2008 – Almora – 215 p. – 15,50 €
« Observez ces mots imprimés, ces marques noires sur un fond blanc. Et observez ce qui est exactement là où vous êtes en cet instant et qui les enregistre. Appelez cela Espace d’Accueil Conscient… » C’est à ce retournement du regard qu’a invité Douglas Harding tout au long de sa vie, au travers de ses innombrables conférences et des exercices qu’il proposait, et que continue de proposer aujourd’hui sa femme Catherine ou José Leroy, bien connu de nos lecteurs. Le retournement du regard, c’est faire pivoter son attention de 180 degrés. Autrement dit, regarder ce à partir de quoi l’on regarde le monde extérieur. Et c’est dans cet instant que l’on découvre que l’on regarde à partir de rien. Il n’y a en fait rien, nous dit Douglas Harding, au-dessus des épaules, pas de tête.
A la place, un espace d’accueil, libre, sans entrave. Une vacuité qui accueille le monde de façon « illimitée et impérissable ». L’évidence du moment présent, sans nul support religieux, philosophique, ou conceptuel. Lorsque le regard s’identifie au monde extérieur, que l’on s’expérimente à nouveau comme une personne, avec une tête et une identité, nous redevenons limités et périssables. Douglas Harding parle alors de petit moi. La pratique que propose Douglas repose entièrement sur ce retournement de l’attention. Il accompagne ses propos dans cet ouvrage de dessins permettant de mieux saisir ce qu’il propose. Cependant, comprendre réellement ce qu’il propose nécessite de faire un pas de plus que la seule lecture : il s’agit de suivre concrètement ses invitations très simples. Cet ouvrage est, à l’image de Douglas Harding, aujourd’hui décédé, très concret et plein d’humour.
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