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N°71 - Vide et Création

Printemps 2004 - Thème :   Vide et Création, Silence et émergence - David CIUSSI, Salim Michaël, Jean Klein, ShantiMayi, Eric Baret...

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 71   -   Printemps 2004

Thème :   Vide et Création
                Silence et émergence

Sommaire

David CIUSSI : La créativité de la vie émerge t-elle du vide ou d'une glorieuse présence infinie : le vide plein ?
Capucine Renard : L'envolée née du vide.
Salim Michaël : Aux sources de l'inspiration de la Parole.
Serge Carfantan : Libre et conscient,
Sortir de la souffrance.

Jean Klein : Silence et émergence.
Jean Klein : Un vide plein.
ShantiMayi : En cet instant.
Henri Saigre : Ca, ça... c'est tout ce que j'ai pu dire devant les fleurs du mont Yoshino.
Marianne Dubois : Vide et création.
3e millénaire : La nature a horreur du vide : une approche épistémologique des Anciens.
Eric Baret : Le commencement de l'art et la fin de l'arrogance.
A.M. : Le vide et la forme dans la création des jardins d'Extrême-Orient selon le maître-jardinier Nanshan.
Marc Lachièze-Rey : Vide et Création, vers une physique intemporelle.
Roger Quesnoy : Le rien et la poésie de l'Etre.
Maurice Couquiaud : Le vide épanoui.
3e millénaire : Quelle approche du vide ? Réflexion entre science et tradition.
Jean Balkis : Le silence Maçonnique.
Deep Priya : La perspective du Ciel.
Nathalie Grzybek : A propos du vide et de la création.
Christian Tual : Le vide créateur.
SOLINE : L'art sur fond d'absence.

 

N°71 - Editorial    -   Printemps 2004


Vide et création 


Silence et émergence 

 

« Accepter un vide en soi-même, cela est surnaturel. » 
Simone Weil

Le vide, la vacuité, le silence, est-il source de création ? Mystiques et philosophes en témoignent par leurs oeuvres depuis quelques siècles ; artistes et scientifiques contemporains y redécouvrent leur racine.

Toute création semble émerger de cet insondable vide révélé par étonnements et émerveillements successifs. C'est ce miracle de l'existence qui porte la cosmologie contemporaine à concevoir provisoirement le néant comme un « vide quantique ». A quand le retournement des sciences cognitives vers cette aperception de la conscience ?

La légèreté de l'absence nous ramène indiciblement à une expression de la présence, lorsque, ne sachant pas, l'être et le nonêtre ne se distinguent plus de cette profondeur immédiate.

Au plus intime de nos âmes, cette dimension « cachée » et insaisissable hante certains chercheurs en fuite d'eux-mêmes.

Le « vide plein », ni intérieur ni extérieur, est antérieur à tout concept de Dieu, d'ultime réalité ou de vacuité. Infiniment discret, nos intuitions le dévoilent et le voilent à la fois, dans le jeu de son éternel changement : la création.