Mot cle : Tradition
Le graal des cathares par Jean Blum
Cette tradition appartient à l’héritage de la Chrétienté dans son ensemble, mais son rameau occitan la rattache tout particulièrement au Catharisme médiéval. C’est la tradition de la Quête spirituelle rendue possible par la médiation d’un bien terrestre sanctissime, investi de pouvoirs royaux apportés par le Christ. A la fois racine et surgeon, porte vers l’Au-delà pour qui s’en est rendu digne, ce bien suprême en ce monde est paré d’un nom mystérieux autant que prestigieux: le Saint Graal.
Les vierges noires par Jean-Pierre Bayard
Par analogie, l’Adam de Moïse est formé directement de la Terre ; mais lorsque la femme Aischa ou Eve reçoit l’existence, elle est tirée de la substance même de l’homme, le principe masculin. Cette compagne, égale de l’homme, reste cependant dans un état d’infériorité. Dans les Cieux, la Vierge, épouse de la divinité, ne peut devenir son égale ; les kabbalistes la nomment la Nature Naturante. Elle est supérieure à tout, sauf à Dieu lui-même. Rien ne peut se faire sans elle. Génératrice de toutes choses, cet élément vierge et fécondateur produit la cohésion et détermine toutes les phases évolutives des substances. La Vierge féconde les semences au cÅ“ur de la terre ; elle préside à la germination et les mystères cosmiques se développent en son sein. Nous parvenons à la notion de la Mère supérieure régnant sur la profondeur.
Lecture pour une fin de temps par Lucien Gérardin
Je ne trouve rien d’étonnant à ce que la sagesse traditionnelle ait, dans un passé lointain, découvert empiriquement beaucoup de choses sur cet « esprit », ou cet « homme intérieur », dont notre époque redécouvre avec émerveillement toute l’importance, en particulier par l’étude de ce que l’on appelle les « états différents de conscience ». Un mot bien mal choisi, d’ailleurs, que cette dénomination d’« état ». Il laisserait croire, en effet, qu’il s’agit de configurations statiques, alors qu’un état de conscience est, par nature, un processus dynamique, au contenu indéfiniment changeant dans une certaine stabilité de structure.
Tradition, modernité …Et au-delà par Kenneth White
Kenneth White propose, dans cette étude, de réaliser une synthèse heureuse de tous les enseignements disponibles qu’ils soient d’extrême-Orient, d’Orient, survivance du celtisme, du judaïsme ou du christianisme. Par cette synthèse qui nous est offerte l’homme peut, s’il le veut, réellement progresser et développer cette spiritualité qui lui fait tant défaut.
Méditation et connaissance selon l’ishvara-gita par Jean Varenne
L’apprentissage du yoga est donc, en Inde, une entreprise où des exercices gradués sont enseignés, conjointement avec des éléments doctrinaux qui les justifient et les expliquent. Et si les premiers nécessitent la présence effective du maître, les seconds peuvent être appris dans la solitude, selon les prescriptions du guru et avec le commentaire préalable qui convient.
L’apocalypse et ses images par A.-M. Cocagnac
Les mythes originels sont les propositions sémantiques de la vie elle-même. Cette vie est à la fois extérieure et intérieure. Elle rejoint, d’une part, l’environnement cosmique et, de l’autre, elle descend dans la profondeur du cÅ“ur pour rejoindre ce que Tauler nommait le Grunt, la couche profonde de l’être, « celle que l’on atteint en le débarrassant de toutes ses superstructures… des images fabriquées par la raison et par les sens »
La face cachée de la France par Louis Pauwels
Le panthéon gréco-latin n’est qu’une partie du paganisme indo-européen : il reste encore de grandes traces du paganisme celte, germanique, védique (indo-aryen), indo-iranien, hittite, etc., qui descendent d’un fonds commun supérieur aux paganismes « individuels ». Ce paganisme gréco-latin a cédé au christianisme. Mais ce vieux fonds commun fut plus coriace. Les régions germaniques, celtiques, nord-ibériques et gauloises non romaines ont longtemps résisté à l’évangélisation. Les campagnes rebelles ont d’ailleurs donné leur nom à cette résistance : les pagani (paysans) sont restés les incroyants païens, de même que les Heiden (païens) allemands se tenaient dans die Heide (la lande) et priaient hors des villes.
La vraie religion chinoise: le culte des ancêtres par Liliane Loan
Non seulement en Chine mais un peu partout en Asie, particulièrement dans les pays de culture chinoise tels que la Corée, le Japon et surtout le Viêt-Nam, le culte des ancêtres a façonné et modelé les esprits, les croyances, les coutumes, les traditions et, tout comme en Chine où il est né, l’organisation de la société. Il a engendré une conception philosophique de l’âme, un enseignement visant à parfaire l’homme et une certaine politique de gouvernement du pays.
Science, prescience et tradition par Martine et Henry Normand
Le concept matériel ne peut être totalement abandonné. On entend dire trop souvent que l’on va rejeter la matérialité et la science pour s’occuper de spiritualité ! Comment pourrait-on supporter la spiritualité s’il n’y avait un corps physique pour en avoir la compréhension ? Rejeter une forme parce qu’on en perçoit les travers n’empêche pas cette forme d’exister. Il est plus important d’apporter la complémentarité, qui fait défaut à notre époque, entre la matérialité, la satisfaction intellectuelle et surtout un épanouissement du cÅ“ur. Mais un énoncé ne peut être qu’écouté, sa compréhension est l’affaire de chacun. Personne ne peut communiquer le goût du thé à qui n’en a jamais bu.
La légende du grand Hermès par Bernard Gros
Un ensemble de traités en grec sont attribués à Hermès, traités savants comme le Poimandres, ou dont ne nous est parvenue que la traduction en latin, comme l’Asclepius, mais circulent aussi durant tout le Moyen Age des ouvrages d’alchimie, de magie, d’astrologie, où sont révélés des secrets de nature qui permettent de capter et d’utiliser le merveilleux. Tant de textes sont mis sous son nom qu’Hermès Trismégiste finit par prendre une dimension mythique ; on se réfère à lui comme à un archétype mythologique…






