Tchalai Dermitzel : Massage et énergie vitale: le do-in


09 Apr 2011

(Revue Question De. No 23. Mars-Avril 1978)

Valéry écrivait : « Le corps a trop de propriétés, il résout trop de problèmes ; il possède trop de fonctions ou de ressources pour ne pas répondre à quelque exigence transcendante. » Cette exigence transcendante du corps ne serait-elle pas celle d’engendrer l’âme, de la faire affleurer, surgir de la transparence, de la vérité, de l’innocence du corps ? C’est cette reconnaissance de la richesse du corps qui commence à se répandre de plus en plus et nous vaut de nombreux livres sur les techniques corporelles et les massages, ainsi que des stages pour nous en faire connaître la pratique. Le « Dô-in » semble être un des massages les plus appropriés et les plus aisés à effectuer, pour rétablir et améliorer les courants énergétiques de l’individu et, par là même, le rendre solidaire et responsable de l’harmonie de l’univers.

Cela se passait dans une grande librairie, quelque part en Europe, devant les rayons consacrés à l’ésotérisme. « Je ne me rappelle pas le titre du volume que vous cherchez », dit cet homme âgé qui avait un air cossu et compétent de propriétaire, « mais attendez un instant, je vais chercher mon père ». Son père ? ce n’était pas possible, il avait au moins cent dix ans, son père ! Alors, s’avança un très vieux monsieur, souriant, vêtu avec élégance, l’œil pétillant, le teint frais, épanoui comme la fleur de sa boutonnière. Lui se rappela tout de suite ce que son fils avait oublié, sa mémoire se montra infaillible, sa conversation brillante et, de toute évidence, il se portait comme un charme. « Bien sûr que j’ai un secret », dit-il en montrant ses belles vieilles mains. « Là, au bout de mes doigts. C’est le Dô-in. Une heure de Dô-in le matin, je rajeunis chaque jour ! »

La ruée vers le corps

Ce vieux monsieur exquis, érudit, steinerien et kabbaliste, vous pouvez aller le voir, à Brunswick, en Allemagne. Mais pour ce qui est des adeptes du Dô-in parmi les jeunes générations, il y en a des milliers aux Etats-Unis et déjà beaucoup en France. Une définition du Dô-in ? On peut avancer celle-ci : un micro-massage qui produit une réaction de flux énergétique dans une certaine partie du corps sans avoir de contact avec cette partie. Mais c’est une définition incomplète et qui demande développement.

Cette technique d’âge immémorial n’a jamais été plus pratiquée qu’aujourd’hui, surtout en Occident. Dans sa « ruée vers l’âme » (l’expression est de Louis Pauwels), l’homme de 1977 redécouvre son corps, étonné de l’avoir oublié, s’apercevant que ce corps est le meilleur instrument de l’âme. Beaucoup de jeunes citent Thomas Carlyle : « Il n’est qu’un temple dans l’univers, dit le dévot Novalis, c’est le corps humain. Rien n’est plus sacré que cet objet saint. Nous touchons le ciel quand nous posons la main sur un corps humain » (« Les héros et le culte des héros »). Le succès de certains livres, comme le Corps bafoué de Lowen (Tchou), Vivre son corps d’Yvonne Berge (Seuil) ou l’Anti-Gymnastique de Thérèse Bertherat (Seuil), est la preuve de cet intérêt. Dans la foulée du yoga et du Yin-Yang [1], de multiples variantes des techniques du corps entrent en Occident, marquant un désir neuf de contrôle de soi, de responsabilité personnelle. Le yoga, d’ailleurs, est en perte de vitesse par rapport au Yin-Yang. Si vous lisez une de ces revues américaines à la pointe de l’actualité, comme le East West Journal, vous trouverez six à dix pages d’annonces encore très inhabituelles en Occident (mais les « marchands de soupe » de la Psi et Parapsi ne tarderont pas à les importer) ; elles concernent des cours, sessions, séminaires de « bipolarité », « énergies bipolaires », etc. La base de ces nouvelles pratiques est le Yin-Yang, comme pour le zen, l’acupuncture, la macrobiotique, et pour notre Dô-in, qui consiste en l’application des courants énergétiques du corps humain à l’automassage.

Un éventail de variantes

De nombreuses formes de massages et automassages sont répandues aujourd’hui, notamment le Shiatsu (japonais, dont la base n’est pas directement le Yin-Yang), les Moxa, l’Acupressing, le Manupressing, la Digito Puncture, le massage euphorique, sans oublier le Rolfing [2] et le Feldenkrais [3].

La forme la plus ancienne, la plus complète et la plus simple est le Dô-in : elle comporte à la fois les moyens d’établir un diagnostic et ceux de porter remède aux déficiences, physiologiques ou autres, et, mieux encore, de les prévenir en restaurant l’immunité individuelle et en améliorant le fonctionnement de tous les organes ou systèmes. Le tout sans appareillage compliqué, sans danger, sans échec, sans capacité particulière ni limite d’âge, en n’utilisant que l’outil naturel de l’homme, sa main, ou plus exactement le bout de ses doigts, l’endroit riche en terminaisons nerveuses des « empreintes digitales ». Il s’agit d’un massage doux mais « énergisant », sur certaines surfaces limitées du corps, utilisant les mêmes points que ceux de l’acupuncture, mais en les atteignant par des pressions du bout des doigts, sans attaquer la peau. Ce massage n’est jamais indépendant de la respiration, pour des raisons que nous aborderons plus loin.

Cependant, le Dô-in est tout à fait autre chose qu’un simple automassage euphorisant ou un « truc » à la mode. Il s’appuie sur une tradition [4], se vérifie par les sciences les plus nouvelles (certaines encore à découvrir ou à redécouvrir) et, aujourd’hui, débouche presque sur une religion dans la vaste perspective psycho-écologique de l’ère du Verseau : en tout cas, un idéal d’harmonie cosmique où l’homme s’inscrit consciemment dans tout un contexte vibratoire universel.

L’acupuncture par les menhirs ?

Le Dô-in possède incontestablement ce caractère d’enseignement secret, qui donne à l’Occidental, fatigué de ses propres mystères, fraternels, alchimiques, kabbalistiques et autres, une impulsion de curiosité fraîche. Son origine remonte loin dans la nuit des temps vers une vaste science oubliée. Si, sous sa forme actuelle, le Dô-in vient d’Orient avec le Principe unique, il n’est pas certain qu’il y ait vu le jour, ou qu’il n’ait pas été connu et pratiqué ailleurs avant. La connaissance en effet se manifeste par vagues : elle apparaît, déferle, puis se retire pour un long intervalle, et ensuite réapparaît, là ou ailleurs ; et la connaissance dont il s’agit ici est celle des sources et des œuvres mystérieuses de l’énergie, des énergies de l’organisme humain, ce qu’on appelle en Orient Ch’i (en Chine) ou Ki (au Japon). Cette vaste science et ses enseignements pratiques se sont sans doute dégradés, ont été enterrés comme superstitions, alors que la médication chimique et la chirurgie se développaient, jusqu’à revenir vers eux aujourd’hui.

Les tenants du Dô-in actuel se réclament autant de l’Occident que de l’Orient — cela peut paraître inattendu —, par l’intermédiaire des Celtes, selon la tradition qui suggère que ceux-ci aient hérité des Géants ou des Atlantes, lesquels auraient réalisé une véritable acupuncture du globe par les menhirs. Ces aiguilles de pierre plantées en terre auraient eu pour but la rectification des courants telluriques (encore le Ki) ou leur exploitation aux fins de fertilisation, ou encore leur amplification à des fins curatives pour les humains, et, dans ce cas, c’était le rôle plus spécifique des dolmens (daolmen, en breton : table de pierre ; menhir : pierre levée). L’énergie vitale — le Ki — règle l’interaction des forces (Yin et Yang) antagonistes dans chaque être humain, aussi bien que dans le cosmos. Cette vaste science oubliée réapparaît dans le langage de l’homme contemporain : le Ki n’est autre que la force électromagnétique qui maintient la cohésion de la matière vivante ou inerte. Lorsque cette force est présente en suffisance, et en proportion correcte, les cellules du corps sont en état de cohésion. Si ce courant s’arrête, la matière perd sa cohésion et se décompose.

La renaissance du Dô-in grâce à Kushi

Quelle qu’ait été la science des anciens Celtes, la renaissance actuelle du Dô-in aux U.S.A. puis en Europe est due à Mishio Kushi [5], cet éminent japonais également illustre pour son enseignement de la médecine et de la diététique macrobiotiques. En effet, la pratique et l’enseignement oral du Dô-in se sont perpétués au Japon pendant des siècles. Un Français établi aux Etats-Unis, Jacques de Langre, travaille avec Kushi en 1965 et publie un petit opuscule bilingue, le Premier Livre de Dô-in, qui a un succès foudroyant. Depuis, de nombreux volumes ont paru en Afrique, Nouvelle-Zélande, Corée, Irlande, etc., à peu près simultanément. En Chine populaire sont ouvertes des cliniques de « Tao-Yinn » (Dô-in) destinées à traiter les convalescents en vue d’un rétablissement complet, rapide et définitif. En 1973, Seinsei Masaichi Enomoto, le plus illustre maître de Dô-in du Japon, fait travailler Jacques de Langre, à la suite de quoi celui-ci publie son Second Book of Dô-in, le meilleur sur le sujet, sans doute ; des additions extrêmement intéressantes y sont faites, d’après les médecines perse, égyptienne, essénienne, hémérobaptiste, ayurvédique [6] et malaise (ce volume contient également une description et des photographies précises, indispensables à la pratique du Dô-in, qu’on peut très bien apprendre seul de cette façon).

Ce qu’est le Dô-in : méridiens et polarité

La médecine traditionnelle, notamment celle d’Orient, considère que l’énergie s’écoule, ou circule, le long de canaux (non pas creux comme les artères ou les veines, mais plutôt comparables aux trajets préétablis d’un circuit imprimé en électronique) appelés méridiens. La polarité de cette énergie change avec chaque passage du bas vers le haut dans le corps, par exemple à l’extrémité des doigts de main ou de pied. D’une façon grossière : les méridiens Yang charrient une énergie possédant une qualité dynamique (active) et les méridiens Yin représentent une polarité inerte (réceptive). Tout le long de ces méridiens, les points qui les constituent sont en relation avec un organe ou un système déterminé.

De structure spiralée, les points transmettent l’énergie électromagnétique à travers le corps. Cette théorie des méridiens et des points de pression connectés perd son caractère empirique lorsque l’embryologie contemporaine lui apporte sa caution. L’embryologie atteste l’origine commune des nerfs et de la peau dans l’embryon : il existe des points dans l’ectoderme (couche extérieure), qui, en neuf mois, deviendront le système nerveux et la peau. Les points sont reliés à d’autres dans l’endoderme (couche intérieure), qui deviendront un organe. La stimulation d’un méridien, par l’intermédiaire d’un ou plusieurs des points qui le constituent, influence de façon précise l’organe correspondant. Bien que les organes internes possèdent leur propre système de circulation de Ki, c’est par les méridiens sous la peau qu’ils viennent en contact avec l’environnement. Le Dô-in est l’art et la manière de connaître ces points, par où on peut provoquer un afflux ou un échange d’énergie, donc rétablir et, mieux encore, maintenir le courant d’énergie nécessaire au fonctionnement normal d’un organe ou système.

QU’EST-CE QUE LE KI ?

Le Ki est absorbé par le corps lorsque celui-ci en a besoin ; on se réapprovisionne en Ki par l’absorption d’éléments externes comme : nourriture, lumière, son, oxygène, pensées et toutes vibrations.

Le Dô-in opère une régulation du Ki.

— Une déficience du Ki se manifeste par : hypotonicité de la peau, paralysie, amorphisme, torpeur, etc. Il faut tonifier, supplémenter, stimuler l’organisme.

— Un excès de Ki se manifeste par : hypertonicité, hypertension, hypersécrétion, spasmes, douleurs, etc. Il faut calmer, détendre, drainer l’organisme et opérer une redistribution du Ki.

D’après J. de Langre, Second Book of Dô-in, Happiness Press.

Les mystères du Ki

Une circulation correcte du Ki est nécessaire pour toutes les fonctions du corps et de l’esprit, glandulaires et organiques, aussi bien que les réactions émotionnelles et nerveuses. Elle est en partie dépendante de la respiration (oxygène absorbée et oxyde de carbone rejeté ne sont qu’un des aspects de la respiration), mais aussi de l’environnement : éviter les maisons en béton surarmé et revêtements plastiques, préférer la lumière naturelle à l’artificielle, éviter la proximité de transformateurs à haute tension, porter des matières naturelles (cuir, lin, laine, soie, coton), déterminer l’emplacement de son habitation avec soin en fonction de courants telluriques (avec un pendule), mâcher les solides et les liquides car le Ki des aliments est absorbé par les terminaisons nerveuses de la langue tout cela est encore le Dô-in. Comme on voit, nous sommes passés insensiblement de la tradition d’avant-hier aux préoccupations du retour à la nature d’aujourd’hui et de demain, sans quitter le sujet un instant.

L’énergie créative — un peu plus que l’énergie intellectuelle n’existe pas sans les deux forces antagonistes et complémentaires, appelons-les toujours Yin et Yang ; les Anciens de tous bords concevaient le monde comme un état constant d’évolution due à l’expansion de l’une et à la contraction de l’autre. Aujourd’hui, les lois de la conservation de l’énergie, celle de la polarité électromagnétique comme le système diastole-systole du cœur, sont l’illustration de ce principe, sans parler des théories les plus récentes sur l’expansion-récession périodique de l’univers, illustrations elles-mêmes du Respir de Brahma ou de l’Alternance druidique, tout à fait d’accord sur cette conception du monde.

Des sciences ultra-nouvelles

Nous l’avons vu, le Dô-in se justifie par l’embryologie, se retrouve dans les lois de l’énergie, pour ne rien dire du massage-réflexe. A mi-chemin entre la réalité mythique et la réalité médicale, on le retrouve appuyé sur des sciences ultra-nouvelles.

Ainsi, l’astrologie, l’astronomie et le Dô-in ont-ils un même point de départ : le temps et ses cycles, puisque le Ki connaît des cycles déterminés. Dans sa fonction métaphysique, l’astrologie n’a rien à faire avec un soi-disant destin complètement écrit dans les astres, mais avec les possibilités que chaque homme a de participer pleinement à l’harmonie cosmique dans son propre cycle. C’est aussi le but du Dô-in (rappelons cet axiome de l’astrologie taoïste : « La force de vie de l’univers entier est aussi celle de l’homme »). La pratique du Dô-in affine extrêmement les sens : les cycles de l’« horloge biologique » deviennent de plus en plus sensibles à l’intérieur d’une journée, d’une lunaison, d’une saison, etc. (Voir aussi les Biorythmes, éd. Alain Stanké).

La bioastrologie, étude de l’influence céleste sur la vie et la santé humaine ou, pour rester fidèle à Jung, l’étude des coïncidences entre les deux séries de phénomènes, est encore un appui pour le Dô-in, comme la biocosmologie (étude des relations entre les planètes et l’effet de ces relations sur la santé humaine, animale et végétale). Ainsi, n’a-t-on pas découvert que la formation des globules rouges est liée aux phases de la lune, ou plus exactement qu’elles suivent la même courbe ? Le Dô-in prescrit de détendre ou calmer lorsque la lune est pleine, et de tonifier à la nouvelle lune. N’oublions pas la bioclimatologie qui étudie les effets de la lumière et de l’obscurité sur les êtres vivants, ainsi que les effets des microclimats. Cette science a, par exemple, permis de réduire beaucoup les causes d’échec d’interventions chirurgicales en Suisse, où on n’opère plus lorsque souffle le « foehn », vent sec et chaud qui descend des pentes Nord des Alpes. Le Dô-in permet de rétablir le juste équilibre des courants de Ki perturbés par les changements de l’atmosphère : décidément la maladie n’est que le trouble de l’ordre naturel de l’univers… La bioclimatologie a aussi montré les relations entre l’aggravation de certaines maladies et les taches solaires… Le Dô-in était, avec l’acupuncture, la bioélectronique, l’homéopathie, etc., au cœur du 1er Congrès mondial des médecines de l’énergie, qui s’est tenu en novembre 1977 Florence.

La fonction initiatique du Dô-in

Si vous pratiquez le Dô-in régulièrement, affirment ses adeptes, vous vous trouverez en harmonie avec le mouvement de l’univers, en résonnance avec l’Infini. Pour terminer, on aborde ainsi cette fonction du Dô-in qui, sans être évidente, en constitue la finalité métaphysique : c’est la fonction initiatique, l’accession à un niveau de conscience plus élevé. Une personne qui a maîtrisé le Dô-in (et c’est relativement facile, le Dô-in n’est pas le Kung-Fu) acquiert à l’intérieur d’elle-même les vibrations de l’univers, et peut affirmer : « Je suis l’univers. » Donc, si quelque chose ou quelqu’un, hors cette personne, essaie de la renverser, la troubler, l’attaquer, ce quelque chose ou quelqu’un, ayant opposé sa force à l’harmonie de l’univers, ne peut qu’échouer. Si la maladie ou quoi que ce soit de négatif essaie de briser celui qui est « Un avec l’univers », elle devra d’abord, pour réussir, briser l’harmonie de l’univers, ce qui est impossible.

Telle est la leçon finale, avouée, du Dô-in, cette technique si simple et si amusante que les enfants — et les vieillards… — ont remis à la mode en Occident.

Tchalaï Dermitzel

PETITE BIBLIOGRAPHIE

• First Book of Dô-in.

• Second Book of Dô-in.

• Dô-in and Acupuncture Wall Atlas.

Tous trois de Jacques de Langre (Happiness Press).

• Dô-in : J.B. Rishi (édité par le Centre européen de yoga)

• Guide de l’acupressing manuel : Pedro Chan, Guy Le Prat éditeur

• Méthode de Shiatsu : Kugiro Namikoshi, Guy Le Prat (éditeur).

• Les Etonnantes Techniques chinoises : Cl. Brelet-Rueff (Retz).

• Savoir revivre : Jacques Massacrier (Albin Michel).

• L’Art du Massage : Inkeles et Todris (éd. L’Etincelle).

• Soins et techniques du corps : Pierre Huard et Ming Wong (éd. Berg).

• Le Micro-massage chinois et les techniques qui en dérivent : J. Lavier, 1965.

• En ce qui concerne le Rolfing et le Feldenkrais, lire : les Cosmonautes de l’inconscient d’Adam Smith (Robert Laffont).

• Important : ces récentes publications japonaises aux Etats-Unis : Zen Shiatsu (Shizuto Masunaga), Biorythm for Health. Design (Kichinosuke Tatai), Book of Ki, coordinating Mind and Body in daily life (Koichi Toei) ; The Book of Do-in (Michio Kushi).


[1] Yin-Yang: le Principe unique, celui de deux forces antagonistes, inséparables, complémentaires, le Yin et le Yang, sur lequel reposent tous les systèmes, philosophiques ou autres, que l’Orient a produit. Le Yin possède un caractère centrifuge et le Yang un caractère centripète, ils s’attirent mutuellement et toute chose est composée d’une proportion de Yin et de Yang qui la caractérise.

[2] Rolfing : technique mise au point par la doctoresse Ida Rolfe aux U.S.A., d’après les théories de Reich (la « mémoire » musculaire).

[3] Feldenkrais : technique très synthétique, mise au point par Moshé Feldenkrais, basée sur les rapports entre les systèmes nerveux et musculaire.

[4] On trouvera cette tradition intégrale dans l’ouvrage de hase : le T’ouei-na Pi-Kive (« Secrets du massage ») attribué à Tcheou Yu-fan, publié la quatorzième année de l’ère Kuang-Hsti (1888), réédité en 1968 par l’Agence d’hygiène du peuple.

[5] Voir son livre de Mishio Kushi : The Book of Macrobiotics

[6] Médecine sacrée de l’Inde, issue des écrits védantiques, pratiqué aujourd’hui par certaines familles brahmanes ou radjpoutes de stricte observance (voir Yoga-Magazine, no 4).