| Complexité Edgar Morin a entrepris, avec La Méthode [1], de poser la « complexité » comme étant « l’impossibilité de simplifier », tout en n’étant « pas la complication ». « La complexité est à la base … elle émerge comme obscurcissement, désordre, incertitude, antinomie ». Le philosophe a tenté de fonder le paradigme de la pensée complexe « dans le mouvement même où un nouveau savoir sur l’organisation et une nouvelle organisation du savoir se nourrissent l’un l’autre. » Pour lui cette démarche ne peut être « anti-analytique » dans la mesure où « l’analyse est un moment qui revient sans cesse, c’est-à-dire qui ne se noie pas dans la totalité/synthèse, mais qui ne la dissout pas. » [1] - Edgar Morin, La méthode, 1 La Nature de la Nature, Seuil, 1977. |
| Conceptions du monde Les Néoplatoniciens (ex. : Proclus) et les Gnostiques connaissaient parfaitement l’opposition des trois principales conceptions du monde : « (1)Il se dirige de lui-même, (2) c’est une providence qui le mène, (3) c’est une fatalité » [1]. Ces trois approches se retrouvent aujourd’hui : (1) Dans la théorie de l’auto-organisation du vivant [2] ou de la « fluctuation du vide » en cosmologie. (2) Dans le Principe Anthropique [3] qui montre que, dès les premières étapes de l’apparition de l’univers, rien n’est laissé au hasard jusqu’à l’apparition de l’homo sapiens. (3) Dans le matérialisme réductionniste et le darwinisme qui soumettent le monde à des lois aveugles. (1) et (2) : certaines conceptions vitalistes ou holistiques s’interprètent en terme d’auto-organisation ou de « forces éthériques » (anthroposophie *) immanentes à la matière. Dans Pensée humaine, Pensée cosmique, Rudolf Steiner établit le vaste panorama des Conceptions du monde sur le modèle spirituel de l’astrosophie [5]. Le philosophe Dilthey [6] montre que les contradictions entre les conceptions du monde, qui renforcent le scepticisme moderne, se résolvent dans l’unité heureuse de l’être devenu conscient de lui-même. [1] - Ecrits Gnostiques, p. 168, Codex de Berlin, Cerf, 1984. [2] - Auto-organisation, Francisco Varela, n°12. [3] - Le Principe Anthropique, John Barrow, n°11 ; Michaël Friedjung, n°20. [4] - Le Vitalisme, Roger Saban, n°37. [5] - Rudolf Steiner, Pensée humaine, Pensée cosmique (1914), Triades, 1979. [6] - Wilhelm Dilthey, Théorie des conceptions du monde, Essai de la philosophie de la philosophie, Puf, 1946. |
| Conditionnement et Inconditionné Notre conscience ordinaire (« l’observateur ») est conditionnée par notre passé ; tout le processus du désir et de la peur a été décrit par Krishnamurti [1]. L’Inconditionné ne peut être envisagé en terme d’observateur/observé. L’oeuvre de Douglas Harding [2] est une approche de « l’observation sans observateur » évoquée par Krishnamurti. [1] - Krishnamurti, Se libérer du connu. [2] - Douglas Harding, n°5, 6, 8, 11, 13, 16, 19, 20, 21, 23, 25, 40, 42, 50, 52, 55, 59, 61, 66, 75 et 76. |
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Connaissance de soi
=> Lire la définition de Connaissance de soi
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| Connaissance et ignorance Dans les enseignements spirituels, l’ignorance est l’état de conscience ordinaire, où, n’étant pas éveillés *, nous n’avons pas conscience de nous-mêmes. Suivant ces enseignements, il existe un ou plusieurs « modes de connaissance supérieurs ». |
| Croyance et foi (voir Idée et opinion) |
| Cryptozoologie Science des animaux oubliés [1] ou des « hommes reliques » [2]. [1] - Bernard Heuvelmans, n°34. [2] - Bernard Heuvelmans, n°28, 29 ; Jordi Magraner, n°32 et 33. |
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