{"id":11815,"date":"2012-07-26T03:42:31","date_gmt":"2012-07-26T02:42:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=11815"},"modified":"2015-03-03T15:45:56","modified_gmt":"2015-03-03T14:45:56","slug":"beethoven-bach-mozart-ou-rosemary-brown-un-reportage-de-joel-andre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/beethoven-bach-mozart-ou-rosemary-brown-un-reportage-de-joel-andre\/","title":{"rendered":"Beethoven, Bach, Mozart, ou&#8230; Rosemary Brown ? Un reportage de Jo\u00ebl Andr\u00e9"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Rosemary Brown est loin d&rsquo;\u00eatre la seule \u00e0 avoir affirm\u00e9 \u00eatre en contact avec les \u00e2mes des morts et recevoir d&rsquo;elles des ajouts d&rsquo;outre tombe \u00e0 leurs \u0153uvres terrestres ! Le ph\u00e9nom\u00e8ne a de quoi nous intriguer. Le cas de Rosemary Brown \u00e9tait assez sp\u00e9ciale; l&rsquo;avis des sp\u00e9cialistes \u00e9tait partag\u00e9 souvent non sur la qualit\u00e9 de l&rsquo;\u0153uvre nouvelle produite mais sur sa provenance. P<\/strong><strong>ar manque de temps<\/strong>, nous n&rsquo;avons pu mettre \u00e0 jour l&rsquo;excellent reportage que nous publions ici. Les lecteurs int\u00e9ress\u00e9s pourront \u00e9couter des extraits de la musique de R. Brown sur diff\u00e9rents sites comme Youtube. <em><a href=\"http:\/\/www.scribd.com\/doc\/101090301\/Entretien-Avec-Rosemary-Brown-1978\" target=\"_blank\">Version PDF illustr\u00e9e<\/a><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Revue Psi International. No 4. Mars-Avril 1978)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Liszt. Chopin, Schubert, Beethoven, Bach et Mozart, Schumann, Berlioz, Brahms, Rachmaninov, Grieg, Debussy et Stravinsky. La mort a-t-elle vraiment mis fin \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 cr\u00e9atrice de ces treize compositeurs ? Sont-ils, au contraire, \u00e0 l&rsquo;origine des \u0153uvres musicales que produit par centaines, depuis 1964, le m\u00e9dium britannique Rosemary Brown (1916-2001) ?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>D\u00e9rision, indiff\u00e9rence, m\u00e9fiance. Enqu\u00eates. Expertises, recours \u00e0 l&rsquo;ordinateur. Et peu \u00e0 peu, \u00e0 partir de 1968, une partie de la presse et de la critique musicale se font \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que cette \u00ab\u00a0musique de l&rsquo;au-del\u00e0 \u00bb pourrait bien \u00eatre authentique.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Car il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;expertes imitations \u2014 Rosemary Brown a d&rsquo;ailleurs une formation musicale tr\u00e8s rudimentaire \u2014 mais d&rsquo;\u0153uvres enti\u00e8rement originales. Ce que l&rsquo;on d\u00e9c\u00e8le, ce n&rsquo;est pas seulement le \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb d&rsquo;un Liszt, d&rsquo;un Chopin ou d&rsquo;un Rachmaninov, mais leur intuition et leur d\u00e9marche cr\u00e9atrices m\u00eames.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Il est malheureusement tr\u00e8s difficile de se procurer les deux disques qui illustrent la qualit\u00e9 musicale du travail men\u00e9 depuis douze ans par Rosemary Brown. A titre tout \u00e0 fait personnel, j&rsquo;y ferai une br\u00e8ve allusion. Une face enti\u00e8re du premier disque est jou\u00e9e par Rosemary Brown elle-m\u00eame. La technique pianistique du m\u00e9dium londonien est, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, limit\u00e9e.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Sur l&rsquo;autre face, l&rsquo;excellent Peter Katin interpr\u00e8te, entre autres, des \u0153uvres \u00ab\u00a0de\u00a0\u00bb Liszt et Chopin qui ne le c\u00e8dent en rien \u00e0 ce que ces derniers ont pu \u00e9crire de leur vivant (pour des compositions de complexit\u00e9 comparable, bien entendu).<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Quant au second disque, enti\u00e8rement ex\u00e9cut\u00e9 par le virtuose Howard Shelley, les morceaux \u00ab\u00a0sign\u00e9s\u00a0\u00bb Liszt, Chopin. Rachmaninov et Debussy rel\u00e8vent de la meilleure inspiration propre \u00e0 ces compositeurs (encore une fois pour un m\u00eame instrument et des \u0153uvres de structure analogue).<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Je ne dirai rien de Beethoven puisque Rosemary Brown promet pour bient\u00f4t la version enti\u00e8rement orchestr\u00e9e (arec ch\u0153urs) de&#8230; la 10<sup>e<\/sup> Symphonie\u00a0! Un challenge qui en dit long sur l&rsquo;ampleur de ses dons. De m\u00e9dium ou de compositeur ?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Jo\u00ebl Andr\u00e9\u00a0: En 1970, vous aviez \u00e0 votre actif pr\u00e8s de quatre cents \u0153uvres musicales, e dict\u00e9es par des compositeurs d\u00e9funts tels que Liszt. Chopin, Beethoven, Bach, Mozart, etc. O\u00f9 en \u00eates-vous actuellement ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ROSEMARY BROWN\u00a0: Je ne tiens pas le compte exact, mais je pense qu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, je dispose d&rsquo;environ six cents \u0153uvres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Dites-moi le nom du musicien farceur qui se cache derri\u00e8re cette mystification\u00a0!<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: C&rsquo;est l\u00e0 une id\u00e9e qui, malheureusement, vient tout de suite \u00e0 l&rsquo;esprit des gens sceptiques. Le magazine Life et la B.B.C. ont men\u00e9, \u00e0 ce sujet, des enqu\u00eates qui ont dur\u00e9 plusieurs semaines. Des d\u00e9tectives ont essay\u00e9 de surprendre le compositeur clandestin qui aurait pu me dicter cette musique. Ils n&rsquo;ont jamais rien d\u00e9couvert de semblable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Dans ce cas, le \u00ab\u00a0compositeur clandestin\u00a0\u00bb c&rsquo;est vous\u00a0! Vous avez re\u00e7u une formation musicale tr\u00e8s compl\u00e8te, ce que vous essayez de nier aujourd&rsquo;hui.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Les enqu\u00eates dont je viens de parler ont prouv\u00e9 le contraire. Il se trouve que j\u2019ai pass\u00e9 toute ma vie dans la m\u00eame maison. On a pu se renseigner aupr\u00e8s de tous les voisins, amis et parents encore vivants. Le m\u00e9decin de famille qui me suit depuis ma naissance a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9. Tous ont confirm\u00e9 qu&rsquo;en dehors de quelques cours de piano (et ce n&rsquo;\u00e9tait pas du piano classique !) je n&rsquo;avais re\u00e7u aucune formation musicale digne de ce nom. Apr\u00e8s la guerre, j&rsquo;ai repris quelques cours, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de mon mariage, et ce fut tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Reste l&rsquo;hypoth\u00e8se de la cryptomn\u00e9sie, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une m\u00e9moire musicale cach\u00e9e, dont vous n&rsquo;\u00eates pas consciente la plupart du temps.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Ce n&rsquo;est ni l&rsquo;avis de mon m\u00e9decin ni celui des nombreux psychiatres aupr\u00e8s desquels j&rsquo;ai subi tests et examens de toutes sortes. D&rsquo;ailleurs, je n&rsquo;\u00e9cris pas cette musique en \u00e9tat de transe, mais en pleine possession de ma personnalit\u00e9 normale. Ceux qui m&rsquo;ont vue travailler vous le confirmeront.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Parmi les musicologues qui ont analys\u00e9 votre musique, quels sont ceux qui croient \u00e0 son authenticit\u00e9 ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Je mentionnerai tout d&rsquo;abord Humphrey Searle, qui est \u00e0 la fois pianiste, compositeur, critique musical reconnu et surtout expert de la musique de Liszt (sur laquelle il a \u00e9crit un livre). Humphrey Searle est tout \u00e0 fait convaincu que les morceaux attribu\u00e9s \u00e0 Liszt sont bel et bien de Liszt lui-m\u00eame. Il ne se prononce pas sur la fa\u00e7on dont cette musique me parvient mais il n&rsquo;a aucun doute quant \u00e0 son auteur. Et M. Searle ne consid\u00e8re pas ces \u0153uvres comme des pastiches plus ou moins r\u00e9ussis, mais bien comme des compositions originales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre expert distingu\u00e9 est le Pr Ian Parott, Docteur en Musique, qui enseigne \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Galles. Pour lui, la provenance de ma musique est incontestable, et il en explique les raisons dans un livre qui para\u00eetra incessamment. Mary Firth, qui dirigeait les cours de musique \u00e0 Attingham Park College, est une sp\u00e9cialiste de Schubert. Elle a pu analyser de nombreuses \u0153uvres, qu&rsquo;elle consid\u00e8re comme absolument schubertiennes, tout en sachant que je n&rsquo;ai en aucun cas pu les \u00e9crire moi-m\u00eame. Quant au Dr Hanz Gal, musicologue renomm\u00e9 et expert de Chopin, il a \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait par les morceaux que nous lui avons soumis. Mais tout en reconnaissant que c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 du pur Chopin, il n&rsquo;a jamais admis l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;apr\u00e8s-vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ne pas allonger trop la liste \u2014 mais je pourrai vous communiquer d&rsquo;autres noms si vous le souhaitez \u2014 je terminerai sur deux autorit\u00e9s musicales bien connues. Le Dr Lloyd Wepper, Directeur du London College of Music, est absolument convaincu que cette musique est authentique et que je ne peux pas la recevoir de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre que des compositeurs d\u00e9funts. Quant au compositeur Richard Rodney Benett, non seulement musicien accompli mais expert de Debussy, il est persuad\u00e9 que certains morceaux proviennent bel et bien de Debussy. Richard R. Benett m&rsquo;a avou\u00e9 que lui-m\u00eame serait incapable d&rsquo;en \u00e9crire de semblables, malgr\u00e9 sa grande familiarit\u00e9 avec l&rsquo;\u0153uvre de Debussy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Puis-je v\u00e9rifier tout cela aupr\u00e8s d&rsquo;eux ? <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Absolument. Je me ferai un plaisir de vous communiquer leur adresse ou leur num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone. Je n&rsquo;ai cit\u00e9 que les personnes qui m&rsquo;ont express\u00e9ment autoris\u00e9e \u00e0 divulguer leur opinion. Des dizaines d&rsquo;experts, d&rsquo;interpr\u00e8tes, de chefs d&rsquo;orchestre ont reconnu en priv\u00e9 que ma musique \u00e9tait parfaitement authentique, mais ne souhaitent pas se prononcer publiquement. Ils pensent que cela pourrait nuire \u00e0 leur r\u00e9putation ou \u00e0 leur carri\u00e8re. Je crois qu&rsquo;ils ont tort, car aucun de ceux qui ont pris parti en ma faveur n&rsquo;a vu sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 ni son autorit\u00e9 en souffrir.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Les experts jugent la musique de Rosemary Brown<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ian Parott est un des musicologues les plus estim\u00e9s en Grande-Bretagne. Il enseigne \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du Pays de Galles\u00a0: \u00ab &#8230; <em>Je consid\u00e8re pour ma part, non seulement que cette musique provient d&rsquo;une autre dimension, y compris le tr\u00e8s int\u00e9ressant \u00ab Revenant \u00bb de Stravinsky (re\u00e7u un an apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de ce dernier), mais encore que Rosemary n&rsquo;a jamais, \u00e0 ma connaissance, produit quoi que ce soit dans le but de distraire, de faire sensation ou de tromper&#8230;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>A mon avis, la musique de Rosemary est r\u00e9ellement paranormale, je ne vois pas d&rsquo;autre possibilit\u00e9. Il y a quelques d\u00e9tails curieux, voire quelques erreurs, dans certains morceaux, mais cela ne rabaisse en rien l&rsquo;excellence de l&rsquo;ensemble. Je distinguerai trois compositions parmi les meilleures. Toutes trois sont remarquables \u00e0 leur mani\u00e8re : \u00ab Grubelei \u00bb (1969) de Liszt ; Mouvement d&rsquo;une Sonate en Do mineur (1971) de Beethoven\u00a0; et \u00ab Le Revenant \u00bb, de Stravinsky (1972)&#8230; Chacun poss\u00e8de de subtiles caract\u00e9ristiques de ces trois personnalit\u00e9s si diff\u00e9rentes&#8230; Un truqueur \u00ab habile \u00bb serait-il capable d&rsquo;obtenir de tels effets ? J&rsquo;en doute.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Les morceaux enregistr\u00e9s dans le dernier disque par Howard Shelley permettront \u00e0 chacun d&rsquo;appr\u00e9cier l&rsquo;admirable diversit\u00e9 d&rsquo;une douzaine d&rsquo;autres \u0153uvres<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"right\">Ian Parott &#8211; 23 janvier 1978<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Humphrey Searle, expert de Liszt et compositeur lui-m\u00eame, exprime l&rsquo;avis suivant\u00a0: \u00ab <em>La plupart des morceaux qu&rsquo;elle a \u00e9crits sont tr\u00e8s int\u00e9ressants au point de vue musical. Par ailleurs, il est \u00e9vident qu&rsquo;elle ne conna\u00eet pas la technique du pastiche. Je dois admettre que l&rsquo;origine des morceaux est bien celle qu&rsquo;elle d\u00e9clare \u00eatre. Je suis s\u00fbr qu&rsquo;elle est parfaitement sinc\u00e8re.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab Des morceaux de Liszt, celui que je pr\u00e9f\u00e8re est \u00ab Grubelei \u00bb, une \u0153uvre remarquable que Liszt aurait tout \u00e0 fait pu \u00e9crire, surtout au cours des quinze derni\u00e8res ann\u00e9es de sa carri\u00e8re, quand il s&rsquo;aventurait dans de nouvelles voies. Fait remarquable, la plus grande partie en est \u00e9crite simultan\u00e9ment en 5\/4 et 3\/2 ; nous savons bien s\u00fbr que de nos jours Pierre Boulez peut battre 5 d&rsquo;une main et 3 de l&rsquo;autre, mais ce genre d&rsquo;exploit n&rsquo;\u00e9tait pas commun au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&#8230; Le style harmonique est essentiellement celui du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, bien que hautement chromatique (ce qui est caract\u00e9ristique de Liszt) et la forme du morceau est tr\u00e8s lisztienne<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pianiste John Lill, premier Prix du Concours International de Moscou, a t\u00e9moign\u00e9 au cours d&rsquo;une r\u00e9union publique en faveur de Rosemary Brown. C&rsquo;est un sp\u00e9cialiste des \u0153uvres de Beethoven\u00a0: \u00ab <em>Je crois fermement aux origines que Rosemary Brown attribue \u00e0 cette musique. La plus grande partie en est extr\u00eamement convaincante. Les compositeurs essayent de manifester leur style le plus clairement possible mais il est \u00e9videmment tr\u00e8s difficile de transmettre des \u0153uvres complexes d&rsquo;une dimension \u00e0 une autre. Je pense que Rosemary est exceptionnellement dou\u00e9e pour servir d&rsquo;interm\u00e9diaire : quand les conditions sont bonnes, elle transcrit fid\u00e8lement les intentions de ses interlocuteurs<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Richard Rodney Benett, compositeur et sp\u00e9cialiste de Debussy : \u00ab <em>Nous pouvons tous imiter Liszt au piano si nous le voulons, mais inventer un morceau de musique coh\u00e9rent, qui semble remonter aux racines m\u00eames du style du compositeur, c&rsquo;est beaucoup plus compliqu\u00e9. Ici, en g\u00e9n\u00e9ral, la notation est extraordinairement assur\u00e9e et comp\u00e9tente. On ne saurait confectionner de la musique de cette esp\u00e8ce sans des ann\u00e9es d&rsquo;entra\u00eenement. Je n&rsquo;aurais pu moi-m\u00eame fabriquer certains des Beethoven ou des Debussy<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mary Firth, Dipl\u00f4m\u00e9e de la Royal Academy of Music et professeur de musique : \u00ab <em>J&rsquo;ai contr\u00f4l\u00e9 la justesse de son oreille, ses aptitudes au d\u00e9chiffrage et lui ai fait passer toutes les mis\u00e9rables \u00e9preuves que les professeurs infligent aux \u00e9tudiants. J&rsquo;ai d\u00e9couvert, \u00e0 ma grande surprise, qu\u2019elle ne semblait avoir aucune capacit\u00e9 musicale fondamentale. En d&rsquo;autres mots elle \u00e9tait incapable de noter une simple m\u00e9lodie que je lui jouais. Quand je jouais deux parties simples, elle \u00e9tait totalement perdue<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Docteur Llyod Wepper est Directeur du London College of Music. Voici son opinion sur le \u00ab ph\u00e9nom\u00e8ne \u00bb Rosemary Brown \u00bb\u00a0: \u00ab <em>Je suis convaincu que Rosemary poss\u00e8de une facult\u00e9 m\u00e9diumnique absolument authentique. La musique qu&rsquo;elle transmet est de toute \u00e9vidence dans le style des compositeurs avec lesquels elle affirme \u00eatre en relation. Un \u00e9tudiant en musique peut apprendre \u00e0 imiter le style d&rsquo;un compositeur du pass\u00e9, mais Rosemary ne poss\u00e8de pas les connaissances musicales n\u00e9cessaires. Sa musique semble donc provenir d&rsquo;une source inconnue<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: A ce propos, il existe un exemple particuli\u00e8rement prestigieux. Je veux parler de Leonard Bernstein, compositeur et chef d&rsquo;orchestre mondialement connu, et de la soir\u00e9e o\u00f9 il vous avait invit\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Savoy<\/em>&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Ce fut une soir\u00e9e inoubliable. D&rsquo;abord, \u00a0je n&rsquo;aurais jamais cru que le c\u00e9l\u00e8bre Leonard Bernstein m&rsquo;inviterait un jour \u00e0 d\u00eener. L&rsquo;accueil de Bernstein a \u00e9t\u00e9 vraiment chaleureux. Apr\u00e8s le d\u00eener, il a demand\u00e9 \u00e0 voir les \u0153uvres que je lui avais apport\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le matin m\u00eame, Rachmaninov m&rsquo;avait rendu visite pour reprendre une composition que nous avions d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9e. Je n&rsquo;avais vraiment pas le temps, mais Rachmaninov insista en m&rsquo;expliquant : \u00ab Vous en aurez besoin pour ce soir. \u00bb Comme je comptais rester chez moi ce soir-l\u00e0, sa remarque m&rsquo;avait paru \u00e9trange. Dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi, j&rsquo;ai appris l&rsquo;invitation de Leonard Bernstein. Rachmaninov est revenu me voir en me disant : \u00ab N&rsquo;oubliez pas d&#8217;emporter ce que je vous ai dict\u00e9 ce matin. Le morceau plaira beaucoup \u00e0 M. Bernstein \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;\u00e9tait une \u0153uvre tr\u00e8s difficile, et Leonard Bernstein, voyant mon embarras, proposa de la jouer lui-m\u00eame. Apr\u00e8s avoir parcouru la partition, il s&rsquo;est mis au piano : j&rsquo;ai rarement entendu une ex\u00e9cution aussi sublime. Comme Rachmaninov l&rsquo;avait pr\u00e9vu, Leonard Bernstein montra beaucoup d&rsquo;enthousiasme pour ce morceau, sauf pour une mesure que j&rsquo;avais sans doute mal transcrite. Il s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 de jouer en disant : \u00ab Cette mesure-l\u00e0, je\u00a0 ne suis pas preneur ! \u00bb Par la suite, j&rsquo;en ai parl\u00e9 \u00e0 Rachmaninov qui a fait la correction en disant : \u00ab Je pense qu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent M. Bernstein sera satisfait ! \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Avez-vous eu l&rsquo;avis de Leonard Bernstein sur d&rsquo;autres compositions ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Il a beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 les \u0153uvres de Liszt, Schubert, Beethoven et surtout Chopin. J&rsquo;avais apport\u00e9 une \u00ab Fantaisie-impromptu \u00bb, un tr\u00e8s beau morceau en trois mouvements, dont le dernier est extr\u00eamement difficile. Leonard Bernstein <a id=\"ftnref1\" href=\"#ftn1\">[1]<\/a> et sa femme ont \u00e9t\u00e9 tellement enthousiasm\u00e9s qu&rsquo;ils l&rsquo;ont jou\u00e9 quatre ou cinq fois de suite, comme s&rsquo;ils voulaient l&rsquo;apprendre par c\u0153ur. A chaque fois, Leonard Bernstein s&rsquo;exclamait : \u00ab Ecoutez cette musique ! C&rsquo;est prodigieux ! \u00bb A la fin, il m&rsquo;a dit que c&rsquo;\u00e9tait le plus beau th\u00e8me de Chopin qu&rsquo;il ait jamais entendu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Puisque nous parlons de chefs d&rsquo;orchestre c\u00e9l\u00e8bres, pourriez-vous raconter l&rsquo;\u00e9pisode concernant le non moins prestigieux <\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Colin_Davis\"><em>Colin Davis<\/em><\/a><em> ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: J&rsquo;ai oubli\u00e9 certains d\u00e9tails, mais je poss\u00e8de \u00e0 ce sujet une lettre de David Cairns, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque directeur artistique chez Philips et aujourd&rsquo;hui critique musical au Sunday Times. D. Cairns et Colin Davis discutaient une partition de Berlioz dont les indications m\u00e9tronomiques leur semblaient inexactes. Presque en plaisantant, D. Cairns sugg\u00e9ra de poser la question \u00e0 Berlioz par mon interm\u00e9diaire. Il m&rsquo;a donc \u00e9crit \u00e0 ce sujet, et j&rsquo;ai tent\u00e9 de contacter Berlioz mais je n&rsquo;ai pas eu de r\u00e9ponse. C&rsquo;est Liszt qui s&rsquo;est alors charg\u00e9 de demander \u00e0 Berlioz quel \u00e9tait le tempo exact. J&rsquo;ai transmis la r\u00e9ponse \u00e0 David Cairns. Il se trouve que Colin Davis, apr\u00e8s maintes r\u00e9p\u00e9titions, \u00e9tait arriv\u00e9 exactement aux m\u00eames conclusions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Colin Davis a-t-il admis, du m\u00eame coup, l&rsquo;origine m\u00e9diumnique de votre musique ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Je ne sais pas. Sur le moment, je crois qu&rsquo;il \u00e9tait surpris mais aussi un peu amus\u00e9. Par la suite, quand je l&rsquo;ai rencontr\u00e9, il m&rsquo;a dit : \u00ab\u00a0<em>Jusqu&rsquo;ici, j\u2019\u00e9tais certain que la mort entra\u00eenait l&rsquo;annihilation de l&rsquo;\u00eatre humain. Mais l&rsquo;existence de votre musique m&rsquo;a donn\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir. Je crois que le probl\u00e8me m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre pos\u00e9 \u00e0 nouveau<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\">\u00ab\u00a0 <strong>DEMANDEZ A ROSEMARY BROWN LE POINT DE VUE DE BERLIOZ<\/strong> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre maestro de notre \u00e9poque, le chef d&rsquo;orchestre britannique Colin Davis a dirig\u00e9 les plus prestigieuses formations du monde. Voici comment D. Cairns, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque directeur artistique chez Philips, relate l&rsquo;\u00e9pisode concernant Berlin&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Au cours du mois d&rsquo;ao\u00fbt 1969. Colin Davis et moi-m\u00eame avons \u00e9tudi\u00e9 la partition des Troyens\u00a0 de Berlioz. La question du tempo des divers mouvements fut pos\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Deux des indications m\u00e9tronomiques de Berlioz nous frapp\u00e8rent comme \u00e9tant trop rapides : le \u00ab\u00a0Septuor\u00a0\u00bb (M\u00e9tronome 120) et le \u00ab\u00a0Duo d&rsquo;amour\u00a0\u00bb (M. 126)&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Je proposai, presque en plaisantant, de demander \u00e0 Rosemary Brown le point de vue de Berlioz sur cette question. Je lui \u00e9crivis \u00e0 ce sujet le 27 ao\u00fbt 1969&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Une semaine plus tard, Rosemary t\u00e9l\u00e9phona \u00e0 mon bureau et me dit qu&rsquo;elle avait pos\u00e9 la question \u00e0 Liszt. Sa r\u00e9ponse avait \u00e9t\u00e9 que les tempos \u00e9taient trop rapides. Le premier, d&rsquo;apr\u00e8s Liszt, devait \u00eatre 90 (et non 120) et le second 96 (et non 126). Devant cette \u00e9norme diff\u00e9rence. Rosemary Brown s&rsquo;\u00e9tait montr\u00e9e perplexe, mais Liszt avait r\u00e9pondu d&rsquo;une fa\u00e7on cat\u00e9gorique : \u00ab\u00a0J&rsquo;en suis s\u00fbr\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Colin Davis qui, \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9tait en pleine r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 Covent Garden. \u00e9tait parvenu de son c\u00f4t\u00e9 aux m\u00eames conclusions&#8230;..<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Pouvez-vous pr\u00e9ciser de quelle mani\u00e8re les compositeurs d\u00e9funts vous communiquent leurs \u0153uvres ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Il y a d&rsquo;abord le contr\u00f4le direct des mains. Liszt, par exemple, se sert souvent de mes mains comme s&rsquo;il enfilait une paire de gants. Dans ces moments-l\u00e0, il joue parfois un morceau en entier avant de me le faire apprendre mesure par mesure. Il est d&rsquo;une virtuosit\u00e9 stup\u00e9fiante. Les gens qui l&rsquo;ont entendu jouer ainsi, et qui connaissent par ailleurs toutes mes faiblesses techniques au piano, savent bien que ce n&rsquo;est pas moi qui ex\u00e9cute le morceau \u00e0 cet instant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Est-ce que chaque musicien poss\u00e8de une fa\u00e7on particuli\u00e8re de vous transmettre sa musique ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Beethoven (tout comme Bach d&rsquo;ailleurs) me dicte directement les notes, en surveillant les erreurs possibles dans les cl\u00e9s et les barres de mesure. Chopin me laisse souvent jouer au piano ce que je dois ensuite noter sur le papier. Il exerce de l\u00e9g\u00e8res pouss\u00e9es sur mes mains pour les d\u00e9placer sur le clavier. Rachmaninov me fait travailler chaque morceau qu&rsquo;il me dicte, en m&rsquo;apprenant les doigt\u00e9s qu&rsquo;il invente lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Avez-vous fait beaucoup de progr\u00e8s depuis que vous avez commenc\u00e9 \u00e0 transcrire cette musique de l&rsquo;au-del\u00e0 ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Au d\u00e9but, il fallait me dicter chaque mesure tr\u00e8s lentement, deux ou trois fois. J&rsquo;ignorais tout de la notation correcte. J&rsquo;avais un mal fou \u00e0 m&rsquo;habituer aux diff\u00e9rentes cl\u00e9s. C&rsquo;est Brahms qui m&rsquo;a appris \u00e0 placer les notes dans des cl\u00e9s inhabituelles. Je comptais les lignes de la port\u00e9e comme une \u00e9coli\u00e8re. Aujourd&rsquo;hui, le travail va beaucoup plus vite, et il m&rsquo;arrive de transcrire si rapidement que le compositeur Richard R. Benett en est rest\u00e9 stup\u00e9fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Pouvez-vous entrer en contact \u00e0 volont\u00e9 avec l&rsquo;Autre Dimension ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: C&rsquo;est extr\u00eamement variable, un peu comme pour le t\u00e9l\u00e9phone : la personne recherch\u00e9e peut \u00eatre absente ou occup\u00e9e ailleurs. On peut aussi laisser un message\u00a0! C&rsquo;est souvent Liszt qui transmet ces sortes de messages ou de questions \u00e0 d&rsquo;autres esprits, moins dou\u00e9s pour communiquer avec notre monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Combien de temps pouvez-vous communiquer ainsi avec un compositeur d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Cela d\u00e9pend de la personnalit\u00e9 de chacun d&rsquo;eux. Brahms, par exemple, peut rester en contact pendant deux ou trois heures sans difficult\u00e9. Il est vrai qu&rsquo;il a une facult\u00e9 de concentration extraordinaire. Souvent, quand nous travaillons ensemble, j&rsquo;ai du mal \u00e0 continuer tellement je me sens fatigu\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Est-il le seul \u00e0 pouvoir rester aussi longtemps ? <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Non, c&rsquo;est \u00e9galement le cas de Liszt. Chopin aussi en est capable, mais il travaille tellement vite qu&rsquo;il n&rsquo;a pas besoin de rester tr\u00e8s longtemps. En avril dernier, j&rsquo;ai\u00a0 eu de longues s\u00e9ances de travail avec Beethoven. En trois semaines, nous avons achev\u00e9 une sonate pour piano en quatre mouvements. C&rsquo;\u00e9tait du bon travail si on tient compte de toutes mes t\u00e2ches de m\u00e9nag\u00e8re. A l&rsquo;oppos\u00e9, Bach dicte tr\u00e8s rarement un morceau en une seule fois. Il me donne deux ou trois pages, puis son image devient floue et il me dit : \u00ab\u00a0Nous continuerons une autre fois\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\">___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Chopin<\/strong> (1810-1849). N\u00e9 en Pologne, il v\u00e9cut surtout \u00e0 Paris. Lorsque Rosemary Brown visita sa tombe, en 1971, elle fut saisie par l&rsquo;\u00e9motion et dut refouler ses larmes. C&rsquo;est alors, dit-elle, que Chopin lui apparut, montrant du doigt sa propre tombe : \u00ab\u00a0<em>Ne faites pas cette t\u00eate d&rsquo;enterrement (sic) ! Je suis ici, pas dedans<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Serge Rachmaninov<\/strong> (1872-1943). Certaines de ses \u0153uvres pour piano sont d&rsquo;une difficult\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cution qui fait le d\u00e9sespoir des jeunes interpr\u00e8tes. Ainsi de la pianiste Barbara Nissan, qui vint un jour rendre visite \u00e0 Rosemary Brown dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir quelques conseils de la part de Rachmaninov. Ce dernier fournit \u00e0 Rosemary Brown tous les d\u00e9tails permettant \u00e0 Miss Nissan de r\u00e9soudre ses probl\u00e8mes d&rsquo;interpr\u00e9tation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Franz Liszt<\/strong> (1811-1866). Il est le tout premier \u00ab\u00a0visiteur c\u00e9l\u00e8bre \u00bb de Rosemary Brown et l&rsquo;organisateur du groupe des \u00ab\u00a0compositeurs d\u00e9funts \u00bb. Liszt se pr\u00eate volontiers aux questions, \u00e9preuves et pi\u00e8ges que la presse et les experts pr\u00e9parent pour Rosemary Brown.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Liszt ne se contente pas de transmettre des notes de musique \u00e0 Rosemary Brown. C&rsquo;est par de longues \u00ab\u00a0conversations \u00bb avec lui que le m\u00e9dium a pu se faire une id\u00e9e des liens qui relient la dimension des esprits d\u00e9funts \u00e0 celle des vivants. Voici quelques-unes des consid\u00e9rations de Liszt \u00e0 ce sujet, telles que nous les livre Rosemary Brown.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette derni\u00e8re d\u00e9sirait savoir comment les esprits pouvaient se mat\u00e9rialiser dans notre monde et choisir exactement le lieu de leur apparition. R\u00e9ponse de Liszt : \u00ab\u00a0<em>Il\u00a0 faut d&rsquo;abord qu&rsquo;il existe un accord entre le taux vibratoire de l&rsquo;esprit d\u00e9sincarn\u00e9 et celui du m\u00e9dium auquel il appara\u00eet. A partir de l\u00e0, l&rsquo;esprit peut s&rsquo;adapter aux fr\u00e9quences c\u00e9r\u00e9brales du m\u00e9dium et rev\u00eatir une apparence visuelle<\/em>\u00a0\u00bb. Quant au lieu pr\u00e9cis de l&rsquo;apparition (ce qui donne \u00e0 Rosemary Brown l&rsquo;impression de recevoir la visite d&rsquo;un voisin ou d&rsquo;un ami) \u00ab\u00a0<em>ce n&rsquo;est pas le lieu lui-m\u00eame qui sert de rep\u00e8re, mais la personne que l&rsquo;esprit d\u00e9sire rencontrer<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi Rosemary Brown voit-elle les \u00ab\u00a0revenants\u00a0\u00bb tant\u00f4t avec des v\u00eatements d&rsquo;\u00e9poque, et conformes aux portraits que l&rsquo;on conna\u00eet d&rsquo;eux, tant\u00f4t en tenues modernes et rajeunis de dix ou vingt ans. \u00ab\u00a0<em>C&rsquo;est<\/em>\u00a0\u00bb, explique Liszt, \u00ab\u00a0<em>parce que l&rsquo;apparence que rev\u00eat le d\u00e9funt aux yeux du m\u00e9dium d\u00e9pend de la forme sous laquelle il a l&rsquo;intention de lui appara\u00eetre<\/em>\u00a0\u00bb. A titre d&rsquo;exemple, Liszt, visitant Rosemary Brown pendant son enfance, avait pris soin de lui appara\u00eetre v\u00eatu d&rsquo;une soutane : Rosemary ne pouvait pas manquer de l&rsquo;identifier lorsque huit ans plus tard elle eut sous les yeux un portrait de Liszt portant l&rsquo;habit religieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\">___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0J. Andr\u00e9\u00a0: Quels sont les compositeurs qui vous rendent visite le plus souvent ces temps-ci ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Chopin, Brahms et Beethoven. Ces jours-ci j&rsquo;ai beaucoup vu Debussy et Rachmaninov. Schubert est venu de temps en temps. Les visites les plus fr\u00e9quentes, bien s\u00fbr, sont celles de Liszt.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Il est d&rsquo;ailleurs le premier \u00e0 vous \u00eatre apparu. Quel souvenir gardez-vous de cet \u00e9pisode ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: La premi\u00e8re fois que Liszt est venu, j&rsquo;avais sept ans. Je ne savais pas qui il \u00e9tait et d&rsquo;ailleurs je ne me posais pas la question. A l&rsquo;\u00e9poque, je rencontrais d\u00e9j\u00e0 des esprits de toute sorte et je ne m&rsquo;en \u00e9tonnais nullement. Ce jour-l\u00e0, Liszt m&rsquo;a simplement dit qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 compositeur, de son vivant. Il a ajout\u00e9 : \u00ab Quand tu seras grande, je reviendrai et je te donnerai de la musique. \u00bb A l&rsquo;\u00e2ge de quinze ans, j&rsquo;ai vu un portrait de Liszt et j&rsquo;ai su qui \u00e9tait le visiteur de mon enfance. Les ann\u00e9es ont pass\u00e9, je me suis mari\u00e9e et j&rsquo;ai eu des enfants, mais Liszt ne revenait toujours pas. Parfois, je me demandais : \u00ab Est-ce que Liszt tiendra sa promesse ? A-t-il chang\u00e9 d&rsquo;avis ? Peut-\u00eatre pense-t-il que je ne suis pas capable de recevoir cette musique. \u00bb Mais Liszt n&rsquo;est revenu qu&rsquo;apr\u00e8s la mort de mon mari. Quand je lui ai demand\u00e9 pourquoi il \u00e9tait rest\u00e9 si longtemps sans se manifester, il m&rsquo;a expliqu\u00e9 qu&rsquo;en fait, il \u00e9tait constamment en relation avec moi. Il attendait le moment pr\u00e9vu pour commencer \u00e0 me dicter de la musique et introduire les autres compositeurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Que pensez-vous de Liszt sur le plan personnel ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Au d\u00e9but, il m&rsquo;intimidait beaucoup. Je me taisais et je l&rsquo;\u00e9coutais. Par la suite, je me suis enhardie \u00e0 lui poser quelques questions et j&rsquo;ai tout de suite \u00e9t\u00e9 fascin\u00e9e par la profondeur de ses propos. Liszt est un \u00eatre extr\u00eamement \u00e9volu\u00e9, c&rsquo;est pour moi une sorte de ma\u00eetre spirituel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: En \u00e9coutant votre premier disque, j&rsquo;ai remarqu\u00e9 que vous jouez Chopin mieux que le reste, comme si vous \u00e9tiez moins tendue. Est-ce parce que vos rapports sont si \u00ab\u00a0amicaux\u00a0\u00bb ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Il est vrai que j&rsquo;ai pour Chopin une tr\u00e8s grande affection. Il est extr\u00eamement d\u00e9licat et sensible envers autrui. Lorsque je suis nerveuse ou d\u00e9prim\u00e9e, Chopin trouve toujours un mot aimable ou une plaisanterie pour me r\u00e9conforter. Il lui arrive aussi d&rsquo;influencer directement mes mains lorsque je joue un passage difficile. C&rsquo;est peut-\u00eatre ce qui explique que ses morceaux me posent moins de probl\u00e8mes que d&rsquo;autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Rachmaninov, lui, serait plut\u00f4t votre professeur&#8230;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: C&rsquo;est un peu cela. Il m&rsquo;aide \u00e0 am\u00e9liorer ma technique et me fait travailler des exercices qu&rsquo;il \u00e9crit sp\u00e9cialement pour moi. C&rsquo;est lui qui m&rsquo;a appris \u00e0 ex\u00e9cuter les sixtes chromatiques, les tierces chromatiques crois\u00e9es, etc&#8230; Il est d&rsquo;une grande exigence sur ces questions, mais il est aussi tr\u00e8s patient. Nous sommes maintenant tr\u00e8s bons amis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Schubert est-il toujours pr\u00eat \u00e0 vous dicter la fin de la \u00ab\u00a0Symphonie inachev\u00e9e \u00bb ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Il faudrait d&rsquo;abord que je trouve une p\u00e9riode libre car c&rsquo;est un travail de grande envergure. Et puis, Schubert h\u00e9site : il craint que cette symphonie ne perde un peu de son charme, de son myst\u00e8re, s&rsquo;il se d\u00e9cide \u00e0 la compl\u00e9ter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Parlons maintenant des g\u00e9ants. Beethoven, par exemple&#8230;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Beethoven est assur\u00e9ment un \u00eatre extraordinaire. Je vais pouvoir d\u00e9sormais travailler avec lui sur certaines \u0153uvres qui ne manqueront pas de stup\u00e9fier la critique. Beethoven fait tout ce qu&rsquo;il peut pour que ce qu&rsquo;il me dicte soit convaincant. Prochainement, je serai en mesure de publier des choses tout \u00e0 fait saisissantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: A-t-il toujours le temp\u00e9rament&#8230; abrupt qui fait partie de sa l\u00e9gende ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: On a beaucoup insist\u00e9 sur le mauvais caract\u00e8re de Beethoven. Mais il a subi tellement d&rsquo;affronts, lui qui cherchait \u00e0 donner au monde la musique c\u00e9leste&#8230; Beethoven est lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 pr\u00e9sent de l&rsquo;amertume qui assombrissait sa vie. Il est d&rsquo;une patience et d&rsquo;une pers\u00e9v\u00e9rance admirables. Gr\u00e2ce \u00e0 cela, nous arrivons \u00e0 une communication de plus en plus parfaite. A la vitesse o\u00f9 nous progressons, je pense qu&rsquo;il pourra bient\u00f4t me donner des \u0153uvres aussi grandioses que de son vivant. Alors les gens n&rsquo;auront plus envie de rire, car personne aujourd&rsquo;hui ne peut \u00e9galer les \u0153uvres les plus achev\u00e9es de Beethoven. Les esprits sceptiques, pour ne pas perdre la face, diront sans doute que Rosemary Brown est \u00e0 elle seule un second Beethoven\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Et cette fameuse surdit\u00e9 ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Beethoven m&rsquo;a dit un jour : \u00ab Ce n&rsquo;\u00e9tait pas moi qui \u00e9tais sourd, c&rsquo;\u00e9taient les autres. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Vous avez \u00e9crit que Bach \u00e9tait \u00ab\u00a0fascin\u00e9 par les rythmes modernes. \u00bb Vous a-t-il dict\u00e9 quelque chose dans ce style ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Je poss\u00e8de de nombreux morceaux qui sont effectivement tr\u00e8s diff\u00e9rents de ce qu&rsquo;il composait par le pass\u00e9. Je pense en faire conna\u00eetre quelques-uns \u00e0 la critique d&rsquo;ici peu. Le Pr Parott est en train d&rsquo;\u00e9tudier certaines \u0153uvres dict\u00e9es par Bach qui sont vraiment tr\u00e8s modernes, tr\u00e8s inventives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Encore une \u00e9nigme musicale en perspective\u00a0!<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Certainement. L&rsquo;ennui est que Bach ne vient pas tr\u00e8s souvent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Quand l&rsquo;avez-vous \u00ab\u00a0vu \u00bb pour la derni\u00e8re fois ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Il y a environ un mois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Ce n&rsquo;est pas si ancien.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Les autres viennent au moins une fois par semaine\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Bach \u00e9tait tr\u00e8s impatient avec les \u00e9l\u00e8ves peu dou\u00e9s. Avez-vous des probl\u00e8mes avec lui ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Au d\u00e9but, je le trouvais froid et autoritaire. Aujourd&rsquo;hui, je dirais plut\u00f4t qu&rsquo;il est solennel. Il ne doit pas manquer d&rsquo;humour, m\u00eame si cela se manifeste rarement. J&rsquo;ai beaucoup d&rsquo;admiration pour lui mais je connais tr\u00e8s mal sa musique et cela n&rsquo;arrange peut-\u00eatre pas nos rapports. Bach doit se dire : \u00ab Quelle idiote\u00a0! Elle est incapable d&rsquo;appr\u00e9cier la musique qu&rsquo;elle transcrit. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Il y a deux Mozart : le virtuose acclam\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;enfance et le compositeur d\u00e9laiss\u00e9, mort dans la mis\u00e8re. Et le Mozart que vous connaissez ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: La seule pr\u00e9occupation que Mozart garde de sa vie terrestre, c&rsquo;est de n&rsquo;\u00eatre pas aile assez loin dans l&rsquo;invention musicale. A la fin de sa vie, il atteignait enfin la profondeur d&rsquo;inspiration qu&rsquo;il cherchait. Mozart m&rsquo;a dit qu&rsquo;il \u00e9tait mort trop t\u00f4t pour explorer cette dimension cr\u00e9atrice qu&rsquo;il venait de d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Vous a-t-il dict\u00e9 quelque chose qui t\u00e9moigne de ses nouvelles conceptions musicales ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Nous terminerons bient\u00f4t le 3<sup>e<\/sup> mouvement d&rsquo;un splendide concerto pour piano qui figurera sans doute sur le troisi\u00e8me disque. Le pianiste Howard Shelley l&rsquo;a \u00e9tudi\u00e9 et le trouve incomparable. Quant \u00e0 moi, je ne peux gu\u00e8re analyser le style de ce morceau. Le 1<sup>er<\/sup> mouvement est extr\u00eamement brillant, le second d&rsquo;une grande inventivit\u00e9. C&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 l&rsquo;indice du \u00ab\u00a0nouveau style \u00bb de Mozart. Les experts ont tous d\u00e9clar\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait une \u0153uvre de grande qualit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: De nouveaux compositeurs sont-ils venus se joindre au groupe depuis la parution de votre premier livre ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Stravinsky est arriv\u00e9 il y a quatre ou cinq ans. C&rsquo;\u00e9tait environ un an apr\u00e8s sa mort. Lors de sa premi\u00e8re visite, il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il avait retrouv\u00e9 son vieil ami, Rachmaninov, dans l&rsquo;au-del\u00e0. Ce dernier lui a expliqu\u00e9 que je transcrivais la musique des compositeurs d\u00e9funts. Stravinsky \u00e9tait extr\u00eamement sceptique&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Les esprits ne croient donc pas aux humains ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Stravinsky ne doutait pas de l&rsquo;existence de notre monde, bien s\u00fbr, mais de la possibilit\u00e9 de communiquer depuis l&rsquo;au-del\u00e0. Il \u00e9tait venu me voir pour faire un essai. Il m&rsquo;a dict\u00e9, \u00e0 titre d&rsquo;exp\u00e9rience, un morceau qu&rsquo;il a intitul\u00e9&#8230; \u00ab Le Revenant\u00a0\u00bb ! C&rsquo;est un morceau de trois pages, tr\u00e8s difficile. Comme je m&rsquo;en suis bien sortie, Stravinsky est revenu me voir par la suite. J&rsquo;ai quatre ou cinq partitions de lui, \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Est-ce une musique convaincante pour les sp\u00e9cialistes ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN\u00a0: Le Pr Parott a examin\u00e9 deux de ces \u0153uvres et en a conclu que c&rsquo;\u00e9tait du pur Stravinsky. A la B.B.C., il y a eu de vives discussions entre experts. Certains affirmaient que ce ne pouvait \u00eatre que du Stravinsky, d&rsquo;autres r\u00e9pondaient que, malgr\u00e9 tout, c&rsquo;\u00e9tait impossible puisque Stravinsky \u00e9tait mort ! Les sceptiques ont fini par c\u00e9der un peu de terrain en disant que Stravinsky avait d\u00fb composer cela avant d&rsquo;\u00eatre c\u00e9l\u00e8bre. Les m\u00eames discussions ont eu lieu \u00e0 propos de l&rsquo;unique morceau que m&rsquo;ait transmis le compositeur Scriabine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J. Andr\u00e9\u00a0: Les compositeurs du pass\u00e9 ne sont pas les seuls \u00e0 vous rendre visite. Non seulement le dramaturge George Bernard Shaw, le logicien et Prix Nobel Bertrand Russell, le psychiatre Carl Jung, mais aussi&#8230; Albert Einstein, probablement le savant le plus c\u00e9l\u00e8bre du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Quel est leur but ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. BROWN: Le m\u00eame que celui des compositeurs : changer la mentalit\u00e9 du monde actuel en d\u00e9montrant l&rsquo;existence de sph\u00e8res sup\u00e9rieures de la r\u00e9alit\u00e9. La survivance de l&rsquo;esprit apr\u00e8s la mort du corps est une des id\u00e9es les plus controvers\u00e9es qui soient : ce n&rsquo;est pas une raison pour d\u00e9sesp\u00e9rer d&rsquo;en faire un jour la preuve. Aucun des quatre grands penseurs que vous venez de citer ne croyaient \u00e0 l&rsquo;au-del\u00e0, lorsqu&rsquo;ils vivaient sur terre. Actuellement, chacun d&rsquo;eux est convaincu qu&rsquo;une communication entre les deux mondes est possible. Cela pourrait devenir un jour une certitude scientifique, \u00e0 condition que les chercheurs \u00e9largissent sans cesse leurs m\u00e9thodes d&rsquo;investigation dans ce domaine.<\/p>\n<p align=\"center\">___________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Carl Jung<\/strong> (1875-1961), psychiatre suisse, c\u00e9l\u00e8bre dissident de la psychanalyse. Il se pr\u00e9senta \u00e0 Rosemary sous le nom de \u00ab\u00a0Joe\u00a0\u00bb ! Elle n&rsquo;apprit sa v\u00e9ritable identit\u00e9 que plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Jean-S\u00e9bastien Bach<\/strong> (1685-1750). R\u00e9formateur de la musique de son temps, il est \u00e0 l&rsquo;origine de la musique dite moderne. Ses col\u00e8res et son intransigeance musicale sont rest\u00e9es c\u00e9l\u00e8bres. Lorsque Liant pr\u00e9senta Bach \u00e0 Rosemary Brown, il lui adressa, dit-elle, cette mise en garde : \u00ab\u00a0N&rsquo;allez pas \u00e0 l&rsquo;encontre de sa volont\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Albert Einstein<\/strong> (1879-1955), cr\u00e9ateur de la c\u00e9l\u00e8bre th\u00e9orie de la Relativit\u00e9. Quoi qu&rsquo;en dise certaine revue scientifique, Einstein avait une conception mystique de l&rsquo;Univers et s&rsquo;int\u00e9ressait \u00e0 la t\u00e9l\u00e9pathie autant qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;astrologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Wolfgang Amadeus Mozart<\/strong> (1756-1791), virtuose d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de six ans. Ce n&rsquo;est que r\u00e9cemment que Rosemary Brown a pu transcrire des \u0153uvres achev\u00e9es. Auparavant, elle se consid\u00e9rait comme trop \u00e9loign\u00e9e de Mozart \u00ab\u00a0un \u00eatre confondu avec sa musique dans une sph\u00e8re divine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bertrand Russell<\/strong> (1872-1970), un des plus grands math\u00e9maticiens et logiciens de ce si\u00e8cle (prix Nobel en 1950). Les passages dict\u00e9s par lui au m\u00e9dium britannique sont absolument dans le style de ce que Russel appelait lui-m\u00eame \u00ab\u00a0mon langage tautologique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>OU L&rsquo;ON REPARLE DE G\u00c9RARD CROISET<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Rosemary Brown, les personnages du pass\u00e9 ont l&rsquo;apparence de visiteurs presque ordinaires, dont l&rsquo;habillement et l&rsquo;aspect g\u00e9n\u00e9ral peuvent varier selon les circonstances. Mais pour d&rsquo;autres t\u00e9moins&#8230; ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;un des plus grands clairvoyants, <a href=\"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=10883\" target=\"_blank\">G\u00e9rard Croiset<\/a> (voir \u00ab PSI INTERNATIONAL n\u00b0 3 \u00bb) a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;assister \u00e0 une s\u00e9ance de composition m\u00e9diumnique. Voici le r\u00e9cit de cette extraordinaire confrontation, qui donne une id\u00e9e plus pr\u00e9cise des interactions psychiques intervenant dans le travail de Rosemary Brown.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1976, un cin\u00e9aste soumet au Professeur Tenhaeff le film qu&rsquo;il vient de tourner sur Rosemary Brown. La projection a lieu chez G\u00e9rard Croiset. A un certain moment du film, Croiset pousse une exclamation de surprise et demande qu&rsquo;on arr\u00eate le film.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab J&rsquo;ai vu, explique-t-il, un halo de lumi\u00e8re venant de la gauche, s&rsquo;arr\u00eatant au-dessus de la t\u00eate de Rosemary Brown puis s&rsquo;infiltrant par le sommet du cr\u00e2ne (\u00e9piphyse) avant de gagner l&rsquo;hypophyse et les centres nerveux. Cette lumi\u00e8re est descendue le long de la cha\u00eene sympathique jusqu&rsquo;au plexus solaire. De l\u00e0 elle est remont\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la thyro\u00efde avant d&rsquo;investir les \u00e9paules, les bras, les mains. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On demande alors \u00e0 G\u00e9rard Croiset s&rsquo;il aimerait rencontrer Rosemary Brown.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab &#8211; Certainement. Elle a une aura extraordinaire. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques semaines plus tard, \u00e0 Londres, chez le cin\u00e9aste. Sont pr\u00e9sents, en plus de l&rsquo;\u00e9quipe de tournage, Rosemary Brown et Croiset, le Professeur Ploog, de Munich, le pianiste Howard Shelley et quelques personnes de l&rsquo;entourage de Croiset.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rosemary Brown est assise devant un grand piano de concert, tournant le dos aux cam\u00e9ras et aux t\u00e9moins. Croiset, au contraire, fait face aux cam\u00e9ras et donc tourne le dos \u00e0 Rosemary Brown.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque cette derni\u00e8re entre en contact m\u00e9diumnique, Croiset voit d&rsquo;abord la m\u00eame chose qu&rsquo;\u00e0 Utrecht. Puis la vision se pr\u00e9cise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; \u00ab Au-dessus de l&rsquo;aura de Rosemary, il y a une main, qui passe et repasse \u00e0 quelques centim\u00e8tres derri\u00e8re sa t\u00eate&#8230; De la paume de cette main rayonne une lumi\u00e8re qui p\u00e9n\u00e8tre le cr\u00e2ne de Rosemary&#8230; Cette fois la lumi\u00e8re n&rsquo;est pas continue&#8230; Ce sont des sortes d&rsquo;impulsions rapides, rythm\u00e9es, comme de brefs \u00e9clairs&#8230; Je vois une t\u00eate \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la sienne&#8230; deux silhouettes&#8230; Il y a un homme jeune et un autre, plus \u00e2g\u00e9&#8230; Le plus \u00e2g\u00e9 a une chevelure fournie, un visage creus\u00e9&#8230; Ses yeux \u00e9tincellent mais comme de derri\u00e8re un voile&#8230; Cet homme a une personnalit\u00e9 extr\u00eamement forte&#8230; Mon audition se trouble&#8230; J&rsquo;entends \u00e0 peine&#8230; Je sens chez cet homme beaucoup de souffrance&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab A pr\u00e9sent chaque impulsion lumineuse co\u00efncide avec chaque note que transcrit Rosemary&#8230; (Croiset marque le rythme des impulsions en frappant sur le bras de son fauteuil avec le crayon qu&rsquo;il tient \u00e0 la main. Les assistants constatent que cela correspond aux mouvements de la main de Rosemary Brown sur le papier)&#8230; Les mouvements de main de Rosemary sont comme les soubresauts qu&rsquo;ont les paralytiques quand je leur fais des passes magn\u00e9tiques&#8230; Mais chez elle, c&rsquo;est contr\u00f4l\u00e9, volontaire\u00a0&#8230; \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab L&rsquo;aura de Rosemary a maintenant quinze m\u00e8tres de diam\u00e8tre&#8230; Je n&rsquo;ai jamais rien vu de tel&#8230; De tr\u00e8s belles couleurs, bleu, argent, vert, jaune, rouge orang\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Il y a maintenant d&rsquo;autres personnes&#8230; Je vois chacune d&rsquo;elles \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9poques de sa vie&#8230; Je n&rsquo;entends plus qu&rsquo;un bourdonnement&#8230; Les \u00e9clairs se font plus rapides&#8230; C&rsquo;est fini. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A ce moment, Rosemary Brown se retourne et annonce que le contact s&rsquo;est interrompu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant qu&rsquo;Howard Shelley commence \u00e0 d\u00e9chiffrer la musique qui vient d&rsquo;\u00eatre transcrite, Croiset demande \u00e0 Rosemary Brown qui \u00ab \u00e9tait l\u00e0 \u00bb l&rsquo;instant d&rsquo;avant. Celle-ci r\u00e9pond sans h\u00e9siter qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Beethoven et Schubert qui d&rsquo;ailleurs \u00ab viennent souvent ensemble \u00ab. Apr\u00e8s un \u00e9change d&rsquo;impressions sur ce qui vient de se passer. Croiset s&rsquo;absorbe dans une sorte de r\u00e9flexion int\u00e9rieure, lorsqu&rsquo;on lui signale que Rosemary Brown s&rsquo;est remise au piano. Alors, Croiset :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0 &#8211; Oui&#8230; cette fois, il y a tellement de pr\u00e9sences&#8230; ils sont au moins dix&#8230; non, douze&#8230; la pi\u00e8ce est pleine de gens&#8230; il y a de superbes couleurs autour d&rsquo;eux&#8230; leurs corps deviennent de plus en plus pr\u00e9cis&#8230; Voil\u00e0 Beethoven&#8230; c&rsquo;est lui qui a l&rsquo;influence la plus forte sur les centres psychiques de Rosemary&#8230; Et voici Schubert&#8230; \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rosemary Brown : &#8211; \u00ab Schubert me dit que ce morceau s&rsquo;intitule \u00ab Moment musical&#8230; \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au bout d&rsquo;un certain temps, elle annonce que Schubert ne peut plus maintenir la communication. Le reste du morceau sera dict\u00e9 ult\u00e9rieurement.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a id=\"ftn1\" href=\"#ftnref1\">[1]<\/a> <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Leonard_Bernstein\" target=\"_blank\">Leonard Bernstein<\/a> (1918-1990) a \u00e9t\u00e9 sans doute parmi les plus \u00a0grands chefs d&rsquo;orchestre. Parmi les questions qu&rsquo;il a pos\u00e9es \u00e0 Rosemary Brown, il a demand\u00e9 : \u00ab\u00a0 Chopin est-il toujours aussi s\u00e9duisant ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Liszt. Chopin, Schubert, Beethoven, Bach et Mozart, Schumann, Berlioz, Brahms, Rachmaninov, Grieg, Debussy et Stravinsky. La mort a-t-elle vraiment mis fin \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 cr\u00e9atrice de ces treize compositeurs ? Sont-ils, au contraire, \u00e0 l&rsquo;origine des \u0153uvres musicales que produit par centaines, depuis 1964, le m\u00e9dium britannique Rosemary Brown (1916-2001) ? D\u00e9rision, indiff\u00e9rence, m\u00e9fiance. Enqu\u00eates. Expertises, recours \u00e0 l&rsquo;ordinateur. Et peu \u00e0 peu, \u00e0 partir de 1968, une partie de la presse et de la critique musicale se font \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que cette \u00ab musique de l&rsquo;au-del\u00e0 \u00bb pourrait bien \u00eatre authentique. Car il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;expertes imitations \u2014 Rosemary Brown a d&rsquo;ailleurs une formation musicale tr\u00e8s rudimentaire \u2014 mais d&rsquo;\u0153uvres enti\u00e8rement originales. 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