Lucien Gérardin : Travail alchimique ou méditation ? laboratoire ou lab-oratoire?


16 Sep 2011

(Revue Question De. No 30. Mai-Juin 1979)

Quand lire était un art

Si l’Histoire bien faite se doit de comprendre, dans leur totalité, tous les aspects des passés révolus, alors « ce que nous appelons l’histoire des sciences ne mérite pas son nom. En effet, on trouve sous ce titre l’énumération des faits et des opinions connus des Anciens et qui sont actuellement considérés comme scientifiques, les autres étant rejetés comme des produits de la superstition ou du mysticisme. Une telle sélection est une déformation grave du passé, car elle dénature les doctrines et, par conséquent, les caractères des hommes de science d’alors. L’exemple le plus frappant est peut-être celui de Newton… Les manuscrits laissés par ce grand homme n’ont pas été publiés, et une bonne partie en a été dispersée aux enchères, sans opposition du gouvernement anglais, et ceci pourquoi ? Parce que le relevé statistique de ces écrits a montré que la moitié en était consacrée à la  théologie, un quart à l’alchimie et un quart seulement à la physique. Donc, s’il est vrai que Newton fit sa carrière dans les sciences pures et appliquées, il n’en est pas moins faux d’en faire un pur physicien, alors qu’il était surtout un théologien, très intéressé par l’alchimie et la physique, ce qui est bien différent ».

Ces observations pleines de bon sens de G. Monod-Herzen [1] montrent à merveille la subtile difficulté de l’histoire des sciences anciennes en général, et de l’histoire de l’alchimie en particulier. La difficulté est d’ailleurs double : d’une part, ces choix a priori, avec rejet de ce que l’historien considère comme superstitieux ou « mystique », et d’autre part, toutes les incertitudes sur des textes qui n’ont pu traverser les millénaires sans en souffrir quelque peu. On oublie trop souvent que la technologie du manuscrit grec ancien n’avait rien de commun avec celle du livre actuel. La forme si commode d’un cahier de feuilles pliées ne fut inventée que vers le IIIe siècle de notre ère. On utilisait auparavant une longue feuille enroulée sur elle-même, ce qui ne rendait pas la lecture aisée. Cette feuille était le plus souvent fabriquée à partir de papyrus, le parchemin n’étant qu’exceptionnellement utilisé à ces époques, en dépit d’idées reçues. L’encollage d’un contre-plaqué d’étroites bandelettes de roseau permettait d’obtenir de longues bandes (quelques mètres, pour fixer les idées) qui restaient fort fragiles. En déroulant, ou en réenroulant la bande, il arrivait, souvent que des éclats se décollent. Il se perdait ainsi des mots, voire une ligne entière. En outre, les copistes n’écrivaient que peu de lettres par ligne : vingt à trente, parfois moins (toujours de majuscules, les minuscules n’ayant été inventées qu’aux VIIIe ou IXe siècle de notre ère par les scribes byzantins). Pour gagner de la place, la séparation entre mots n’existait pas. Lire était finalement un art fort difficile, et il fallait presque connaître à l’avance le texte à lire pour arriver à déchiffrer le rouleau.

Des sauveteurs destructeurs

Pour pallier ces multiples difficultés tout en démultipliant les copies, on imagina de réunir, en résumant leurs pensées, les auteurs ayant écrit sur tel sujet donné. Les anthologies se mirent à fleurir dans l’Alexandrie des Ptolémées. Dans la plus grande liberté d’esprit, Grecs, Egyptiens et Juifs y discutaient ensemble, sans que la sérénité de leurs réflexions soit troublée par de furieuses querelles religieuses, fruit tardif et empoisonné du christianisme triomphant.

La technique de l’anthologie portait en elle un grave risque : de moins en moins consultées, beaucoup d’œuvres originales se sont perdues à jamais, au fur et à mesure que le temps faisait son œuvre en détruisant lentement, mais sûrement, les rares manuscrits qui les contenaient. Il arrive encore qu’un heureux hasard archéologique fasse redécouvrir des œuvres que l’on croyait à jamais perdues; comme par exemple ces Chapitres de Mani, retrouvés en 1930 dans l’oasis du Fayoum. Chacun se rappellera la fabuleuse aventure des manuscrits esséniens de la mer Morte. Moins connue, l’exhumation en 1945 de cinquante-trois traités gnostiques (dont l’Evangile de Thomas), cachés dans une jarre en Haute-Egypte, a obligé à réviser presque de fond en comble les idées admises jusque-là sur la gnose. La rédaction de florilèges et d’anthologies ne fut pas le seul fait des savants d’Alexandrie. Les érudits byzantins ont joué, eux aussi, le rôle de sauveteurs destructeurs. Les équipes réunies à maintes reprises par les empereurs d’Orient ont effectivement sauvé de l’oubli quantité de choses qui, sans cela, se seraient totalement perdues. Mais ces érudits ont contribué à détruire ce qu’ils sauvaient. Il n’est en effet souvent parvenu jusqu’à nous que des extraits démembrés à partir desquels il reste difficile de reconstituer les pensées originelles. Il paraît donc presque désespéré, sinon impossible, de reconstruire dans sa totale plénitude une pensée comme celle des vieux alchimistes grecs, même en y mettant la meilleure bonne foi du monde. Au siècle passé, le grand chimiste Berthelot se passionna pour ceux en qui il croyait voir ses lointains prédécesseurs. Des érudits grincheux ont critiqué l’édition des alchimistes grecs qu’il fit alors exécuter par l’helléniste Ruelle. Il est certain que ce dernier n’avait pas toute la rigueur que l’on exige aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que personne n’a refait son travail. Il est à noter que la traduction en français fut exécutée par Berthelot lui-même, c’est-à-dire par quelqu’un qui connaissait le sujet dont il traitait. Publiée à très petit nombre (150 exemplaires, dit-on), cette collection des alchimistes grecs n’a finalement guère été lue, même (et peut-être surtout) par tous ces pseudo-alchimistes et pseudo-hermétistes modernes qui préfèrent les fantaisies d’une imagination galopante à l’étude patiente et attentive de la pensée authentique de ceux dont ils affirment perpétuer la tradition. Texte grec de Ruelle et traduction de Berthelot ont été heureusement réédités dans des conditions qui mettent maintenant l’alchimie alexandrine à la portée de qui désire s’en informer [2].

La religion universelle

G. Monod-Herzen avance dans son ouvrage la thèse suivante : l’alchimie aurait été, avant tout, une sorte de codage secret de la gnose hermétique. Qu’est-ce que cette gnose ? Il a survécu une anthologie, dite : Corpus Hermeticum, compilée par des Byzantins. On peut légitimement se demander pourquoi des chrétiens transcrivirent avec application des textes de mystique païenne. On peut répondre à cela que l’Eglise d’Orient a toujours eu l’esprit largement ouvert.

Une excellente traduction du Corpus Herméticum fut publiée au début de ce siècle par Louis Menard [3]. L’édition critique du texte grec a été faite depuis par les soins de A.D. Nock [4], avec traduction nouvelle du père A.J. Festugière.

Le mérite de ce dernier est d’avoir rendu accessible à qui le désire la gnose hermétique gréco-égyptienne. La traduction de Louis Ménard n’était plus guère facile à trouver dans le commerce. J’avoue toutefois la préférer de beaucoup à celle du père Festugière, et cela pour la raison que ce « païen mystique » (comme aimait à s’appeler lui-même L. Ménard) avait une grande révérence pour Hermès. Il n’en va pas de même du père Festugière. Je citerai simplement, pour justifier ma critique, cette phrase acrimonieuse [5] « L’Alchimiste Zozime patauge (sic !) avec délice dans ses fantasmagories. » Il s’agit en fait de réflexions symboliques sur le pourquoi du nom de Trismégiste (ou trois fois grand) attribué à Hermès, car Concepteur, Cause et Formateur du Cosmos.

Laquelle préférer de ces traductions des premières lignes du Corpus Hermeticum ? Celle du révérend père : « Un jour que j’avais commencé de réfléchir sur les êtres et que ma pensée s’en était allée planer dans les hauteurs, tandis que mes sens corporels avaient été mis en ligature… » Ou celle du « païen mystique » : « Je réfléchissais un jour sur les êtres ; ma pensée planait dans les hauteurs et toutes mes sensations corporelles étaient engourdies… » Le peu de grec qui me reste m’a permis, en utilisant le texte de Nock, de reconnaître plus fidèle la concision de Louis Ménard. Et que vient faire ce mot de ligature, typique de certaine mystique catholique, alors qu’il s’agit de l’entrée dans cet état de conscience particulier, mais universellement connu par les religions et les spiritualités, que l’on appelle « méditation passive », et au cours duquel l’homme se retire dans son univers intérieur (les hauteurs où il plane), coupé qu’il est des stimuli perturbateurs venant du monde extérieur.

Voie sèche et voie humide

Le secret alchimique de faire de l’or n’aurait-il été, selon la thèse de G. Monod-Herzen, qu’un appât imaginé par les sages hermétistes pour introduire les néophytes dans leur gnose de salut ? L’alchimie ne serait-elle au fond qu’une variante de la religion secrète hermétique ? Cette thèse a l’avantage d’expliquer simplement l’hostilité plus ou moins latente que l’Eglise triomphante a toujours eu envers l’alchimie. Les religions organisées n’aiment guère l’aventure mystique individuelle, car cette dernière remet forcément en cause les hiérarchies ecclésiastiques et les pouvoirs établis.

L’auteur de l’Alchimie et son code symbolique se réfère évidemment au psychologue des profondeurs, Carl Jung. On sait que ce dernier a longuement étudié et médité les textes alchimiques. Il a cru y retrouver ce lent itinéraire de transformation intérieure et d’illumination qu’il appelait le « processus d’individuation ». Ce faisant, C. Jung s’est vu obligé de passer sous silence toute la solide et très ancienne tradition alchimique d’expérimentation concrète au laboratoire (que l’alchimiste mystique allemand G. Khunrath écrivait : lab-oratoire, travail et méditation).

Traitant de cette tradition expérimentale, G. Monod-Herzen rappelle qu’elle était en partie double. Il y avait, d’une part, la fabrication d’alliages métalliques colorés et celle de pierres précieuses artificielles (ce que nous appellerions aujourd’hui la chimie minérale). Il y avait, d’autre part, tout ce qui concernait parfums, senteurs et onguents (ce que nous appellerions aujourd’hui la chimie organique). La manipulation des matières minérales s’exécutait à haute température, dans des creusets soumis à un feu violent ; elle a donné naissance à la « voie sèche » de l’alchimie traditionnelle ultérieure. Le traitement des produits organiques se contentait de températures plus basses, voire de la seule chaleur du soleil chauffant des ballons de verre où les matières distillaient ; elle a donné naissance à la « voie humide ». Comme l’a remarqué M. Berthelot, l’appareillage utilisé par les alchimistes grecs reste utilisable, voire est utilisé de nos jours, à quelques exceptions près. On n’emploie plus, par exemple, la kerotakis dans laquelle l’alchimiste s’efforçait d’imiter la nature en faisant monter des vapeurs qui, condensées dans la partie supérieure de l’appareillage, retombaient indéfiniment en pluie sur les substances à distiller afin que ces dernières se dissolvent dans leur propre « eau » en un lent processus qui allait se poursuivant des jours et des jours.

De Bolos à Zozime

Il semble bien que ce fut à Alexandrie, vers le second siècle avant notre ère, qu’un certain Bolos de Mendes réalisa la fusion de l’expérimentation empirique et des théories platoniciennes du Timée, en posant que l’art pouvait imiter artificiellement la nature, l’homme se montrant capable de provoquer artificiellement des transformations profondes dans la matière. L’alchimie gréco-alexandrine s’avère ainsi antérieure de plusieurs siècles à la gnose hermétique.

Il est probable que c’est Zozime de Panopolis, auteur dont il reste dans la Collection des alchimistes grecs de nombreux extraits [6], mais sur lequel on ne connaît rien avec certitude, même pas l’époque à laquelle il vécut (second siècle de notre ère ?), qui mêla un hermétisme plus ou moins populaire avec la, déjà fort ancienne, tradition alchimique. Comme l’a remarqué A.J. Festugière : « Ni chez Bolos, ni dans ces apocryphes, [il s’agit de très anciens textes alchimiques anonymes des environs de notre ère] l’alchimie ne se donnait comme une religion de salut ; il n’était pas nécessaire d’avoir été initié à la connaissance de Dieu et d’être sauvé pour pratiquer le Grand Œuvre. Avec Zozime, l’idée de salut prédomine » [7].

On peut, avec une certaine vraisemblance, retourner alors la thèse de G. Monod-Herzen, en estimant que c’est l’hermétisme qui a emprunté à l’alchimie, plutôt que l’inverse.

Un des plus profonds textes du Corpus Hermeticum s’intitule La Vierge du Monde (Koré kosmou). On y apprend que l’âme (attention : ce mot n’avait nullement le sens d’entité immatérielle qu’il a pris depuis Descartes, l’âme des gnostiques, étant comme les « esprits » des alchimistes quelque chose d’immatériellement matériel, à l’image d’un souffle de vent », est un mélange équilibré des Quatre Eléments : Feu, Air, Eau et Terre. Il y a prédominance d’air et de feu dans les âmes des oiseaux. Les âmes à excès d’eau et de terre sont celles des quadrupèdes, l’excès de feu chez certains rendant les animaux en question plus courageux que d’autres. Une abondance d’eau et de terre génère les âmes de reptiles ; privés de feu, ces êtres inférieurs manquent d’audace ; l’excès d’eau les rend froids, et l’abondance de terre les rend lourds et lents ; le défaut d’air cause leur difficulté à se mouvoir. Ne rions pas trop vite de ces explications en les qualifiant de puériles. Qui sait si l’on ne rira pas, dans quelques siècles, de certaines idées actuelles, absurdes à force de se vouloir totalement rationnelles.

Ils méprisèrent l’or

On a trop souvent tendance à croire que les alchimistes poursuivaient uniquement la chimère dorée, la transmutation artificielle du mercure ou du plomb en or à l’aide de la fabuleuse pierre philosophale. La transformation de fer en cuivre se montrait tout aussi importante pour ces véritables Fils de Science. G. Monod-Herzen attire avec raison l’attention sur un traité extrêmement important, bien que fort méconnu : Le Livre du secret de la création des êtres. Il en avait déjà longuement parlé dans un précédent ouvrage [8]. D’après Ursula Weisser, de l’université de Nuremberg, il s’agirait d’une œuvre grecque du Ve ou VIe siècle de notre ère, traduite ensuite en arabe [9]. Il existe une traduction latine quasiment ignorée, enfouie qu’elle est dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale, et qui va faire bientôt l’objet d’une publication par les soins de Marie-Thérèse d’Alverny. Ce traité est resté inconnu de l’alchimie latine, à l’exception de sa page de conclusion qui est la célèbre Table d’émeraude. A aucun moment il n’y est question de transmutation en or. L’auteur (resté inconnu) développe par contre une originale cosmogénèse qui, curieusement, n’est après tout pas très loin des idées les plus actuelles en matière de formation des étoiles et des galaxies. Comment expliquer ces intuitions géniales ? Elles sont attribuées dans Le Livre du secret de la création des êtres à une révélation surnaturelle, en l’occurrence celle d’Hermès Trismégiste. S’agit-il d’une fiction littéraire, chose presque obligatoire à cette époque de transition où les meilleurs esprits doutaient de la clarté de la raison, ou s’agit-il de quelque chose de plus tangible ?

Des anges en soucoupes

L’époque actuelle n’est pas sans ressembler à ces siècles lointains où la raison se prenait de vertige devant tout ce que la science grecque apportait de liberté, et donc de profonde responsabilité. L’homme est ainsi fait qu’il s’affole quand il lui faut se montrer pleinement homme. Comme au temps lointain des apocalypses, les révélations vont aujourd’hui se multipliant. Les grand-galactiques-cornus, ou les petits-homoncules-verts en soucoupes volantes ont simplement remplacé les anges et les démons des apocalypses juives et des révélations hellénistiques.

J’avoue avoir été fort surpris en lisant ici-même d’étranges propos de l’académicien catholique Jean Guitton qui, ainsi qu’il le laisse entendre : « croit aux soucoupes volantes (ne serait-ce pas, cher Louis Pauwels, la résurgence du célèbre : « Je crois, puisque c’est absurde », de Tertullien ?). « Qui sait, écrit-il, si ces humanoïdes [des soucoupes] ne seraient pas des sous-officiers, si l’on peut dire, ou des agents subalternes de l’angélologie. Il est clair qu’il existe entre la conduite des apparitions dans les récits bibliques et la conduite des humanoïdes des ressemblances… Plusieurs personnes ont remarqué la ressemblance des récits d’ufologie avec les récits de mariophanies du XIXe siècle, à Notre-Dame de la Salette, à Lourdes ou à Fatima » [10].

Et il ne s’agit pas là de propos isolés. L’académicien Jean Fourastié, de l’Académie des Sciences morales et politiques, a pour sa part affirmé récemment [11] : « J’ai toujours pensé qu’il y a deux sources d’information pour l’homme : la Révélation sans quoi nos ancêtres n’auraient rien pu faire, et aussi la science. A partir du moment où elle a existé, la science nous donne sur l’univers des informations qui sont, à mon avis, finalement, de même nature que ce qu’on appelle Révélation dans la foi chrétienne. Ce sont, dans les deux cas, des informations sur l’univers. » Vraiment, les académiciens ne sont plus ce qu’ils étaient. On observe d’étranges changements dans leurs idées profondes.

Au-delà du spirituel et du matériel

Les alchimistes eurent toujours une haute vision de l’homme et de ses possibilités. Ces chercheurs de vérité se sont patiemment efforcés d’appréhender le monde dans toute sa complexité. Ils ne le séparaient pas artificiellement en un monde spirituel dévolu à la religion et à la révélation, et en un monde matériel dévolu à la technologie et à la science. Leur science de la matière était toute spirituelle et leur spiritualité était toute matérielle. C’est la grande leçon que l’on peut tirer de la lecture des alchimistes grecs.

En proclamant que la foi seule suffit, sans les œuvres, l’apôtre Paul a contribué à faire s’engloutir la culture alexandrine dans une nuit dont nous émergeons actuellement avec peine et crainte. La route d’une meilleure connaissance de l’homme intérieur passe par un travail total qui met en œuvre toute la riche complexité de notre être. Je ne saurais mieux terminer que par cette conclusion à ce qui a survécu du Livre de l’accomplissement de l’alchimiste Zozime : « Les teintures [alchimiques] ont donc la faculté de faire fermenter aussi bien une grande quantité de matière qu’une petite. On les obtient aussi bien dans des ballons de verre [voie humide] que dans des creusets, grands et petits [voie sèche] ou que dans d’autres appareillages. Tout ceci se produit grâce au feu et selon la force du feu. C’est l’expérience qui manifeste tout cela, en accord avec des intentions spirituelles convenablement orientées. »

Lucien Gérardin


[1] Par lesquelles il commence son ouvrage : L’Alchimie et son Code symbolique. (Monaco, éditions du Rocher, 1978, 271 p.).

[2] Collection des anciens alchimistes grecs, 3 tomes en 1 volume in-8 de 287, 458 et 477 p. (Londres, The Holland Press, 1963.)

[3] Corpus hermeticum (4 vol.) (Paris, Les Belles Lettres, 1954-1960, Rééd. 1972).

[4] Hermès Trismégiste, traduction complète précédée d’une étude sur l’origine des livres hermétiques (Paris, 1910).

[5] De : La Révélation d’Hermès Trismégiste, tome 1 : L’Astrologie et les Sciences occultes (Paris, 1950).

[6] Environ 150 pages dans l’édition Berthelot-Ruelle.

[7] Ouvrage cité : L’Hermétisme et l’Alchimie, p. 261.

[8] L’Alchimie méditerranéenne, ses origines et son but. La Table d’Emeraude ; Paris, Adyar, 1963, 214 p.).

[9] Hellenistiche Offenbarungsmotive, und das Buch Geheimnis der Schöpfung. Journal for the History of Arabic Science (Alep, Syrie) Vol. 2, no 1, mai 1978, p. 101, 125.

[10]  » Jean Guitton : Je crois aux soucoupes volantes.

[11] Réunion du groupe de travail A.X. : L’Ingénieur et la Société, séance du février 1979.