Robert Linssen : Rôle et limites de l’émotion dans le cheminement spirituel


19 Jan 2009

(Revue Être Libre, Numéro 331, Janvier-Avril 1995)

Le rôle et les limites de l’émotion sont différemment appréciés dans les milieux religieux et les centres de recherches spirituels. Certains religieux bouddhistes et chrétiens considèrent l’activité émotionnelle comme un obstacle important s’opposant à la disponibilité intérieure. Ils estiment que l’émotion nuit à la sérénité de la méditation par les perturbations mentales et les désirs qu’elle provoque. Dans cette perspective, les énergies émotionnelles devraient être réprimées ou contrôlées.

Les réponses à donner aux problèmes de l’émotion dans le domaine de la recherche spirituelle dépendent de la façon dont le chercheur conçoit le but de la méditation. Si, pour lui, la méditation se trouve à priori limitée au niveau restreint de la conservation de l’ego, elle se fermerait à toute possibilité de révélation spirituelle authentique. Elle se limiterait alors à l’exercice d’une discipline volontaire ayant pour but essentiel l’apaisement de l’agitation mentale, non pour réaliser une écoute supramentale, mais assurer la continuité illusoire du processus de la conscience par un mécanisme auto-protecteur.

Nous avons exposé ailleurs (« La méditation véritable », Courrier du Livre, 1990) les différentes formes de disciplines volontaires proposées en vue de mettre fin à l’agitation mentale et les erreurs de ces méthodes. C’est de très mauvaise grâce que l’agitation mentale accepte de se laisser discipliner. L’origine des énergies entretenant cette agitation est très profonde, ancienne et complexe.

Une volonté persévérante peut produire un certain vide mental, mais ce dernier est plus apparent que réel. Il engendre une tension psychique considérable entre le méditant (le sujet) et ses pensées (les objets). Cette situation conduit le méditant dans un état de tension intérieure et de fragmentation, solidifiant son psychisme. Ceci constitue l’extrême opposé de la détente ou du « lâcher prise ». Toute mutation psychologique est impossible dans un tel contexte. C’est précisément ce que souhaite l’instinct de conservation de l’ego « le Vieil homme » dans son désir de continuité ou sa « peur de se perdre ».

Ce qui précède peut être transposé dans le domaine de l’émotion et des problèmes qui se posent à son égard du point de vue spirituel. Les Maîtres de l’Eveil avec lesquels j’ai vécu n’enseignent pas la suppression des émotions et dénoncent le caractère malsain des refoulements et les conséquences pathologiques qui en résultent. Ils dénoncent tout autant l’auto-destruction à laquelle conduit la permissivité. Ils considèrent l’émotionnalité comme une faculté naturelle de sensibilité et de présence au présent dans la mesure où la part d’intelligence de l’amour permet aux émotions de ne pas outrepasser leurs limites. De ce fait, elles ne peuvent devenir les aliments au service de la continuité de l’ego.

Les Eveillés avec lesquels j’ai vécu sont doués d’une sensibilité émotionnelle profonde mais celle-ci se déploie dans la momentanéité de l’instant où les circonstances la font apparaître. Elle se vit en ne laissant ni résidus, ni traces au sens où Lao Tse écrivait dans le « Tao Te King » : « Celui qui marche bien ne laisse pas de traces ». L’émotion chez l’Eveillé est un acte complet.

Les Maîtres du Ch’an chinois nous aident à bien comprendre le rôle et les limites de l’émotion. Ils enseignent que l’infini est dans le fini de chaque instant et que chaque seconde comporte un message unique, immense qui jamais plus ne se représentera.

La saisie et le vécu de ces richesses se réalisent à la condition que nous réalisions une parfaite disponibilité d’attention et de sensibilité intérieure dans la momentanéité de chaque instant présent. Les êtres humains trop identifiés à leur ego ainsi qu’aux apparences surfacielles du monde extérieur, réalisent rarement la finesse et la profondeur de cette qualité de perception.

Nous sommes victimes de ce que notre regretté ami Carlo Suarès nommait un « pachydermisme psychologique et spirituel ». De ce fait, nous sommes victimes d’une certaine lourdeur qui tend à nous accrocher de façon excessive au contenu de chaque seconde et d’y rester collé. Chaque instant présent n’est pas pleinement vécu et laisse des traces. La lumière qu’il contient n’étant ni perçue ni vécue laisse des ombres. C’est ainsi que vivent nos émotions.

Le Maître Hui-Hai du Ch’an (VIIe siècle) nous a laissé un ouvrage d’une importance fondamentale dans ce domaine : « The path to sudden attainment » exposant l’essentiel des exigences de la parfaite momentanéité de l’attention et de l’émotion. Celles-ci font partie d’une globalité indivise. Ces conseils pratiques nous recommandent de ne plus « coller » ou « habiter » dans les affichages mentaux ou émotions que les circonstances ont fait apparaître dans des instants passés; telles est la doctrine du « no-abiding mind ».

La présence au présent, la souplesse et la vigilance sont illustrées par un autre Maître du Ch’an : Ma Tsu. Ma Tsu déclare : « Ne pas être enchaîné par les perceptions, voilà ce que les textes désignent par être sans perception »… Cela ne signifie pas ne pas avoir du tout de perception, tel un morceau de bois ou de pierre ».

La portée exacte de ce qui vient d’être cité peut être éclairée par une déclaration de Shen-Houei le septième patriarche du Ch’an (668-760), commenté par Fung Yu Lan.

« Si des pensées précédentes sont attachées à leur objet, ceci est la misère; si les pensées ultérieures sont détachées de leur objet, ceci est la parfaite sagesse ». (Shen-Houei).

Le fait de ne pas avoir de pensée ou d’émotion (wu-nien) signifie que le mental n’est pas contaminé par la mémoire des objets dont il avait antérieurement conscience; c’est être toujours détaché de ces objets. Eviter la contamination des choses équivaut à l’attitude au cours de laquelle les pensées momentanées ne sont plus fixées sur ces choses, en ceci réside la signification véritable de la « non-fixation ».

Les anciens maîtres taoïstes utilisaient fréquemment l’image du « parfait miroir ». Celui-ci voit tout mais il ne prend rien, ne choisit rien, ne condamne rien. Il n’est plus encombré par la fixation des images qu’il reflétait antérieurement. Si le spectacle change, l’image se transforme adéquatement à la circonstance. Elle est entièrement libérée des reflets antérieurs.

La même exigence est évoquée dans l’enseignement de Sri Nisargadatta. Celui-ci ne s’oppose pas à la sensibilité émotionnelle, mais recommande de ne pas laisser les émotions se fixer de façon excessive dans la durée afin de ne pas leur permettre de s’incruster ou se solidifier dans le réseau des mémoires de l’ego.

Dans le cas contraire, celui-ci trouve dans la fixation émotionnelle l’aliment de choix assurant sa solidification psychologique. Celle-ci fait évidemment le jeu du « Vieil homme » en l’aidant à résister aux tentatives destinées à nous libérer de son emprise.

L’emprise du « Vieil homme » qui n’est autre que le symbole d’une personnification du réseau considérable des mémoires résiduelles de l’inconscient collectif, peut être, à titre provisoire, un thème de méditations fécondes. Celles-ci nous révèlent les origines principales des affichages mentaux suggérant la recherche de plaisirs constants et d’émotions violentes conférant à la conscience de l’ego une solidité psychologique. Celle-ci lui permettant de s’éprouver comme une entité douée de pérennité. L’évidence du caractère illusoire et de la fausseté de cette croyance ne tarderont pas à se manifester par les ennuis de santé, les maladies physiques et psychiques résultant du gaspillage d’énergies résultant des excès commis.

Une vigilance constante s’impose dans le domaine de la sensibilité émotionnelle pour autant qu’il soit question d’épanouissement spirituel. Cette recommandation s’adresse surtout aux artistes en quête de créativité en raison de leur sensibilité émotionnelle.

Il y a lieu de ne pas confondre créativité, spontanéité, libération, liberté, avec licence, permissivité ou simple recherche inconsciente de sensations, d’émotions fortes ou d’évasions. Celles-ci masquent souvent une pauvreté intérieure. Le spectacle de l’évidente décadence des violences, des corruptions illustrant la fin du XXe siècle nous conduirait à faire appel à une certaine austérité librement consentie et non imposée par des principes périmés. Celle-ci nous permettrait de donner à la sensibilité émotionnelle son plein épanouissement en évitant d’être involontairement pris aux pièges qu’elle nous tend.

La mise en évidence du caractère artificiel des disciplines et l’impasse des voies faciles de l’évasion ne peut nous conduire au désespoir lorsqu’une solution naturelle existe. Elle a fait ses preuves et a été vécue par les Sages de tous les temps. Elle n’émane pas de l’ego.

Il peut arriver que la sensibilité émotionnelle, au cours de circonstances imprévues ou par inattention, se laisse prendre aux pièges d’affichages mentaux passionnels. Ceux-ci sont suggérés par les résidus de problèmes affectifs ou sexuels non résolus contribuant au surgissement de phantasmes érotiques. C’est ici qu’une solution complètement inattendue est offerte à ceux oui sont engagés dans le cheminement intérieur. Engagement, disons-le immédiatement, qui les met librement à l’écoute de l’infinitude de leur propre profondeur.

Lorsque se réalise une telle disponibilité, il arrive qu’à l’instant même où des remous émotionnels prennent naissance, ceux-ci sont instantanément volatilisés ou sublimés par l’action d’un niveau de conscience impersonnel et supramental. Soudain se réalise une irruption explosive et non attendue d’une joie sans limite. La pureté des énergies inhérentes à sa spontanéité brise instantanément le cercle vicieux emprisonnant l’ego. Celui-ci est simultanément transfiguré en une plénitude intemporelle de conscience et d’amour.

Quelques instants de cette lumière intérieure transformeront à jamais le sens et le cours de la vie à la condition que la pureté de ce simple événement naturel ne se laisse pas contaminer par les résidus de la pensée.

Ce qui vient d’être exposé se trouve très précisément évoqué dans un poème de Shankaracharya et Abhinavagupta (« Songs of the ultimate » Eric Baret, Absent Crocodile Publications Athens, Greece).

– Lord, When the state of impurity enters the field of my mind, dispensing excessive torments, at that very instant there surges from me a rain of supreme nectar celebrating the praise of Your unicity.
– O Seigneur, lorsque l’état d’impureté entre dans le champ de mon esprit créant des tourments excessifs à cet instant même surgit en moi une plénitude du suprême nectar célébrant la gloire de Ton unicité.

Il nous est alors donné de vivre la joie d’une vie intensément créatrice où les richesses d’une certaine intelligence de cœur, généralement inconnue, donneront enfin à notre comportement quotidien le sens de la juste mesure de toutes choses.

L’INTERIORITE ULTIME DE L’UNIVERS ST INSONDABLE

Le « Koan » des montagnes bien connu des pratiquants du Zen illustre parfaitement les étapes du cheminement de l’Eveil. Celui-ci, partant du monde extérieur aboutit à l’exploration du monde intérieur.

Au début, l’homme déclare : « Les montagnes sont des montagnes et les rochers sont des rochers. Il ne se pose d’abord aucune question. Mais la vieillesse, les maladies, les épreuves de la vie, les crises et la mort le font réfléchir. Il commence à douter de la réalité du spectacle et de sa propre nature. Il s’informe des enseignements de la sagesse et de la science lui révélant la nature de sa réalité profonde et de celle de l’Univers. Il saisit l’unité fondamentale des êtres et des choses. La vision pénétrante lui révèle l’existence et le rôle prioritaire d’un océan de conscience pure et de lumière.

Au milieu, l’homme déclare : « Les montagnes ne sont pas des montagnes et les rochers ne sont pas des rochers ». L’apparente matérialité et l’opacité du monde extérieur cèdent la place à la plénitude lumineuse, prioritaire et omnipénétrante d’une source unique d’où émane l’apparente multiplicité des êtres et des choses.

A la fin, l’homme déclare : « Les montagnes sont des montagnes et les rochers sont des rochers », mais il n’est plus dupe de la seule apparence surfacielle des choses ni d’une opposition entre leurs faces extérieures ou intérieures. Il vit « nouménalement parmi les phénomènes » (Wei Wu Wei). Tel est l’état simple et naturel.

Le spectacle de l’infiniment grand que nous offre le ciel étoilé un soir d’été nous émeut par l’immensité des constellations et galaxies qu’il nous laisse entrevoir. En revanche, nous dédaignons l’exploration de l’infiniment petit. Son apparente opacité masque à nos yeux d’autres splendeurs dont nous ne soupçonnons pas l’intensité secrète de vie. Les anciens Maîtres bouddhistes en avaient exploré les surprenantes profondeurs par une « Vision pénétrante » dont les descriptions figurant dans les textes bouddhistes, taoïstes et védantins offrent une similitude troublante avec les modèles des grands physiciens « gnostiques », tel David Bohm.

Tôt dans mon enfance Camille Flammarion m’inspira une passion pour l’astronomie. Plus tard, cette, passion me conduisit vers la physique quantique et les œuvres géniales du physicien David Bohm.

Dès mon enfance, j’aimais la solitude, la forêt et les montagnes. L’accès des cimes me hantait, non par amour de l’exercice, mais essentiellement par la contemplation des horizons sans limite et le silence qui s’imposait. La pureté du ciel intensément bleu des hautes altitudes semblait m’appeler et m’arracher à mes limites par la magie d’une force d’amour qui me poussait à me fondre dans l’immensité.

Il est paradoxal que des contemplations aussi silencieuses et solitaires m’aient conduit à tant d’écrits et de paroles. Ma foi était telle qu’un irrésistible besoin de partage me donnait toujours l’énergie nécessaire à la communication lors de mes voyages incessants.

Mais, très paradoxalement, l’immensité des grands horizons du monde extérieur m’a conduit à l’écoute du monde intérieur. Je ne pouvais jamais supposer que les immensités extérieures m’attireraient un jour vers l’intériorité vertigineuse des êtres et des choses.

Dès lors, s’amorçait mon exploration de l’infiniment petit, tant par le « regard intérieur » du mystique que par les révélations de plus en plus inattendues de la physique dont les progrès « dématérialisaient la matière ». Je pressentais que la lumière et la chaleur que nous dispensent le soleil et les capacités de conscience, d’intelligence et d’amour que la nature nous accorde émanaient d’une Source jaillissante au niveau de l’infiniment petit. J’en pressentais le frémissement dans les profondeurs de ma conscience sous la forme d’une joie ineffable et toujours renouvelée. Mais celle-ci me révéla un autre espace et d’autres immensités plus proches et vivants que ceux de l’infiniment grand. La réalité ultime, unique des êtres et des choses est un océan de conscience pure et de lumière. Celui-ci est dans un flux de recréation vertigineuse par son intensité et son immensité. Ce n’est pas une simple source mais un fleuve étincelant dont l’omnipénétration universelle alimente autant le monde des vivants que celui des objets que nous avons considérés inanimés.

Mais l’exploration du niveau de ces ultimes profondeurs exige de notre part une descente dans l’intériorité fondamentale de notre être et des choses. Et quelle ne fut pas mon émerveillement et ma surprise à la découverte d’horizons illimités véritablement insondables que me révéla un certain regard du cœur plus clair que mille yeux physiques. Par cette approche suprêmement simple et naturelle, nous ne sommes plus seulement spectateurs mais nous nous intégrons dans le flux toujours renouvelé du Grand Fleuve. Celui-ci nous semble être le sang du grand Vivant universel… en fait le nôtre !

Pénétrer dans les profondeurs d’un rocher par le regard intérieur du cœur permet de déjouer l’obstacle de son apparente opacité et de son illusoire immobilité. Cela me rappelle l’aventure passionnante du spéléologue descendant de profondeurs en profondeurs, animé par le pressentiment qu’au-delà des gouffres obscurs existent des espaces inconnus abritant les splendeurs de stalactites et stalagmites cristallisant la mémoire des siècles.

Plus grandes sont les profondeurs du regard intérieur, plus notre écoute percevra les échos d’un bruit de fond évoquant le battement de cœur du grand vivant universel. A ce niveau ultime, tout est paradoxe : l’omniprésence d’un grand silence et l’intensité vertigineuse d’un jaillissement créateur, la plus grande subtilité et la plus haute concentration d’énergie existent simultanément. Seule s’impose la plénitude d’un silence. A ces profondeurs, les commentaires sont presque sacrilèges. Seul le silence s’impose dans sa toute puissance.

C’est à ce niveau que les sommets de l’expérience mystique et les ultimes profondeurs de l’exploration de la nouvelle physique se rencontrent.

Au-delà et à l’intérieur des molécules, des atomes, des électrons, des neutrons, des protons et des quarks se révèle l’omniprésence d’un océan de claire lumière nouménale de conscience pure illimitée.
De l’atome, en passant par l’être humain jusqu’aux lointaines galaxies, l’univers grandit, se recrée des milliards de fois par seconde, par petits bonds ou « sauts quantiques », eux-mêmes alimentés par l’énergie des informations contenues dans la mémoire de l’univers. Celles-ci sont explorées instantanément au niveau « subquantique » des milliards de fois par seconde dans un climat intérieur de conscience, de vigilance et de minute incroyables.

Je ne veux pas vous encombrer le mental par des exposés conceptuels. Je voulais attirer votre attention sur le fait que le contenu des visions intérieures et processus qui ont été évoqués, a été réalisé par des anciens maîtres bouddhistes, taoïstes et d’autres en dehors de tout conditionnement conceptuel préalable. La nouvelle physique quantique de David Bohm en confirme le bien-fondé. Telles sont les raisons pour lesquelles j’ai tenté d’en résumer l’approche dans « La spiritualité quantique ».

En effet, il me semblerait étonnant que l’on restât indifférent ou insensible à l’œuvre géniale de David Bohm non seulement par sa mise en évidence du rôle fondamental des « variables cachées », de ses théories quantiques sur les champs d’informations actives et surtout la mise en lumière des mécanismes subquantiques des transitions virtuelles. Ceux-ci montrent clairement l’intensité vertigineuse du processus de création constante des ultimes profondeurs de l’univers. Chaque seconde comporte une singularité absolument unique qui n’a jamais existé et qui jamais n’existera en considération du processus d’accroissement constant des mémoires de l’univers ainsi que l’enseignaient les Maitres du Ch’an il y a quinze siècles déjà. En cette fin du XXe siècle, des scientifiques éminents, tels que le prix Nobel Ilya Prigogine et d’autres, le déclarent également.

L’univers se présente comme la plénitude indivise d’un seul et même grand vivant dont nous sommes les membres apparemment séparés. Telle était la vision des Sages de tous les temps. Les textes classiques qui l’évoquent, révèlent une parfaite coïncidence entre l’approche supramentale non conceptuelle des Eveillés et l’adéquacité des modèles de David Bohm et ce, à tel point qu’il n’est pas interdit qu’un même « regard intérieur » était la source d’inspiration du grand physicien. Nous en avons toujours eu l’intime conviction.

Robert LINSSEN.