Mot cle : Évolution

Message krishnamurtien et doctrine marxiste par André Niel

Vous parlez de la « complexité de la vie », et des contingences où elle s’exprime. Mais cette complexité n’est justement qu’apparente. La vie des individus est d’une effarante simplicité, car elle se réduit pour chacun à n’être qu’un rouage dans l’immense superstructure de la contradiction de l’homme par l’homme. Chacun de nous ne pense et ne vit encore — tout à fait primitivement — que par contradiction à ceci ou à cela, à ceux-ci ou à ceux-là : on est contre la religion ou contre l’athéisme, contre la bourgeoisie ou contre le prolétariat, etc… La tendance est universelle et sans doute spontanée. C’est pourquoi il est si difficile d’y échapper ! Et pourtant, là serait notre seule chance de salut.

Esquisse pour une biologie de la révolution par André Niel

Si l’homme veut donc conserver quelques chances d’accéder à un état biologiquement viable, garantissant peut-être par là à son espèce une destinée sans limites, il devra permettre à la vie d’accomplir en lui une dernière révolution, sociale par excellence, puisqu’elle aboutirait à la constitution d’une société universelle définitivement unifiée. Une telle révolution devrait résulter, logiquement, de la pure et simple substitution, par l’individu, du PRINCIPE D’UNITE DE L’HOMME au principe moral de division…

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Le développement de la personnalité par Hazrat Inayat

L’individualité est une chose, la personnalité en est une autre. Une âme nait comme individu, mais sans personnalité, la personnalité est construite après la naissance. Ce que l’âme apporte, ce sont ses mains, ses jambes, son visage, mais non sa personnalité qui se fait ici sur terre. Très souvent les gens ont pris le chemin ascétique et s’en sont allés où ils pouvaient rester éloignés du monde. Parce qu’ils ne se souciaient pas de leur personnalité, de leur moi, ils se tinrent l’écart de la masse. De cette façon on est libre d’être comme on veut être ; si l’on veut ressembler à un arbre, une plante, ou un roc, on le peut. Cependant quand on en vient à la personnalité, c’est chose différente.

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Une attention ouverte par Jean Klein

Remarquez ce geste automatique qui vous conduit à vous éloigner de vous-même. Sans pensée, sans représentation, vous êtes dans votre gloire. Libérez-vous à tout prix de ces coutumes néfastes instaurées par la société, vous agirez d’une façon positive pour la collectivité qui commence par vous-même ; mais voyez-le sur le vif, non en tant qu’idée, conviction, croyance et constatez que nous sommes toujours conditionnés par un centre, le moi.

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Champs biologiques et résonance morphique par Rupert Sheldrake

Plus forte encore que l’idée de l’évolution des lois est l’idée selon laquelle les lois de la nature évoluent un peu à la façon des habitudes ou des coutumes, car cela présuppose une sorte de mémoire. Il n’est pas nécessaire de voir dans cette mémoire un phénomène conscient (nos propres habitudes ne sont pas toujours conscientes). De même que la mémoire de l’univers est elle aussi une mémoire qui n’est pas forcément consciente. Ce qui se produit aujourd’hui dépend de ce qui s’est produit par le passé et du nombre de fois où ces choses se sont produites.

La conscience, apanage de la totalité des règnes de la nature par le Dr Thérèse Brosse

Nous avons dans ces réalisations un voile qui se soulève, non seulement pour l’exploration des innombrables manifestations de la Conscience Universelle, l’homme y compris, mais aussi l’apparition et la promesse d’une espèce nouvelle « l’homme après l’homme », qui doit être aussi différent de nous que nous le sommes actuellement du singe. La matière vit, la matière agit avec intelligence, son pouvoir est immense, sa conscience exprime le Divin, lorsqu’elle n’est pas asservie aux impositions restrictives d’un ego humain.

Un psychisme universel ? par Roger Godel

Quand je regarde un arbre, suis-je devenu un arbre? Et cette grosse pierre que je tiens dans ma main n’est-elle rien d’autre que moi-même? Est-ce moi, encore, qui fais lever le soleil sur l’horizon au moment où je le contemple? Me voici donc promu au rang de créateur du monde!

Brève esquisse cosmogonique par Pierre D’Angkor

Pour la vision des Sages, l’Être c’est le Tout existant, visible et invisible, à la fois un et multiple. L’Unité transcendante de l’Être — ce que nous nommons l’Absolu — se manifeste comme dualité opposée de forces constructives dont le brassage forme l’Univers. La relation entre ces deux pôles opposés est la Vie, la Conscience. Tout univers naît et meurt, commence et finit. Leur succession, régie par la loi universelle de Cause à effet, est éternelle. Chez tous les peuples de l’antiquité — Égypte, Inde, Grèce — le symbole de cette totalité fut le serpent enroulé qui se mord la queue. L’orbe du serpent est le symbole de l’éternité, la tête et la queue du serpent qui se rejoignent figurent au contraire le temps de chaque Univers successif, son commencement et sa fin…

L’évolution de l’humanité par Pierre Crépon

La théorie d’une innéité de l’agressivité humaine qui conduirait inéluctablement à la guerre, est devenue particulièrement célèbre par l’intermédiaire du spécialiste du comportement animal, Konrad Lorenz. Celui-ci publia un ouvrage en 1963, qui fut traduit en français en 1969 (chez Flammarion, la traduction américaine est de 1966), sous le titre de « l’Agression, une histoire naturelle du mal ». Cette publication fut rapidement considérée par une large fraction du public cultivé comme un livre définitif sur ce sujet. Lorenz développait l’idée que le comportement agressif de l’homme tel qu’il se manifeste par exemple dans la guerre, est dû à un instinct inné et phylogénétiquement programmé de celui-ci.

D’où venons-nous? Que sommes-nous ? Où allons-nous? entretien avec Robert Anton Wilson

Tout ce que Nietzsche a attaqué — les idées politiques et religieuses qu’il s’est efforcé de ridiculiser et de mettre en pièces — sont des tentatives pour définir ce que nous sommes et nous maintenir à notre place. Il a essayé de les ébranler pour que nous prenions conscience de ce que nous sommes, de ce que nous devenons et pour nous ouvrir des possibilités. Il était tout à fait disposé — comme moi — à faire entrevoir des possibilités effrayantes, simplement pour faire penser les gens.