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Numéro 32 - Eté 1994

Eté 1994 - Albert LOW, Jacob NEEDLEMAN, Andrew COHEN, Gilles FARCET...

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 32   -   Eté 1994

Sommaire

Albert LOW : Souffrance et Compassion.
Achille LECHAT : L'enfermement rationaliste et son complément,
le mélange fini-infini.

Jacob NEEDLEMAN : La Nature de l'Homme et l'homme naturel.
Andrew COHEN & Gilles FARCET : L'Éthique et l'Éveil.
Charles ABOT : Les tabous de l'Église, Mgr Gaillot 
E. Drewermann.

Jordi MAGRANER : Les Hominidés "reliques" d'Asie Centrale.
Da AVABHASA : Méditer c'est comprendre.
Morris BERMAN & John BRIGGS : Créativité et Société.
Jean CHOAIN : Pourquoi ?
Louis-Marie VINCENT : Le concept de Champ, sa place en Biologie théorique.
Emmanuel RANDSFORD : L'onde, le canular quantique et l'esprit.
Rubrique Entre deux images : Gérard DERREZ &
Michel ROUDNITSKA : Parfums cosmiques.

 

N°32 - Editorial    -   Eté 1994


Justice et harmonie intérieures selon Platon 

Brèves réflexions de platon sur l'homme politique

La justice... ne régit pas les affaires extérieures de l'homme, mais ses affaires intérieures, son être réel et ce qui le concerne réellement, ne permettant à aucune des parties de l'âme de remplir une tâche étrangère, ni aux trois parties d'empiéter réciproquement sur leurs fonctions. Elle veut que l'homme... prenne 1e commandement de lui-même, mette de l'ordre en lui et gagne sa propre amitié ; qu'il établisse un parfait accord entre les trois éléments de son âme, comme entre les trois termes d'une harmonie... et que, les liant ensemble, il devienne de multiple qu'il était absolument Un, tempérant et harmonieux ; qu'alors seulement il s'occupe, si tant est qu'il s'en occupe, d'acquérir des richesses, de soigner son corps, d'exercer son activité en politique ou dans les affaires privées, et qu'en tout cela il estime et appelle belle et juste l'action qui sauvegarde et contribue à parfaire l'ordre qu'il a mis en lui, et sagesse la science qui préside à cette action ; qu'au contraire il nomme injustice l'action qui détruit cet ordre, ignorance l'opinion qui préside à cette dernière action [...]. Or, [l'injustice] peut-elle être autre chose qu'une sorte de sédition entre les trois éléments * de l'âme, une confusion, une usurpation de leurs tâches respectives - la révolte d'une partie contre le tout [...] C'est là, dirons-nous, de ce trouble et de ce désordre, que naissent l'injustice, l'incontinence, la lâcheté, l'ignorance, et tous les vices en un mot. 
(La République, IV)

Puisque sont philosophes ceux qui peuvent atteindre à la connaissance de l'immuable, tandis que ceux qui ne le peuvent, mais errent dans la multiplicité des objets changeants, ne sont pas philosophes, lesquels faut-il prendre pour chefs de la cité ? 
(La République, VI)

Or, en quoi diffèrent-ils des aveugles ceux qui sont privés de la connaissance de l'être réel de chaque chose, qui n'ont dans leur âme aucun modèle lumineux, ni ne peuvent, à la manière des peintres, tourner leurs regards vers le vrai Absolu, et après l'avoir contemplé avec la plus grande attention, s'y rapporter pour établir ici bas les lois du beau, du juste et du bon, s'il est besoin de les établir, ou veiller à leur sauvegarde, si elles existent déjà ? 
(La République, VI)

Donc l'homme juste, en tant que juste, ne différera point de la cité juste, mais il lui sera semblable. 
(La République, IV)

* NDLR. Les trois fonctions ou les trois centres qui sont, selon la tradition initiatique l'instinctivo-moteur, l'affect et l'intellect.

 

 

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