2008 – Charles Antoni, L’Originel – 125 p. – 18 €
Ce titre peut sembler peu sympathique. Il l’est, en effet, pour la personne, pour l’ego. Mais n’est-il pas essentiel pour notre être ? Car mourir ici ne veut pas dire mourir physiquement, il s’agit de la mort de l’ego. Richard Sylvester vit dans le Kent en Angleterre et témoigne d’ une longue pratique de toutes sortes de techniques spirituelles pendant quelques dizaines d’années, ce qui l’amena à enseigner la méditation. Il a également beaucoup suivi Tony Parsons (3e millénaire n°66, 68, 78).
" Pendant toute une période, avant que la libération soit vue, j’allais à des conférences et discussions avec Tony Parsons et à la fin de l’une d’elles, je pense que j’exprimais une très forte frustration. J’avais appelé Tony assez régulièrement et il avait entendu mon désespoir au bout du fil. A la fin de l’une de ces réunions, je suis allé le voir pour échanger avec lui sur ce désespoir. Il m’a donné une grande accolade et m’a dit : j’espère que tu vas mourir bientôt ! C’était pour moi le plus merveilleux des souhaits et donc je le transmets. […] Tony avait donc noté mon désespoir et c’était en quelque sorte son présent. Je ne dis pas que c’était une aide, car rien ne peut aider. Ce qu’il voulait dire est qu’il souhaitait que la fin du soi personnel puisse m’arriver, la mort de ce soi personnel, qui est l’unique possibilité de voir la libération. "
Richard Sylvester a écrit ce petit livre pour nous rappeler que la libération, l’illumination ou l’éveil, peu importe comment on l’appelle, n’est pas quelque chose que le moi doit acquérir, mais c’est une perte, celle de la croyance qu’il existe un individu séparé. C’est la mort de l’ego, au cœur de toute les grandes traditions spirituelles.
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