{"id":10097,"date":"2011-11-19T04:17:15","date_gmt":"2011-11-19T03:17:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=10097"},"modified":"2011-11-19T04:17:15","modified_gmt":"2011-11-19T03:17:15","slug":"les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/","title":{"rendered":"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">(Revue Question De. N<sup>o<\/sup> 33. Novembre-D\u00e9cembre 1979)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>A l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition sur les rites de la mort au Mus\u00e9e de l&rsquo;homme (1979), les \u00e9ditions du Sycomore ont publi\u00e9 un livre tr\u00e8s complet intitul\u00e9 \u00ab <em>Les Hommes et la Mort, rituels fun\u00e9raires \u00e0 travers le monde<\/em> \u00bb. Cet important ouvrage comporte toute une s\u00e9rie de textes \u00e9crits par divers sp\u00e9cialistes et chercheurs qui sont regroup\u00e9s par Jean Guiart, professeur au Mus\u00e9um d&rsquo;histoire naturelle et directeur du laboratoire d&rsquo;ethnologie du Mus\u00e9e de l&rsquo;homme.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ces textes, pr\u00e9sent\u00e9s selon une classification g\u00e9ographique, montrent \u00e0 quel point les rites fun\u00e9raires de pays lointains, qui pourraient sembler d\u00e9pourvus de fondement et m\u00eame saugrenus, sont en r\u00e9alit\u00e9 \u00ab une institution essentielle \u00e0 la survie du corps social \u00bb. Bien des traits caract\u00e9ristiques se retrouvent souvent dans des pays qui paraissent a priori n&rsquo;avoir rien de commun. C&rsquo;est donc d&rsquo;une fa\u00e7on th\u00e9matique qu&rsquo;Odile Le Gall pr\u00e9sente quelques-uns des rites fun\u00e9raires les plus significatifs expos\u00e9s dans le livre \u00ab <em>Les Hommes et la Mort<\/em> \u00bb.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est une pratique qui demeure tr\u00e8s vivace dans de nombreux pays, c&rsquo;est celle des offrandes \u2014offrandes de tous genres : c\u00e9r\u00e9ales, objets familiers du mort, parfois m\u00eame de l&rsquo;argent, des animaux sacrifi\u00e9s. Jadis, m\u00eame des humains \u00e9taient immol\u00e9s. En effet, lorsqu&rsquo;un Inca mourait, des je\u00fbnes rituels, des chants fun\u00e8bres, des processions avaient lieu et certaines de ses femmes \u00e9taient enivr\u00e9es puis \u00e9trangl\u00e9es pour l&rsquo;accompagner dans l&rsquo;autre monde (<em>Les Hommes et la Mort,<\/em> Jean Guiart p. 7).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les sacrifices d&rsquo;enfants et d&rsquo;animaux<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame, dans le Nord-Ouest argentin, c&rsquo;\u00e9tait des enfants qui \u00e9taient sacrifi\u00e9s afin d&rsquo;obtenir la bienveillance des dieux et plus particuli\u00e8rement du dieu de la pluie. On les pla\u00e7ait ensuite dans des urnes richement d\u00e9cor\u00e9es qui auraient d&rsquo;ailleurs servi \u00e0 recueillir l&rsquo;eau de pluie tellement n\u00e9cessaire aux agriculteurs pr\u00e9colombiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autre part, Martin Allihanga explique qu&rsquo;au Gabon, quand un dignitaire \u00ab nkani \u00bb s&rsquo;\u00e9teint, sa mort est toujours l&rsquo;occasion de sacrifices humains. Pis encore, la tradition veut que la terre ne touche pas le corps d&rsquo;un super Nkani. Pour ce faire, deux proc\u00e9d\u00e9s sont en usage : on fait descendre deux esclaves qui se tiennent debout dans la tombe \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9. Ils re\u00e7oivent sur les \u00e9paules le corps de leur ma\u00eetre qu&rsquo;ils accompagnent ainsi en sa derni\u00e8re demeure. Puis on bouche la tombe. On peut aussi se contenter de briser les membres \u00e0 quatre esclaves. On en met deux au fond de la fosse puis le corps du super Nkani, ensuite les deux autres esclaves et enfin la terre. Les quatre esclaves doivent \u00eatre vivants (<em>op. cit<\/em>., M. Allihanga p. 278).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela, c&rsquo;\u00e9tait hier. Heureusement, toutes ces pratiques quelque peu barbares ont \u00e0 pr\u00e9sent presque enti\u00e8rement disparu. Par contre, les sacrifices d&rsquo;animaux sont un usage toujours en vigueur dans certains pays comme l&rsquo;Indon\u00e9sie o\u00f9 un artisan tue d&rsquo;abord un poulet puis un porc avant de sculpter dans le bois une effigie du d\u00e9funt. Le porc immol\u00e9 est alors flamb\u00e9 et offert, en petits morceaux, en compagnie d&rsquo;autres victuailles, \u00e0 l&rsquo;effigie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les Hautes-Terres de Madagascar, dans la r\u00e9gion du Manandriana, c&rsquo;est un b\u0153uf qui fait office d&rsquo;offrande : on choisit un b\u0153uf noir avec une tache blanche et ronde au milieu du front, on lui ligote les pattes et on lui tourne la t\u00eate vers l&rsquo;est. Puis, tout en r\u00e9citant des pri\u00e8res, un parent \u00e2g\u00e9 asperge alors le b\u0153uf du sacrifice, avec de l&rsquo;eau \u00e0 laquelle a \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9e de la poudre du hazomanga, bois pr\u00e9cieux et sacr\u00e9, et o\u00f9 trempe un anneau d&rsquo;argent, volaftosy. Puis, on l&rsquo;enduit de terre blanche, tanifotsy, de la queue jusqu&rsquo;\u00e0 la t\u00eate. Une jeune fille [&#8230;] lave les yeux de ce b\u0153uf. Pendant ce temps, des femmes chantent et prient, \u00e0 l&rsquo;ouest de la maison, tourn\u00e9es vers l&rsquo;est. [&#8230;] Un homme [&#8230;] va \u00e9gorger le b\u0153uf. Juste avant la mise \u00e0 mort, le b\u0153uf re\u00e7oit onze coups de couteau rapides \u00e0 la gorge. Le sang est imm\u00e9diatement recueilli dans une corne contenant de l&rsquo;eau pr\u00e9par\u00e9e avec du hazomanga, un anneau d&rsquo;argent et de la terre blanche. Puis on asperge le parc onze fois de suite, et la maison \u00e0 six reprises (p. 187-188).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme l&rsquo;ajoute l&rsquo;auteur, ce rite est tr\u00e8s vivace car il est l&rsquo;occasion d&rsquo;une distribution de viande d&rsquo;autant plus appr\u00e9ci\u00e9e qu&rsquo;elle est rare.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Cambodge, c&rsquo;est un malheureux poussin que le conjoint du d\u00e9funt ou de la d\u00e9funte immole. Ce dernier vide l&rsquo;oiseau de son sang, le m\u00e9lange \u00e0 de la bi\u00e8re et verse cette mixture \u00e0 la t\u00eate du cercueil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l\u00e0 o\u00f9 le sacrifice animal rev\u00eat une importance consid\u00e9rable, l\u00e0 o\u00f9 il est sans doute le plus spectaculaire, c&rsquo;est en Ethiopie. On tue une ch\u00e8vre et on lui vide la panse. On s&rsquo;enduit le corps du contenu de cette derni\u00e8re afin de se purifier, puis les femmes confectionnent une bouillie faite de plante loparyo, du sorgho, du sang, des intestins de la ch\u00e8vre coup\u00e9s menus et des morceaux de la graisse et de la queue. On creuse alors un petit trou dans le sol qui servira d&rsquo;\u00e9cuelle. C&rsquo;est donc allong\u00e9 par terre que l&rsquo;on mangera la bouillie rituelle sans la toucher de ses mains. Plus tard, l&rsquo;assistante prend une hache et brise un os long de la ch\u00e8vre. Avec une baguette, tremp\u00e9e dans la cavit\u00e9 de l&rsquo;os, elle fait \u00e0 la veuve une onction de moelle sur le front et sur la poitrine. Puis elle lui en met sur la langue. La veuve recrache des particules de moelle sur sa poitrine, puis en l&rsquo;air. L&rsquo;assistante saisit le poumon, puis le c\u0153ur de la ch\u00e8vre et en frappe successivement le dos, la poitrine et la t\u00eate de la veuve. Enfin, elle prend une vert\u00e8bre du m\u00eame animal sacrifi\u00e9 le matin et la donne \u00e0 mordre \u00e0 la veuve qui en recrache des miettes vers le bas, le haut, \u00e0 sa gauche et \u00e0 sa droite (p. 310).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Des offrandes accompagnent le mort dans son dernier voyage Toutes les offrandes ne rev\u00eatent pas le m\u00eame caract\u00e8re sanguinaire. Dans de nombreux pays, les dons au mort sont \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales, comme au N\u00e9pal, o\u00f9 pour donner une \u00e2me au d\u00e9funt, on fabrique des boulettes de farine de riz, car lorsqu&rsquo;une personne meurt, son \u00e2me devient en effet d&rsquo;abord un preta (esprit errant ou \u00e2me en peine). Cet \u00e9tat est horrible : le preta r\u00e9side dans un corps minuscule, de la taille d&rsquo;un pouce, il ne peut se lever ni s&rsquo;asseoir, il ne peut ni manger ni boire. Pour qu&rsquo;il puisse entreprendre son voyage dans l&rsquo;au-del\u00e0, il faut lui donner un corps. C&rsquo;est tout le r\u00f4le des offrandes des boulettes de farine de riz : les boulettes offertes pendant les neuf premiers jours du deuil servent \u00e0 la fabrication du nouveau corps du preta (p. 247).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet exemple montre parfaitement que ce sont bien des croyances et des convictions religieuses qui sont \u00e0 l&rsquo;origine des rites fun\u00e9raires. Ceux-ci ne sont jamais gratuits. Ainsi, c&rsquo;est parce que maints peuples sont persuad\u00e9s que le mort a tout un \u00ab voyage \u00bb \u00e0 faire, qu&rsquo;ils d\u00e9posent dans sa tombe ses objets favoris, des vivres, de l&rsquo;argent, et&#8230; des chaussures ! (au Cambodge) . Au Mexique on donne au mort : un tube de roseau contenant de l&rsquo;eau, une galette de ma\u00efs, du sel, des graines de cacao, un petit b\u00e2ton, un petit roseau d&rsquo;eau b\u00e9nite. Chaque objet a un usage bien d\u00e9termin\u00e9 : l&rsquo;eau et la galette servent de boisson et de nourriture. Au cours de la travers\u00e9e d&rsquo;une grande plaine, le mort doit rencontrer des moutons qui chercheront \u00e0 le d\u00e9vorer. Il leur donnera le sel pour les apaiser. Le cacao doit servir \u00e0 payer le passage d&rsquo;une rivi\u00e8re. Le petit b\u00e2ton est utilis\u00e9 par le mort pour se d\u00e9fendre contre de grands chiens (p. 107).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;effigie du disparu<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme on a pu le constater, les offrandes constituent un trait commun \u00e0 de nombreuses civilisations. Il en est un autre tout \u00e0 fait digne d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, c&rsquo;est celui des effigies. Ce th\u00e8me du simulacre du mort se retrouve dans des cas bien particuliers et illustrent souvent des mentalit\u00e9s compl\u00e8tement diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Par exemple, dans la Gr\u00e8ce de jadis, ainsi qu&rsquo;\u00e0 Bali et chez les Hmongs du sud de la Chine de nos jours, lorsque le d\u00e9funt est mort \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, ou de fa\u00e7on tellement violente qu&rsquo;on n&rsquo;a pu retrouver ses restes, les membres de sa famille, probablement mus par un besoin de concr\u00e9tiser le mort, fabriquent alors une effigie du disparu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Tandis que dans les cas pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9s, le simulacre repose sur le regret de l&rsquo;absence du mort, car on aurait aim\u00e9 pouvoir v\u00e9n\u00e9rer son corps, dans d&rsquo;autres contr\u00e9es, le d\u00e9funt est un ind\u00e9sirable qui effraie les vivants et que, pour cette raison, l&rsquo;on chasse. Pour rompre d\u00e9finitivement les liens entre le monde des morts et celui des vivants, les Tib\u00e9tains c\u00e9l\u00e8brent \u00e9galement des secondes fun\u00e9railles, au cours desquelles les parents fa\u00e7onnent une effigie du mort et les lamas br\u00fblent un papier portant le nom du d\u00e9funt (p. 243).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame, chez les Indiens mexicains, les proches parents peuvent s&rsquo;asseoir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la tombe du d\u00e9funt et entretenir une \u00ab conversation \u00bb avec lui en faisant les demandes et les r\u00e9ponses : Je te laisse ce tesvino et cette nourriture, de la viande et des galettes&#8230; afin que tu te nourrisses et que tu ne reviennes pas. Nous ne voulons plus de toi. Tu es un imb\u00e9cile&#8230; Tu ne boiras plus de tesvino avec nous dans la maison. Reste ici ! Ne viens pas dans la maison car cela ne te servirait \u00e0 rien. Nous te br\u00fblerions. Adieu ! Va-t-en ! (p. 106). Chez ce m\u00eame peuple, il existe \u00e9galement un repr\u00e9sentant du mort qui a un r\u00f4le tr\u00e8s actif : La procession se rend \u00e0 la rivi\u00e8re, le repr\u00e9sentant du mort sort \u00e0 reculons de la maison en disant : \u00ab Maintenant je m&rsquo;en vais. Restez en paix et heureux, \u00f4 mes fils, \u00f4 mes filles ! \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">En Indon\u00e9sie aussi, on cr\u00e9e des effigies : celles-ci restent \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de la maison du mort, alors que la d\u00e9pouille mortelle reste dans la maison. Paradoxalement, l&rsquo;effigie est quelquefois l&rsquo;objet de soins plus attentifs que le corps lui-m\u00eame. Certains vont m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;enlacer et, \u00e0 travers leurs larmes, lui parlent. On se rend compte que des personnes rendues plus vuln\u00e9rables par le deuil qui les frappe transposent leur affliction sur un vulgaire mannequin. On assiste parfois \u00e0 un v\u00e9ritable d\u00e9doublement de la personnalit\u00e9 (cf. le \u00ab dialogue \u00bb avec le d\u00e9funt chez les Indiens du Mexique). Quant au repr\u00e9sentant du mort, il endosse tout simplement la personnalit\u00e9 tout enti\u00e8re du d\u00e9funt, y compris son aspect physique, car il essaie de lui ressembler, porte \u00e9ventuellement une perruque et s&rsquo;habille de mani\u00e8re identique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Il faut parfois du spectacle, des pleureuses et des festivit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;intervient une notion capitale dans tous ces rites fun\u00e9raires, celle du spectacle et de la dramatisation. Ces simulacres jouent un r\u00f4le comme au th\u00e9\u00e2tre. Il y a peu d&rsquo;acteurs et une foule de spectateurs. D&rsquo;ailleurs, le costume, la musique et les chants ont une importance consid\u00e9rable. Il y a des pays o\u00f9 la conception tout enti\u00e8re de la mort se refl\u00e8te dans ces chants improvis\u00e9s qu&rsquo;on appelle en Gr\u00e8ce \u00ab\u00a0miriologues \u00bb : les miriologues ont, dans toute la Gr\u00e8ce, le caract\u00e8re d&rsquo;une obligation morale et sociale envers le d\u00e9funt ; \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;accomplissement des rites fun\u00e9raires, ils expriment simultan\u00e9ment la douleur des afflig\u00e9s devant le d\u00e9part du mort du monde des vivants, et sont essentiellement le fait des femmes (p. 59-60). Ces derni\u00e8res ont une part pr\u00e9dominante en tant que pleureuses ; telles Andromaque, ou bien H\u00e9l\u00e8ne sur le corps d&rsquo;Hector, elles entrent [&#8230;] dans le r\u00f4le du mort, de Charon [&#8230;] suivant leurs impulsions, l&rsquo;intensit\u00e9 de la douleur, leur habilet\u00e9 naturelle dans cet art et leur exp\u00e9rience personnelle. Les chants et les r\u00e9citations scand\u00e9es sont accompagn\u00e9s de balancements rythm\u00e9s du corps. C&rsquo;est la plus proche parente qui entame les lamentations conduites par la pleureuse la plus exp\u00e9riment\u00e9e, qui a la fonction de coryph\u00e9e dans le ch\u0153ur de la trag\u00e9die antique. C&rsquo;est cette derni\u00e8re qui veille \u00e0 ce que la tension dramatique soit maintenue et qui exalte le sentiment jusqu&rsquo;\u00e0 un paroxysme provoquant l&rsquo;apaisement. Ce sont donc ces chants qui entretiennent la fi\u00e8vre des participants \u00e0 ces f\u00eates. En effet, tous ces rituels repr\u00e9sentent des festivit\u00e9s plus ou moins gaies, suivant la philosophie du pays. L\u00e0 o\u00f9 certains se lamentent et se flagellent comme \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, ou se couvrent de cendres et de boue comme en Nouvelle-Guin\u00e9e, d&rsquo;autres c\u00e9l\u00e9breront la mort naturelle dans l&rsquo;all\u00e9gresse : la veill\u00e9e fun\u00e8bre se fait dans une ambiance de f\u00eate. Tout le monde danse de bon c\u0153ur sauf les enfants du d\u00e9funt. Cette mort n&rsquo;a rien de dramatique ni d&rsquo;inqui\u00e9tant, elle n&rsquo;est que le passage d&rsquo;une vie \u00e0 l&rsquo;autre : le d\u00e9funt s&rsquo;en retourne tout simplement chez ses parents (P.172).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Presque tous ces rites comportent des agapes auxquelles le mort est cens\u00e9 participer. Ainsi la rupture avec le monde des vivants n&rsquo;est jamais tr\u00e8s brutale. Dans de nombreux pays, les obs\u00e8ques se d\u00e9roulent d&rsquo;ailleurs en plusieurs temps, selon une progression dramatique savamment \u00e9labor\u00e9e. Dans certains pays, ces rites peuvent s&rsquo;\u00e9taler sur quatre ans. Au Gabon, on va jusqu&rsquo;\u00e0 conserver la d\u00e9pouille d&rsquo;un dignitaire six mois avant de l&rsquo;inhumer !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lien entre morts et vivants est donc long \u00e0 se rompre. Sans pour autant croire \u00e0 la r\u00e9incarnation comme au Gabon o\u00f9 l&rsquo;on retranche un bout d&rsquo;auriculaire du b\u00e9b\u00e9 mort pour voir, \u00e0 la prochaine naissance, s&rsquo;il s&rsquo;agit bel et bien du m\u00eame enfant (p. 275).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les rites fun\u00e9raires ont une signification sociale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">De tout ceci se d\u00e9gage un th\u00e8me essentiel, celui d&rsquo;un cycle vital, d&rsquo;une cha\u00eene de la vie. Car, en fin de compte, ces rites sont en grande partie pr\u00e9textes au rassemblement de la famille et au rapprochement des membres d&rsquo;une m\u00eame cellule sociale. Voil\u00e0 en quoi ces rites sont fascinants. Gr\u00e2ce \u00e0 eux, on peut remonter aux racines philosophiques et religieuses de civilisations m\u00eame disparues. L&rsquo;ouvrage <em>Les Hommes et la Mort<\/em> est un outil n\u00e9cessaire \u00e0 tous ceux qui s&rsquo;int\u00e9ressent aux traditions spirituelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Odile Le Gall<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>QUELQUES LIVRES SUR LA MORT<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Hertz : <em>Contribution \u00e0 une \u00e9tude sur la repr\u00e9sentation collective de la mort<\/em>, 1928, r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1970 dans <em>Sociologie religieuse et folklore<\/em>. P.U.F.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Probl\u00e8mes d&rsquo;ethnomusicologie<\/em>, 466 p. Textes r\u00e9unis par G. Rouget, Gen\u00e8ve, Minkoff, reprint, 1973.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ph. Aries : <em>Essai sur l&rsquo;histoire de la mort en Occident du Moyen Age \u00e0 nos jours<\/em>, Le Seuil, 1975, 237 p.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Soustelle : <em>la Vie quotidienne des Azt\u00e8ques \u00e0 la veille de la conqu\u00eate espagnole<\/em>, Paris, Institut d&rsquo;Ethnologie, 1958.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Michel Perrin : <em>le Chemin des Indiens morts, mythes et symboles quajiro<\/em>, Payot, Biblioth\u00e8que scientifique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Koubi <em>: la Premi\u00e8re f\u00eate fun\u00e9raire chez les Toradja Sa&rsquo;dan<\/em>, Archipel Paris, 1975.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.-F. Bar\u00e9 <em>: Pouvoir des vivants, langage des morts<\/em>, Maspero, 1977.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L.V. Thomas : <em>Anthropologie de la mort<\/em>, Payot, 1976, 540 p.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Dournes : <em>la Figuration humaine dans l&rsquo;art fun\u00e9raire j\u00f6rai<\/em>, Objets et mondes, VII, 2, 1968.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Toffin : <em>Etudes sur les N\u00e9wars de la vall\u00e9e de Katmandou<\/em>: guthi, fun\u00e9railles et castes. L&rsquo;Ethnographie, 1975-2, N\u00b0 70.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S. Freud : <em>Deuil et m\u00e9lancolie<\/em>, dans <em>M\u00e9tapsychologie<\/em>, Gallimard, 1952.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est une pratique qui demeure tr\u00e8s vivace dans de nombreux pays, c&rsquo;est celle des offrandes \u2014offrandes de tous genres : c\u00e9r\u00e9ales, objets familiers du mort, parfois m\u00eame de l&rsquo;argent, des animaux sacrifi\u00e9s. Jadis, m\u00eame des humains \u00e9taient immol\u00e9s. En effet, lorsqu&rsquo;un Inca mourait, des je\u00fbnes rituels, des chants fun\u00e8bres, des processions avaient lieu et certaines de ses femmes \u00e9taient enivr\u00e9es puis \u00e9trangl\u00e9es pour l&rsquo;accompagner dans l&rsquo;autre monde&#8230; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[747],"tags":[],"class_list":["post-10097","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-mythe-conte"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.0 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il est une pratique qui demeure tr\u00e8s vivace dans de nombreux pays, c&#039;est celle des offrandes \u2014offrandes de tous genres : c\u00e9r\u00e9ales, objets familiers du mort, parfois m\u00eame de l&#039;argent, des animaux sacrifi\u00e9s. Jadis, m\u00eame des humains \u00e9taient immol\u00e9s. En effet, lorsqu&#039;un Inca mourait, des je\u00fbnes rituels, des chants fun\u00e8bres, des processions avaient lieu et certaines de ses femmes \u00e9taient enivr\u00e9es puis \u00e9trangl\u00e9es pour l&#039;accompagner dans l&#039;autre monde...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2011-11-19T03:17:15+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"3e mill\u00e9naire\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"3e mill\u00e9naire\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"13 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\"},\"author\":{\"name\":\"3e mill\u00e9naire\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5\"},\"headline\":\"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall\",\"datePublished\":\"2011-11-19T03:17:15+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\"},\"wordCount\":2669,\"articleSection\":[\"Mythe \/ Conte \/ Tradition\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\",\"url\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\",\"name\":\"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website\"},\"datePublished\":\"2011-11-19T03:17:15+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/\",\"name\":\"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\",\"description\":\"L&#039;Homme en devenir\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5\",\"name\":\"3e mill\u00e9naire\",\"url\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","og_description":"Il est une pratique qui demeure tr\u00e8s vivace dans de nombreux pays, c'est celle des offrandes \u2014offrandes de tous genres : c\u00e9r\u00e9ales, objets familiers du mort, parfois m\u00eame de l'argent, des animaux sacrifi\u00e9s. Jadis, m\u00eame des humains \u00e9taient immol\u00e9s. En effet, lorsqu'un Inca mourait, des je\u00fbnes rituels, des chants fun\u00e8bres, des processions avaient lieu et certaines de ses femmes \u00e9taient enivr\u00e9es puis \u00e9trangl\u00e9es pour l'accompagner dans l'autre monde...","og_url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/","og_site_name":"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","article_published_time":"2011-11-19T03:17:15+00:00","author":"3e mill\u00e9naire","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"3e mill\u00e9naire","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"13 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/"},"author":{"name":"3e mill\u00e9naire","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5"},"headline":"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall","datePublished":"2011-11-19T03:17:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/"},"wordCount":2669,"articleSection":["Mythe \/ Conte \/ Tradition"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/","url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/","name":"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website"},"datePublished":"2011-11-19T03:17:15+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-rites-funeraires-etranges-mais-signifiants-par-odile-le-gall\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Les rites fun\u00e9raires: \u00e9tranges mais signifiants par Odile le Gall"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website","url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/","name":"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","description":"L&#039;Homme en devenir","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5","name":"3e mill\u00e9naire","url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10097","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10097"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10097\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}