d’une moitié droite d’un autre sujet). Si on demande au patient voyant l’image de la décrire, il décrit verbalement ce qu’il a vu avec son hémisphère cérébral gauche (où se projette l’image du côté droit de la photo). Si on lui demande de désigner avec son doigt le visage reconnu, il montre au contraire une photo représentant le personnage figuré sur l’autre moitié. Cela prouve que chaque hémisphère cérébral fonctionne à sa façon et que l’un d’entre eux domine l’autre dans tel ou tel cas précis (le gauche domine le droit pour tout ce qui concerne les fonctions verbales).

On n’en finirait pas de citer toutes les histoires de split brain. L’une des plus spectaculaires est rapportée par M. S. Gazzaniga. Il s’agit d’une jeune Américaine à l’hémisphère droit de laquelle on a présenté la photo d’une femme nue. Elle a souri, mais interrogée, elle a répondu (avec son hémisphère gauche) qu’elle n’avait rien vu. En répétant la projection, elle a ri de nouveau, rougi, paru gênée, mais en déclarant toujours n’avoir rien observé de drôle ou de choquant !

Gazzaniga raconte aussi l’histoire du fameux split brain W. J. qui essaya un jour de frapper sa femme avec son bras gauche tout en utilisant son bras droit pour la protéger ! [9].

Chaque être vivant, nous l’avons dit, construit sa représentation du réel. Il en résulte que l’homme, la grenouille ou l’insecte voient le monde à leur façon. En outre, certains perçoivent des sons que d’autres n’entendent pas. Bref, interprétant le monde à leur manière, chaque organisme vit dans un univers différent, dans une umwell particulière pour reprendre le concept forgé par Jacob Von Uexhkull et, hélas, un peu oublié [10]. Non seulement chaque espèce, mais chaque individu vit dans un monde à part. Chacun secrète en quelque sorte son environnement. C’est la raison pour laquelle il est strictement impossible que deux personnes vivent exactement dans le même milieu. Si forte soit l’égalisation artificiellement pratiquée, le milieu, même objectivement identique, sera perçu différemment. Il sera différent.

Ces considérations, associées à celles de la génétique, débouchent sur une donnée révolutionnaire : le phénomène essentiel réside moins dans la façon par laquelle le monde environnant nous influence que dans la manière suivant laquelle nous le créons. La preuve en est que le cerveau peut exercer une activité constructrice indépendamment des stimulations de l’environnement. Par exemple, lors des phénomènes d’hallucinations ou des rêves sans parler de l’imagination.

Cette façon de considérer un attribut des êtres vivants non comme un élément principalement modifiable par son environnement mais comme quelque chose qui préexiste à l’action du milieu rejoint directement la vision darwinienne du monde.

Cette dernière n’est en effet pas autre chose qu’une façon de considérer les structures vivantes comme génétiquement fixées, non modifiées avec finalité par l’environnement (qui joue un rôle important en tant qu’agent sélectif mais non comme facteur modifiant directement les organismes). C’est pourquoi la plupart des spécialistes qui s’interrogent aujourd’hui sur l’évolution de la conscience situent leur réflexions dans le cadre de la sociobiologie (donc du darwinisme) en expliquant par exemple que la conscience de soi a pu devenir un avantage sélectif, que l’altruisme réciproque a dû en favoriser l’émergence, etc… [11].

Un tel regard vient, de toute évidence, renforcer une certaine interprétation idéaliste. Si cette dernière est définie comme le contraire du matérialisme extrême (c’est-à-dire la croyance suivant laquelle le monde physique existerait tel que nous le percevons et indépendamment de notre perception), alors, la science moderne doit être comprise comme un vigoureux soutien à l’idéalisme. En un sens, il s’agit de revenir en partie à des idées déjà forgées par Berkeley, Ernst Mach, Karl Pearson et plusieurs autres et qui, pour avoir suscité le mépris de bien des auteurs (tout particulièrement Lénine dans Matérialisme et empiriocriticisme) n’en restent pas moins fort pertinentes. Il est bien évident en effet que la science ne nous dévoile la « réalité » du monde qu’à travers nos sens ou ces prolongements de nos sens que sont les instruments d’observations fins (microscopes, lunettes astronomiques, etc…). D’une certaine façon, on ne peut être sûr de l’existence de rien. Mais l’existence de nos sens est un préalable à l’existence perçue de notre environnement. Le fait que notre mécanique de perception cérébrale contribue à reconstruire le monde (et non à se laisser imprégner par lui) est riche d’enseignement. Surtout si on le rapproche de cette autre grande découverte : l’homme et son cerveau ne sont pas semblables à des pages blanches sur lesquelles le milieu viendrait imprimer son écriture. Il est le reflet d’une certaine forme de préexistence qui utilise le monde pour se révéler telle qu’elle est plus que pour s’y modifier.

Dans cette perspective, une démarche de type idéaliste (au sens le plus large) apparaît comme non seulement conforme aux faits mais comme scientifiquement opérationnelle : elle permet de faire avancer la recherche.

Elle permet aussi de considérer sous un jour nouveau la transformation du monde par la technique moderne. Si l’univers n’existe vraiment que par la représentation que nous en avons, nous pouvons bien, après tout, le redessiner à la mesure de notre volonté.

Quelques ouvrages de Yves Christen (1982)

—    L’Heure de la Sociobiologie Albin Michel, 1979.

—    Le Grand Affrontement : Marx et Darwin Albin Michel, 1981.

—    L’Homme Grand Quid illustré/Robert Laffont, 1981.

—    Le Stress vaincu ? (écrit en collaboration avec A. Soubiran), Albin Michel, 1981.

—     Le Dossier Darwin Copernic. 1982.


[1] F. Le Dantec : L’Egoïsme base de toute société. Flammarion, 1925.

[2] Y. Christen : L’Heure de la sociobiologie. Albin Michel, 1979.

[3] Voir à ce sujet J.-Y. Le Gallou : in Nouvelle Ecole, n° 16, janv-fév. 1972, pp. 55-65 et les ouvrages de A. E. Van Vogt : Le Monde des A et Les Joueurs du A (Ed. J’ai Lu).

[4] J. C. Eccles : Le Mystère humain, Pierre Margada, 1982.

[5] F. J. C. Crick : in Pour la science, nov. 1979, p. 168.

[6] Nature, vol. 293, n° 5833, 15 oct. 1981.

[7] D. Hubel et T. Wiesel : in Pour la science, nov. 1979, p. 92.

[8] J. Ninio : in Art Press International, n° 31, juillet-août 1979, pp. 20-22.

[9] M. S. Cazzaniga : in Scientific American, vol. 228, p. 24, 1973.

[10] Voir notamment J. V. Uexkull : Mondes animaux et monde humain, Gonthier, 1965.

[11] J. H. Crook : The evolution of human consciousness, Oxford University Press, 1980 ; J. Jaynes : The origin of consciousness through the breakdown of the bicameral mind, Houghton Mifflin, 1976, etc.