le Docteur Maud Cousin : Les diagnostiques


06 Aug 2010

(Revue Panharmonie. No 201. Janvier 1985)

Il y a deux manières de soigner : soit par les semblables (homéopathie), soit par les contraires (allopathie).

D’abord on commence par faire un diagnostique. En médecine courante le diagnostique essaie d’aller le plus loin possible vers l’analyse, ce qui nécessite des spécialistes.

Un bon interrogatoire est nécessaire pour connaître l’origine du mal. Après l’auscultation on procède à des analyses de laboratoires :

Analyse du sang : trop de globules blancs indiquent une attaque allergique ou microbienne ou infectieuse. Il faut qu’il contienne suffisamment de globules blancs pour que l’organisme puisse se défendre. S’il n’y en a pas assez, celui-ci ne se défend plus bien.

Bilan : L’urée met en cause le fonctionnement des reins, l’acide urique le fonctionnement du foie et des reins. Trop d’acide urique donne des douleurs rhumatismales. S’il y a manque de cholestérol le foie ne fonctionne pas bien, s’il y en a trop, il forme des dépôts dans les artères qui se bouchent. Pour que le cholestérol — ce sont des matières grasses — se brûle dans les poumons, l’exercice physique est recommandé.

Toutes ces analyses chimiques ne sont que relatives, parce qu’on analyse le sang qui est un milieu intérieur servant de transport.

Par la voie respiratoire on récupère de l’oxygène que les globules vont transporter dans les tissus, ensuite l’organisme récupère du gaz carbonique que ces mêmes globules vont rejeter par la voie respiratoire. Ce qui est intéressant, c’est de savoir ce qu’il y a dans les cellules.

Les globules rouges sont des cellules assez spéciales, parce qu’elles n’ont plus de noyau. On peut aussi étudier la moelle en faisant des ponctions médullaires, c’est dans la moelle que se fabriquent les globules rouges. On peut donc y desceller les modifications anormales en cas de perturbation.

Les analyses d’urine et de selles permettent de découvrir ce qui est éliminé. Trop de sel provoque une montée de la tension artérielle. Calcium, phosphore, magnésium peuvent aussi être analysés.

Les visions à l’intérieur de l’organisme : Elles se font par des tubes souples qui pénètrent dans les organes (bronches, colon), introduits par les voies naturelles ou par célioscopie (dans le péritoine).

La radioscopie : Elle consiste en des rayons X qui pénètrent dans l’organisme. Par les différences d’opacité on peut en voir les structures. Le poids atomique du calcium, par exemple, et du fer est plus grand que celui de l’hydrogène, ils sont donc plus opaques que celle-ci. On peut également voir la structure des os en calcium, des poumons en air, qui, par contraste, laissent apparaître l’arbre bronchique. Quand le sang, au lieu de rester dans les vaisseaux va s’étendre dans les poumons (pneumonie), on voit une zone opaque.

L’inconvénient de la radio c’est qu’on voit tout ce qu’on traverse. Pour avoir un plan net on peut faire des tomographies, une coupe. Pour ce faire on déplace simultanément la plaque et l’appareil, ce qui rend floue la partie qu’on ne veut pas voir. D’autre part les différences d’opacité ne sont quand même pas très grandes. On procède alors à des renforcements pour augmenter la différence.

Le scanner : C’est une forme de radio particulière, parce qu’elle emploie l’électronique : on envoie des rayons dans différentes directions et on calcule la densité, ce qui permet des coupes assez précises de tout le corps. Ce sont encore des rayons X qui peuvent avoir une action calmante ou destructrice (cancer).

L’échographie : Elle est basée sur des ultra-sons, des radars. La coupe est faite suivant le balayage du faisceau. La limite c’est l’air. C’est intéressant pour les grossesses, parce qu’il n’y a pas de rayons.

L’effet Doppler : C’est un système qui essaye de mesurer la vitesse de circulation du sang dans les vaisseaux, de voir où la circulation est ralentie. Les vaisseaux bouchés provoquent des vertiges. On s’en sert en cas d’artérites.

— Les électrocardiogrammes : Quand l’artère ne vient plus irriguer une zone du cœur, l’électricité enregistrée est perturbée. Quand il y a une zone limitée détruite, on fait un Pontage.

Les électroencéphalogrammes : révèlent les épilepsies ou troubles nerveux.

Les électromyogrammes : Ils sont employés dans les recherches de tétanies, de spasmophilie. Le système nerveux est trop excité par les stress. On ne répare pas bien le système nerveux parce que la nourriture ne comprend pas toujours les éléments nécessaires à cette réparation, c’est-à-dire en calcium, en magnésium. On ne respire pas assez, ce qui engendre des spasmes qui ont pour résultats des maux de tête, des vertiges, des fatigues, des angoisses.

L’organisme assimile mieux les petites doses. En allopathie on est toujours tenté de donner de fortes doses. Or quand on est fatigué on ne peut assimiler beaucoup. On peut être intoxiqué avec la Vitamine B 12 qui provoque des démangeaisons à forte dose, surtout en piqûres, parce que l’élimination est moins facile. L’intoxication médicamenteuse est quelquefois le revers des soins.

— En chirurgie on a fait beaucoup de progrès. On peut vivre avec un cinquième de l’organe, avec un rein, sans rate, avec un poumon.

— En thérapeutique on a également fait beaucoup de progrès.

Le laser, c’est la domestication des vibrations lumineuses qui, au lieu d’être mélangées, sont conduites sous forme de rayon unique qui devient très puissant, qui peut brûler, couper.

Au niveau des yeux on peut recoller la rétine qui se décolle. On peut également l’utiliser en acupuncture.

La thermographie : c’est l’analyse de la chaleur, des tumeurs chaudes ou froides.

— On se sert de Courbes biologiques quand on veut faire des recherches d’immunité. Dans le sang l’immunité se trouve essentiellement sur les globulines.

L’électrophorèse : consiste à déplacer les globulines d’après leur poids atomique. On arrive à faire des diagnostiques intéressants pour voir à quoi les gênes sont sensibles ou pour des analyses des parasites. Dialysés avec des champs électriques, les courbes montrent des précipitations, des sensibilisations. C’est un progrès dans les diagnostiques. Si des vers se multiplient dans l’organisme ils pondent des œufs dans la région anale, puis remontent dans la région ombilicale. Les vermifuges agissent le mieux si on les prend à la pleine lune.

Mais l’organisme peut très bien vivre en symbiose avec eux ou avec des colibacilles ou des entérocoques, toutes sortes de parasites qui se manifestent les plus souvent au moment des lunes, pleine lune ou nouvelle lune.

— Les mycoses sont de plus en plus répandues à cause des antibiotiques qui sont constitués par des champignons et qui détruisent les microbes. On met aussi des antibiotiques dans les produits de conservations.

On ne peut pas faire de fromage de lait de vaches ayant pris des antibiotiques à cause de champignons qui, alors, se multiplient.