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N°59 - Providence, et liberté intérieure

Printemps 2001 - Thème : Providence, et liberté intérieure - Salim MICKAËL, Albert LOW, Douglas HARDING...

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 59   -   Printemps 2001

Thème :   Providence, fatalité
                et liberté intérieure

Sommaire

Salim MICKAËL : Libération et choix.
Albert LOW : Que Ta volonté soi faite.
PHENE : La Grâce, vision fulgurante...
Douglas HARDING : Aventures au VRAI 
pays des merveilles.

3e millénaire : Du hasard, du déterminisme 
et du finalisme en science.

3e millénaire : Les limites de la "pensée ADN".
3e millénaire : Divination et influences providentielles.
André SAVORET : Détreminisme astral.
Providence, fatalité et liberté : (citations)
Rubrique Philosophie : Antoine Fabre d'Olivet et Proclus.

Rubrique Internet : Socrate, Lao-Tseu, Rabbi Jésus, 
le Bouddha et Krishnamurti.

 

N°59 - Editorial    -   Printemps 2001


Providence, fatalité et liberté intérieure 

 

Parmi les décombres d'une ville indienne ravagée par le cataclysme du mois de janvier 2001, les premiers journalistes occidentaux, arrivant sur les lieux, interrogent les autochtones. A l'una nimité, le tragique tremblement de planète est vécu comme un incroyable phénomène providentiel, source d'éveil émergeant pour ébranler l'homme identifié inconsciemment à sa misère intérieure...

Des enquêteurs du ministère indien, dépêchés sur les lieux pour constater l'épouvantable tragé die économique, sont alors soumis à la question : « Pensez-vous également que ce tremblement de terre se soit produit à cause du péché des gens de cette région ? »

Après s'être regardé brièvement, ils répondent d'un accord tacite : « Non, nous, nous croyons à ce que dit la science ! »

Ouf !... tout le monde occidental semble rassuré : les journalistes et les téléspectateurs.

... Et pourtant, cette dramatique confusion du pourquoi et du comment, du métaphysique et du physique, ne fournit rationnellement aucune réponse. Au nom de quel principe faudrait-il encore reti rer, à des gens qui ont tout perdu, leur propre sens de l'épreuve et du tragique ?

Venir en aide aux autres pour soulager leurs souffrances est une chose fondamentale - c'est l'épreu ve des nantis qui n'ont rien perdu -, mais vouloir ôter, d'une conscience étrangère à l'Occident, le vécu intime d'un phénomène terrestre, est tout autre chose... A moins qu'un droit international ne vienne encore imposer, là-bas, ce qu'il convient de penser en pareilles circonstances.

Que dire face à celui qui vit et voit différemment de si effroyables événements ? Fatalité, mal chance, hasard... nous n'avons pas les mots justes, tout comme face à la mort il y a encore quelques années, l'accompagnement des mourants demeurait un tabou...

Les hommes de notre temps, en effet, ont réduit l'ensemble de leurs réflexions scientifiques au rôle insensé du hasard et de la nécessité, tandis que les Anciens, qui n'excluaient aucunement les phénomènes aléatoires de la matière, s'interrogeaient sur le sens de la Liberté et de la Fatalité qu'ils distinguaient de la Providence, porteuse de lois inconnues à nos esprits limités. Pouvons-nous retrouver ces dimensions oubliées, et prendre conscience que cet univers sans Intelligence (disent les scientifiques) n'est que le produit de notre pensée linéaire non holistique ?

Ces questions, et beaucoup d'autres, ne peuvent s'éclairer qu'en présence de l'Intelligence d'un coeur purifié de la négativité de l'ego et d'une raison libre de toute interférence dont il nous faut, aujourd'hui, retrouver les harmonies fondamentales (*).

Sciences et Tradition ouvrent ici un nouveau dialogue.

(*) L'objectif de la Revue est d'oeuvrer en ce sens, et en premier lieu en alertant pédagogiquement le lecteur sur la confusion maintes fois constatée chez nombre d'auteurs dits spirituels entre l'effort de la fausse personnalité (Gurdjieff) pour atteindre lalibération de tous conditionnements et auto-préjugés et l'effort du lâcher-prise dans le non-agir de l'ego. 
Ainsi en est-il souvent de l'assertion « nous sommes déjà Cela ». Vérité principielle, cette affirmation est reçue chez l'aspirant, au niveau intellectuel, par l'ego de la fausse personnalité - autres exemples frappants : « ouvrons consciemment notre coeur»(!?), « il suffit de lâcher-prise »(!?) ; on trouve de ces for mulations et clichés à longueur d'ouvrages... Il en résulte une incompréhension fondamentale de l'infinie distance entre le Vrai en nous, masqué par le faux, et la fausseté elle-même; incompréhension, chez le cher cheur novice, pouvant mener jusqu'à la désespérance suicidaire. 
A contrario, la Revue Humaniste 3e millénaire ne cherche pas à vous emmener d'un coup de baguet te magique, ami lecteur, vers les plus hautes cimes spirituelles, mais offre un cheminement graduel de désidentification vers la compréhension de « ce qui est » : notre fausse monnaie (Gurdjieff); ce qui est n'est pas ce que l'on croit être. 
A défaut, l'errance vers l'avènement de notre Être authentique serait notre purgatoire.

 

 

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