Hazrat Inayat : L’inspiration


11 Oct 2012

(Revue La pensée Soufi. No 55. 1977)

Ce que, dans la création inférieure, nous reconnaissons comme l’instinct, est identique à ce qui dans l’esprit humain fonctionne sous forme d’intuition ou d’inspiration.

On peut dire, au point de vue biologique, que les animaux naissent avec un certain instinct, tel que la tendance à voler, à se défendre avec leurs cornes, ou mordre avec leurs dents. Toutes les facultés qu’ils montrent, ils les ont de naissance. Ce ne sont pas seulement héritage de leurs ancêtres ou apanage de leur famille, mais propriété de l’esprit. De l’esprit,       tous les êtres vivants reçoivent une direction se manifestant par une tendance. Ce que nous reconnaissons comme instinct dans la création inférieure est inspiration dans le genre humain. Aujourd’hui, avec l’extension de la science et la prédominance du matérialisme, l’homme oublie l’héritage qui lui vient de l’esprit et attribue toute connaissance et expérience à l’existence matérielle du monde physique et de cette façon se prive de ces dons qui lui sont propres et sans lesquels il ne peut vivre pleinement sa vie. On peut à peine imaginer à quel point le matérialisme a enlevé à l’homme cette inspiration, faculté de l’esprit humain et propriété de l’âme, en ne la reconnaissant pas comme telle. L’autre jour, à Paris, un Grand écrivain disait: « Est-ce vrai que l’inspiration existe? » Voici un écrivain qui s’est fait un nom, auteur de plusieurs livres et qui n’est pas sûr de l’inspiration. Quel est le résultat de ces conditions? Le résultat en est, que faire de la poésie, écrire de la musique est devenu un travail mécanique, sans vie. Il est considéré selon sa valeur matérielle, commerciale. Dès que la poésie ou la musique sont écrites, la première pensée est « Cela plaira-t-il? Cela aura-t-il un succès matériel ou non? » Pour cette raison la faculté d’inspiration est devenue limitée. Un écrivain ne travaille pas pour la satisfaction de son âme, ni pour l’humanité, ni pour un idéal élevé. Il y a beaucoup à critiquer dans la musique et dans la prose d’aujourd’hui. Très souvent un écrivain est sensé avoir beaucoup de succès, dans le sens du succès mondain, mais quand nous regardons son œuvre, presque tout y est mécanique. La vie en est absente, tout y est apparence extérieure. De cette façon cette faculté qui fait de l’homme un être humain et grâce à laquelle il représente l’esprit, s’émousse, parce que l’homme n’y prête pas attention. Les croyants de L’Orient considéraient le corps comme un temple sacré. Si ce corps est un temple sacré, il doit être destiné à un but très important, pas seulement manger, boire, se réjouir, et puis en avoir fini avec la vie. Il est fait pour l’accomplissement de quelque chose d’infiniment précieux, qui peut être atteint seulement par des facultés inspiratrices. Avec tout le succès qu’un homme pourra avoir dans les affaires ou dans une profession, ou en écrivant de la musique ou de la poésie, son œuvre ne sera vivante que si elle procède de l’inspiration. C’est pourquoi nous ne trouvons pas aujourd’hui beaucoup de Beethovens ni de Wagners, ni aucuns grands êtres comme les illustres disparus. C’est parce qu’un temps est venu où l’homme ignore son héritage divin, le lien spirituel avec la source d’où vient la vraie inspiration.

Dans la voie de l’inspiration il y a d’abord — chose que chacun connait dans la vie — ce qu’on appelle les impressions. Que l’on y croit ou non, chacun, en voyant telle personne, en regardant telle condition, en a reçu impression. Peut-être n’y prêtera-t-il pas foi, pourtant l’impression existe. La première impression dit à l’homme s’il réussira ou non, si telle personne a raison ou non, si un lien d’amitié se formera entre deux êtres ou non. Le développement de cette faculté permet d’avoir une impression d’un lieu, de personnes, de conditions. Les impressions se manifestent chez ceux dont l’esprit est, jusqu’à un certain point tranquille, un esprit actif ne peut en recevoir. Car l’esprit est comparable à l’eau. Dans l’eau trouble d’un étang on ne peut voir aucun reflet. En même temps la pureté de l’esprit est une condition nécessaire. En quel sens? Tout ce qu’on appelle mal ne l’est pas parce que telle morale ou tel principe le rend mal, c’est à cause de l’action mécanique de l’esprit. C’est cela qui le rend mal. L’esprit maintenu pur de tout ce qui est susceptible de le troubler, est comme une eau pure. Très souvent l’eau de l’esprit est salie ; mais quand l’esprit est maintenu pur, il peut naturellement recevoir des impressions. L’esprit est comparable à une plaque photographique. S’il se trouve sur la plaque plusieurs impressions, une autre ne peut y être ajoutée.

Il y a ensuite l’intuition, qui marque un pas en avant, un pas plus avant que l’impression. Naturellement la femme et plus intuitive que l’homme, parce que naturellement réceptive et plus ouverte à la sympathie que lui, ce qui fait qu’elle perçoit les intuitions clairement. Il arrivera souvent qu’un homme pensera longuement à une chose sans obtenir une clarté définitive, il pourra raisonner et penser, et cependant ne pas arriver à comprendre clairement; et une femme, ou tout être intuitif, dans l’espace d’un moment, verra la chose clairement. C’est l’effet de l’intuition. L’intuition est une faculté d’un cœur profond, en d’autres termes, d’un cœur qui sent profondément, qu’elle se manifeste chez un homme ou chez une femme. L’intuition est l’attribut d’un cœur ouvert à la sympathie. Même des animaux, les chiens, les chats et les chevaux ont des intuitions. Ils sont avertis d’avance d’une mort imminente et ils sentent d’avance les sentiments de désespoir et de détresse causés par un désastre prochain. Souvent ils en donnent un avertissement. Ceux qui vivent avec la nature rencontrent souvent chez les animaux l’avertissement d’un danger imminent. Les animaux sentent intuitivement l’approche d’un changement de temps, d’une tempête et de toutes sortes d’incidents proches. L’homme est naturellement plus capable qu’eux de recevoir des intuitions. Seulement, à cause de l’absorption de son esprit par cent choses, ses sentiments profonds s’émoussent dans sa vie journalière, à tel point qu’il ignore l’existence de l’intuition ou de l’inspiration, et naturellement cette faculté s’émousse chez lui et il sent et il sait moins que les animaux. Le corps humain est un véhicule, c’est un télescope, un instrument pour la perception de la connaissance de notre moi intérieur, des conditions d’autrui, et de tout ce qui nous est extérieur.

Il y a une autre sorte d’intuition, qu’on peut appeler rêve ou vision. Le rêve est souvent considéré comme une action de l’esprit, une action automatique de l’esprit; mais ce n’est pas toujours le cas. Aucun mouvement dans l’esprit n’est dépourvu de signification. Chaque mouvement, chaque action de l’esprit a derrière lui une signification, et chaque mouvement est dirigé vers un but; la direction émane d’une source. Par conséquent, il y a trois sortes de rêve; le rêve où l’on voit l’esprit actif de la même façon que comme pendant la journée, en même temps ce rêve suggère quelque chose concernant le passé, le présent ou le futur. Il y a le rêve où l’on voit l’exact contraire de tout ce qui va arriver dans l’avenir; et un troisième état de rêve où l’on voit arriver exactement ce qui a été dans le passé ou ce qui aura lieu dans l’avenir. Ceci prouve que tout ce qui existe sur le plan physique se forme d’abord sur les plans intérieurs et s’inscrit sur l’esprit dans l’état de rêve. Par une pleine concentration on voit les évènements très clairement. Il y a encore un état de rêve où une vision est perçue ; ceci arrive dans l’état méditatif. Une vision communique davantage que le rêve, elle est plus expressive. Elle avertit pour le futur ou bien elle révèle un évènement du passé. Dans la vision on peut avancer plus loin que dans le rêve, on peut communiquer avec le monde invisible. Mais les visions viennent seulement à ceux qui, ou bien ont apporté ce don en naissant, ou bien ont développé cette faculté par une pleine concentration de leur esprit.

Comment développe-t-on cette faculté d’intuition? Par la confiance en soi, d’abord. En absence de cette confiance on ne peut développer l’intuition, parce que cette faculté s’accroit de plus en plus par la foi qu’on y ajoute. Chez un homme qui doute, en pensant, « Est-ce une intuition? En aurai-je une aide, ou bien ma propre intuition m’égarera-t-elle? » le raisonnement naturellement produit une confusion dans l’esprit et détruit ainsi l’intuition. Il y a beaucoup d’êtres intuitifs et seul le doute s’élevant dans leur esprit au sujet de la justesse de leur intuition, la détruit. C’est ainsi qu’ils perdent cette faculté. Chaque faculté demande à être nourrie. En absence de nourriture elle s’émousse et dépérit, et on ne peut plus l’employer. Puis, un être peut ignorer, dans sa vie, la valeur de cette faculté, par là naturellement il la détruit. Aussi, elle disparait par l’action rapide de l’esprit. La préoccupation de mille choses dans un court espace de temps rend l’esprit trop actif et il ne peut plus percevoir les intuitions, qui demandent un certain rythme, une certaine concentration.

Un degré plus avancé dans cette expérience est l’inspiration. L’inspiration vient aux poètes, aux écrivains, aux inventeurs, aux hommes de science. D’où vient-elle? où est sa source? pourquoi l’inspiration du musicien ne vient-elle pas au poète? pourquoi l’inspiration du poète ne vient-elle pas au musicien ? pourquoi est-ce qu’elle atteint l’être auquel elle appartient? La raison en est qu’il y a un Intellect derrière tous les intellects, il y a un Cœur comme source de tous les cœurs, et il y a un Esprit qui amasse et accumule en lui toute la connaissance que chaque être a jamais eue. Aucune connaissance ni découverte ne se perd jamais; tout est amassé et accumulé en cet Esprit comme dans un réservoir éternel. C’est là ce que les voyants reconnaissent comme l’Esprit divin. De cet Esprit on peut tirer toute la sagesse. L’esprit du poète est naturellement exalté, par conséquent il est éclairé par l’Esprit divin. De L’Esprit divin tout ce qui est requis se manifeste. Il se peut qu’un poète sans inspiration travaille à un poème pendant six mois, et ce poème ne donne satisfaction ni à lui, ni aux autres, qui pensent, « c’est mécanique »; et un autre poète, dans l’espace d’un moment, reçoit une inspiration et l’écrit. Il ne pourra pas corriger ce qu’il aura écrit, il ne pourra jamais le changer, personne ne pourra le changer. Le changer est le gâter. C’est quelque chose qui vient à l’instant, et qui est parfait en soi-même. C’est une œuvre d’art, c’est un exemple de beauté. Et cela vient si facilement. Ceci est nommé inspiration. Beaucoup de gens ont essayé d’imiter le poète inspiré ou l’inventeur inspiré. Ils l’ont essayé, mais sans avoir jamais atteint cette perfection qui s’était manifestée dans l’espace d’un moment. Les êtres inspirés n’ont pas recherché l’inspiration, elle est venue quand ils étaient dans une certaine disposition d’esprit.  Tout ce qui vient de l’inspiration est vivant, et en tout temps garde sa valeur. Les écrits de grands poètes en Orient, tels que Roumi de Perse, et Kalidasa de l’Inde, existent. Des milliers d’années ont passé, et aujourd’hui encore on lit ces poèmes. Ils n’ont jamais vieilli, et on ne s’en lasse jamais. Il en est de même de Shakespeare. Il a fait un monde vivant. À mesure que le temps passe, ce monde devient de plus en plus vivant, il est de plus en plus apprécié. Il est éternellement vivant. C’est là le caractère de l’inspiration. Et elle vient à celui dont l’esprit est tranquille, et dont la pensée est absorbée dans la beauté de l’œuvre qu’il contemple. L’esprit du musicien qui ne sait que peu de choses concernant ce monde à part sa musique, est concentré, orienté vers la beauté de son art. Naturellement il attirera l’inspiration. Il en est ainsi du poète. Mais l’esprit occupé de mille choses à la fois, n’a pas d’orientation et il ne peut recevoir une inspiration.

Comment développer l’inspiration? Par la concentration. L’esprit du poète capable d’inspiration est pleinement concentré sur l’idée qu’il veut exprimer. Il flotte, pour ainsi dire, dans sa beauté. Son esprit est orienté, et l’inspiration lui vient mécaniquement. Un homme qui se préoccupe de l’inspiration, qui veut la tirer à lui, ne pourra l’obtenir; elle ne lui appartient pas. Pour l’obtenir, il doit flotter dans l’idée, il doit donner tout son cœur à sa beauté, il doit être si positivement orienté vers cet esprit de beauté que l’inspiration se verse naturellement en lui.

Venons maintenant à la révélation, qui est le pas suivant et le dernier pas dans ce sentier, la révélation qui venait aux saints et aux sauveurs de l’humanité; ce n’est pas un conte qu’on nous fait quand on nous dit que les saints parlaient avec les arbres et les plantes dans la solitude, qu’un voix s’éleva de la mer et que les saints l’entendirent, que les Maîtres parlaient avec le soleil, la lune et les astres, car plus un être plonge profondément dans la vie, plus il est convaincu que tout vit. Les êtres vivants ou les objets, l’art ou la nature, tout ce que vous voyez, tout ce que vous percevez par vos sens, tout ce que vous pouvez toucher, tout ce qui est intelligible pour vous — quoique, peut-être, ni vu ni connu de vous, — tout communique. Une fois la communication avec la nature ouverte, un être commence à avoir la preuve de ceci, car tout commence à parler. Comme a dit le grand poète de Perse, Sa’adi, « Chaque feuille de l’arbre devient une page de la Bible, une fois que le cœur est ouvert et qu’il a appris à lire. » La révélation une fois commencé, il n’est plus besoin de mots. Avant qu’un mot n’ait été dit, on sait ce qu’un autre veut dire. Les conditions d’un être, ou des êtres, dans la présence de celui qui possède la révélation sont comme des lettres qu’il lit. On pourra lui parler, mais, sans paroles, il sait. Ceci ne signifie pas lire les pensées d’autrui, ce n’est pas télépathie, ni psychométrie, ni clairvoyance, comme on pense. La révélation est tout le phénomène qui existe. Qu’est-ce? C’est un développement plus entier de l’inspiration. Par le plein développement de la faculté intuitive l’homme arrive à la révélation où toutes les créatures muettes et toutes les choses sans voix commencent à parler. Car, après tout, que sont les mots? Ne sont-ce pas des voiles jetés sur l’idée? Aucun sentiment ne peut jamais s’exprimer clans des mots, aucune idée ne peut se rendre entièrement par des mots. Une vraie lueur d’une idée ou d’un sentiment ne peut s’apercevoir que sur ce plan qui lui-même est le sentiment.

Comment vient la révélation? La révélation dépend de la pureté d’esprit. Très souvent un être habile dans le sens mondain n’est pas sage dans le sens de la sagesse. Autre chose est l’intellectualité, autre chose est la sagesse. Toute la connaissance apprise dans les livres et formant un savoir amassé dans l’esprit, n’est pas la sagesse. La lumière de l’intérieur projetée sur cette connaissance et s’unissant à elle, fait une sagesse parfaite. Cette sagesse guide l’homme sur le sentier de la vie, et pas l’intellectualité d’aujourd’hui. L’homme cherche la vérité, mais où veut-il la trouver? Il veut la trouver par sa tête, le cerveau en doit être le médium au lieu du cœur. L’homme aujourd’hui vit dans son cerveau au lieu de vivre dans son cœur. S’il est question de sentiment, il l’appelle sentimentalité. Il vit dans le domaine de l’intellect, de la raison. Mais si on cherche profondément une raison, on trouvera derrière cette première raison une autre raison, et derrière celle-là une autre encore. Plus on y entre profondément et plus on trouvera de raisons. S’il existe une chose qui peut rendre la compréhension claire, c’est la raison d’un côté et le sentiment de l’autre. L’homme en qui le sentiment n’est pas éveillé est à l’état de veille, mais endormi en même temps. Ce qui vit n’est pas la raison, c’est le sentiment, Beaucoup de gens pensent que le travail du cerveau est tangible mais qu’on ne voit pas l’action du sentiment. Mais, à vrai dire, le sentiment remplit le rôle de l’ingénieur et le cerveau est comme le mécanisme. Le mécanisme ne peut pas fonctionner sans l’ingénieur; ainsi le cerveau ne peut pas fonctionner sans le sentiment qui est derrière lui. Ces deux choses sont nécessaires pour éclaircir la connaissance. Celui qui n’est pas arrivé à une profonde compréhension de lui-même, de son imagination de ses problèmes, comment pourra-t-il comprendre les problèmes des autres? En ce cas il n’y a pas de communication entre lui et les autres. Aujourd’hui ce qu’on appelle amitié signifie seulement intérêt professionnel. La fraternité se forme par un certain intérêt, un intérêt mondain. Par conséquent, l’homme ne sait pas ce qu’est le sentiment. Les alliances des nations, les unions des ouvriers se basent sur l’intérêt — « je serai votre ami si vous défendrez ma cause. « C’est l’ami qui doit défendre, ce n’est pas le défenseur; en ce cas il n’y a pas d’amitié. Voilà pourquoi en un temps où s’est émoussé le sentiment, unique principe divin en l’homme, indice et évidence de l’esprit, héritage divin, naturellement, quelle que soit la vie — même si on l’appelle civilisée, ce ne pourra pas être une civilisation.

Le jour viendra où l’homme vivra une vie plus pleine, une vie plus complète, faite d’idéals élevés et de grands principes, le jour de l’éveil du sentiment chez l’homme à l’égal de la raison. En ce jour la connaissance de l’homme sera une connaissance spirituelle et non pas un savoir acquis par la lecture des livres. On sent aujourd’hui partout, dans les collèges, dans les sociétés, dans les clubs, dans toutes les professions, que chaque être, directement ou indirectement, cherche une connaissance L’homme sent qu’il existe une connaissance plus réelle que celle qu’il possède. Chacun semble désillusionné par son expérience de la vie. Peut-Etre quelqu’un aura-t-il réussi très bien dans la vie, n’importe; peut-être très riche, ou aura-t-il une haute situation, mais il est déçu, il désire trouver quelque chose qui le satisfasse. Cette chose, qu’est-elle? Elle n’est pas extérieure à lui; elle est en lui. Il la trouvera le jour où il s’éveillera à la réalité de la vie. Une fois l’âme éveillée à la réalité de la vie, toutes choses importent peu. Ce qui importe c’est qu’il entende, qu’il comprenne clairement ce qui satisfait son être le plus intime. Les livres donnés par ceux qui ont eu la révélation, ceux qui ont réalisé des enseignements sacrés, ces livres, tels que la Bible, le Koran, la Bhagavad Githa, malgré des centaines des milliers d’années passées sur eux sont encore vivants. Mais, en même temps, nous devons savoir que ce que ces âmes ont donné sous forme d’instruction et d’enseignements, est l’interprétation de la sagesse vivante qui ne peut s’exprimer pleinement par des mots. On peut réaliser cette connaissance quand on en a eu soi-même l’expérience par l’épanouissement da cœur. C’est alors que le but de la vie est atteint.

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SOURAS

du

VADAN

De Hazrat Inayat

En vérité le domaine de chaque âme est sa propre sphère.

En vérité celui dans le cœur de qui mon étoile brille est béni.

En vérité l’homme qui vit la religion dans sa vie dans le monde est pieux.

En vérité chaque atome met en mouvement chaque atome de l’univers.

En vérité dans l’homme est reflété tout ce qui est dans le Ciel et sur la terre.

En vérité le pouvoir de la parole peut soulever les montagnes.

En vérité celui qui connaît l’influence du temps connaît le secret de la vie.

En vérité l’homme est son propre mental.

En vérité l’esprit a tout le pouvoir qui existe.