| Réel Le Réel, dit « voilé » par Bernard d’Espagnat [1], échappe à la conscience ordinaire “hypnotisée” par ses pensées projetées sur le monde des perceptions. [1] - Bernard d’Espagnat, n°19. |
| Religion Alors que l’antiquité romaine désignait l’activité religieuse par relegere, c’est-à-dire relire les signes divins par la pratique des oracles, le christianisme y voit le terme religere signifiant l’acte de relier. Deux époques fondamentalement différentes marquent cette double étymologie. Pour les anciens, la pratique religieuse initie à des modes de connaissances supérieures sur l’Homme, microcosme, et l’Univers, macrocosme. Pour les “modernes” des traditions du Livre, ou de la fin des Védas (Veda-anta [fin]), il s’agit de se relier au divin. Dans cette approche, les égarements sont nombreux, tous les chercheurs, mystiques ou initiés, en témoignent… L’acte religieux authentique n’a pas pour finalité de relier à une doctrine, à une image ou à une représentation de Dieu. Se relier est, en effet, plus profond et plus direct, impliquant l’homme dans sa totalité (intelligence, coeur et sensibilité). Mircea Éliade [1], historien des religions, a montré la nécessité, pour le chercheur contemporain, d’investiguer le Sacré et faire de sa discipline une voie de réalisation – approche qui soulève toujours de nombreuses résistances. Si la religion se vit et s’exprime à différents niveaux, ce sont les niveaux exotériques de la croyance qu’étudient les sociologues [2] ; la foi véritable [3] transcende la Tour de Babel des institutions religieuses et des formes intégristes qui en émanent. [1] - Mircea Eliade, Le Sacré et le Profane, Gallimard, 1956. [2] - La religion. Unité et diversité, Sciences Humaines, 2005. [3] - Foi ou Croyance ? L’expérience sans les dogmes, n°73. |
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| Rêve lucide Le rêve lucide, vécu comme « sortie hors du corps » est l’accès à un mode de connaissance où le spirituel se manifeste, dans cet intermonde, à travers des imaginations *. Christian Bouchet, n°54. |
| Révélation (voir Éveil) |






