Pour Martin Heidegger, toute la métaphysique occidentale a oublié « l’expérience originaire ». Ce constat l’amènera à une relecture herméneutique des grands auteurs de la tradition philosophique, plus particulièrement Héraclite, Parménide, Platon, Aristote, Kant, Hegel, Nietzsche, à travers la pensée desquels il reconnaîtra une orientation ontothéologique.
Edmund Husserl (1859-1938), philosophe, logicien et mathématicien allemand, est le fondateur de la phénoménologie transcendantale. Il est dit habituellement qu’il eut une influence majeure sur l’ensemble de la philosophie du XXème siècle.
Chögyam Trungpa Rinpoché (1939-1987) est un maître tibétain de la lignée Kagyu, l’une des quatre écoles du bouddhisme tibétain qui accorde une importance particulière à la pratique de la méditation. Suite à l’invasion militaire chinoise, il fuit son pays en 1959. En 1963, grâce à une bourse Spaulding, il part pour l’Université d’Oxford, en Angleterre, afin d’étudier les religions comparées, la philosophie et les beaux-arts.
Aurobindo Ghose ou Sri Aurobindo (1872-1950) philosophe, poète et écrivain spiritualiste, a développé une nouvelle approche du yoga qui implique à la fois un travail sur les trois plans nommé le physique, le vital [l’émotionnel] et le mental ; c’est un « yoga intégral » permettant d’accueillir l’énergie divine qui est en nous et que nous ignorons en tant qu’être limité par la conscience mentale.
Nisargadatta Maharaj (1897-1981) est un maître indien de l’advaita vedanta, connu par la publication de I am That, traduit par les Éditions Les Deux Océans sous le titre Je Suis. Cet ouvrage, recueil d’entretiens audios réalisés par Maurice Fridman, fera connaître, à des chercheurs du monde entier, l’enseignement direct de la sagesse indienne en cette fin de XXème siècle.
Hubert Benoit (1904-1992), médecin chirurgien et psychiatre français, a consacré ses ouvrages au bouddhisme zen. Grièvement blessé en 1944 lors du bombardement de Saint-Lô par l’aviation américaine, il découvre, pendant sa longue convalescence, le “travail” de l’enseignement de G. I. Gurdjieff, puis étudie le védanta, le taoïsme et le zen.
Ramana Maharshi (1879-1950) est un représentant de l’advaïta vedanta. Il exhortait ses interlocuteurs à se poser la question « Qui suis-je ? » comme moyen pour déraciner l’illusion d’être un moi, une personne limitée vouée à la mort. C’est d’ailleurs à la suite d’une soudaine terreur de mourir, qu’en 1896, âgé de seize ans, il se questionna jusqu’à l’expérience de l’extase consciente.
Douglas Harding (1909-2007), architecte réputé, aspire à répondre à la question « Que suis-je ? » à travers la science, la philosophie et la spiritualité lorsqu’il réalise, lors d’une excursion himalayenne, qu’il « n’a pas de tête ». Dans Vivre sans tête, son premier ouvrage, il témoigne de ce jour merveilleux – sa nouvelle naissance – où il s’éveilla à sa véritable nature.
Rudolf Steiner (1861-1925) est un philosophe, “occultiste”, artiste et éducateur. Il est le fondateur de l’anthroposophie, qu’il qualifie de « Science spirituelle », visant à « restaurer le lien entre l’Homme et les mondes spirituels ». Sa Science spirituelle est à l’origine de projets aussi divers que les écoles Waldorf, l’agriculture biodynamique, les médicaments et produits cosmétiques Weleda...
Jean Klein (1912-1998), musicologue et médecin de formation, a su occidentaliser les enseignements non-dualistes de l’Inde : de la philosophie de l’advaïta vedanta au “yoga” du Shivaïsme Cachemirien. Influencé par la lecture des ouvrages de René Guénon, Jean Klein part pour l’Inde dans les années 1950 où il rencontre son maître spirituel.
Jiddu Krishnamurti (1895-1986), philosophe et éducateur, fondateur d’écoles en Inde et en Occident, a rencontré de nombreuses personnalités avec qui il s’entretint sur l’essentiel des relations humaines et de la société avec la nécessité de se connaître soi-même. Rejetant, dès 1929, le rôle messianique que la Société Théosophique lui avait imputé, il montre que la découverte de la Vérité est individuelle et qu’elle ne saurait être transmise par un maître ou appartenir à un groupe de personnes.




