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"La vie est belle maintenant ! Pendant tout le temps que je parlais, il n'y eu pas d'instant où je n'étais pas présent. Celui qui parle est ici. La vérité est là où je suis. Tout mon corps est présent. C'est lui qui te parle. Je suis ici et je me sens à la fois partout."

Récemment l'évangile de Judas a fait sensation. Il paraît que ce dernier n'était pas un traître. Pour pouvoir produire ce document, la science a dû rassembler les morceaux de papiers, les mettre ensemble, les rafistoler et y ajouter... Aujourd'hui on peut être un traître sans nécessairement être exécuté. Il semble que la vérité ne cesse de changer.
Tu me disais que ce que qui est intéressant dans la science et l'épistémologie c'est qu'elles nous apprennent à mieux penser et à distinguer un fait, une chose de son interprétation.
J'ai bien saisi ce que tu as dit, mais ça ne marchera pas. Vous n'y arriverez pas ! Si tu connais la raison d'un acte, comme, par exemple, pourquoi avoir commis un crime ; et si de plus, tu sais que le crime n'est pas permis : Alors, tu pourras, te demander comment et quoi faire pour mettre ce cerveau en ordre et respecter la loi. Mais qui a commis le crime et qui se pose ces questions ? C'est ce même cerveau en désordre. Et le fait que le cerveau dit : « ah oui, j'ai mal agi », ne sera pour lui que de la tolérance ajoutée. Et le désordre continuera. Le cerveau n'arrive pas à voir ce fait. Et ce n'est pas uniquement avec les lois de la société ou du respect de la nature, c'est avec tout.
Lorsque vous regardez une feuille d'arbre, par exemple, le cerveau se met directement à chercher. Que ferez-vous avec la science et l'épistémologie ? Vous allez chercher d'où vient cette feuille, comment elle est constituée etc. C'est donc de l'analyse. Mais si vous ne sentez pas avec votre corps, avec votre cœur vous ne serez pas libre de cela. C'est impossible. La feuille sera sentie alors comme faisant partie de toi. Il n'y a pas de mots. Ils doivent être inventés. Mais même après avoir compris ce qui a été énoncé on continuera encore à analyser et à analyser. Et après toutes ces analyses de la feuille ou de l'animal, on dira « ah oui! ». Et nous serons dans l'obligation de donner un nom à la découverte.
Aujourd'hui, nous retrouvons exactement la même idée de base dans les recherches, entre autres, sur les cellules souches. L'idée est qu'elles arriveront à remplacer les cellules malades pour amener la guérison. Mais qui a rendu en premier les anciennes cellules malades ? Comment et pourquoi tel organe a été frappé ? On nous dira que c'est la faute de ce que nous mangeons, le trop de gras, le trop ou le peu de ceci ou de cela etc... Mais ce n'est pas tout à fait cela, car certains ont toujours mangé n'importe quoi et se portent très bien.
C'est quelque chose de bien supérieur à la pensée. Lorsque je suggère d'observer dans le quotidien, les banalités, les intrigues et autres tourmentes et voir ce qu'elles ont de vrai ou de faux, le cerveau reste concentré sur ce qui est dit, sur les mots. J'admets que pour vous ce n'est pas facile. Et ce qui arrive pour toi autant que pour les autres qui n'arrivent pas à saisir cette paix, est que dans son ignorance le cerveau est obligé d'inventer. Saisis-tu ?
Ainsi certains scientifiques cherchent à rafistoler, à faire une synthèse de ce qu'ils ont découvert ou appris avec ce que dit par exemple le Dalaï Lama ou d'autres traditions. Incapables d'être libres, ils essaient, avec ce qu'ils savent. Ils ne connaissent pas la paix. C'est l'ignorance, donc, qui nous amène à inventer et à espérer que notre invention ressemblera à l'inconnu recherché !
Et beaucoup, comme toi, croit que le fait d'être en contact avec quelqu'un comme moi, aboutira à la longue à quelque chose. Mais le cerveau reste toujours connecté avec je ne sais quoi. Dans l'ouverture rien ne nous bloque, c'est la clarté. Par contre la science nous laissera avec le « qu'est ce que c'est que cet autre » et « comment faire pour changer ceci ou cela » ... Ça sera toujours une compréhension : « Ah oui, je comprends, trahir n'est pas bon, tricher non plus... ». Et nous restons toujours dans la tricherie, même si on le sait.
Pour expliquer à l'intellectuel, les mots et l'analyse sont nécessaires... Depuis toujours les réalisés authentiques disent qu'il n'y a pas de mots pour exprimer cela. Il faut le vivre. La science ne peut qu'inventer des mots pour désigner ce que nous sentons. Dans cet état, on ne peut même pas faire du mal à un insecte dangereux ! Dans l'intégration, le corps humain possède naturellement une protection contre les microbes et les virus. Mais ce n'est pas comme s'il disait à mort le virus. Les intrus sont seulement refusés, ce n'est pas leur place. Ultimement il pourra tuer pour ne pas être détruit lui-même.
Ne pas s'inquiéter, ne pas s'en faire est le plus difficile pour vous. Lorsque vous pensez au bonheur ou que la vie est belle etc., vous avez la forte impression que ça vient de l'extérieur. Mais rien ne vient de l'extérieur. Pourquoi l'ouverture s'est produite dans mon cas, je ne le sais pas. Au début j'étais persuadé que ça venait de l'extérieur. Mais ça ne venait que de l'extérieur de la pensée, du mental mais non d'en dehors de moi. On a l'impression qu'un autre est là avec nous, mais c'est faux.
Lorsque des personnes appartenant à une tradition religieuse, comme le catholicisme, vivent une expérience profonde, ils pensent que c'est Dieu, le Christ, la vierge, Krishna... Et ils en sont certains à 100%. Lorsque ça m'est arrivé, j'ai dit à mon épouse que Dieu est avec nous. J'ai interprété l'expérience par ce que je connaissais. Mais c'est faux. Ce n'est pas la croyance qui nous fait vivre cela ; c'est l'intérieur. Dans cette ouverture, tout est neuf d'instant en instant. On ne se demande pas ce que sera l'instant d'après ou ce que sera demain. Maintenant pendant que tu m'écoute et sans que tu t'en aperçoives, tu cherches ce que c'est, comment l'obtenir, comment se fait-il que je vois différemment de toi etc. Et tu vas te poser ces questions des centaines de fois, encore, dans le futur. C'est ainsi que tu restes piégé !
Celui qui vit cet état ne possède aucun secret, il n'a rien à cacher. Mais vous continuez à croire qu'il possède un savoir ou une connaissance que vous n'avez pas. Lorsque je m'abstiens de parler d'un sujet, ce n'est pas un secret, une technique ou une leçon que vous manquez. Tout simplement c'est pour ne pas vous brouiller et vous tourmenter davantage ! Il vaut mieux ne rien dire dans ces cas-là. Mais le cerveau dira que c'est un mystère. Il lui faudra chercher, mesurer et prouver. Vous prenez plaisir à étudier la pensée et ses labyrinthes. Mais qui scrute et regarde cette pensée ? C'est le conditionner. Et comment se déconditionnera-t-il ? En se disant qu'il sait ce qui est mal ? Il ne le pourra pas ! Parfois il reconnaîtra « ah non il ne fallait pas que j'agisse ainsi ». Mais c'est de la morale similaire à celle de l'église. Et si une personne sur un million réussit ainsi, la science criera victoire ! Pour elle, c'est en suivant une méthode que la personne y est arrivée. Ça sera encore une trappe pire que celle dans laquelle nous sommes actuellement.
La clarté lucidité est la clef. Mais s'attacher à ces termes est de la foutaise. Vouloir convaincre quelqu'un que la clarté lucidité est la vérité c'est comme la transformer en une chose. Voyez plutôt ce qu'il y a derrière ces mots. D'autres préféreront utiliser des termes comme la pure intelligence, etc. Vous êtes attachés aux mots, aux symboles comme si c'étaient du solide. La clarté lucidité c'est ce que tu vis. Ce n'est pas le mot. C'est pourquoi les réalisés authentiques ont de la difficulté à s'exprimer. Ils ne savent pas par les mots, par la mémoire plus que les autres. Ce n'est que lorsque le corps se transforme avec ses neurones, ses cellules que tu sauras ce que c'est ce « je ne sais pas ». Je ne peux te parler de ce que je ne sais pas. Si hier, j'étais au « restau » où j'ai mangé du bon poisson, aujourd'hui je te dirai : « viens je sais où il y a du bon poisson ». Mais le fait est que je ne sais pas comment ça sera aujourd'hui. Hier est fini. Dans le domaine matériel, il est inévitable de fonctionner ainsi, et c'est comme cela que nous apprenons les uns des autres, par image et mémorisation. En spiritualité ce que tu apprends sans le vivre, tu ne le sais pas.
La vérité n'existe pas. Chercher la vérité c'est vouloir identifier une chose et dire : ça, c'est la vérité, Dieu c'est la vérité, la bible l'a dit, donc c'est la vérité etc. Ce ne sont que des mots. La vérité se vit comme tout le reste : le respect, l'amour, la faim etc. Il n'y a pas de mots. Et lorsque nous parlons de sécurité, de confiance ou de relation, etc., ce sont des mots. Pour cette raison, les « bonnes relations » se brisent facilement. À l'opposé ce que vous vivez est différent, ce n'est pas une invention.
Nous sommes conditionnés à fonctionner comme une machine qui parle sans cesse. Mais le cerveau n'est ni à rejeter, ni à négliger. On ne peut comme certains le disent oublier le passé. Comment l'oublier si c'est dans notre cerveau ? Va-t-on en couper un morceau ? Il est ridicule de parler ainsi ou d'affirmer que « je suis dans l'univers, je suis l'univers ou je connais l'univers »... Mais que savez-vous ? Vous êtes ici sur terre, et il vous est possible de sentir ce sens de bien et de beauté. Mais aller à décrire la voie lactée, d'autres systèmes solaires et je ne sais quoi pour affirmer notre connexion à tout cela. ce n'est qu'être connecté avec notre cerveau. On n'en parle pas, on n'en dit rien. Ça se vit simplement. On n'invente pas des romans pour plaire aux autres. Je vous répète souvent que : la vie est belle, regardez autour de vous. Vous pouvez vous demander de quoi parle-t-il ? Est-ce parce qu'il se sent bien ?
Si je vous parlais clairement, poétiquement, je réussirai à vous vendre n'importe quoi. Je serai un grand marchand de rêves ! Mais pour vous ça sera la vérité ! Personne ne possède la vérité plus qu'une autre. Et lorsqu'elle est vécue, le mot disparaît. Vais-je affirmer que la clarté lucidité c'est la vérité? J'ai donné ce nom à ce que je vis et non a ce que je pense réaliser dans le futur. C'est un terme sans importance, pas plus qu'un poème, une chanson ou n'importe quoi d'autre. Ce n'est rien, pour moi. Dans ce vécu, tout est clair, sans comparaison. Et c'est sans fin, sans limite. On ne projette pas l'instant suivant. D'ici jusqu'à la rue beaucoup d'imprévus peuvent arriver, mais il n'y a pas de projections, tu ne diras pas je serai prudent, etc. Il n'y a rien de tel. C'est simplement là. C'est une clarté.
Je me demande ce que vous comprenez par clarté. C'est de vous que j'ai appris la plupart des mots que j'utilise. Mais je me demande si nous parlons de la même chose. Donc je m'en fous des mots. Faudrait-il alors se taire et rester en silence ? Ou bien chasser le monde comme le fait UG ?
Très peu saisissent ce que disait Krishnamurti (K). Lorsqu'il affirmait qu'il ne savait pas et qu'ensemble avec l'auditoire, il allait investiguer et découvrir ce qu'est le désir, la peur etc., ce n'était pas un jeu de mots. Vraiment il ne savait pas plus que les autres. Car à cet instant, il ne vivait pas ces choses et n'avait pas les mots et les images les concernant. Lorsqu'il parlait de la peur, par exemple, ce sont des images, la mémoire, que devaient évoquer ceux qui n'avaient pas peur à cet instant, pour suivre le discours. Il en était tout autant pour K lui-même. C'est pour ça que K les invitait à regarder, sur le vif, ce qui se passait dans la vie quotidienne.
De même lorsqu'un maître d'école dit aux élèves qu'ensemble ils vont trouver / découvrir un sujet. Qu'est ce que cela veut dire ? Si le maître montre sur un écran l'océan, la montagne, les animaux etc. et demande ce que les élèves voient, comment répondront-ils ? : « Ah moi je ne sais pas, je n'y ai jamais été ». Le maître non plus n'y a jamais été ! Alors que veut dire venir devant les élèves sans savoir plus qu'eux ?
Soyez attentifs c'est de spiritualité dont nous parlons ici. Je ne parle pas de la matière académique habituellement enseignée à l'école. Ce n'est pas la même chose. Quoi que, même avec les matières habituelles, on pourrait se présenter devant les élèves comme quelqu'un qui ne sait pas plus qu'eux. Vous me demanderez pourquoi alors devenir maître d'école ? Vous avez le diplôme et moi non. Quel est alors le sens de trouver ensemble ? Ne répondez pas rapidement par ce que vous savez. La réponse est légère et ne s'encombre pas de la lourdeur des mots. K l'a répété des milliers de fois : ce qui est montré sur l'écran est une image, ça ne sera vérité pour nous que lorsque nous serons dans le paysage. La vérité est là où nous sommes et non les images qui passent par notre tête comme les rues, les magasins, les écoles, et n'importe quoi d'autre. Saisis-tu ? Non ! La pensée t'emmène encore ailleurs : que fait mon fils, quand le reverrai-je etc.
C'est maintenant. Ce « sentir » s'amplifie - sans pensée, sans visualisation - hors de cette maison. L'ici, l'immédiat est la vérité. C'est différent de regarder une montagne sur une carte postale ou d'être en face et de sentir avec tout son corps l'air, la chaleur, les couleurs, les sons, etc. Si c'est vu sur une carte postale, alors que sait l'enseignant de plus que ses élèves ? Je parle ici de spiritualité. L'enseignant ne sait pas plus que les élèves. Je ne suis pas plus spirituel que toi lorsque nous regardons ensemble des paysages sur un écran. Ce sont des illusions, des images. Mais lorsque tu es ouvert et que tu es avec ces animaux, dans ce paysage, c'est un sentiment de profond respect de la vie. Et lorsque tu ne peux rien faire, tu n'iras pas pleurer pour les éléphants que l'on massacre. Tu ne peux souffrir par ton imagination. Simplement tu as le pressentiment de la bestialité humaine, de la manière dont nous vivons et traitons les animaux. Chaque animal c'est nous, c'est toi, c'est tout le monde. Vous n'avez pas besoin d'aller en Afrique ou en forêt pour voir la destruction. C'est ici. Regardez !
Discuter n'a pas de fin. Mettre les choses en mots et dire « voilà ce que j'ai fait ou ce qui s'est passé » devient pour les autres une discipline. Un éveillé ne sait pas plus que vous au niveau des images. C'est la même chose au niveau psychologique. L'observation c'est sentir le corps au complet. C'est une sensation du corps, de ce qu'il exprime. Il n'y a pas de distance entre les pieds et la tête. Tout est pareil. C'est ce qui vit. Lorsqu'un sage dit que nous ne sommes pas le corps, c'est que le corps n'est pas senti. C'est de ce que nous pensons du corps qu'il parle. Si une douleur se fait sentir et vous ne lui prêtez pas attention ; alors si elle persiste, après deux semaines, c'est la panique. Vous pensez que c'est grave et vous vous piégez. Par contre avec la sensation on voit ce qui arrive et la petite énergie bloquée ou coincée se libère et la douleur s'en va. Tous nous possédons cela. C'est comme si nous étions des millionnaires mais que vous préférez vivre pauvre ! Ce trésor est là-dedans, c'est notre nature, c'est ce que nous sommes.
Des exemples existent à l'infini, mais ça ne rapportera rien de plus. Si la pensée intervient la sensation disparaît. Comment alors la faire partir et comment ne pas penser que nous sentons ? Vous ne savez pas ce qu'est observer, sentir ou écouter. Mais vous savez ce qu'est la concentration. Mais ce ne sont que des mots. Lorsque tu plonges dans l'eau, tu es en entier dans l'eau et tu n'as plus conscience que l'eau te touche ou te fait ceci ou cela. C'est la même chose pour la sensation. Tu plonges dans la sensation sans y penser. La pensée est déjà là par tout ce que nous avons à faire, pourquoi lui en ajouter ?
La vie est belle maintenant ! Pendant tout le temps que je parlais, il n'y eu pas d'instant où je n'étais pas présent. Celui qui parle est ici. La vérité est là où je suis. Tout mon corps est présent. C'est lui qui te parle. Je suis ici et je me sens à la fois partout. Je n'ai pas d'images des places lointaines. Mais le senti s'amplifie par l'énergie, partout. J'ai l'impression que l'Amérique du sud ou la Mésopotamie ou ailleurs est à portée de main. C'est comme une pieuvre qui a des tentacules partout mais ce n'est pas physique. Ce senti de l'énergie est une paix.
La curiosité est un piège. La personne qui vit cette ouverture n'a-t-elle pas de désir ? Lorsque je demande une pomme, c'est tout le corps qui la demande. Ce n'est pas un désir, car on peut s'en passer s'il n'y en a pas. Tandis que celui qui désir pourrait se battre pour ce qu'il désire. Et s'il n'arrive pas aujourd'hui, il se dit qu'il y arrivera demain. Le désir ressurgit toujours, il est insatiable. Dans l'ouverture il n'y a rien de tel. Ce que vous ne pouvez pas lâcher, c'est ce que vous croyez être la vie. Lâcher n'est pas comme être devant un peloton d'exécution. C'est psychologique.
Cela est difficile pour vous. Pour moi c'est facile, c'est élémentaire. Une de mes connaissances ne cessait de parler de ce qu'il lui est arrivé pendant la 2e guerre mondiale. Lorsque je lui faisais la remarque que ce n'était plus là et qu'elle perdait beaucoup d'énergie dans ses réminiscences, elle me répondit que c'était facile à dire mais qu'elle ne pouvait pas. La société et la science nous incitent et même nous obligent à rester dans le passé au risque de perdre notre identité.
C'est simple. Où que vous soyez, acceptez ce que vous réussissez ou non à faire. Si nous n'accompagnons pas l'action par des réflexions comme « c'était bien » ou « on s'est trompé », après quelques secondes elle n'est plus là. Il n'y a pas à juger. Les problèmes n'existent pas pour moi : Tout ce qui arrive, devait arriver. Acceptez votre vie. C'est la pensée qui crée des problèmes. Elle colle et se rappelle ce qu'elle aimait etc. Le mal n'existe pas, tout est acceptable. Il n'y a pas d'obstacle. C'est ainsi. Si on voit que nous sommes incapables d'agir ou de remédier à un problème, on l'accepte. Il y a la paix. Ce que je dis c'est se foutre de ce que dit la tête mais pas de l'extérieur. Il n'y a plus de souci, de banalité, d'intrigue, de tracasserie. La vie est inestimable, elle est immense. Vous n'avez pas à aller en Inde ou ailleurs. C'est en nous. La vie spirituelle ne se cristallise jamais. Elle est toujours neuve. Le mental ne peut connaître cette paix. C'est un nuage qui couvre la clarté lucidité.
Tu me demande si j'éprouve ou si j'ai éprouvé des doutes. Durant deux à trois ans après l'ouverture, j'avais des doutes. De nouveaux phénomènes se produisaient toujours, comme par ex. savoir d'avance qui allait venir, etc. C'était un fort sentiment et je me disais que c'était stupide. Mais il s'averrait vrai. Avec la répétition je n'avais plus de doute. Mais il y avait toujours de nouveaux phénomènes. Et à chaque nouveau phénomène je me demandais si c'était vrai. Je ne cherchais pas. Je me sentais toujours bien et ça arrivait parfois. Je n'y ai jamais montré d'importance. Même lorsque certains disent que c'est grâce à moi que telle chose est arrivée ou qu'une guérison s'est produite... Moi, je ne sais pas. Si c'est vrai tant mieux. Je sais que des échanges d'énergies se produisent, c'est tout. D'ailleurs n'importe quelle maladie peut être guérie. Sans le savoir, la prévention est toujours là. Ton corps se défend toujours sans que tu en aies conscience contre la grippe, le rhume ou des blocages d'énergie dans le foie ou les reins... Tous on a ça.
Ceux qui disent que pour guérir ou être spirituel, il faut visualiser, s'imaginer être à la montagne ou en forêt, etc., sont piégés. À toutes les images qui habitent notre tête il faut leur en ajouter d'autres ! Nous sommes dans les images depuis notre enfance et on nous demande d'en fabriquer encore. C'est comme si on nous disait : restez dans les images, renforcez les ! C'est de la foutaise ! Ton corps qui est ici est oublié, mais tu te l'imagine à la plage en Floride ! Le cerveau est malin... La vérité est ici, c'est ce que tu vis à chaque instant. Inutile de penser à un ailleurs pour être mieux en oubliant là où tu es. Mais on ne peut rien interdire.
La vérité est donc ce que tu vis. Tu ne peux passer la vérité à quelqu'un en lui disant ce qui est vrai. C'est simplement ce que tu vis. C'est la nature, l'intégration spirituelle... Mais ces mots n'ont aucune importance. Lorsque je dis que je suis sûr et certain, c'est pour moi, et ça ne sert à rien pour les autres. Ça veut dire que je le vis. Mais vouloir convaincre quelqu'un c'est le piéger : Il doit croire à ta certitude. Il n'y a aucun besoin de le dire. Dans la simplicité, il n'y a plus de mots. Tu ne te dis pas « oh ça ressemble à ça ». Tout cela est fini. Mais pour celui qui cherche, au début oui. J'ai des doutes lorsqu'il y a des phénomènes extérieurs, c'est tout. Mais pas sur ce que je vis.
Lorsque le corps et l'intérieur s'intègrent, l'âme jouit. Lorsque je touche cette chaise, l'âme la sent. Mais si nous sommes piégés elle ne sentira rien, c'est la pensée qui sentira. Vouloir connaître cette âme ou s'unir à elle c'est nous en diviser. L'âme vous dira nous sommes déjà un, pourquoi créez-vous cette division ? Pourquoi vous séparez vous de moi ? Mais la pensée n'entend pas ! Lorsqu'elle se calme, c'est la joie que tu sentiras alors. C'est la réponse de ton corps avec ses milliards de cellules. Les mots ne sont pas le langage de l'âme. Elle ne te dira pas : arrêtes ta pensée et sois calme, tu entendras alors ce que j'ai à te dire. Ça ne se passe pas ainsi. C'est plutôt un senti qui est surtout joie.
La nature est intelligence. Mais elle ne possède pas un cerveau, comme nous, qui lui permet de construire une fusée ou une maison. Elle s'exprime, plutôt, par la musique de tout ce qui vit et bouge. Le bruit des feuilles, des arbres, des branches avec le vent, de l'eau ruisselante, etc. c'est de la musique naturelle. Certaines musiques nous font vibrer de l'intérieur. Elles ressemblent à celle de la nature et parfois l'imitent. Tu es là, il n'y a rien, il n'y a personne et tu es comblé. C'est comme si tu étais avec quelqu'un de cher que tu aimes rencontrer pour échanger. C'est ici-maintenant, là où nous sommes. Mais le voile de l'habitude vous empêche de sentir.
Les habitudes, les conditionnements se sont constitués et solidifiés, petit à petit, durant des millénaires. Si la race humaine veut se transformer, il faudrait commencer par l'éducation des petits partout dans le monde, sinon ça ne marchera pas. Il faudra des générations pour que l'humanité s'en sorte. Chaque génération sera un peu moins conditionnée que la précédente... Mais qui le fera ?
Je te parle de toutes ces choses et je suis ici. Sens ton corps maintenant, pendant cet échange... Au début en sentant le corps, l'extérieur sera brouillé. Par contre si tu regarde clairement l'extérieur c'est le corps qui est brouillé. Et si c'est seulement ta pensée qui est claire, alors le corps et tout l'extérieur sont brouillés. Écoute ce bruit : le corps est clair là où tu es, ta pensée est clair avec ce que tu dis et l'extérieur est clair avec ce que tu vois. Alors les images de ce que tu devrais dire par la suite ne viendront plus, seulement les mots nécessaires surgiront et tu sauras comment les mots piègent.
La vie est belle. Mais ce n'est pas le mot, c'est ce que vous sentez. Quand vous êtes dans une sensation, vous constatez que le mental est là mais qu'il ne fonctionne plus par conditionnement. Il est là, mais tout est calme et la vie est belle.

Dernière modification le dimanche, 29 juillet 2012
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