{"id":16273,"date":"2014-08-09T22:27:47","date_gmt":"2014-08-09T21:27:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=16273"},"modified":"2014-08-09T22:27:47","modified_gmt":"2014-08-09T21:27:47","slug":"les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/","title":{"rendered":"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">(Revue 3e Mill\u00e9naire. Ancienne s\u00e9rie. No 12. Janvier-F\u00e9vrier 1984)<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Nous vous proposons de parler ici de quatre symboles qui, apparemment, n&rsquo;ont pas grand rapport entre eux il s&rsquo;agit du Feu, du Miroir, du Serpent et de l\u2019\u00c9p\u00e9e. Mais au lieu de les traiter de mani\u00e8re r\u00e9capitulative <\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">\u2014<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>ce qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait a maintes reprises <\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">\u2014<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>, nous voulons essayer de les envisager de mani\u00e8re op\u00e9rative, en nous inspirant constamment des principes essentiels de l&rsquo;\u00e9nerg\u00e9tique universelle, objet de nos \u00e9tudes et clef de l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme. Tout s&rsquo;ordonne alors en un ensemble parfaitement logique : le Feu correspond \u00e0 l&rsquo;unicit\u00e9 de l\u2019\u00c9nergie et au nombre un ; le Miroir, au d\u00e9doublement de l\u2019\u00c9nergie et au nombre deux ; le Serpent, \u00e0 la circulation de l\u2019\u00c9nergie et au nombre trois ; l\u2019\u00c9p\u00e9e, \u00e0 la coh\u00e9rence op\u00e9rative de l\u2019\u00c9nergie et au nombre quatre. On pourrait naturellement poursuivre la s\u00e9rie avec d&rsquo;autres symboles. Nous esp\u00e9rons que ceux-ci suffiront \u00e0 montrer le bien-fond\u00e9 de la m\u00e9thode, et l&rsquo;importance de cette vision globale du monde qui doit \u00eatre celle du troisi\u00e8me mill\u00e9naire.<\/i><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>Le Feu ou l&rsquo;unicit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9nergie<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">\u00c9l\u00e9ment particuli\u00e8rement fascinant, le Feu n\u2019a cess\u00e9 d&rsquo;inspirer les po\u00e8tes, les psychologues, les th\u00e9ologiens, les mystiques, les gnostiques, les philosophes, comme symbole de l\u2019\u00c9nergie une et multiple, de la vie et de l&rsquo;action divines, de l&rsquo;essence de l&rsquo;homme, et des processus de transmutation. Ne pouvant tout dire sur un sujet aussi vaste, nous avons organis\u00e9 notre r\u00e9flexion sur les rapports entre Feu cosmique, Feu divin et Feu humain, pour une prise de conscience de l&rsquo;unit\u00e9 du dynamisme universel.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>I. Le Feu cosmique, \u00e9nergie essentielle de l&rsquo;\u00eatre<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Des plans inf\u00e9rieurs de la physique aux plans sup\u00e9rieurs de la m\u00e9taphysique, du monde visible aux mondes invisibles, sous des aspects divers, mais toujours li\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re, \u00e0 la vie, \u00e0 la verticalit\u00e9, \u00e0 la victoire, et au passage d&rsquo;un mode d&rsquo;\u00eatre \u00e0 l&rsquo;autre, le Feu joue le r\u00f4le de principe omnipr\u00e9sent, commun \u00e0 la Cr\u00e9ation et au Cr\u00e9ateur, \u00e0 l&rsquo;existence et \u00e0 l&rsquo;essence <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a>. On pense tout d&rsquo;abord \u00e0 H\u00e9raclite, le philosophe inspir\u00e9 du Feu, et de l&rsquo;Unit\u00e9, pour qui le monde est \u00ab feu toujours vivant \u00bb (D. 30), et la vie universelle un incessant \u00ab \u00e9change de feu \u00bb (Simplicius) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a>. Force \u00e9ternellement agissante, supr\u00eame r\u00e9gent des cr\u00e9ations et des transformations, immanent et transcendant, subtil et rigoureux (cf. \u00ab La foudre gouverne tout \u00bb, D. 64), ma\u00eetre des formes, de l&rsquo;informel, et des tensions dialectiques, il n&rsquo;est autre que le Logos. H\u00e9raclite appelle le Feu \u00ab sage \u00bb (D. 64) : sagesse du devenir cosmique, de la totalit\u00e9 qui se renouvelle constamment. L&rsquo;univers, la Divinit\u00e9, l&rsquo;homme : modalit\u00e9s coreli\u00e9es de ce m\u00eame Feu. \u00ab Dieu est le Feu p\u00e9riodique \u00e9ternel \u00bb (A\u00e9tius), et \u00ab H\u00e9raclite dit que l&rsquo;\u00e2me est ign\u00e9e \u00bb (idem) : \u00ab \u00c2me s\u00e8che : la plus sage et la meilleure \u00bb (D. 138). L&rsquo;intuition fondamentale est : l&rsquo;identit\u00e9 dans le devenir et le multiple, l&rsquo;union de la connaissance (lumi\u00e8re) et de la puissance (foudre) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a>. Par ailleurs, nombreuses sont les th\u00e9ories antiques fond\u00e9es sur le concept du Feu artiste (cf. l\u2019\u00c9ther), depuis les enseignements secrets des myst\u00e8res cabiriques de Samothrace jusqu&rsquo;aux sp\u00e9culations sto\u00efciennes sur le pur technicon, ignis artifex ; et c&rsquo;est naturellement Virgile qui nous en fournit la somme th\u00e9ologique et th\u00e9urgique dans son <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>En\u00e9ide<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, po\u00e8me \u00e0 la gloire de l&rsquo;igneus vigor de l\u2019\u00c2me du Monde et de l&rsquo;ardens virtus du h\u00e9ros qui se transforme en soleil (h\u00e9liomorphose) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a>. Cette conception du Feu cosmique se retrouve largement dans les temps modernes. Citons, \u00e0 ce sujet, un magnifique texte de Novalis, qui fait partie des <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Fragments<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> : \u00ab L&rsquo;arbre ne peut, pour devenir, que se changer en flamme qui fleurit, l&rsquo;homme en flamme qui parle, l&rsquo;animal en flamme qui marche <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote5sym\" name=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a> \u00bb. C&rsquo;est le m\u00eame feu essentiel qui circule d&rsquo;un \u00ab r\u00e8gne \u00bb \u00e0 l&rsquo;autre, constituant partout le noyau vital de l&rsquo;\u00eatre. <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les Dialogues avec l&rsquo;Ange<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> \u2014 extraordinaire r\u00e9cit d&rsquo;un \u00ab bapt\u00eame de feu \u00bb \u2014 offrent une interpr\u00e9tation gnostique du fameux chandelier \u00e0 7 branches, c&rsquo;est-\u00e0-dire 7 flammes, pour illustrer les \u00ab \u00e9tats \u00bb principaux du Feu universel <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote6sym\" name=\"sdfootnote6anc\"><sup>6<\/sup><\/a> : de droite \u00e0 gauche br\u00fblent Dieu (= Lui), le S\u00e9raphin, l&rsquo;Ange, l&rsquo;Homme, l&rsquo;Animal, la Plante et le Min\u00e9ral (remarquer la place m\u00e9diane de l&rsquo;\u00eatre humain). Et voici le commentaire (p. 281) : \u00ab Chaque degr\u00e9 de vie est flamme, feu. \/ Son essence fait le lien. \/ Toujours autre est le nom du feu, \/ toujours autre sa lumi\u00e8re, toujours autre sa chaleur. \/ A l&rsquo;Homme est donn\u00e9e la flamme qui unit les Sept. \/ Le C\u0153ur-Lumi\u00e8re, en qui sont unis toute Lumi\u00e8re et tout Feu&#8230; Sept Flammes-Esprit vous guident. \u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Mais quels sont pr\u00e9cis\u00e9ment les rapports entre feu, lumi\u00e8re et chaleur ? Raymond Abellio, qui appartient sans contredit \u00e0 la famille des esprits fulgurants, s&rsquo;est pench\u00e9 \u00e0 sa mani\u00e8re sur ce probl\u00e8me : \u00ab Dialectique du feu et de la lumi\u00e8re. Le feu en tant que mati\u00e8re de la lumi\u00e8re, ou plut\u00f4t dernier \u00e9tat de la mati\u00e8re dans son assomption. Mais r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce fait capital : comme la lumi\u00e8re, le feu est indivisible. Tout entier dans ses parties, il est la seule mati\u00e8re qui le soit. Cela signifie qu&rsquo;il est l&rsquo;essence m\u00eame de l\u00e0 communication. C&rsquo;est le feu qui transmet les pouvoirs de la parole. Cependant, autre fait capital : comme la mati\u00e8re, le feu s&rsquo;\u00e9puise. Il br\u00fble tout, et tout est dit. Au contraire, la lumi\u00e8re ne s&rsquo;\u00e9teint jamais. Une fois produite, elle occupe \u00e0 jamais l&rsquo;infinit\u00e9 de l&rsquo;espace, elle traverse l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote7sym\" name=\"sdfootnote7anc\"><sup>7<\/sup><\/a>. \u00bb De justes aper\u00e7us, mais il est n\u00e9cessaire de distinguer entre le feu-\u00e9l\u00e9ment, le feu-\u00e9nergie, le feu-onde ou vibration, et le Feu incr\u00e9\u00e9&#8230; On peut dire, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, que lumi\u00e8re, chaleur et feu constituent un tout : la lumi\u00e8re figurant l&rsquo;intensit\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;esprit du feu, la chaleur correspondant \u00e0 l&rsquo;ampleur, \u00e0 la vie, \u00e0 l&rsquo;\u00e2me, et le feu \u00e9tant \u00e0 la fois leur principe et leur force op\u00e9ratoire.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Dans le d\u00e9tail, on pourra r\u00e9pertorier nombre de modalit\u00e9s diff\u00e9rentes du Feu, li\u00e9es \u00e0 la gamme des niveaux ontologiques : feu tellurique, assombri, des volcans, des G\u00e9ants, des zones basses de la psych\u00e9 (cf. le panneau du \u00ab Jardin des D\u00e9lices \u00bb, de J. Bosch, qui \u00e9voque la terre infernale) ; feu tumultueux, d\u00e9vorant du d\u00e9sir et des passions ; feu \u00e9blouissant, \u00ab \u00e9th\u00e9rique \u00bb, du corps vital ; feu fulgurant et cr\u00e9ateur de la kundalini ; feu pur, limpide, radiant du C\u0153ur et de l\u2019\u00c2me ; feu gnostique, mystique, surr\u00e9el de l&rsquo;Esprit, de la Shekhinah, du Xvarnah ; feu formateur universel de la Sagesse ; feu de la gloire divine, splendeur-majest\u00e9, rayonnement-beaut\u00e9, chevelures et nimbes enflamm\u00e9s des \u00ab parfaits \u00bb ; feu c\u00e9leste des entit\u00e9s ang\u00e9liques ; feu incr\u00e9\u00e9 de l&rsquo;Alliance et du Buisson ardent ; ab\u00eeme flamboyant de la D\u00e9it\u00e9. Comme nous vivons dans le domaine des antagonismes, le feu est souvent oppos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;eau qui repr\u00e9sente alors l&rsquo;entropie, l&rsquo;inertie, la pesanteur, l&rsquo;horizontalit\u00e9, le temps r\u00e9p\u00e9titif, l&rsquo;ab\u00eeme d&rsquo;en bas. \u00ab L&rsquo;eau tue. \u2014 Le feu vivifie \u00bb, affirme l&rsquo;Ange des <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> (p. 278) ; \u00ab Le feu est joyeux&#8230; L&rsquo;eau est pesante \u00bb (ib., p. 32) ; ou encore : \u00ab M\u00e9chancet\u00e9, \u00e9pouvante, t\u00e9n\u00e8bres, votre nom est : manque. \/ Non manque d&rsquo;eau, mais manque de feu \u00bb (p. 161). Abellio d\u00e9veloppe cette opposition avec sa rigueur habituelle : \u00ab L&rsquo;eau est f\u00e9minine, elle agit en mode d&rsquo;ampleur. Au contraire, le feu est masculin et agit en mode d&rsquo;intensit\u00e9 \u00bb (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La Structure absolue<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 73) ; \u00ab La vie banale est s\u00e9dimentation dans le temps, la connaissance cristallisation hors du temps. L&rsquo;une est de la nature de l&rsquo;eau, l&rsquo;autre du feu \u00bb (Dans <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>une \u00e2me et un corps<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 189). Mais c&rsquo;est Carlo Suar\u00e8s qui nous appara\u00eet le plus sensible \u00e0 ce contraste, car il termine son <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>M\u00e9moire sur le retour du Rabbi qu&rsquo;on appelle J\u00e9sus<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote8sym\" name=\"sdfootnote8anc\"><sup>8<\/sup><\/a> par une exaltation inconditionnelle du feu qu&rsquo;accompagne une violente diatribe contre l&rsquo;eau : \u00ab Je vois que le grand combat que m\u00e8ne le Rabbi a pour enjeu la naissance du Feu dans l&rsquo;Eau. L&rsquo;Eau des collectivit\u00e9s, l&rsquo;Eau des groupes constitu\u00e9s, l&rsquo;Eau des traditions, des choses apprises, des choses r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, des ob\u00e9issances, des fa\u00e7onnements, l&rsquo;Eau de toutes les m\u00e9moires accumul\u00e9es, stratifi\u00e9es, o\u00f9 tombe, si\u00e8cle apr\u00e8s si\u00e8cle, l\u2019\u00c9tincelle divine de mon \u00c2me une et multiple, cette Eau primordiale ne la re\u00e7oit que dans le monstrueux dessein de la noyer. \u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Et pourtant&#8230; Abellio lui-m\u00eame d\u00e9clare : \u00ab Comment se passer de ce qui fait le miracle de l&rsquo;homme : le mariage en lui, \u00e0 tout instant, de l&rsquo;eau et du feu ? \u00bb (Dans <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>une \u00e2me<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">&#8230;, p. 189). L&rsquo;eau comporte en effet des valeurs positives et, \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur, les deux \u00ab \u00e9l\u00e9ments \u00bb compl\u00e9mentaires se concilient pour constituer ces \u00ab ondes de feu \u00bb ou ce \u00ab feu fluide \u00bb par quoi se manifeste l\u2019\u00c9nergie cr\u00e9atrice. L&rsquo;association de la pluie et du soleil pour caract\u00e9riser l&rsquo;action divine en Mt. 5, 45, la repr\u00e9sentation traditionnelle du soleil avec des rayons alternativement rectilignes et ondul\u00e9s pour exprimer lumi\u00e8re et vie, fl\u00e8ches et ondes ign\u00e9es <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote9sym\" name=\"sdfootnote9anc\"><sup>9<\/sup><\/a>, la combinaison des triangles symboliques du feu et de l&rsquo;eau pour former l\u2019\u00c9toile de David, celle des deux \u00e9l\u00e9ments pour signifier la r\u00e9v\u00e9lation christique (Lc. 12, 49 et Jn. 4, 14), la relation de la lumi\u00e8re et de la pluie avec la personnalit\u00e9 de Metatron (Cabbale) ou avec le Nom de J\u00e9sus` (Philocalie) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote10sym\" name=\"sdfootnote10anc\"><sup>10<\/sup><\/a>, les notions alchimiques de \u00ab feu liquide \u00bb et d&rsquo;\u00ab eau ign\u00e9e \u00bb : autant de t\u00e9moignages de cette compl\u00e9mentarit\u00e9 fondamentale mais, notons-le, domin\u00e9e par le feu : p\u00e9n\u00e9tration directe du feu-lumi\u00e8re, ou du feu-foudre, et champ radiant du feu fluide. Cependant, c&rsquo;est la Gen\u00e8se qui va nous fournir le mot clef susceptible d&rsquo;\u00e9clairer correctement ce concept : il s&rsquo;agit du 5e mot de la Torah, ha-Shama\u00efm (en transcription : H Sh M Y M), qu&rsquo;on traduit habituellement par \u00ab les cieux \u00bb, et qui constitue la premi\u00e8re \u00ab manifestation \u00bb d&rsquo;Elohim (avant la lumi\u00e8re). Mis \u00e0 part l&rsquo;article (ha), le vocable se d\u00e9compose en Sh (la lettre Shin), qui est la forme condens\u00e9e de hA Sh (esh), le Feu, et M Y M (maim), les eaux, les ondes <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote11sym\" name=\"sdfootnote11anc\"><sup>11<\/sup><\/a>. Qu&rsquo;est-ce \u00e0 dire ? Il faut traduire \u00ab Source du Feu \u00bb et \u00ab Ondes de Feu \u00bb. Il est ici question d&rsquo;une \u00e9manation de l\u2019\u00c9nergie primordiale, d&rsquo;irradiations de la \u00ab Vibration incr\u00e9\u00e9e \u00bb, d&rsquo;un ensemble dynamique tout-puissant ordonn\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation. C&rsquo;est donc le Feu qui pr\u00e9side \u00e0 la cosmog\u00e9n\u00e8se, et sous cette forme \u00e0 la fois p\u00e9n\u00e9trante et radiante, dense et fluide \u2014 en fait indescriptible \u2014 dont nous parlons. Les 7 cieux de la Cabbale, les cieux o\u00f9 se trouve le P\u00e8re (Mt. 6, 9), sont en quelque sorte des expressions de ce \u00ab Feu originel \u00bb, de cette puissance vibratoire infinie. Que symbolise bien, \u00e0 son niveau, l\u2019\u00c9toile de David. Remarquons qu&rsquo;\u00e0 notre \u00e9poque, qui se veut sous le signe du Verseau (li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;eau ainsi qu&rsquo;\u00e0 1&rsquo;\u00ab \u00e9ther \u00bb, feu et air \u00e0 la fois), beaucoup s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 ces ondes de feu divines, \u00e9manant d&rsquo;une Source secr\u00e8te transcendante, et appel\u00e9es dans le C\u0153ur, le lieu ad\u00e9quat, en nous, de leur r\u00e9ception (cf. la th\u00e9matique du Graal). Pour terminer ce d\u00e9veloppement, nous citerons trois vers de Lucr\u00e8ce (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>De la Nature<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, V, 281-3) qui, certes, parlent de notre soleil, mais qui \u00e9voquent en m\u00eame temps le Soleil suressentiel et ses myst\u00e9rieuses irradiations : \u00ab In\u00e9puisable source des ondes lumineuses, le Soleil, \u00e2me de l&rsquo;\u00c9ther, baigne les cieux d&rsquo;un \u00e9clat sans cesse renaissant, et nourrit sans rel\u00e2che la lumi\u00e8re d&rsquo;une lumi\u00e8re toujours nouvelle. \u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>II. Le Feu comme expression de la Vie et de l&rsquo;Action divines<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Le Feu est donc l&rsquo;essence une et polymorphe de tout ce qui existe, l&rsquo;agent du dynamisme universel, mais surtout la manifestation privil\u00e9gi\u00e9e de Dieu (Lui) et de l&rsquo;Homme (\u00ab l&rsquo;autre Lui \u00bb). Pour ce qui est de Dieu, nous renvoyons \u00e0 la tr\u00e8s belle \u00e9tude d&rsquo;A.-D. Grad, intitul\u00e9e <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La Kabbale du Feu<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> (v. bibliogr.), et qui montre l&rsquo;omnipr\u00e9sence, dans les textes sacr\u00e9s, de cet \u00ab \u00e9l\u00e9ment \u00bb pour caract\u00e9riser la nature et l&rsquo;activit\u00e9 du Cr\u00e9ateur. En exergue, cette formule fameuse du Deut\u00e9ronome (IV, 24) : \u00ab Car Y H W H, ton Elohim, est un Feu d\u00e9vorant. \u00bb Que signifie-t-elle ? Il s&rsquo;agit exactement d&rsquo;un Feu \u00ab mangeant \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire, selon les cas, go\u00fbtant ou consumant : et voici introduit un th\u00e8me essentiel, celui du double effet de cette puissance en fonction de ses rapports avec les \u00eatres, qu&rsquo;elle assimile ou d\u00e9truit conform\u00e9ment \u00e0 leur qualit\u00e9 vibratoire. Le Feu divin (que ce soit celui de Y H W H, d\u2019\u00c9lie, de J\u00e9sus) est un r\u00e9v\u00e9lateur de la v\u00e9rit\u00e9 des \u00eatres, et il provoque en eux une acc\u00e9l\u00e9ration des processus en cours : soit purification, salut, transfiguration, soit br\u00fblure, perte, carbonisation (cf. le double pouvoir du \u00ab Puits de saint Patrick \u00bb, ou du Si\u00e8ge dangereux \u00bb, etc.). Saint Isaac le Syrien dit fort bien : \u00ab L&rsquo;Amour agit de deux mani\u00e8res : il devient souffrance pour les r\u00e9prouv\u00e9s, et joie pour les bienheureux. L&rsquo;Amour br\u00fble ou r\u00e9chauffe. La flamme produit la vie ou la destruction, la louange ou la douleur. \u00bb Pr\u00e9cisons : c&rsquo;est le m\u00eame Feu qui constitue ces \u00e9tats d&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;on appelle paradis et enfer ; Feu divin re\u00e7u et b\u00e9n\u00e9fique d&rsquo;une part, Feu divin rejet\u00e9, incompris, et devenu ainsi torturant d&rsquo;autre part. Ma\u00eetre Eckhart d\u00e9clare : \u00ab On m&rsquo;interroge sur ce qui br\u00fble dans l&rsquo;enfer. \u00bb Les docteurs r\u00e9pondent : \u00ab C&rsquo;est la volont\u00e9 propre. \u00bb Mais moi je r\u00e9ponds : \u00ab C&rsquo;est le non qui br\u00fble dans l&rsquo;enfer \u00bb (aussi Jean Prieur peut-il affirmer <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote12sym\" name=\"sdfootnote12anc\"><sup>12<\/sup><\/a> : \u00ab Le feu est \u00e9ternel, mais ce qu&rsquo;il br\u00fble n&rsquo;est pas pour autant \u00e9ternel. \u00bb). Prenons garde \u00e0 ce double effet du Feu de Dieu qui nous enveloppe de son ambivalence p\u00e9rilleuse. Louis Cattiaux remarque : \u00ab Certains Noms de Dieu consument et d&rsquo;autres arrosent ; certains Noms de Dieu tuent et certains autres donnent la vie&#8230; \u00bb. (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Message retrouv\u00e9<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, XXIX, 41) \u2014 mais en fait ce sont les m\u00eames, avec un envers et un endroit ; ou encore : \u00ab La parole inspir\u00e9e de Dieu (qui est ign\u00e9e, v. infra) aimante ou repousse selon ce qui est cach\u00e9 de nous \u00bb (ib., XXXIX, 41b).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Les modalit\u00e9s de la Vie et de l&rsquo;Action divines sont excellemment sugg\u00e9r\u00e9es par une miniature du XIIe si\u00e8cle, due \u00e0 l&rsquo;art alsacien, reproduite dans le <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dictionnaire des Symboles<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote13sym\" name=\"sdfootnote13anc\"><sup>13<\/sup><\/a>. Elle nous montre que le Feu divin est triple : il y a d&rsquo;abord, expansion infinie dans les hauteurs, le Feu en soi, correspondant \u00e0 \u00ab Dieu au-dessus de tout \u00bb ou Ain Soph ; puis le Feu \u00e9man\u00e9, descendant, qui repr\u00e9sente \u00ab Dieu agissant \u00e0 travers tout \u00bb, les Sephiroth ou \u00c9nergies cr\u00e9atrices ; enfin, le Feu cach\u00e9 dans les montagnes et s&rsquo;\u00e9levant depuis leurs cimes : c&rsquo;est \u00ab Dieu vivant au-dedans de tout \u00bb, la Shekhinah, et, lorsque la \u00ab montagne \u00bb est sainte, lorsque le C\u0153ur est pur, remontant vers Lui-m\u00eame (Sephiroth ascendantes ; cf. le culte iranien du feu sur les monts). Cette derni\u00e8re modalit\u00e9 du Feu divin nous concerne tout particuli\u00e8rement, nous qualifiant nous-m\u00eames et le milieu dans lequel nous vivons. Voici, \u00e0 ce propos, une vision lumineuse d&rsquo;Isaac le Syrien : \u00ab Le Feu ineffable et prodigieux cach\u00e9 dans l&rsquo;essence des choses comme dans le Buisson ardent, est le Feu de l&rsquo;Amour divin, et l&rsquo;\u00e9clat fulgurant de sa beaut\u00e9 au-dedans des choses <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote14sym\" name=\"sdfootnote14anc\"><sup>14<\/sup><\/a>. \u00bb A nous de le reconna\u00eetre, de nous en nourrir, de l&rsquo;intensifier.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">La Sagesse de Dieu est toujours li\u00e9e au Feu, \u00e0 la Lumi\u00e8re, et \u00e0 l&rsquo;\u0152il. D&rsquo;o\u00f9 cette belle expression pour la caract\u00e9riser : Ignis oculatus, un Feu plein d&rsquo;yeux ; ce qui, d&rsquo;une certaine mani\u00e8re est \u00e9voqu\u00e9 par les six ailes flamboyantes et constell\u00e9es d&rsquo;yeux du T\u00e9tramorphe (cf. celui d Vatop\u00e9di, embl\u00e8me d&rsquo;Epign\u00f4sis). Autre attribut ign\u00e9 de Dieu : le Verbe, la Parole (voir le texte d&rsquo;Abellio, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dans une \u00e2me<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 222, cit\u00e9 plu haut). Le feu est en effet communication et p\u00e9n\u00e9tration ; il porte et il marque. \u00ab Ma Parole n&rsquo;est-elle pas comme le Feu ? \u00bb, lit-on dan J\u00e9r\u00e9mie (XXIII, 24) ; et la Torah, cette Parole fix\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite avec du Feu noir sur du Feu blanc \u2014 volont\u00e9 cr\u00e9atrice sur fond de Lumi\u00e8re incr\u00e9\u00e9e. Or, \u00ab l&rsquo;homme est une flamme qui parle \u00bb (Novalis), et il devient le ma\u00eetre du monde si son verbe flambe en accord avec les vibrations divines (vocation que l&rsquo;on trouve \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 dans la magie). \u00ab Le Mot peut \u00eatre feu \u00e9ternel, \/ si les Sept Forces s&rsquo;efforcer vers le haut, \/ br\u00fblent et flambent en lui (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues avec l&rsquo;Ange<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 250). La parole est donc feu cr\u00e9ateur selon son orientation, si coh\u00e9rence, et son ad\u00e9quation au Logos. Quant \u00e0 l&rsquo;efficience cr\u00e9atrice proprement dite du Divin, elle s&rsquo;exprime par un symbole double : le Tr\u00f4ne-Char de feu, la Merkabah de la Cabbale <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote15sym\" name=\"sdfootnote15anc\"><sup>15<\/sup><\/a> (cf. le char d\u2019\u00c9lie ou les roues du T\u00e9tramorphe), qui signifie d&rsquo;une part la simultan\u00e9it\u00e9 dialectique du repos-concentration (Tr\u00f4ne) et du mouvement-irradiation (Char), et d&rsquo;autre part les all\u00e9es et venues de la Parole, la circulation des \u00c9nergies s\u00e9phirothiques, du Feu artiste. Cela fait penser qu&rsquo;un ordre ang\u00e9lique porte le nom de Tr\u00f4nes, ordre qui fait partie de la premi\u00e8re hi\u00e9rarchie des Anges, de feu pur, les plus proches de Dieu : les Seraphim (de s\u00e2r\u00e2ph, le br\u00fblant), les Kheroubim, les Tr\u00f4nes (ou th\u00e9ophores) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote16sym\" name=\"sdfootnote16anc\"><sup>16<\/sup><\/a>. Ils v\u00e9hiculent les hautes \u00e9nergies divines (Kether, Hokhmah et Binah, soit l&rsquo;Amour, la Sagesse et l&rsquo;Art cr\u00e9ateur) et sont tous de formidables puissances ign\u00e9es, \u00e0 la fois vivifiantes et d\u00e9vorantes, purificatrices et exterminatrices, unitives et s\u00e9paratives.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Arr\u00eatons-nous un instant \u00e0 ces Seraphim dont parle Isa\u00efe (VI, 2 sq.), et qui ont six ailes. Voici ce qu&rsquo;en dit le Pseudo-Denys l&rsquo;A\u00e9ropagite : \u00ab La sainte appellation de S\u00e9raphins signifie pour qui sait l&rsquo;h\u00e9breu \u00ab ceux qui br\u00fblent \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire ceux qui \u00e9chauffent (cf. le tapas v\u00e9dique)&#8230; Le mouvement perp\u00e9tuel tout autour des secrets divins, la chaleur, la profondeur, l&rsquo;ardeur bouillonnante d&rsquo;une constante r\u00e9volution qui ne connait ni rel\u00e2che ni d\u00e9clinaison, le pouvoir d&rsquo;\u00e9lever efficacement \u00e0 leur ressemblance leurs inf\u00e9rieurs en les animant de la m\u00eame ardeur, de la m\u00eame flamme et de la m\u00eame chaleur, le pouvoir de purifier par la foudre et par le feu, l&rsquo;\u00e9vidente et indestructible aptitude \u00e0 conserver identiques et leur propre lumi\u00e8re et leur pouvoir d&rsquo;illumination, la facult\u00e9 de rejeter et d&rsquo;abolir toute t\u00e9n\u00e8bre obscurcissante, telles sont les propri\u00e9t\u00e9s des S\u00e9raphins telles qu&rsquo;elles ressortent de leur nom m\u00eame <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote17sym\" name=\"sdfootnote17anc\"><sup>17<\/sup><\/a>. \u00bb Ainsi, feu de l&rsquo;Amour en perp\u00e9tuelle r\u00e9volution \u2014 comme celle de la structure fondamentale \u00e0 six p\u00f4les d\u00e9finie par R. Abellio, ces entit\u00e9s sont-elles source d&rsquo;\u00e9veil, de purification, de vie, de victoire et d&rsquo;illumination, repr\u00e9sentant en somme l&rsquo;activit\u00e9 divine ordonn\u00e9e \u00e0 l&#8217;embrasement de l&rsquo;homme. Et l&rsquo;ordre donn\u00e9 \u00e0 Mo\u00efse par Y H W H : \u00ab Fais-toi un S\u00e9raphin (un s\u00e2r\u00e2ph)&#8230; \u00bb (Nombres, XXI, 8), pris dans son sens le plus profond <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote18sym\" name=\"sdfootnote18anc\"><sup>18<\/sup><\/a>, d\u00e9signe exactement la nature de ce travail du C\u0153ur sur lequel nous reviendrons : d\u00e9velopper en nous le Feu-Principe pour na\u00eetre \u00e0 la dimension du S\u00e9raphin, dans la libre circulation des \u00c9nergies cr\u00e9atrices (cf. la vision de saint Fran\u00e7ois d&rsquo;Assise dans la grotte de l&rsquo;Alverne : le Christ-S\u00e9raphin en croix) . Tel le S\u00e2r\u00e2ph, on trouve de Dieu \u00e0 l&rsquo;homme, le Ph\u00e9nix et la S\u00eemorgh. Le premier a symbolis\u00e9 dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 classique la perp\u00e9tuit\u00e9 de la Vie et de la Lumi\u00e8re pour l&rsquo;\u00eatre v\u00e9ritablement reli\u00e9 au Divin ; la nourriture de la seconde, dit Sohravard\u00ee, est le feu, c&rsquo;est-\u00e0-dire la pure \u00c9nergie qu&rsquo;elle a pour t\u00e2che de r\u00e9pandre dans les C\u0153urs : modalit\u00e9 irano-islamique du symbole <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote19sym\" name=\"sdfootnote19anc\"><sup>19<\/sup><\/a>.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">On en arrive de la sorte au Feu de l&rsquo;Alliance, \u00e0 cette communication, \u00e0 cette coop\u00e9ration n\u00e9cessaires entre \u00ab Les Cieux \u00bb et l&rsquo;ardeur cr\u00e9atrice humaine. Toutes les civilisations traditionnelles ont \u00e9t\u00e9 conscientes de cette n\u00e9cessit\u00e9. Ainsi Jean Mallinger, apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 le r\u00f4le cathartique, la vertu immortalisante du Feu vital dans la tradition \u00e9gypto-hell\u00e9nique, ajoute que ce Feu \u00e9tait \u00ab l&rsquo;agent m\u00eame de la Gr\u00e2ce dans tous les cultes antiques \u00bb, qui veillaient avec soin sur sa pr\u00e9sence perp\u00e9tuelle, \u00ab de peur que ne f\u00fbt coup\u00e9 le pont magique qui reliait le Ciel \u00e0 la Terre, la Divinit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat \u00bb <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote20sym\" name=\"sdfootnote20anc\"><sup>20<\/sup><\/a>. On pense, par exemple, \u00e0 la permanence du feu de Vesta, expression de l\u2019\u00c2me du Monde dont Rome se voulait le relais sur terre. Plus nettement encore, c&rsquo;est par l&rsquo;\u00ab Alliance du Feu \u00bb que d\u00e9bute la Gen\u00e8se <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote21sym\" name=\"sdfootnote21anc\"><sup>21<\/sup><\/a> : son premier mot en effet, B R hA Sh Y Th, Beresh\u00eeth \u00ab dans le Principe \u00bb, ou, selon Zohar, \u00ab Il cr\u00e9a par le Six \u00bb, peut se lire aussi B R Y Th &#8211; hA Sh, c&rsquo;est-\u00e0-dire Ber\u00eeth-Esh, Alliance du Feu, entre l&rsquo;Artiste (Lui) et le co-artiste (l&rsquo;Homme arch\u00e9type) d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent dans le Verbe, Fils \u00e9ternel de Dieu. Car dans ce m\u00eame vocable, il y a encore Bar-Aish, B R &#8211; hA Y Sh, \u00ab Fils-Homme de Feu \u00bb ! Des diverses lectures de ce mot primordial, il ressort que la clef de la Cr\u00e9ation, c&rsquo;est l&rsquo;alliance entre le Dieu de Feu et l&rsquo;Homme de Feu, de m\u00eame nature, et dont la coop\u00e9ration, reposant sur cette identit\u00e9 de nature, se d\u00e9veloppe non seulement selon le circuit \u00e9nerg\u00e9tique de type s\u00e9phirothique, mais aussi selon la structure dialectique \u00e0 six p\u00f4les (cf. le S\u00e9raphin). Cette Alliance a \u00e9t\u00e9 concr\u00e9tis\u00e9e de fa\u00e7on d\u00e9cisive et spectaculaire lors de l&rsquo;\u00e9pisode du Buisson ardent (<\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Exode<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, III, 2 sq.), manifestation b\u00e9n\u00e9fique, op\u00e9rative du Feu divin. Ce Buisson qui flamboie sans se consumer, qui porte la Parole et qui r\u00e9v\u00e8le le Nom de la D\u00e9it\u00e9, n&rsquo;est autre que le Verbe artiste qui se tient au c\u0153ur du monde et dans le C\u0153ur de tout homme v\u00e9ritable. Pour contempler et \u00e9couter ce Feu, Mo\u00efse \u00f4te ses sandales, c&rsquo;est-\u00e0-dire se lib\u00e8re de sa condition humaine ordinaire et de son ego : il peut alors soutenir cet \u00e9clat, comprendre ce dynamisme, transformer la th\u00e9ophanie en th\u00e9urgie. L&rsquo;Alliance est scell\u00e9e entre Je-Suis et son miroir, dans le tourbillonnement fascinant du Feu. Comme on peut le voir, tout ce qui touche \u00e0 la Vie et \u00e0 l&rsquo;Action divines, aux rapports entre le Cr\u00e9ateur et l&rsquo;Homme, \u00e0 l&rsquo;irradiation et \u00e0 l&rsquo;intensification du circuit universel, s&rsquo;exprime le mieux en termes de feu et de flamboiement, \u00e9tant donn\u00e9 leur pouvoir de suggestion et leur ad\u00e9quation \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>III. Le Feu comme essence de l&rsquo;homme<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Ce m\u00eame Feu qui \u00e9mane de l&rsquo;Ab\u00eeme de la D\u00e9it\u00e9 brille dans le C\u0153ur humain comme un principe-germe de d\u00e9ification. Pierre Emmanuel d\u00e9clare, dans <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Sophia<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> (Seuil, 1973) \u00ab Il est faux de dire : Je suis n\u00e9. Faux de dire Je mourrai un jour. Seul convient de dire : Je br\u00fble. Ou mieux encore : De cela qui br\u00fble, je suis le FEU. \u00bb Il s&rsquo;agit du Feu \u00e9ternel et divin, constitutif du Je essentiel, perp\u00e9tuellement actif dans tous les processus de cr\u00e9ation et de transmutation, du Feu m\u00eame du Buisson ardent. Angelus Silesius r\u00e9sume toute sa doctrine en un seul distique : \u00ab L\u2019\u00c2me vient de Dieu. Sortant de Dieu-l\u2019\u00c9clair, ne faut-il pas que l\u2019\u00c2me \/ Fasse retour en Lui d&rsquo;o\u00f9 provient cette flamme <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote22sym\" name=\"sdfootnote22anc\"><sup>22<\/sup><\/a> ? \u00bb Identit\u00e9 d&rsquo;essence et circuit entre l&rsquo;alpha (\u00e9manation) et l&rsquo;om\u00e9ga (rappel). \u00c0 propos du feu dans l&rsquo;homme, ou de l&rsquo;homme de feu, la Cabbale a tout une th\u00e9orie, fort int\u00e9ressante, dont voici quelques \u00e9l\u00e9ments. Deux mots, dans l&rsquo;Ancien Testament, sont utilis\u00e9s en opposition pour d\u00e9signer l&rsquo;\u00eatre humain : Adam et A\u00efsh (hA Y Sh), ou \u00eesh. Le premier terme correspondant \u00e0 l&rsquo;homme de terre, d&rsquo;argile ; le second, \u00e0 l&rsquo;homme de feu <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote23sym\" name=\"sdfootnote23anc\"><sup>23<\/sup><\/a>. Ish se trouve en Gen\u00e8se, II, 23 et 24 Psaume 49, 3 (opposition entre \u00ab fils d&rsquo;Adam \u00bb et \u00ab fils d&rsquo;Homme \u00bb) = Ps. 62, 10. Mo\u00efse est nomm\u00e9 \u00eesh ha-Elohim en Deut\u00e9ronome 33, 1 (pour la b\u00e9n\u00e9diction des fils d&rsquo;Isra\u00ebl) et Psaume 90, 1 (\u00ab Pri\u00e8re de Mo\u00efse, l&rsquo;Homme de l&rsquo;Elohim \u00bb). Mieux encore, l&rsquo;\u00ab homme \u00bb qui lutta avec Jacob jusqu&rsquo;au lever de l&rsquo;aube est dit lui aussi hA Y Sh : c&rsquo;est un \u00eatre divin, un messager d&rsquo;Elohim (Gen., 32, 25). hA Y Sh correspond \u00e0 ha Sh (esh), au feu, en lequel est ins\u00e9r\u00e9 le Yod (Y), \u00ab le germe et l&rsquo;esprit cr\u00e9ateur \u00bb : \u00eesh est donc l&rsquo;image du \u00ab Feu d\u00e9vorant \u00bb ; c&rsquo;est l&rsquo;Homme primordial, dieu en Dieu, reflet de l&rsquo;Amour actif absolu, d\u00e9positaire de la puissance royale divine, ordonn\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation, \u00e0 la connaissance et \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9rialit\u00e9 c&rsquo;est l&rsquo;homme spirituel en qui passent les Forces d&rsquo;Elohim, et dou\u00e9 d&rsquo;une personnalit\u00e9 flamboyante (\u00eesh\u00eeouth). \u00ab Sans l&rsquo;Homme de Feu \u00bb, dit A.-D. Grad, \u00ab Elohim ne serait pas vraiment ce qu&rsquo;Il est. Il est \u00e9galement certain que sans Elohim, l&rsquo;homme serait tout au plus un golem d&rsquo;argile, sans \u00eesh\u00eeouth, sans personnalit\u00e9, sans un regard lev\u00e9 vers les \u00e9toiles, et sans voix pour sanctifier le Nom \u00bb (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les clefs<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 172). Adam, c&rsquo;est l&rsquo;\u00eatre physique et psychique, dispos\u00e9 pour recevoir l&rsquo;esprit, mais ne le poss\u00e9dant pas encore ; ish, c&rsquo;est l&rsquo;\u00eatre essentiel, \u00e9veill\u00e9, habit\u00e9 par la Lumi\u00e8re divine, en possession du D\u00e2b\u00e2r (le mouvement cr\u00e9ateur de la Parole), coop\u00e9rateur permanent du Dieu artiste, au c\u0153ur des processus \u00e9volutifs et du travail de transfiguration du cosmos <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote24sym\" name=\"sdfootnote24anc\"><sup>24<\/sup><\/a>. Cette coop\u00e9ration, c&rsquo;est bien l&rsquo;Alliance du Feu. \u00c0 l&rsquo;\u00eatre d&rsquo;argile (Adam) est impos\u00e9 un mode de connaissance qui est une \u00ab herm\u00e9neutique des symboles \u00bb, tandis qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00eatre de feu appartient la connaissance directe des v\u00e9rit\u00e9s de la Gnose <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote25sym\" name=\"sdfootnote25anc\"><sup>25<\/sup><\/a>. Celui-ci peut acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de R\u00e9surrection (cf. la voie fulgurante ou s\u00e8che) ; celui-l\u00e0 meurt et rena\u00eet (cf. la voie humide).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Penchons-nous un instant sur l&rsquo;ex\u00e9g\u00e8se du Psaume 82, qui r\u00e9v\u00e8le le grand combat, non plus entre feu et eau, mais entre feu et terre. L&rsquo;\u00e9lite royale des \u00ab dieux \u00bb (ou Elohim, mot appliqu\u00e9, versets 1 et 6, aux \u00ab hommes divins \u00bb ; v.6 : \u00ab J&rsquo;avais dit : Vous \u00eates des dieux, et vous \u00eates tous des fils du Tr\u00e8s-Haut \u00bb), des vrais responsables de l&rsquo;humanit\u00e9, est compos\u00e9e d&rsquo;Hommes de feu, coop\u00e9rateurs de Dieu pour le bien universel (cf. Mo\u00efse). Ces \u00eatres sont diff\u00e9rents des hommes ordinaires ou \u00ab fils d&rsquo;Adam \u00bb ; Psaume 58, 2 : \u00ab Est-ce que r\u00e9ellement vous rendez la justice, dieux (&lsquo;\u00ealim, pour Elohim) ? Est-ce \u00e0 bon droit que vous jugez les fils d&rsquo;Adam ? \u00bb Mais cette \u00e9lite peut d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer, le feu artiste ou sacr\u00e9, en elle, peut se d\u00e9grader ; elle peut se laisser dominer par les t\u00e9n\u00e8bres de l&rsquo;ignorance et de l&rsquo;injustice (Ps. 82, V. 2-5). La nature de ish s&rsquo;efface alors devant celle, de Adam, la terre l&#8217;emporte sur le feu : cette \u00e9lite pervertie est promise \u00e0 la mort en milieu du chaos qu&rsquo;elle a provoqu\u00e9 (v. 7) : \u00ab Comme des hommes (c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e2d\u00e2m) vous mourrez, et comme des \u00eatres de chair vous tomberez \u00bb (trad. E. Dhorme). Sc\u00e9nario analogue chez Platon, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Critias<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> 120 e \u00e0 120 c, concernant la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des rois Atlantes : diminution du \u00ab principe divin \u00bb par l&rsquo;influence croissante des \u00e9l\u00e9ments mortels. Mais il faut reconstituer l&rsquo;\u00e9lite \u2014 th\u00e8me majeur de la Bible tout enti\u00e8re ; Ps. 82, v. 8 : \u00ab L\u00e8ve-toi, Elohim&#8230; \u00bb C&rsquo;est ce que viendra faire le Christ, l&rsquo;Homme de Feu arch\u00e9type <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote26sym\" name=\"sdfootnote26anc\"><sup>26<\/sup><\/a>, en voulant rallumer au C\u0153ur des meilleurs le Feu divin (Lc. 12, 49 et infra). D&rsquo;ailleurs, en un \u00e9pisode c\u00e9l\u00e8bre relat\u00e9 par Jean (10,22-39), J\u00e9sus, reprenant le 6e verset du Psaume 82, se d\u00e9clare Fils de Dieu par excellence, incarnant la toute-puissance b\u00e9n\u00e9fique du Feu artiste (l\u2019\u00c9vangile de Jean commence comme la Gen\u00e8se par un Ber\u00e9sh\u00eeth = nouvelle Alliance du Feu), pour servir de mod\u00e8le \u00e0 tous ceux qui sont capables de r\u00e9veiller en eux ce m\u00eame Feu cr\u00e9ateur.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">C&rsquo;est, dans l&rsquo;homme, le C\u0153ur qui est principalement li\u00e9 au feu, en tant que \u00ab si\u00e8ge \u00bb de la Volont\u00e9, de l&rsquo;Intellect, de l&rsquo;Amour et de la Cr\u00e9ativit\u00e9 <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote27sym\" name=\"sdfootnote27anc\"><sup>27<\/sup><\/a>. Ceci est tout \u00e0 fait clair dans le VIe livre de l&rsquo;En\u00e9ide, aussi bien que dans <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La Vive Flamme d&rsquo;amour<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> de saint Jean de la Croix. Le feu est en particulier associ\u00e9 aux id\u00e9es et aux visions. Nicolas Berdiaev \u00e9crit \u00e0 propos de Dosto\u00efevski : \u00ab Il porte en lui un souffle de l&rsquo;esprit d&rsquo;H\u00e9raclite : tout en feu et mouvement&#8230; Les id\u00e9es sont des ondes de flamme \u00bb (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;esprit de Dosto\u00efevski<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 12), et \u00e0 propos de lui-m\u00eame : \u00ab Les plus hautes ascensions de ma vie sont li\u00e9es \u00e0 une flamme s\u00e8che. Le feu est l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment qui m&rsquo;est le plus familier \u00bb (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Essais d&rsquo;autobiographie spirituelle<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 43) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote28sym\" name=\"sdfootnote28anc\"><sup>28<\/sup><\/a>. Dans l&rsquo;hindouisme, on parle de la Kundalin\u00ee-Shakti, et dans le bouddhisme tantrique tib\u00e9tain des Vajra-Dakinis <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote29sym\" name=\"sdfootnote29anc\"><sup>29<\/sup><\/a>. Il s&rsquo;agit de la circulation en l&rsquo;homme de l\u2019\u00c9nergie cosmique flamboyante, repr\u00e9sent\u00e9e, dans le premier cas, par le d\u00e9roulement d&rsquo;un serpent de feu (cf. le s\u00e2r\u00e2ph) qui transforme les diff\u00e9rents \u00ab corps \u00bb de l&rsquo;\u00eatre humain, et, dans le second cas, par le d\u00e9veloppement des \u00ab sagesses \u00bb constituant chez l&rsquo;Adepte la puissance du Diamant-Foudre. Il va de soi que, dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre processus, le C\u0153ur joue le r\u00f4le de centre et de pivot, gr\u00e2ce aux diverses modalit\u00e9s du Feu artiste qui le caract\u00e9risent. On ne saurait mieux indiquer \u00e0 la fois l&rsquo;unit\u00e9-universalit\u00e9 des \u00c9nergies divines, leur mouvement perp\u00e9tuel, et l&rsquo;importance du C\u0153ur comme organe de r\u00e9ception et de transmission du Feu cr\u00e9ateur qu&rsquo;en transcrivant ces quelques mots des <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues avec l&rsquo;Ange<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> (p. 165) : \u00ab Tu n&rsquo;as pas de feu propre. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;UN feu. \/ Ce que tu en m\u00e9rites \u2014 est tien. \/ Ce que tu peux transmettre \u2014 est tien. \/ Plus le cercle est grand, plus il y peut descendre de feu. \/ Et pour toi na\u00eet un nouveau Moi. \u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>IV. Rencontre du Feu divin et du Feu humain<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Comment doit fonctionner, normalement, l&rsquo;Alliance du Feu ? Par la conjonction du Feu du Ciel et du Feu du C\u0153ur. Flamme d&rsquo;en haut, d\u00e9miurgique, descendante, \u00c9nergie du Verbe ou du Christ, ou de l&rsquo;Esprit ; flamme \u00ab cruciale \u00bb d&rsquo;en bas, th\u00e9urgique, ascendante, \u00c9nergie de l&rsquo;Homme essentiel. Le Feu, en tant que Force divine sous forme de Gr\u00e2ce et de Puissance, p\u00e9n\u00e8tre dans le C\u0153ur \u2014 par affinit\u00e9 et ouverture \u2014 en ondes flamboyantes, quand celui-ci s&rsquo;est allum\u00e9 et embras\u00e9 d&rsquo;ardens virtus. Il y intensifie alors l&rsquo;\u00e9lan de la Conscience-Volont\u00e9 lib\u00e9ratrice et de l&rsquo;Intellect-Amour op\u00e9ratif : Feu sur Feu, Lumi\u00e8re sur Lumi\u00e8re, Foudre sur Foudre, pour la totale transfiguration de l&rsquo;homme en pilier de flamme (Philocalie), en archis\u00e9raphin (th\u00e8me de la \u00ab surang\u00e9licit\u00e9 \u00bb), ou en sph\u00e8re incandescente et tournoyante (cf. le Nom divin comme tourbillon de feu, l&rsquo;\u00e9p\u00e9e des Ch\u00e9rubins, etc.). Retenons l&rsquo;excellente formule de saint Jean de la Croix (dans <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Avis et sentences spirituelles<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, 132) \u00ab Ce que Dieu pr\u00e9tend, c&rsquo;est nous transformer en dieux, et nous donner par participation ce qu&rsquo;Il est lui-m\u00eame en soi. Il est comme le feu qui convertit toutes choses en ce m\u00eame feu. \u00bb C&rsquo;est ce processus qu&rsquo;est venu acc\u00e9l\u00e9rer, en tant qu&rsquo;Avatar, J\u00e9sus le Nazar\u00e9en, ainsi qu&rsquo;il le d\u00e9clare pr\u00e9cis\u00e9ment (Lc. 12, 49) : \u00ab Je suis venu apporter le Feu (divin) sur la terre, et comme je voudrais que d\u00e9j\u00e0 il f\u00fbt allum\u00e9 (dans les C\u0153urs) ! \u00bb La Flamme descendante s&rsquo;efforce de susciter en l&rsquo;homme la flamme montante, pour la r\u00e9activation de l&rsquo;Alliance. Version de l\u2019\u00c9vangile selon Thomas, qui insiste sur cette \u00ab th\u00e9urgie du Feu \u00bb (log. 10) : \u00ab Je suis venu jeter un feu sur le monde ; et voici, je veille sur lui jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il (i.e. le feu, ou le monde) br\u00fble. \u00bb Selon l&rsquo;enseignement du Ma\u00eetre, ce Feu est l&rsquo;\u00e9quivalent du Royaume (ou de Malkhuth, la 10e Sephirah, ou de la \u00ab puissance royale divine \u00bb qui est \u00ab en nous \u00bb), et exprime l&rsquo;essence m\u00eame du Fils de Dieu qu&rsquo;il est (cf. Aish) et que nous sommes appel\u00e9s \u00e0 imiter (pluri-unit\u00e9 dans le Buisson ardent) : \u00ab Celui qui est pr\u00e8s de moi est pr\u00e8s du Feu, et celui qui est loin de moi est loin du Royaume \u00bb (Thomas, 82) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote30sym\" name=\"sdfootnote30anc\"><sup>30<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Un autre ma\u00eetre, le soufi Najmodd\u00een Kobr\u00e2, a v\u00e9cu intens\u00e9ment lui-m\u00eame la conjonction du \u00ab Feu d&rsquo;en haut \u00bb et du \u00ab Feu du C\u0153ur \u00bb. Il \u00e9crit qu&rsquo;il fut passionn\u00e9ment \u00e9pris d&rsquo;une jeune fille (figure de la Sophia aeterna) et que son amour devint d&rsquo;une force extraordinaire. \u00ab Mon souffle exhalait des flammes de feu. Et chaque fois que j&rsquo;exhalais un tel feu, voici que du haut du ciel \u00e9galement on exhalait du feu \u00e0 la rencontre de mon propre souffle. Les deux flamboiements se conjoignaient entre le Ciel et moi. Longtemps je ne sus qui \u00e9tait l\u00e0 o\u00f9 les deux flamboiements se conjoignaient. Finalement, je compris que c&rsquo;\u00e9tait mon t\u00e9moin dans le Ciel (autrement dit : mon Je essentiel) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote31sym\" name=\"sdfootnote31anc\"><sup>31<\/sup><\/a>. \u00bb Exp\u00e9rience fondamentale d&rsquo;un Feu double et pourtant unique, r\u00e9sum\u00e9e ainsi par son auteur : \u00ab Chaque fois que monte de toi une flamme, voici qu&rsquo;une flamme descend du Ciel vers toi. \u00bb Par ailleurs, la derni\u00e8re lettre adress\u00e9e Rulman Merswin par l&rsquo;\u00ab Ami de Dieu de l&rsquo;Oberland \u00bb (XIVe si\u00e8cle) contient cette remarque significative : \u00ab Le Feu d&rsquo;en haut prit notre feu et le d\u00e9vora. \u00bb C&rsquo;est la conjonction compl\u00e8te et r\u00e9ussie, le \u00ab Feu d\u00e9vorant \u00bb n&rsquo;ayant pas rencontr\u00e9 d&rsquo;obstacle \u00e0 son travail de transmutation <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote32sym\" name=\"sdfootnote32anc\"><sup>32<\/sup><\/a>. Dans la mystique chr\u00e9tienne traditionnelle, c&rsquo;est sans doute Jean de la Croix qui a le mieux su rendre cette comp\u00e9n\u00e9tration vivante des deux modalit\u00e9s du Feu, qui est pour l&rsquo;homme la source de son accomplissement. \u00ab Les mouvements de cette Flamme divine \u00bb, \u00e9crit-il, \u00ab qui sont les vibrations et des flamb\u00e9es (cf. ha-Shama\u00efm), ne proviennent pas de l&rsquo;\u00e2me seule, transform\u00e9e en flamme du Saint-Esprit, ni non plus ne proviennent-ils du Saint-Esprit seul, mais de l&rsquo;Un et l&rsquo;autre assembl\u00e9s&#8230; Lui faisait mouvoir l&rsquo;\u00e2me comme le feu fait mouvoir l&rsquo;air enflamm\u00e9 \u00bb (extrait de <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La Vive Flamme d&rsquo;amour<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">). Voil\u00e0 donc comment doit op\u00e9rer cette pr\u00e9cieuse et n\u00e9cessaire Alliance du Feu, sans laquelle nous ne serions rien, par laquelle nous pouvons devenir tout. La r\u00e9ception ardente de ces Forces, qui sont toujours dispos\u00e9es \u00e0 nous p\u00e9n\u00e9trer pour nous transformer, est la condition majeure de notre r\u00e9ussite ; c&rsquo;est dans ce sens que nous devons \u00eatre, selon la juste intuition de Novalis, des \u00ab adorateurs du Feu \u00bb (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les Fragments<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 119).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>V. La discipline du Feu et la voie fulgurante<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Mais que faut-il faire exactement ? C&rsquo;est la question qui fut adress\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Ange des <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> : \u00ab Que faut-il faire pour devenir \u00ab\u00a0Celui qui forme\u00a0\u00bb ? \u00bb R\u00e9ponse : \u00ab BRULE ! \u00bb (pp. 27-28). Alors comment br\u00fbler ? C&rsquo;est le secret de la voie fulgurante de la transmutation en une seule existence (ou \u00ab voie s\u00e8che \u00bb), celle d&rsquo;H\u00e9noch et d\u2019\u00c9lie, celle des P\u00e8res du d\u00e9sert, de saint Jean de la Croix, de S\u00e9raphin de Sarov, des <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues avec l&rsquo;Ange<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> (dur\u00e9e : 17 mois) ; c&rsquo;est ce que Schwaller de Lubicz appelle la \u00ab voie christique ou horienne \u00bb, par opposition \u00e0 la \u00ab voie karmique ou osirienne \u00bb ; c&rsquo;est le \u00ab yoga du Feu int\u00e9rieur \u00bb (hindouisme, bouddhisme), le Vajray\u00e2na tantrique, le \u00ab Sentier direct \u00bb des asc\u00e8tes tib\u00e9tains (Milarepa), l&rsquo;alchimie chr\u00e9tienne ou tao\u00efste ; en somme, le parcours de l&rsquo;\u00ab \u00e2me s\u00e8che \u00bb selon H\u00e9raclite. Passons en revue quelques modalit\u00e9s de cette \u00ab th\u00e9urgie du Feu \u00bb : conversion, bapt\u00eame, transmutation, transfiguration, r\u00e9surrection.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\u2014 <span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>CONVERSION<\/b><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">. C&rsquo;est la prise de conscience d\u00e9cisive de l&rsquo;importance en nous du Feu divin, constitutif de notre \u00eatre essentiel. Ce Feu doit \u00eatre reconnu, \u00e9veill\u00e9, intensifi\u00e9, et reli\u00e9 \u00e0 sa Source, passer du germe \u00e0 la pl\u00e9nitude, de mani\u00e8re que l&rsquo;homme tout entier prenne feu et s&rsquo;identifie \u00e0 l&rsquo;axe des \u00c9nergies cr\u00e9atrices. Il faut lutter contre la terre et contre l&rsquo;eau, \u00e9l\u00e9ments rajaso-tamasiques qui cherchent \u00e0 \u00e9touffer le sattva <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote33sym\" name=\"sdfootnote33anc\"><sup>33<\/sup><\/a>. \u00ab Le feu terrestre ne vient que de la terre, \/ n&rsquo;est nourri que par la terre. \/ Porter le feu du Ciel \u2014 apporter le feu du Ciel \u2014 \/ est grand minist\u00e8re \u00bb (<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 182) : psychique oppos\u00e9 \u00e0 spirituel. \u00ab Le grand combat que m\u00e8ne le Rabbi \u00bb, dit Carlo Suar\u00e8s, \u00ab a pour enjeu la naissance du Feu dans l&rsquo;Eau \u00bb : collectif oppos\u00e9 \u00e0 personnel. Ce m\u00eame penseur diff\u00e9rencie \u00e9galement voie humide (d\u00e9votion) et voie s\u00e8che (d\u00e9ification) : \u00ab De nombreuses personnes, des masses \u00e9normes re\u00e7oivent cet appel qui a nom D\u00e9votion, mais le Rabbi ne vient pas pour ceux dont la vocation consiste \u00e0 ne pas entendre cet autre appel de l&rsquo;\u00c9nergie, qui a nom Feu, Incandescence, Explosion \u00bb (op. cit., p. 222). Il faut donc partir en qu\u00eate du Feu pur, aventure difficile et p\u00e9rilleuse. \u00c9tant donn\u00e9, par ailleurs, le double effet du Feu divin, il est indispensable de se r\u00e9gler sur lui de fa\u00e7on \u00e0 n&rsquo;en \u00e9prouver que les ondes b\u00e9n\u00e9fiques. \u00ab L&rsquo;homme peut raviver la flamme d&rsquo;amour ou le feu de la g\u00e9henne ; il peut convertir son \u00ab oui \u00bb en infini d&rsquo;union ; il peut aussi par son \u00ab non \u00bb briser son \u00eatre en infernales s\u00e9parations <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote34sym\" name=\"sdfootnote34anc\"><sup>34<\/sup><\/a>. \u00bb Mais la clef de la conversion consiste \u00e0 concentrer le feu int\u00e9rieur pour le faire jaillir vers Dieu ; c&rsquo;est Angelus Silesius qui nous le dit (II, 162) : \u00ab Tourne en toi tes rayons. Ah ! que seulement mon \u00e2me retourne et inverse ses rayons ! Elle sera bient\u00f4t, avec l\u2019\u00c9clair (sephirotique), \u00e9clair et un seul \u00eatre. \u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\u2014 <b>BAPT\u00caME<\/b><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">. C&rsquo;est exactement la rencontre efficace du \u00ab Feu du Ciel \u00bb et de notre propre, feu dont nous avons d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9, le v\u00e9ritable point de d\u00e9part de la transformation. La tradition chr\u00e9tienne envisage un triple bapt\u00eame, ou mieux trois phases de cette op\u00e9ration : par le \u00ab sang \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire par le feu sacrificiel du d\u00e9sir, par l&rsquo;\u00ab eau \u00bb, qui n&rsquo;est plus l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment tamasique pr\u00e9cit\u00e9, mais l&rsquo;\u00ab eau ign\u00e9e \u00bb de l&rsquo;alchimie, et par le feu proprement dit, qui est communication directe de l&rsquo;Esprit. Jean le Baptiste ne d\u00e9clare-t-il (Mt. 3, 11) : \u00ab Lui vous baptisera dans l&rsquo;Esprit-Saint et le Feu ? \u00bb C&rsquo;est alors que le bapt\u00eame est vraiment complet et transmutateur <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote35sym\" name=\"sdfootnote35anc\"><sup>35<\/sup><\/a>. \u00ab Le feu \u00bb, dit l&rsquo;Ange des <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Dialogues<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, \u00ab ne vous faites aucun mal que l\u00e0 o\u00f9 vous devez changer. \/ Dans le vase (la coupe du C\u0153ur, ou de Malkhuth, ou le Graal), pas d&rsquo;eau, mais feu flamboyant. \/ Car LUI \u2014 qui est au-dessus de tout \u2014 baptise avec le feu. \/ L\u00e2chez l&rsquo;eau ! \u00bb (p. 182). Un fort beau passage du <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Visage du Silence<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> rapporte comment R\u00e2makrishna, sous la direction de son guru Totapuri, \u00ab passe par \u00bb le feu purificateur et illuminateur du bapt\u00eame : \u00ab Je me proclame sans patrie dans l&rsquo;espace. Je me proclame sans patrie dans le Ciel. Je me proclame sans patrie sauf en LUI, le Dieu \u00e9ternel, infini, silencieux. Consume-moi, \u00f4 Feu, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il ne demeure rien de moi <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote36sym\" name=\"sdfootnote36anc\"><sup>36<\/sup><\/a> ! \u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\u2014 <span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>TRANSMUTATION<\/b><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">. Si le bapt\u00eame a son plein effet, il provoque, plus ou moins rapidement selon les cas, la transformation radicale de l&rsquo;entit\u00e9 qui devient un \u00eatre de feu. Comme le dit saint Jean Climaque, un spirituel \u00ab ne cesse d&rsquo;ajouter jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de sa vie un feu au feu \u00bb,<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ce qui montre que la transmutation est un processus qui se parfait durant tout le temps de l&rsquo;existence terrestre. Et il y a \u2014 cas supr\u00eame de la r\u00e9alisation \u2014 ce qu&rsquo;on nomme la voie d&rsquo;H\u00e9noch et d\u2019\u00c9lie : le succ\u00e8s de leur transformation atteignit un point tel que, sans subir la mort, ils pass\u00e8rent vivants dans l&rsquo;au-del\u00e0 (Gen\u00e8se, V, 22-24 et II Rois, II, 11). Le destin d&rsquo;H\u00e9noch est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant, car selon une tradition, apr\u00e8s son \u00ab enl\u00e8vement \u00bb par Elohim, il devint semblable du Roi flamboyant du Monde (Metatron) : \u00ab Dieu m&rsquo;a pris du milieu du cours du fleuve (la vie terrestre), et m&rsquo;a transport\u00e9 sur les ailes mouvantes de la Shekinah vers le Ciel le plus \u00e9lev\u00e9 \u00bb, au milieu des Seraphim, des Kheroubim, des Ophanim (Roues de feu) et des Galgalim (Tourbillons)&#8230; (Hekhaloth Rabbati). Sa chair s&rsquo;\u00e9tait transform\u00e9e en flammes, ses veines en feu, ses cils en rayons de lumi\u00e8re, ses pupilles en torches enflamm\u00e9es, et son tr\u00f4ne irradiait la lumi\u00e8re m\u00eame du tr\u00f4ne de la Gloire <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote37sym\" name=\"sdfootnote37anc\"><sup>37<\/sup><\/a>. On retrouve les Ophanim et les Galgalim dans le char et le tourbillon de feu d\u2019\u00c9lie, qui indiquent non seulement le v\u00e9hicule mais la substance m\u00eame de sa transmutation (cf. le T\u00e9tramorphe de Vatop\u00e9di, ou le Christ solaire sur son quadrige). Donc, ni H\u00e9noch ni \u00c9lie n&rsquo;ont connu la mort : le Feu divin qui \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre en eux les a directement transmu\u00e9s en Immortels fulgurants, en entit\u00e9s du 7e Ciel. Autre tonalit\u00e9, R\u00fbm\u00ee chante dans ses Rub\u00e2&rsquo;\u00eey\u00e2t (no 142) : \u00ab Nous sommes le tr\u00e9sor cach\u00e9 de l&rsquo;univers. \/ Nous poss\u00e9dons le Royaume \u00e9ternel. \/ Nous avons franchi les t\u00e9n\u00e8bres de l&rsquo;eau et de la terre. \/ Et nous avons trouv\u00e9 \u00c9lie et la fontaine de Jouvence : c&rsquo;\u00e9tait nous-m\u00eames. \u00bb \u00c9lie est le Feu artiste ; la fontaine de Jouvence est la perp\u00e9tuelle r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration. Ce sont donc les ondes de feu, ha-Shama\u00efm, dont la source est en Dieu et dans le C\u0153ur : transmutation r\u00e9ussie.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\u2014 <span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"font-style: normal;\"><b>TRANSFIGURATION<\/b><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;\u00e9piphanie du Feu divin, se manifestant au regard depuis l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;entit\u00e9 transform\u00e9e. Outre le cas du Christ, il y a celui du \u00ab moine flamboyant \u00bb, selon l&rsquo;expression de Mircea Eliade \u00e0 propos des P\u00e8res du d\u00e9sert. Il arrivait souvent, en effet, que le solitaire, transmu\u00e9 par la puissance ign\u00e9e de sa pri\u00e8re et de l&rsquo;Esprit, devenait l&rsquo;irradiation visible de ce Feu-Lumi\u00e8re. Ainsi, \u00ab Abba Joseph \u00e9tendit une fois ses mains vers le Ciel, et ses doigts brill\u00e8rent comme dix flambeaux de feu (cf. les 10 Sephiroth). Il s&rsquo;adressa \u00e0 un des moines et lui dit : \u00ab Si tu le veux, deviens enti\u00e8rement comme du feu !&#8230; <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote38sym\" name=\"sdfootnote38anc\"><sup>38<\/sup><\/a> \u00bb, Auras solaires, rayonnements giratoires ou en forme de pilier, visages \u00e9blouissants, nimbes enflamm\u00e9s sont courants dans l&rsquo;hagiographie chr\u00e9tienne, de m\u00eame que dans les autres traditions ; et l&rsquo;art a tent\u00e9 de les exprimer. Sp\u00e9cialement l&rsquo;art iranien, comme en t\u00e9moigne, par exemple, une tr\u00e8s belle repr\u00e9sentation d&rsquo;Abraham entour\u00e9 d&rsquo;un cercle de flammes, les mains et le visage lumineux, et la chevelure s&rsquo;envolant en un tourbillon de feu (d\u00e9tail du manuscrit du Recueil d&rsquo;Iskandar, Shir\u00e2z, 1410) : perfection circulaire, dynamisme ascensionnel, et manifestation des \u00ab flammes conjointes \u00bb <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote39sym\" name=\"sdfootnote39anc\"><sup>39<\/sup><\/a>. Parmi les \u00ab transfigur\u00e9s \u00bb, il faut absolument citer S\u00e9raphin de Sarov (mort en 1833), que son disciple Motovilov vit dans toute sa gloire : \u00ab Je ne peux pas vous regarder, mon P\u00e8re ; des foudres jaillissent de vos yeux, votre face est devenue plus lumineuse que le soleil <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote40sym\" name=\"sdfootnote40anc\"><sup>40<\/sup><\/a>&#8230; \u00bb C&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience incontestable de la vraie nature de l&rsquo;homme, qui se r\u00e9v\u00e8le n\u00e9cessairement lorsqu&rsquo;il laisse passer en lui, sans leur faire obstacle, les \u00c9nergies de l&rsquo;Ignis divinus, du Feu vivant.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\u2014 <b>R\u00c9SURRECTION<\/b><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">. Ce Feu, par sa force victorieuse, par la puissance r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice des hautes fr\u00e9quences vibratoires qui le constituent, est capable de rendre vie \u00e0 un corps d\u00e9funt, ou plut\u00f4t de recr\u00e9er un corps radiant infiniment plus vif et lumineux que l&rsquo;ordinaire corps \u00ab \u00e9th\u00e9rique \u00bb ou \u00ab bioplasmatique \u00bb. Il y a donc des degr\u00e9s dans la r\u00e9surrection comme il y a des degr\u00e9s dans l&rsquo;assimilation du Feu essentiel durant cette existence. Celle de J\u00e9sus commence \u00e0 \u00eatre un peu mieux comprise aujour\u00add&rsquo;hui, gr\u00e2ce aux recherches sur le Suaire de Turin <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote41sym\" name=\"sdfootnote41anc\"><sup>41<\/sup><\/a> : on y entrevoit l&rsquo;\u0153uvre fulgurante du Feu int\u00e9rieur, qui a fait dispara\u00eetre le cadavre en le r\u00e9cup\u00e9rant au plan sup\u00e9rieur du corps radiant. D&rsquo;une mani\u00e8re toute traditionnelle et g\u00e9n\u00e9rale, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>la Petite Philocalie<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> affirme : \u00ab Le feu c\u00e9leste de la D\u00e9it\u00e9 que les chr\u00e9tiens re\u00e7oivent au-dedans de leur C\u0153ur en cette vie ce feu qui fait son office en leur C\u0153ur sort \u00e0 la dissolution du corps, et il rajustera les membres d\u00e9compos\u00e9s au jour de la R\u00e9surrection <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote42sym\" name=\"sdfootnote42anc\"><sup>42<\/sup><\/a>. \u00bb Des conceptions analogues se retrouvent dans d&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme islamique, et en particulier dans la doctrine shaykhie. C&rsquo;est ainsi que le Feu divin \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;homme, s&rsquo;il peut remplir correctement son office, le transmue, le transfigure, le ressuscite, dans la lumineuse efficacit\u00e9 de l&rsquo;Alliance.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Donnons \u00e0 pr\u00e9sent, pour terminer cet expos\u00e9, quelques indications sur certains points d\u00e9termin\u00e9s de cette voie fulgurante. Au d\u00e9part, rappelons-le, il faut une activation m\u00e9thodique du \u00ab Feu sacr\u00e9 \u00bb ou du \u00ab Feu sage \u00bb dans le C\u0153ur. Ceci correspond pr\u00e9cis\u00e9ment au tapas v\u00e9dique \u2014 organis\u00e9 en \u00ab yoga du feu int\u00e9rieur \u00bb dans l&rsquo;hindouisme comme dans le bouddhisme \u2014 (racine TAP : devenir br\u00fblant\/br\u00fbler) : ce terme d\u00e9signe en effet l&rsquo;effort sur soi, la concentration de la volont\u00e9, l&rsquo;\u00ab \u00e9chauffement \u00bb cr\u00e9ateur, l&rsquo;art de d\u00e9velopper le foyer du C\u0153ur \u00e0 la mesure des niveaux sup\u00e9rieurs de l&rsquo;\u00eatre <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote43sym\" name=\"sdfootnote43anc\"><sup>43<\/sup><\/a>. \u00ab Les dieux eux-m\u00eames ont gagn\u00e9 leur rang divin par le tapas \u00bb, affirme le Taittir\u00eeya Br\u00e2hmana (III, 12, 3). Voil\u00e0 bien l&rsquo;ardens virtus si abondamment magnifi\u00e9e dans l&rsquo;En\u00e9ide, ou l&rsquo;enflammement du Moi si cher \u00e0 Carlo Suar\u00e8s ; l&rsquo;enthousiasme d\u00e9fini par les platoniciens, ou l&rsquo;intensification de la scintilla animae (\u00e9tincelle de l&rsquo;\u00e2me) r\u00e9clam\u00e9e par Ma\u00eetre Eckhart. \u00ab Du tapas flamboyant sont toujours n\u00e9s l&rsquo;ordre et la v\u00e9rit\u00e9 \u00bb (Rig-Veda, X, 190, 1), la puissance spirituelle et l&rsquo;art b\u00e9n\u00e9fique. Purification, d\u00e9ploiement des facult\u00e9s du C\u0153ur, consolidation et expansion de l&rsquo;\u00eatre v\u00e9ritable, inspiration, reliement aux \u00c9nergies divines (cf. la dev\u00e9q\u00fbth juda\u00efque), suractivit\u00e9 cr\u00e9atrice, illumination et rayonnement de lumi\u00e8re-gloire (skrt tejas ; cf. Xvarnah, Kabod) : tout cela s&rsquo;obtient par le yoga du feu int\u00e9rieur, par le tapas (cf. le tib\u00e9tain toumo = \u00e9chauffement cr\u00e9ateur). \u00ab L&rsquo;exemple le plus lumineux \u00bb, selon le lama Govinda, \u00ab d&rsquo;une vie remplie du feu de toumo est celui du grand po\u00e8te et saint tib\u00e9tain Milarepa (1052\u00ad1135) \u00bb (op. cit., p. 232). Mais que dire de R\u00e2makrishna, de R\u00fbm\u00ee, d&rsquo;Angelus Silesius, de S\u00e9raphin de Sarov, d&rsquo;Isaac Louria, etc. ? Et Louis Cattiaux ? Citons ici deux aphorismes du <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Message retrouv\u00e9<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> d&rsquo;une importance capitale pour comprendre ce travail th\u00e9urgique. \u00ab Celui qui fixe le feu au-dedans de la terre \u00e9pur\u00e9e devient ma\u00eetre de soi et du monde total \u00bb (V, 62 b). La terre \u00e9pur\u00e9e, c&rsquo;est la personne hu\u00admaine incarn\u00e9e, devenue capable de nourrir en elle, sans discontinuit\u00e9, le Feu divin (cf. Jn. 14, 23 : inhabitation du Feu trine dans le C\u0153ur pur). \u00ab Celui qui franchira la barri\u00e8re de feu liquide atteindra la vraie connaissance de l&rsquo;Amour (XI, 12 b). \u00bb Il s&rsquo;agit des ondes de feu qui, selon les dispositions int\u00e9rieures, br\u00fblent ou transfigurent (cf. l&rsquo;\u00e9preuve du \u00ab fleuve de-feu \u00bb mentionn\u00e9e par A.-D. Grad) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote44sym\" name=\"sdfootnote44anc\"><sup>44<\/sup><\/a> ; pour r\u00e9ussir, il faut s&rsquo;\u00eatre constitu\u00e9 un noyau ign\u00e9 enti\u00e8rement positif et lib\u00e9r\u00e9 des scories, qui pourra rejoindre sans la moindre discordance la sph\u00e8re flamboyante de l&rsquo;Amour suressentiel. \u00c0 compl\u00e9ter par la juste interpr\u00e9tation de l&rsquo;ordre donn\u00e9 par Y H W H \u00e0 Mo\u00efse (Nombres, 21, 8) : \u00ab Fais-toi un s\u00e2r\u00e2ph et place-le sur une hampe. \u00bb C&rsquo;est-\u00e0-dire ma\u00eetrise ces \u00e9nergies br\u00fblantes qui investissent, p\u00e9n\u00e8trent, \u00e9branlent l&rsquo;homme, \u00e9cartes-en les dangers en les r\u00e9organisant de ta propre main, oriente-les vers le haut ; ainsi pourra circuler sans dommage le Feu artiste, vivificateur et transfigurateur (analogie avec la technique du Vajray\u00e2n\u00e2).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Dans le monde chr\u00e9tien, on attribuait en outre un pouvoir souverain \u00e0 la \u00ab pri\u00e8re de feu \u00bb, oratio ignita, qui avait pour fonction de concentrer et d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;ardeur tant par force de l&rsquo;appel que par la r\u00e9p\u00e9tition continue (cf., chez les soufis, le dhikr du C\u0153ur) <a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote45sym\" name=\"sdfootnote45anc\"><sup>45<\/sup><\/a>. Le symbole qui revient souvent dans l&rsquo;\u00e9vocation des \u00ab exercices \u00bb propres au yoga du feu int\u00e9rieur est celui du feu tournoyant : l&rsquo;\u00e9p\u00e9e ch\u00e9rubinique de Gen\u00e8se, III, 24, les roues et tourbillons enflamm\u00e9s, la giration des chakras, prononciation \u00ab tournoyante \u00bb du Nom de J\u00e9sus (H\u00e9sychios de Batos), les circuits de la \u00ab structure absolue \u00bb, etc. Il s&rsquo;agit d&rsquo;indiquer la plein manifestation d&rsquo;\u00e9nergies en mouvement autour d&rsquo;un centre : donc intensit\u00e9 ax\u00e9e, ordonn\u00e9 visant \u00e0 susciter des fr\u00e9quences vibratoire particuli\u00e8res, des sph\u00e8res \u00e9nerg\u00e9tiques diff\u00e9rentes du monde ambiant, et expression de la dynamique inh\u00e9rente au Feu artiste (cf. les Ophanim, les Galgalim de la Cabbale) dans tous les domaines qu&rsquo;il anime. On peut relier ce symbole celui du char de feu (Rekeb-Esh en II Rois, II, 11) : quadrige solaire, vision du premier chapitre d\u2019\u00c9z\u00e9chiel, et toute la mystique du \u00ab Tr\u00f4ne-Char \u00bb, de la Merkabah. C&rsquo;est alors de la dynamique th\u00e9andrique qu&rsquo;il est question, de l&rsquo;assimilation au Verbe cr\u00e9ateur du processus de constitution de l&rsquo;Homme de Feu (Aith) ou de l&rsquo;Homme-Dieu : le feu v\u00e9hicule fait voyager le feu d&rsquo;en bas \u00e0 la rencontre du Feu d&rsquo;en haut. Cependant, lorsque l&rsquo;homme s&rsquo;est r\u00e9alis\u00e9, les symboles statiques, ou de \u00ab repos \u00bb, viennent s&rsquo;ajouter au autres sans pour autant les faire dispara\u00eetre (dialectique n\u00e9cessaire) : ainsi le pilier flamboyant au-dessus de l&rsquo;Adepte, ou le Soleil z\u00e9nithal fixe, Sol Invictus, reli\u00e9 au chakra coronal en un trac\u00e9 victorieux de Feu-Lumi\u00e8re \u00ab Pour le Connaissant, il est toujours midi \u00bb affirme la Ch\u00e2ndogya Upanishad (III, 11, 3)<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">Ces br\u00e8ves consid\u00e9rations sur le feu nous on fait prendre conscience de l&rsquo;unit\u00e9 fondamentale du R\u00e9el tout entier : qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du cosmos et de ses lois, du Dieu vivant et de son activit\u00e9, de l&rsquo;homme et de sa vocation, le feu s&rsquo;offre toujours \u00e0 notre pens\u00e9e pour nous aider \u00e0 comprendre les Essences et les \u00c9nergies, le degr\u00e9s et les trajets, les similitudes et les assimilations. Pas de th\u00e9ologie ni d&rsquo;anthropologie authentiques sans feu ; pas de gnose, pas d&rsquo;asc\u00e8se, pas d&rsquo;art sans feu. Certes, il existe bien des feux diff\u00e9rents, mais ce sont de modalit\u00e9s de l&rsquo;Unique ; et c&rsquo;est le flamboiement \u2014 de la Rose \u00e9ternelle de Dante, ou de l&rsquo;oiseau S\u00eemorgh chez &lsquo;Att\u00e2r \u2014 qui donne la meilleure vision de la Pluri-unit\u00e9 divine. C&rsquo;est enfin le feu qui explicite le plus clairement cette th\u00e9urgie que nous devons tous r\u00e9aliser pour \u00eatre digne: de notre nature v\u00e9ritable, th\u00e9urgie que 1e Christ, parmi tant d&rsquo;autres, est venu r\u00e9instaurer : le sigle I.N.R.I. ne peut-il se lire : Igne Natura Renovatur Integra ? \u00ab Par le Feu, Cr\u00e9ature et Cr\u00e9ation, renouvel\u00e9es, atteignent leur pl\u00e9nitude. \u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><b>BIBLIOGRAPHIE SUR LE FEU<\/b><br \/>\nAlice A. Bailey, <i>Trait\u00e9 sur le Feu cosmique<\/i>, Gen\u00e8ve, \u00c9ditions Lucis, 1974.<br \/>\nJean-Pierre Bayard, <i>Le Feu<\/i>, Flammarion, 1958. <i>La Symbolique du Feu<\/i>, Payot, 1973. Bonne bibliographie.<br \/>\nBibliographie zur antiken Bildersprache, sous la dir,. de V. Pdschl, Heidelberg, Winter, 1964, s.v. Feuer.<br \/>\nYves-Albert Dauge, <i>Virgile, ma\u00eetre de sagesse<\/i>, Milan, Arch\u00e8, 1984, pp. 94-109 et Index s.v. Feu. Carl-Martin Edsman, <i>Le bapt\u00eame de feu<\/i>, Uppsala-Leipzig, 1940.<br \/>\nIgnis divinus. <i>Le feu comme moyen de rajeunissement et d&rsquo;immortalit\u00e9<\/i>, Lund, Gleerup, 1949.<br \/>\nMircea Eliade, <i>M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s et l&rsquo;Androgyne<\/i>, Gallimard, 1962, pp. 17-94. <i>Forgerons et Alchimistes<\/i>, Flammarion, 1977, nouv. \u00e9d.)<br \/>\nA.-D. Grad, <i>La Kabbale du Feu<\/i>, Dervy-Livres, 1972.<br \/>\nLa Voix Solaire, n\u00b0 20, 1967, num\u00e9ro enti\u00e8rement consacr\u00e9 au feu.<br \/>\nVoir aussi <i>Le th\u00e8me de la Lumi\u00e8re dans le Juda\u00efsme, le Christianisme et l&rsquo;Islam<\/i>, ouvrage collectif, Berg International, 1976.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">_________________________________________________________________________________<\/p>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir l&rsquo;<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">tude d&rsquo;Alice A. Bailey, bibliogr., et Paul Naudon, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les Loges de saint Jean et la philosophie <\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>sot<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>rique de la Connaissance<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Dervy-Livres, 1957, p. 63 sq., sur le Feu-Principe.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\">2<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Cf. Kostas Axelos, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>H<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>raclite et la philosophie<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Editions de Minuit, 1962, 96, 104 sq., 123 sq., 178 sq. <\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote3\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\">3<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Cf. l&rsquo;interpr<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">tation de la nature et de la fonction d&rsquo;Agni par Shr<\/span>\u00ee<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Aurobindo, qui s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs int<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ress<\/span>\u00e9\u00e0<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> H<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">raclite.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\">4<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir notre <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Virgile, ma<\/i><\/span><i>\u00ee<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>tre de sagesse<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, ainsi que notre article <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> L\u2019\u00c2me du Monde dans l&rsquo;En\u00e9ide <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Cahiers de l&rsquo;Universit<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Saint-Jean-de-J<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">rusalem, 6, 1980, pp. 203-204.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote5\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote5anc\" name=\"sdfootnote5sym\">5<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Novalis, <\/span><i>\u0152<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>uvres compl<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>tes<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, II, Gallimard, 1975, p. 191.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote6\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote6anc\" name=\"sdfootnote6sym\">6<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <i>Dialogues avec l&rsquo;Ange<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Aubier-Montaigne, 1976, p. 195.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote7\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote7anc\" name=\"sdfootnote7sym\">7<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <i>Dans une <\/i><\/span><i>\u00e2<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>me et un corps<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Gallimard, 1973, pp. 222-3.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote8\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote8anc\" name=\"sdfootnote8sym\">8<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Robert Laffont, 1975, pp. 220-1.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote9\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote9anc\" name=\"sdfootnote9sym\">9<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir R. Gu<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">non, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Symboles fondamentaux de la Science sacr<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>e<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Gallimard, 1962, pp. 361 sq., <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> La lumi<\/span>\u00e8<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">re et la pluie <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote10\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote10anc\" name=\"sdfootnote10sym\">10<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> H\u00e9sychios de Batos, cit\u00e9 par J. Bi\u00e8s dans <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Athos<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Dervy-Livres, 1980, p. 236.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote11\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote11anc\" name=\"sdfootnote11sym\">11<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir A.-D. Grad, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les clefs secr<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>tes d&rsquo;Isra<\/i><\/span><i>\u00eb<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>l<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Robert Laffont, 1973, p. 142. <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La Kabbale du Feu<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, bibliogr., p. 31 sq., cf. Epignosis, II, 1, 1983, p. 58.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote12\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote12anc\" name=\"sdfootnote12sym\">12<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Dans <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les t<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>moins de l&rsquo;invisible<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Le Livre de Poche <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, 1978, p. 273.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote13\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote13anc\" name=\"sdfootnote13sym\">13<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Robert Laffont, 1969, s.v. Feu, p. 351.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote14\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote14anc\" name=\"sdfootnote14sym\">14<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> P. G. 91, 1148. Cit<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> dans <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>treinte de feu<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">. L&rsquo;ic<\/span>\u00f4<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ne de la Trinit<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> de Roublov, par fr<\/span>\u00e8<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">re Daniel-Ange, Descl<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">e De Brouwer, 1980, p. 89.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote15\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote15anc\" name=\"sdfootnote15sym\">15<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Cf. L<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">o Schaya, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;Homme et l&rsquo;Absolu selon la Kabbale<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Dervy-Livres, 1977, p. 87 sq.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote16\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote16anc\" name=\"sdfootnote16sym\">16<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir Ren\u00e9 Roques, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;univers dionysien<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Aubier-Montaigne, 1954; p. 136 sq.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote17\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote17anc\" name=\"sdfootnote17sym\">17<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Pseudo-Denys, <\/span><i>\u0152<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>uvres compl<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>tes<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, trad. par Maurice de Gandillac, Paris, 1943, pp. 206-7.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote18\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote18anc\" name=\"sdfootnote18sym\">18<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Cf. Annick de Souzenelle, Le <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Lettre, chemin de vie<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Le Courrier du Livre, 1978, p. 161.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote19\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote19anc\" name=\"sdfootnote19sym\">19<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Sohravard<\/span>\u00ee<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;Archange empourpr<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Quinze trait\u00e9s et r\u00e9cits mystiques pr<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">sent<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">s par H. Corbin, Fayard, 1976, Trait<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> XIV, <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> L&rsquo;incantation de la S<\/span>\u00ee<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">morgh <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 450. H. Corbin, <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> De l&rsquo;<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">pop<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">e h<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ro<\/span>\u00ef<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">que <\/span>\u00e0<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> l&rsquo;<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">pop<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">e mystique <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Eranos-Jahrbuch 35, 1966, 177-239, p. 226 : <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> S<\/span>\u00ee<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">morgh ne se nourrit que de feu quiconque noue <\/span>\u00e0<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> son bras une plume de son plumage, passe <\/span>\u00e0<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> travers le feu sans <\/span>\u00ea<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">tre consum<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, car il est alors lui-m<\/span>\u00ea<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">me devenu de feu. <\/span>\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote20\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote20anc\" name=\"sdfootnote20sym\">20<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> J. Mallinger, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les secrets <\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>sot<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>riques dans Plutarque<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Paris, 1946, pp. 21-41, <\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Les secrets du Feu vivant <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 37.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote21\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote21anc\" name=\"sdfootnote21sym\">21<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir A.-D. Grad, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les clefs secr<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>tes<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, pp. 127 <\/span><a href=\"http:\/\/sq.et\"><span style=\"color: #000080;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">sq. et<\/span><\/span><\/span><\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> 171- 2.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote22\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote22anc\" name=\"sdfootnote22sym\">22<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> A.-D. Grad, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les clefs secr\u00e8tes<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, pp. 167-172 et 44 sq.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote23\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote23anc\" name=\"sdfootnote23sym\">23<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Dr Chauvet, \u00c9sot\u00e9risme<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i> de la Gen\u00e8se<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Limoges-Paris, 1946, tome II, pp. 381-2.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote24\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote24anc\" name=\"sdfootnote24sym\">24<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Cf. A.-D. Grad, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Le Golem et la connaissance<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, \u00c9ditions Dangles, 1978, pp. 63 <\/span><a href=\"http:\/\/sq.et\"><span style=\"color: #000080;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"text-decoration: none;\">sq. et<\/span><\/span><\/span><\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> 179-180 (le Golem : masse vitale, le pr<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">-homme ; Adam : corps, psych\u00e9, et \u00c2me embryonnaire ; Ish : L&rsquo;Homme spirituel cr\u00e9ateur).<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote25\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote25anc\" name=\"sdfootnote25sym\">25<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> H. Corbin, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Temple et contemplation<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Flammarion, 1980, p. 163.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote26\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote26anc\" name=\"sdfootnote26sym\">26<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Sur la m\u00e9daille du Campo dei Fiori, trouv\u00e9e en 1897 <\/span>\u00e0<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Rome, trois lettres h\u00e9bra\u00efques se lisent de part et d&rsquo;autre de la t\u00eate du Christ : Aleph, Yod, Shin, c&rsquo;est-\u00e0-dire hA Y Sh, A\u00efsh.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote27\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote27anc\" name=\"sdfootnote27sym\">27<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Cf. Epign\u00f4sis, I, 1, 1983, p. 27.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote28\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote28anc\" name=\"sdfootnote28sym\">28<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> M.-M. Davy, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Nicolas Berdiaev, l&rsquo;Homme du huiti<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>me jour<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Flammarion, 1964, p. 64.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote29\">\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; widows: 0; orphans: 0;\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote29anc\" name=\"sdfootnote29sym\">29<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir lama A. Govinda, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les fondements de la mystique tib\u00e9taine<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, tr. fr., Albin-Michel, 1960, p. 266 sq.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote30\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote30anc\" name=\"sdfootnote30sym\">30<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir Joachim Jeremias, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Paroles inconnues de J<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>sus<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, tr. fr., \u00c9ditions du Cerf, 1970, pp. 66-73. Jean Doresse, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les livres secrets des gnostiques d&rsquo;<\/i><\/span><i>\u00c9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>gypte<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, II, Plon, 1959, p. 191. H.-Ch. Puech, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>En qu<\/i><\/span><i>\u00ea<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>te de la Gnose<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, II, Gallimard, 1978, p. 263.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote31\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote31anc\" name=\"sdfootnote31sym\">31<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> H. Corbin, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;Homme de lumi<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>re dans le soufisme iranien<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, \u00c9dition Pr<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">sence, 1971, p. 132.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote32\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote32anc\" name=\"sdfootnote32sym\">32<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> H. Corbin, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>En Islam iranien<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, IV, Gallimard, 1972, p. 402.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote33\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote33anc\" name=\"sdfootnote33sym\">33<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Termes clefs de l&rsquo;indouisme. Sattva (principe de lumi<\/span>\u00e8<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">re), rajas (principe d&rsquo;instabilit<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, de violence) et tamas (principe de r<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">sistance, d&rsquo;obstruction) sont les trois modalit<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">s primordiales de la Nature, ou guna.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote34\">\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; widows: 0; orphans: 0;\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote34anc\" name=\"sdfootnote34sym\">34<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Paul Evdokimov, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>L&rsquo;Orthodoxie<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Neuch<\/span>\u00e2<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">tel (Suisse), Delachaux et Niestl<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, 1965, p. 77.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote35\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote35anc\" name=\"sdfootnote35sym\">35<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir C.-M. Edsman, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Le bapt<\/i><\/span><i>\u00ea<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>me de Feu<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, bibliogr.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote36\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote36anc\" name=\"sdfootnote36sym\">36<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Dhan-Gopal Mukerji, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Le Visage du Silence<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, tr. fr., <\/span>\u00c9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ditions Victor Attinger, 1932, p. 53. Cf. aussi, dans la liturgie mithriaque, ce qui concerne l&rsquo;<\/span>\u00ab<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> initiation du Lion <\/span>\u00bb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, sous le signe du Feu. Martin Vermaseren, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Mithra, ce dieux myst<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>rieux<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Paris-Bruxelles, <\/span>\u00c9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ditions Sequoia, 1960, pp. 121 <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"text-decoration: none;\">sq. et <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">144.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote37\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote37anc\" name=\"sdfootnote37sym\">37<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Robert Ambelain, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La notion gnostique du D<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>miurge<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, <\/span>\u00c9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">ditions Adyar, 1959, pp. 38 et 41-42.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote38\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote38anc\" name=\"sdfootnote38sym\">38<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Mircea Eliade, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>M<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>phistoph<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>l<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>s<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, bibliogr., p. 72.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote39\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote39anc\" name=\"sdfootnote39sym\">39<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir Laleh Bakhtiar, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Le Soufisme<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Seuil, 1977, p. 77.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote40\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote40anc\" name=\"sdfootnote40sym\">40<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Mircea Eliade, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>M<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>phistoph<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>l<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>s,<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> p. 77. A. de Souze\u00adnelle, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La Lettre, chemin de vie<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 143 ; <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Encyclop<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>die des Mystiques<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, sous la dir. de M.-M. Davy, Robert Laffont, 1972, p. 243.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote41\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote41anc\" name=\"sdfootnote41sym\">41<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Se reporter <\/span>\u00e0<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>La v<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>rit<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i> sur le Suaire de Turin<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, par K.E. Stevenson et G.R. Habermas, tr. fr., Fayard, 1981.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote42\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote42anc\" name=\"sdfootnote42sym\">42<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <i>Petite Philocalie de la pri<\/i><\/span><i>\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>re du C<\/i><\/span><i>\u0153<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>ur<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, trad. et pr<\/span>\u00e9<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">s. par Jean Gouillard, Seuil, 1968, Macariana, p. 48.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote43\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote43anc\" name=\"sdfootnote43sym\">43<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir Tara Micha<\/span>\u00eb<span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">l, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Clefs pour le Yoga<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, Seghers, 1975, p. 16 sq. Lama A. Govinda, <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>Les fondements de la mystique tib<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>taine<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 222 sq.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote44\">\n<p class=\"sdfootnote-western\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote44anc\" name=\"sdfootnote44sym\">44<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <i>Les clefs secr\u00e8<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>tes<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, p. 67.<\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote45\">\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; line-height: 100%; widows: 0; orphans: 0;\"><span style=\"font-family: Liberation Serif,serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote45anc\" name=\"sdfootnote45sym\">45<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> Voir <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"> <i>l&rsquo;Encyclop<\/i><\/span><i>\u00e9<\/i><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><i>die des Mystiques<\/i><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\">, pp. 186 et 193, Cassien.<\/span><\/p>\n<p class=\"sdfootnote-western\">\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9l\u00e9ment particuli\u00e8rement fascinant, le Feu n\u2019a cess\u00e9 d&rsquo;inspirer les po\u00e8tes, les psychologues, les th\u00e9ologiens, les mystiques, les gnostiques, les philosophes, comme symbole de l\u2019\u00c9nergie une et multiple, de la vie et de l&rsquo;action divines, de l&rsquo;essence de l&rsquo;homme, et des processus de transmutation. Ne pouvant tout dire sur un sujet aussi vaste, nous avons organis\u00e9 notre r\u00e9flexion sur les rapports entre Feu cosmique, Feu divin et Feu humain, pour une prise de conscience de l&rsquo;unit\u00e9 du dynamisme universel.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[810],"tags":[43,1262,47,127,1219],"class_list":["post-16273","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-yves-albert-dauge","tag-energie","tag-feu","tag-mystique","tag-symbolisme","tag-voie"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.0 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\u00c9l\u00e9ment particuli\u00e8rement fascinant, le Feu n\u2019a cess\u00e9 d&#039;inspirer les po\u00e8tes, les psychologues, les th\u00e9ologiens, les mystiques, les gnostiques, les philosophes, comme symbole de l\u2019\u00c9nergie une et multiple, de la vie et de l&#039;action divines, de l&#039;essence de l&#039;homme, et des processus de transmutation. Ne pouvant tout dire sur un sujet aussi vaste, nous avons organis\u00e9 notre r\u00e9flexion sur les rapports entre Feu cosmique, Feu divin et Feu humain, pour une prise de conscience de l&#039;unit\u00e9 du dynamisme universel.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2014-08-09T21:27:47+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"3e mill\u00e9naire\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"3e mill\u00e9naire\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"47 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\"},\"author\":{\"name\":\"3e mill\u00e9naire\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5\"},\"headline\":\"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge\",\"datePublished\":\"2014-08-09T21:27:47+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\"},\"wordCount\":9482,\"keywords\":[\"Energie\",\"Feu\",\"Mystique\",\"symbolisme\",\"voie\"],\"articleSection\":[\"Dauge Yves-Albert\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\",\"url\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\",\"name\":\"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website\"},\"datePublished\":\"2014-08-09T21:27:47+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/\",\"name\":\"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation\",\"description\":\"L&#039;Homme en devenir\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5\",\"name\":\"3e mill\u00e9naire\",\"url\":\"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","og_description":"\u00c9l\u00e9ment particuli\u00e8rement fascinant, le Feu n\u2019a cess\u00e9 d'inspirer les po\u00e8tes, les psychologues, les th\u00e9ologiens, les mystiques, les gnostiques, les philosophes, comme symbole de l\u2019\u00c9nergie une et multiple, de la vie et de l'action divines, de l'essence de l'homme, et des processus de transmutation. Ne pouvant tout dire sur un sujet aussi vaste, nous avons organis\u00e9 notre r\u00e9flexion sur les rapports entre Feu cosmique, Feu divin et Feu humain, pour une prise de conscience de l'unit\u00e9 du dynamisme universel.","og_url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/","og_site_name":"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","article_published_time":"2014-08-09T21:27:47+00:00","author":"3e mill\u00e9naire","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"3e mill\u00e9naire","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"47 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/"},"author":{"name":"3e mill\u00e9naire","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5"},"headline":"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge","datePublished":"2014-08-09T21:27:47+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/"},"wordCount":9482,"keywords":["Energie","Feu","Mystique","symbolisme","voie"],"articleSection":["Dauge Yves-Albert"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/","url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/","name":"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge - 3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website"},"datePublished":"2014-08-09T21:27:47+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/les-clefs-des-symboles-le-feu-par-yves-albert-dauge\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Les clefs des symboles : Le Feu par Yves-Albert Dauge"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#website","url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/","name":"3e mill\u00e9naire - Spiritualit\u00e9 - Connaissance de soi - Non-dualit\u00e9 - M\u00e9ditation","description":"L&#039;Homme en devenir","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/#\/schema\/person\/9a3a7cc4ccaa707f402d4394327106d5","name":"3e mill\u00e9naire","url":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16273","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16273"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16273\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16273"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16273"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16273"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}