Nos références majeures (13)
Voici les grandes références de la revue 3e millénaire. Les courants majeurs et leurs auteurs, leurs ouvrages clés, qui nous ont permis de garder le cap d’une libre recherche spirituelle fondée sur la connaissance de soi
Pour Martin Heidegger, toute la métaphysique occidentale a oublié « l’expérience originaire ». Ce constat l’amènera à une relecture herméneutique des grands auteurs de la tradition philosophique, plus particulièrement Héraclite, Parménide, Platon, Aristote, Kant, Hegel, Nietzsche, à travers la pensée desquels il reconnaîtra une orientation ontothéologique.
Edmund Husserl (1859-1938), philosophe, logicien et mathématicien allemand, est le fondateur de la phénoménologie transcendantale. Il est dit habituellement qu’il eut une influence majeure sur l’ensemble de la philosophie du XXème siècle.
Chögyam Trungpa Rinpoché (1939-1987) est un maître tibétain de la lignée Kagyu, l’une des quatre écoles du bouddhisme tibétain qui accorde une importance particulière à la pratique de la méditation. Suite à l’invasion militaire chinoise, il fuit son pays en 1959. En 1963, grâce à une bourse Spaulding, il part pour l’Université d’Oxford, en Angleterre, afin d’étudier les religions comparées, la philosophie et les beaux-arts.
Aurobindo Ghose ou Sri Aurobindo (1872-1950) philosophe, poète et écrivain spiritualiste, a développé une nouvelle approche du yoga qui implique à la fois un travail sur les trois plans nommé le physique, le vital [l’émotionnel] et le mental ; c’est un « yoga intégral » permettant d’accueillir l’énergie divine qui est en nous et que nous ignorons en tant qu’être limité par la conscience mentale.
Nisargadatta Maharaj (1897-1981) est un maître indien de l’advaita vedanta, connu par la publication de I am That, traduit par les Éditions Les Deux Océans sous le titre Je Suis. Cet ouvrage, recueil d’entretiens audios réalisés par Maurice Fridman, fera connaître, à des chercheurs du monde entier, l’enseignement direct de la sagesse indienne en cette fin de XXème siècle.
Hubert Benoit (1904-1992), médecin chirurgien et psychiatre français, a consacré ses ouvrages au bouddhisme zen. Grièvement blessé en 1944 lors du bombardement de Saint-Lô par l’aviation américaine, il découvre, pendant sa longue convalescence, le “travail” de l’enseignement de G. I. Gurdjieff, puis étudie le védanta, le taoïsme et le zen.
Ramana Maharshi (1879-1950) est un représentant de l’advaïta vedanta. Il exhortait ses interlocuteurs à se poser la question « Qui suis-je ? » comme moyen pour déraciner l’illusion d’être un moi, une personne limitée vouée à la mort. C’est d’ailleurs à la suite d’une soudaine terreur de mourir, qu’en 1896, âgé de seize ans, il se questionna jusqu’à l’expérience de l’extase consciente.
Douglas Harding (1909-2007), architecte réputé, aspire à répondre à la question « Que suis-je ? » à travers la science, la philosophie et la spiritualité lorsqu’il réalise, lors d’une excursion himalayenne, qu’il « n’a pas de tête ». Dans Vivre sans tête, son premier ouvrage, il témoigne de ce jour merveilleux – sa nouvelle naissance – où il s’éveilla à sa véritable nature.
Rudolf Steiner (1861-1925) est un philosophe, “occultiste”, artiste et éducateur. Il est le fondateur de l’anthroposophie, qu’il qualifie de « Science spirituelle », visant à « restaurer le lien entre l’Homme et les mondes spirituels ». Sa Science spirituelle est à l’origine de projets aussi divers que les écoles Waldorf, l’agriculture biodynamique, les médicaments et produits cosmétiques Weleda...





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