{"version":"1.0","provider_name":"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","provider_url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog","title":"En marge d'un paradis oubli\u00e9 par Pascal Ruga - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"gwbFDSEYgQ\"><a href=\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/en-marge-dun-paradis-oublie-par-pascal-ruga\/\">En marge d&rsquo;un paradis oubli\u00e9 par Pascal Ruga<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/en-marge-dun-paradis-oublie-par-pascal-ruga\/embed\/#?secret=gwbFDSEYgQ\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0En marge d&rsquo;un paradis oubli\u00e9 par Pascal Ruga\u00a0\u00bb &#8212; 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\" data-secret=\"gwbFDSEYgQ\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/ruga.jpg","thumbnail_width":142,"thumbnail_height":138,"description":"Au temps lointain de cette enfance, je ne priais pas, et pourtant tout m'\u00e9tait donn\u00e9. Rien n'\u00e9tait demand\u00e9 \u00e0 ce royaume de lumi\u00e8re dont je sens encore en moi le calme et la force infuse. De ce royaume j'\u00e9tais le prince innocent, le d\u00e9miurge enfant pour qui tout vient de na\u00eetre \u00e0 chaque instant, \u2013 sans d'ailleurs qu'il s'en souci\u00e2t. \u00c0 chaque pas se levait un flot d'images, sit\u00f4t lev\u00e9es, sit\u00f4t d\u00e9faites \u2013 aucune d'elles ne cherchant \u00e0 pr\u00e9valoir sur l'autre. Tout \u00e9tait accept\u00e9. Chaque chose avait une bonne odeur de b\u00eate sauvage, et accomplissait docilement son destin sans \u00eatre s\u00e9par\u00e9e d'un \u00ab Principe Premier \u00bb dont elle se sentait inconsciemment en m\u00eame temps cr\u00e9ature et cr\u00e9atrice. Le canevas des relations n'avait pas la duret\u00e9 de ce monde d'angles et d'agressions qui ensuite fut si longtemps mon hypnose majeure. Aucun \u00e9change ne pr\u00e9sidait \u00e0 l'\u00e9change ; alter\u00adnativement, presque sans transition, les larmes succ\u00e9daient aux rires avec la capricieuse douceur d'un jour d'avril dont on ne sait trop bien si l'on doit en aimer les nuages ou les ond\u00e9es, les bleus tendres, ou les rayons primesautiers et malicieux de notre vieux et bon soleil qui rayonne en plein ciel. Chaque action \u00e9tait neuve, aim\u00e9e pour elle-m\u00eame, je ne cherchais pas \u00e0 la garder comme un avare garde son tr\u00e9sor. Rien n'appartenait \u00e0 rien, et tout appartenait \u00e0 tout. Le d\u00e9sir d'\u00eatre ne m'em\u00adportait pas dans l'enfer de son devenir. La vie \u00e9tait une harpe, o\u00f9 le musicien, l'instrument, et l'harmonie qui en fusait, formaient une seule et unique r\u00e9alit\u00e9."}