{"id":4133,"date":"2010-07-30T20:06:23","date_gmt":"2010-07-30T19:06:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=4133"},"modified":"2010-07-30T20:29:42","modified_gmt":"2010-07-30T19:29:42","slug":"la-medecine-sacree-en-egypte-par-claudine-brelet-rueff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/la-medecine-sacree-en-egypte-par-claudine-brelet-rueff\/","title":{"rendered":"La m\u00e9decine sacr\u00e9e en  \u00c9gypte par Claudine Brelet-Rueff"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">(Revue Question De. No 5. 4<sup>e<\/sup> trimestre 1974)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La m\u00e9decine \u00e9gyptienne, pour une bonne part encore inconnue de nos jours, \u00e9tait aur\u00e9ol\u00e9e de la gloire et de l&rsquo;\u00e9nigme des dieux, mais elle \u00e9tait \u00e9galement, et d\u00e8s le IV<sup>e<\/sup> mill\u00e9naire avant notre \u00e8re, une science pr\u00e9cise, infiniment nuanc\u00e9e. Les th\u00e9rapies de l&rsquo;\u00e2ge pharaonique peuvent nous \u00e9tonner, m\u00e9langes de pr\u00e9cisions objectives et de formules magiques. Cependant, elles rec\u00e8lent d\u00e9j\u00e0 tout le devenir m\u00e9dical de la Gr\u00e8ce et de Rome, et de Rome jusqu&rsquo;\u00e0 nous. L\u2019article nous informe ici de ce qu&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;univers m\u00e9dical \u00e9gyptien.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En \u00c9gypte, science et religion sont \u00e9troitement li\u00e9es. Les m\u00e9decins-magiciens ne pr\u00e9tendent pas \u00eatre les auteurs des incantations et des exorcismes, des pr\u00e9parations m\u00e9dicamenteuses ou autres techniques th\u00e9rapeutiques : ils apprennent leur science et leur puissance dans les \u00ab Maisons de Vie \u00bb, sortes de temples-universit\u00e9s, l\u00e9gu\u00e9es directement par Thot, le dieu compatissant que R\u00e2, le dieu soleil, chargea de prot\u00e9ger l&rsquo;humanit\u00e9. Leur savoir leur vient directement des dieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Je suis sorti d&rsquo;H\u00e9liopolis avec les Grands des temples (les dieux), ceux qui d\u00e9tiennent la protection, les seigneurs de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9&#8230; Ils m&rsquo;ont donn\u00e9 leur protection ; j&rsquo;ai des formules qu&rsquo;a faites le Ma\u00eetre universel (le dieu soleil, R\u00e2) pour faire dispara\u00eetre la douleur caus\u00e9e par un dieu ou une d\u00e9esse, par un mort ou une morte&#8230; et qui est dans ma t\u00eate, dans mes vert\u00e8bres, dans mes \u00e9paules, dans ma chair, dans mes membres, et pour ch\u00e2tier le Calomniateur (le diable), le chef de ceux qui font entrer le d\u00e9sordre dans ma chair et la maladie dans mes membres, comme quelque chose qui entre dans ma chair, ma t\u00eate, mes \u00e9paules, mon corps, mes membres. J&rsquo;appartiens \u00e0 R\u00e2. Il a dit: \u00ab\u00a0C\u2019est moi qui prot\u00e9gerai le malade contre ses ennemis. Ce sera Thot son guide, lui qui fait parler les \u00e9crits et qui est l&rsquo;auteur des formules; il donne l&rsquo;habilet\u00e9 aux savants et aux m\u00e9decins-magiciens, ses disciples, pour soulager de la maladie celui que <em>Dieu <\/em>d\u00e9sire maintenir en vie.\u00a0\u00bb \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce texte provient du papyrus Ebers<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>, document le plus c\u00e9l\u00e8bre sur la m\u00e9decine \u00e9gyptienne et qui fut exhum\u00e9 \u00e0 Th\u00e8bes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Comment on devient m\u00e9decin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">H\u00e9rodote \u00e9crit: \u00ab\u00a0La m\u00e9decine est si sagement distribu\u00e9e en Egypte qu&rsquo;un m\u00e9decin ne s&rsquo;occupe que d&rsquo;une seule esp\u00e8ce de maladie et non de plusieurs. Tout y est plein de m\u00e9decins: les uns pour les yeux, les autres pour la t\u00eate, ceux-ci pour les dents, ceux-l\u00e0 pour les maux de ventre, d&rsquo;autres, enfin, pour les maladies Internes. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceci est sans doute valable pour la p\u00e9riode des Ptol\u00e9m\u00e9es. Mais, dans les p\u00e9riodes anciennes, les m\u00e9decins les plus r\u00e9put\u00e9s n&rsquo;\u00e9taient pas des sp\u00e9cialistes et ils pratiquaient la m\u00e9decine conjointement \u00e0 la magie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si, les temps des Pharaons ne connaissaient pas la sp\u00e9cialisation du m\u00e9decin, il existait n\u00e9anmoins des trait\u00e9s sp\u00e9cifiques pour chaque cat\u00e9gorie de maladie. Le papyrus Smith<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>, traduit et comment\u00e9 par J.-H. Breasted, r\u00e9v\u00e8le un ordre logique des connaissances, qui d\u00e9montre irr\u00e9futablement que les \u00c9gyptiens de l&rsquo;\u00e9poque pharaonique \u00e9taient loin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9pourvus d&rsquo;esprit scientifique, comme on l&rsquo;a cru si longtemps, pour en attribuer la paternit\u00e9 aux Grecs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois de plus, soulignons ici que nous ne tenons pas notre m\u00e9decine d\u2019Hippocrate en tant qu&rsquo;inventeur, mais que le \u00ab Vieillard de Cos \u00bb, grand initi\u00e9 des temples de Thot, fut charg\u00e9 par leurs pr\u00eatres et m\u00e9decins-magiciens de porter le flambeau de leurs connaissances jusqu&rsquo;\u00e0 une autre \u00e9tape du d\u00e9veloppement de l\u2019humanit\u00e9 occidentale<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une lecture attentive des trait\u00e9s d&rsquo;Hippocrate permet de reconstituer le chemin que doit parcourir celui qui devient pr\u00eatre et m\u00e9decin-magicien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Hippocrate, fid\u00e8le \u00e0 l&rsquo;enseignement des temps anciens de l&rsquo;\u00c9gypte, il est une premi\u00e8re et principale condition : le talent naturel. L&rsquo;\u00eatre dou\u00e9 de bonnes dispositions parviendra seul \u00e0 acqu\u00e9rir cet art qu&rsquo;on ne peut poss\u00e9der sans intelligence, qu&rsquo;il faut \u00e9tudier tant qu&rsquo;on est jeune, et dans un lieu propice \u00e0 cet apprentissage. Il faut, de plus, \u00eatre capable de travailler beaucoup et longtemps, commencer d&rsquo;\u00e9tudier de bonne heure et \u00eatre de bonnes m\u0153urs. Il existe encore une ultime condition : avoir le temps, qui seul donne la possibilit\u00e9 de fortifier, nourrir et m\u00fbrir toutes choses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hippocrate ajoute encore<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a> : \u00ab Les choses sacr\u00e9es ne doivent \u00eatre enseign\u00e9es qu&rsquo;aux personnes pures ; c&rsquo;est un sacril\u00e8ge de les communiquer aux profanes avant de les avoir initi\u00e9s aux myst\u00e8res de la science. \u00bb Cette petite phrase lue dans ses Prol\u00e9gom\u00e8nes doit inviter le curieux \u00e0 m\u00e9diter longuement sur l&rsquo;enseignement de celui qui a donn\u00e9 son nom au serment que pr\u00eatent toujours nos jeunes m\u00e9decins le jour de leur intronisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La <\/strong><strong>marche<\/strong><strong> du c\u0153ur et sa connaissance<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le signe hi\u00e9roglyphique qui repr\u00e9sente le c\u0153ur suspendu \u00e0 l&rsquo;art\u00e8re est compos\u00e9 phon\u00e9tiquement par trois signes qui signifient respectivement : la vibration ou l&rsquo;air, l&rsquo;\u00eatre individualis\u00e9 porteur de vie sur terre et la bouche par laquelle passe la respiration qui se manifeste dans le battement du c\u0153ur. Ce signe du c\u0153ur signifie \u00ab \u00eatre bon \u00bb. Il constitue la base \u00e0 partir de laquelle se forment d&rsquo;autres hi\u00e9roglyphes signifiant le bien, l&rsquo;utilit\u00e9, la beaut\u00e9. L&rsquo;intelligence se place au c\u0153ur pour les \u00c9gyptiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la num\u00e9ration du pouls remonte \u00e0 l&rsquo;\u00c9gypte pharaonique dans l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine occidentale<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>. \u00ab Le c\u0153ur parle \u00bb, dit le papyrus Ebers, la premi\u00e8re encyclop\u00e9die m\u00e9dicale. \u00ab Si l&rsquo;on met les doigts sur la t\u00eate, sur la nuque, les mains, les deux bras, les jambes, partout l&rsquo;on rencontre le c\u0153ur, car ses vaisseaux vont dans tous les membres. \u00bb Le c\u0153ur est un organe qui a toujours fascin\u00e9 les anciens \u00c9gyptiens. Deux mots le d\u00e9signent : haty ou ib. Parfois, le mot ib d\u00e9signe aussi l&rsquo;estomac qui est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab l&rsquo;ouverture du c\u0153ur\u00a0\u00bb. Une inscription de la XXII<sup>e<\/sup> dynastie nous laisse ce t\u00e9moignage : \u00ab Le c\u0153ur \u00bb est un dieu dont la chapelle est l&rsquo;estomac, et celui-ci se r\u00e9jouit quand les autres membres sont en f\u00eate. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/archives\/cbrt1.JPG\" border=\"\\&quot;0\\&quot;\" alt=\"\\&quot;\\&quot;\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le commencement du secret du m\u00e9decin est : connaissance de la marche du c\u0153ur et connaissance du c\u0153ur. Le papyrus Ebers contient un Trait\u00e9 tr\u00e8s ancien consacr\u00e9 sp\u00e9cifiquement au c\u0153ur et aux vaisseaux. Il se compose d&rsquo;un expos\u00e9 th\u00e9orique sur cet organe, ses fonctions et les \u00ab vaisseaux \u00bb, ainsi que d&rsquo;un recueil de gloses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mot metou est traduit par \u00ab vaisseaux \u00bb. Mais ce mot d\u00e9signe aussi ce que nous nommons muscles et ligaments. Ces metou, au nombre de quarante-six dans ce Trait\u00e9, sont d\u00e9crits comme des conduits creux remplis de liquides, de d\u00e9chets et d&rsquo;air.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le c\u0153ur, par l&rsquo;interm\u00e9diaire des metou, distribue l&rsquo;\u00e9nergie et r\u00e9gularise dans tous ses d\u00e9tails le fonctionnement r\u00e9gulier de l&rsquo;organisme humain. Le c\u0153ur, si\u00e8ge de l&rsquo;intelligence et de la bont\u00e9, est \u00e9galement le centre moteur et directeur du corps physique de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sang fait partie de ces liquides conduits par les metou.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le c\u00e9l\u00e8bre Trait\u00e9 de la marche et de la connaissance du c\u0153ur du papyrus Ebers, on peut lire : \u00ab Quatre metou vont aux deux oreilles, deux \u00e0 la droite et deux \u00e0 la gauche. Le souffle de vie entre par l&rsquo;oreille droite et le souffle de mort par l&rsquo;oreille gauche. Ou bien ce souffle de vie entre du c\u00f4t\u00e9 droit et le souffle de mort du c\u00f4t\u00e9 gauche. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les metou sont donc aussi bien conducteurs des forces de vie que des forces de mort. Et l&rsquo;on trouve dans les papyrus hi\u00e9ratiques de Leyde ces incantations : \u00ab Ouvrez vos bouches, \u00f4 metou d&rsquo;un tel, fils d&rsquo;une telle. Rejetez la maladie qui est en vous ! Et encore : \u00ab Je vous parle \u00e0 vous, ces metou qui avez re\u00e7u le mal. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les incantations et leurs pouvoirs<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00e9decine sacr\u00e9e \u00e9gyptienne est une th\u00e9rapeutique qui vise \u00e0 r\u00e9tablir chez le malade sa fr\u00e9quence vibratoire. Le verdict du m\u00e9decin est prononc\u00e9 selon les trois expressions suivantes : \u00ab Maladie que je traiterai \u00bb (pronostic favorable) ; \u00ab Maladie que je combattrai \u00bb (pronostic douteux) ; \u00ab Maladie que je ne traiterai pas \u00bb&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le m\u00e9decin-magicien a recours aux incantations pour permettre au malade de se \u00ab brancher en prise directe sur la vie \u00bb, d&rsquo;une part, et, d&rsquo;autre part, aux rem\u00e8des qui renforcent le terrain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici ce qu&rsquo;explique un m\u00e9decin-magicien qui v\u00e9cut sous le r\u00e8gne de Rams\u00e8s 1<sup>er<\/sup> : \u00ab Je viens de l&rsquo;\u00e9cole de m\u00e9decine d&rsquo;H\u00e9liopolis, o\u00f9 les ma\u00eetres v\u00e9n\u00e9rables du grand temple m&rsquo;ont inculqu\u00e9 leur art de gu\u00e9rir ; je viens aussi de l&rsquo;\u00e9cole gyn\u00e9cologique de Saris, o\u00f9 les divines m\u00e8res m&rsquo;ont dict\u00e9 leurs prescriptions. J&rsquo;ai en ma possession les incantations dict\u00e9es par Osiris lui-m\u00eame, et mon guide fut toujours le dieu Toth, Toth, l&rsquo;inventeur de la parole et de l&rsquo;\u00e9criture, l&rsquo;auteur de tant de prescriptions infaillibles ; Toth qui donne gloire et pouvoir aux m\u00e9decins et aux magiciens qui suivent ses pr\u00e9ceptes. Les incantations sont excellentes pour les rem\u00e8des et les rem\u00e8des excellents pour les incantations. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe des incantations qui sont d&rsquo;une application tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale, car leur pouvoir est des plus grands. Elles ne sont pas accompagn\u00e9es de l&rsquo;indication d&rsquo;un traitement et semblent agir par leur seule puissance surnaturelle. Mais il faut pour cela que le malade conclue en s&rsquo;\u00e9criant : \u00ab Je suis, moi, celui que Dieu d\u00e9sire maintenir en vie \u00bb, \u00e0 la fin du discours de R\u00e0 psalmodi\u00e9 par le m\u00e9decin-magicien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certaines incantations sont sp\u00e9cifiques des m\u00e9dications internes qu&rsquo;elles doivent accompagner chaque fois que le malade avale une potion : \u00ab Allez, rem\u00e8des ! Allez et chassez ce qui est dans mon c\u0153ur et dans mes membres&#8230; \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, le plus souvent, les incantations n&rsquo;op\u00e8rent que par le moyen d&rsquo;un substrat mat\u00e9riel, d\u00e9termin\u00e9 selon chaque maladie, c&rsquo;est-\u00e0-dire par le moyen d&rsquo;une pr\u00e9paration m\u00e9dicamenteuse \u00e0 base de produits naturels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Amulettes et talismans<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfois, la th\u00e9rapeutique du m\u00e9decin-magicien ordonne de porter en pendentif, dans une amulette, la formule magique de l&rsquo;incantation \u00e9crite sur un petit morceau de papyrus. Les amulettes sont tr\u00e8s nombreuses et fort vari\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La croix ans\u00e9e, l&rsquo;Ankh, dont l&rsquo;hi\u00e9roglyphe signifie \u00ab\u00a0vivre \u00bb, figure en bonne place<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>. De tous temps, symbole d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, parce que les lignes qui la dessinent partent vers l&rsquo;infini et jamais ne se rencontrent, la croix d&rsquo;\u00c9gypte porte en sa partie sup\u00e9rieure une anse que l&rsquo;on peut rapporter \u00e0 l&rsquo;hi\u00e9roglyphe qui figure une boucle de corde et signifie \u00ab conjuration \u00bb, ou \u00ab lier par les mots \u00bb. L&rsquo;Ankh symbolise donc, au niveau du microcosme, l&rsquo;homme (l&rsquo;anse repr\u00e9sente sa t\u00eate ou le soleil de sa raison, le principe qui l&rsquo;anime ; la barre, ses bras \u00e9lev\u00e9s vers le ciel ou tendus vers la terre ; le trait vertical, le corps de l&rsquo;homme entre le ciel et la terre). Au niveau macrocosmique, l&rsquo;Ankh repr\u00e9sente les trois \u00e9l\u00e9ments : soleil, ciel et terre. Vue sous l&rsquo;angle du talisman, la croix ans\u00e9e est la mat\u00e9rialisation de toute incantation faisant appel au processus de la Vie dans l&rsquo;homme, v\u00e9ritable n\u0153ud magique ou secret de la combinaison sp\u00e9cifique d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments qui forment un individu et son destin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les symboles que figurent les amulettes et talismans sont innombrables. Parmi les plus importants : le pilier Djed ou \u00ab colonne humaine \u00bb, le Scarab\u00e9e ou \u00ab Khepera \u00bb, ou l&rsquo;\u0153il oudjat, qui est la manifestation visible de l&rsquo;action de R\u00e2, encore appel\u00e9 \u00ab le soleil dans la bouche \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/archives\/cbrt2.JPG\" border=\"\\&quot;0\\&quot;\" alt=\"\\&quot;\\&quot;\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/archives\/cbrt3.JPG\" border=\"\\&quot;0\\&quot;\" alt=\"\\&quot;\\&quot;\" \/><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"\/images\/archives\/cbrt4.JPG\" border=\"\\&quot;0\\&quot;\" alt=\"\\&quot;\\&quot;\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>LA TECHNIQUE DE LA MOMIFICATION<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00c9gyptiens prenaient grand soin des corps apr\u00e8s la mort pour en assurer la r\u00e9surrection. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas les m\u00e9decins qui pratiquaient la momification. Elle \u00e9tait confi\u00e9e \u00e0 des techniciens sp\u00e9cialis\u00e9s. Les d\u00e9pouilles des morts \u00e9taient conserv\u00e9es au moyen de r\u00e9sines et d&rsquo;essences dont ces techniciens devaient les recettes \u00e0 Thot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois ou quatre jours apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s, le corps \u00e9tait remis aux embaumeurs qui, pendant les soixante-dix jours rituels de l&#8217;embaumement, allaient pratiquer dix-sept incisions permettant de ne conserver que l&rsquo; \u00ab enveloppe \u00bb du d\u00e9funt. L&#8217;embaumement se faisait dans une chambre contenant une table d&rsquo;autopsie, en bois ou en pierre, et comportant alors une sorte de cuvette vers les pieds \u2014 cuvette destin\u00e9e \u00e0 recevoir les liquides organiques ou les eaux de lavage. Le corps \u00e9tait pos\u00e9 sur quatre billots de bois, sous les pieds, le bassin, les \u00e9paules et la t\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;<em>exc\u00e9r\u00e9bration<\/em> \u00e9tait pratiqu\u00e9e par l&rsquo;introduction, dans les narines, d&rsquo;un fer courb\u00e9 en crochet, permettant l&rsquo;extraction de la substance c\u00e9r\u00e9brale qui s&rsquo;\u00e9coulait par le nez, apr\u00e8s que le cadavre avait \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9 sur le ventre. Ce crochet mesurait environ 30 cm. La tr\u00e9panation a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus rarement pratiqu\u00e9e pour obtenir ce \u00ab curetage c\u00e9r\u00e9bral \u00bb. Les embaumeurs introduisaient ensuite par l&rsquo;entonnoir nasal une substance liqu\u00e9fi\u00e9e, r\u00e9sine ou bitume, prenant en masse par refroidissement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;<em>\u00e9visc\u00e9ration<\/em> \u00e9tait pratiqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide de couteaux de silex ou d&rsquo;obsidienne : \u00ab\u00a0Avec une pierre \u00e9thiopienne aiguis\u00e9e, ils fendent le flanc, font sortir les intestins de l&rsquo;abdomen \u00bb, nous dit H\u00e9rodote. Puis une sorte de couteau, assez large et en forme de crochet \u00e9tait introduit dans la cavit\u00e9 abdominale pour enlever le c\u0153ur, la rate, le foie, les poumons, les intestins, les reins, la vessie. Parfois, le c\u0153ur et les reins \u00e9taient laiss\u00e9s en place. Comme pour le cr\u00e2ne, les embaumeurs faisaient des coul\u00e9es de plombage, bitume ou r\u00e9sine, dans la cavit\u00e9 thoraco-abdominale. Un gros tampon de chiffons de toile impr\u00e9gn\u00e9s de r\u00e9sine emplissait le petit bassin, un autre, la fosse iliaque. L&rsquo;amputation du p\u00e9nis et des testicules \u00e9tait parfois pratiqu\u00e9e. On les laissait entre les cuisses de la momie, sans plus aucune insertion anatomique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un <em>bain de natron<\/em> permettait d&rsquo;impr\u00e9gner les parties les plus molles du corps du fameux \u00ab liquide conservateur \u00bb, soude naturelle compos\u00e9e de bicarbonate, carbonate, sulfate et chlorure de soude, provenant des lacs sal\u00e9s du d\u00e9sert de Libye, en Basse-\u00c9gypte, et de Mahamet, en Haute-\u00c9gypte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les <em>globes oculaires<\/em> \u00e9taient \u00e9nucl\u00e9\u00e9s et les orbites combl\u00e9es par plombage de r\u00e9sine ou, dans des cas plus rares, d&rsquo;oignons, de boulettes de chiffons, une plaque de verre, d&rsquo;\u00e9mail ou de pierre dessinant l&rsquo;\u0153il. De petits morceaux de toile tenaient les paupi\u00e8res ouvertes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;<em>emmaillotement<\/em> \u00e9tait constitu\u00e9 par des bandes de toiles pl\u00e2tr\u00e9es, enroul\u00e9es autour du corps par deux personnes situ\u00e9es de part et d&rsquo;autre du corps, \u00e9tendu en porte-\u00e0-faux. Entre les bandes venaient s&rsquo;ins\u00e9rer des paquets de linges destin\u00e9s \u00e0 rendre au corps l&rsquo;aspect du volume qu&rsquo;il avait avant l&#8217;embaumement. Plusieurs centaines de m\u00e8tres de bandes \u00e9taient n\u00e9cessaires, leur largeur variant entre 4 et 14 cm. Enfin, un linceul venait recouvrir \u00e9troitement le corps, s&rsquo;arr\u00eatant au cou, aux poignets et aux chevilles, moulant les bras et enveloppant s\u00e9par\u00e9ment les jambes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des vases canopes recevaient les organes. Cette coutume, apparue vers la fin de la IV<sup>e<\/sup> dynastie, s&rsquo;est maintenue jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque romaine (sous les Ptol\u00e9m\u00e9es), o\u00f9 apparut l&rsquo;usage de laisser mac\u00e9rer les cadavres dans du bitume bouillant. Les vases canopes \u00e9taient d\u00e9pos\u00e9s \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du sarcophage contenant le cercueil couvert de formules et d&rsquo;images protectrices.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/archives\/cbrt5.JPG\" border=\"\\&quot;0\\&quot;\" alt=\"\\&quot;\\&quot;\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/archives\/cbrt6.JPG\" border=\"\\&quot;0\\&quot;\" alt=\"\\&quot;\\&quot;\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les secrets de l&rsquo;aromath\u00e9rapie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est en \u00c9gypte qu&rsquo;est n\u00e9e l&rsquo;aromath\u00e9rapie ou traitement des maladies par les essences des plantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00c9gyptiens ont invent\u00e9 la distillation du vin et celle de la r\u00e9sine de c\u00e8dre. L&rsquo;essence de c\u00e8dre, ou t\u00e9r\u00e9benthine, ainsi que le parfum des plantes sous forme d&rsquo;huile distill\u00e9e sont des d\u00e9couvertes de leurs savants. Leurs secrets furent oubli\u00e9s lors de la d\u00e9cadence gr\u00e9co-romaine. Les Arabes les red\u00e9couvrirent entre les VIII<sup>e<\/sup> et XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles. Pour distiller les bois odorif\u00e9rants et obtenir des essences \u00e0 partir des aromates et des \u00e9pices, voici comment les \u00c9gyptiens proc\u00e9daient usuellement :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des morceaux de bois, les feuilles et les tiges \u00e9taient plac\u00e9s dans un vase d&rsquo;argile que l&rsquo;on pla\u00e7ait sur un feu. Son orifice \u00e9tait bouch\u00e9 par des fibres de coton dispos\u00e9es sur des nattes de roseau. Les essences \u00e9taient recueillies ensuite par simple pression du coton impr\u00e9gn\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est le premier proc\u00e9d\u00e9 de distillation, facile \u00e0 reproduire pour ceux qui s\u00e9journent \u00e0 la campagne. Il est \u00e0 l&rsquo;origine de nos liqueurs et de nos parfums.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voyons, parmi les plantes, quelles sont celles les plus fr\u00e9quemment utilis\u00e9es par la m\u00e9decine \u00e9gyptienne. Tout d&rsquo;abord l&rsquo;ail et l&rsquo;oignon, fort pris\u00e9s \u00e0 la table des anciens \u00c9gyptiens comme des modernes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ail doit son odeur tr\u00e8s particuli\u00e8re \u00e0 une huile essentielle tr\u00e8s volatile, constitu\u00e9e presque totalement par le sulfure d&rsquo;allyle. H\u00e9rodote rapporte qu&rsquo;une inscription grav\u00e9e sur la pyramide de Gizeh disait que les ouvriers qui participaient \u00e0 sa construction recevaient chaque matin une gousse d&rsquo;ail, \u00e0 cause de ses propri\u00e9t\u00e9s tonifiantes et antiseptiques. Ses vertus sont telles qu&rsquo;une simple gousse d&rsquo;ail peut presque \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une panac\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;oignon \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme plante sacr\u00e9e, et on le trouve repr\u00e9sent\u00e9 sur les fresques des tombeaux : des pr\u00eatres en d\u00e9posent des bouquets sur des autels fun\u00e9raires. Pour le peuple, il rempla\u00e7ait souvent la viande. Un proverbe m\u00e9di\u00e9val nous a conserv\u00e9 cet usage :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 210px;\">\u00ab\u00a0Si tu te trouves sans chapon,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 210px;\">sois content de pain et d&rsquo;oignon ! \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;oignon est riche en sucre, en sels min\u00e9raux et en vitamines. C&rsquo;est un excellent stimulant du syst\u00e8me nerveux, h\u00e9patique et r\u00e9nal. Il est antiscorbutique, anti-infectieux et antiseptique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les parfums magiques<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Partout, en \u00c9gypte, des br\u00fble-parfum. Dans les temples, dans les palais, jusque dans les maisons des plus humbles. L&rsquo;hi\u00e9roglyphe qui repr\u00e9sente le br\u00fble-parfum exprime aussi l&rsquo;\u00e2me, <em>B\u00e2<a href=\"#_ftn7\"><strong>[7]<\/strong><\/a><\/em>, qui s&rsquo;envole du corps du d\u00e9funt et figure sur de nombreux sarcophages que l\u2019on peut voir au mus\u00e9e du Caire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les fumigations peuvent avoir d&rsquo;extraordinaires propri\u00e9t\u00e9s sur l&rsquo;organisme. Cela peut para\u00eetre surprenant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour comprendre, il est indispensable de savoir qu&rsquo;un bon fonctionnement naso-respiratoire est synonyme d&rsquo;un bon \u00e9quilibre psychosomatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la tradition de Thot, le nez est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0le centre du cr\u00e2ne \u00bb. C&rsquo;est un v\u00e9ritable \u00ab cerveau nasal \u00bb qui y prend racine. On le nomme rhinenc\u00e9phale<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les centres c\u00e9r\u00e9braux sont en rapport avec les fosses nasales, et donc avec le sens olfactif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains parfums peuvent d\u00e9velopper des capacit\u00e9s d&rsquo;intuition, de pr\u00e9monition ou \u00ab vision directe \u00bb. Ainsi le bitume br\u00fbl\u00e9 permet-il aux pr\u00eatres et m\u00e9decins-magiciens de reconna\u00eetre les pr\u00e9dispositions \u00e0 l&rsquo;\u00e9pilepsie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La toxique jusquiame<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a> est m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 tous les parfums des temples, et c&rsquo;est elle qui leur donnait un pouvoir tr\u00e8s particulier. Du suc de jusquiame, de cigu\u00eb, d&rsquo;if de barbasse, de santal rouge et de pavot noir m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 de l&rsquo;essence d&rsquo;iris et de f\u00e9rule permet de faire appara\u00eetre les \u00ab esprits \u00bb. Mais la jusquiame peut provoquer la paralysie, et m\u00eame la mort. Malheur \u00e0 celui qui ne sait l&rsquo;utiliser ! Le basilic entre \u00e9galement dans la composition des produits employ\u00e9s pour embaumer les d\u00e9funts. Son essence, qu&rsquo;une force obtenue par distillation des feuilles a pour vertu de gu\u00e9rir l&rsquo;\u00e9pilepsie ou, au moins de calmer les crises \u00e9pilepto\u00efdes, de \u00ab calmer les nerfs \u00bb. La plupart des plantes aromatiques viennent du pays m\u00eame ou, le plus souvent quand elles sont import\u00e9es, du pays de Pount (la Somalie). Le papyrus Ebers mentionne que la reine Hatchepsout (son r\u00e8gne s&rsquo;\u00e9tendit de 1520 \u00e0 1505 av. J.-C.) y envoyait chaque ann\u00e9e des vaisseaux en exp\u00e9dition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette longue \u00e9tude consacr\u00e9e aux plantes, permet de souligner que le r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal pr\u00e9domine dans les m\u00e9dicaments compos\u00e9s par les m\u00e9decins-magiciens de l&rsquo;\u00c9gypte antique. Toutefois, le r\u00e8gne animal fournit quelques produits, particuli\u00e8rement dans le domaine de la chirurgie : par exemple, la graisse du lion, de l&rsquo;hippopotame, le sang du l\u00e9zard, de la chauve-souris, les excr\u00e9ments du crocodile, de la gazelle, des mouches, du p\u00e9lican, les \u00e9cailles de tortue, etc. Le r\u00e8gne min\u00e9ral fournit \u00e9galement un certain nombre de m\u00e9dications : \u00e9clats de silex, p\u00e9trole, natron, ocre jaune, marbre, etc. Citons le memphitis, ou marbre du Caire, dont Pline nous rapporte qu&rsquo;il \u00e9tait utilis\u00e9 sous forme de poudre m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 du vinaigre : \u00ab Cette composition endort si bien les parties o\u00f9 on l&rsquo;applique, dit-il, que le chirurgien peut couper ou caut\u00e9riser sans que le malade ressente de douleur. \u00bb Effectivement, le vinaigre ou acide ac\u00e9tique produit, au contact du carbonate de chaux qui compose le marbre, une certaine quantit\u00e9 de gaz carbonique qui peut agir localement comme anesth\u00e9sique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Comment diagnostiquer une grossesse<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00c9gyptiens ont, les premiers, con\u00e7u l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;existence d&rsquo;hormones sexuelles dans les urines de la femme enceinte : \u00ab Tu laisses la femme boire du jus de dattes dans du vin. Si elle le vomit tout de suite, elle est enceinte. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici une autre formule \u00e9gyptienne : \u00ab Pour savoir si la femme est enceinte, fais-lui des fumigations ; si elle vomit tout de suite, elle n&rsquo;est pas enceinte. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre moyen de pronostic : \u00ab Mettre sur la vulve de la\u00a0 femme un bulbe d&rsquo;oignon qu&rsquo;elle laisse toute la nuit jusqu\u2019au lever du soleil. Si elle sent l&rsquo;oignon par la bouche, la femme est enceinte. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00c9gyptiens, qui connaissaient l&rsquo;iridologie, utilisaient \u00e9galement ce moyen de diagnostic : \u00ab Tu laisses la femme debout dans le couloir derri\u00e8re la\u00a0 porte, que tu ouvres pour donner de la lumi\u00e8re sur son visage. Tu examines ses yeux. Si tu trouves qu&rsquo;un \u0153il ressemble \u00e0 un Asiatique et l&rsquo;autre \u00e0 un N\u00e8gre, cette femme n&rsquo;est pas enceinte. Si les deux yeux sont de la m\u00eame couleur, c&rsquo;est qu&rsquo;elle enfantera. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Gar\u00e7on ou fille?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant au pronostic pr\u00e9coce du sexe de l&rsquo;enfant \u00e0 na\u00eetre, il est un moyen fort simple qui nous est parvenu par le papyrus de Berlin (1350 avant J.-C.) : \u00ab Des grains de bl\u00e9 et d&rsquo;orge sont plac\u00e9s dans deux sacs, puis arros\u00e9s chaque jour d&rsquo;urine par la femme enceinte. Si l&rsquo;orge croit seule, ce sera une fille ; si le bl\u00e9 cro\u00eet seul, ce sera un gar\u00e7on ; si rien ne pousse, il n&rsquo;y a pas de grossesse. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Yoga \u00e9gyptien et sommeil sacr\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nous faudrait encore parler du yoga des \u00c9gyptiens, sur lequel la statuaire pharaonique est une source in\u00e9puisable de renseignements. Nous ne pouvons que conseiller aux lecteurs int\u00e9ress\u00e9s l&rsquo;ouvrage du ma\u00eetre iranien Otoman Zar-Adusht Hanish : <em>L&rsquo;art de la respiration<a href=\"#_ftn10\"><strong>[10]<\/strong><\/a><\/em>. De m\u00eame, il faudrait faire entrer dans cette \u00e9tude sur la m\u00e9decine sacr\u00e9e en \u00c9gypte tout ce qu\u2019en a dit Rudolf Steiner, le fondateur de la m\u00e9decine anthroposophique. Dans son ouvrage <em>Mythes et myst\u00e8res \u00e9gyptiens (\u00e9dition Triades 1971)<\/em>, il a \u00e9voqu\u00e9 un autre aspect de la m\u00e9decine \u00e9gyptienne : le sommeil sacr\u00e9. \u00ab Celui qui souffrait de quelque trouble de la sant\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas, en ce temps-l\u00e0, soign\u00e9 uniquement \u00e0 l&rsquo;aide de rem\u00e8des ext\u00e9rieurs ; il n&rsquo;en existait que rarement. Le plus souvent, le malade allait dans le temple o\u00f9 on l&rsquo;endormait. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas un sommeil ordinaire, mais un sommeil somnambulique si profond que le malade \u00e9tait capable d&rsquo;avoir non seulement des r\u00eaves chaotiques, mais de v\u00e9ritables visions. Pendant ce sommeil, il percevait des formes \u00e9th\u00e9riques dans le monde spirituel, et les mages, qui connaissaient l&rsquo;art d&rsquo;agir sur ces visions, dirigeaient ces r\u00eaves de telle fa\u00e7on que des forces puissantes y p\u00e9n\u00e9traient, harmonisant et ordonnant le corps dont les forces vitales \u00e9taient en disharmonie et en d\u00e9sordre. Ce n&rsquo;\u00e9tait possible que gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;att\u00e9nuation de la conscience du moi. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ce faire, les pr\u00eatres-m\u00e9decins utilisaient l&rsquo;hypnotisme. Pour prolonger dans certains cas les effets de cette th\u00e9rapeutique, ils utilisaient une autre forme d&rsquo;hypnotisme, la suggestion \u00e0 distance<a href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>, gr\u00e2ce \u00e0 leur capacit\u00e9 de concentration mentale et de conscience imaginative qui leur avait permis de gravir les plus hauts grades de l&rsquo;initiation.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Claudine Brelet-Rueff<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Incantation pour gu\u00e9rir les maladies des yeux<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque la corn\u00e9e se couvre de taies blanches obscurcissant la vue, il est recommand\u00e9 de psalmodier: \u00ab\u00a0Il y a du bruit dans le ciel du sud depuis la tomb\u00e9e de la nuit, et de l&rsquo;orage dans le ciel du nord. Un monceau de t\u00eates tranch\u00e9es est tomb\u00e9 dans l&rsquo;eau. L&rsquo;\u00e9quipage de R\u00e0 enfonce les pieux d&rsquo;amarrage parce que des t\u00eates sont tomb\u00e9es dans l&rsquo;eau. Qui donc rapportera ce monceau de t\u00eates? C&rsquo;est moi qui le trouverai. J&rsquo;ai rapport\u00e9 vos t\u00eates. J&rsquo;ai rattach\u00e9 vos vert\u00e8bres cervicales. J&rsquo;ai remis en place vos t\u00eates coup\u00e9es pour que vous \u00e9cartiez le mal qui m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette incantation est \u00e0 r\u00e9citer sur de la bile de tortue. A piler dans du miel et \u00e0 placer sur le \u00ab dos des yeux \u00bb (paupi\u00e8res).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour certains auteurs, le fils de Tobie serait all\u00e9 en \u00c9gypte pour trouver un rem\u00e8de \u00e0 la c\u00e9cit\u00e9 de son p\u00e8re (Tobie, X, 11-12). De plus, selon Meyerhof (L&rsquo;op\u00e9ration de la cataracte du chirurgien Antylle d&rsquo;Alexandrie, Le Caire, 1932), les \u00c9gyptiens auraient pratiqu\u00e9 couramment l&rsquo;op\u00e9ration de la cataracte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>L&rsquo;ail et la bonne sant\u00e9 <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des gousses d&rsquo;ail plac\u00e9es dans un sachet ou en collier et fix\u00e9es au cou pr\u00e9viennent les maladies infectieuses en cas d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une ou deux gousses d&rsquo;ail prises chaque matin permettent de rester en bonne sant\u00e9. Pour \u00e9viter les inconv\u00e9nients d&rsquo;une \u00ab\u00a0haleine forte \u00bb, il suffit de m\u00e2cher ensuite deux ou trois grains de caf\u00e9, ou quelques grains d&rsquo;anis ou de cumin, une pomme ou une branche de persil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour d\u00e9truire les parasites intestinaux, il suffit de r\u00e2per trois ou quatre gousses d&rsquo;ail dans un bol de lait et de boire le m\u00e9lange le lendemain matin \u00e0 jeun, apr\u00e8s avoir laiss\u00e9 l&rsquo;ail mac\u00e9rer toute la nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Les bons traitements de l&rsquo;oignon <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tr\u00e8s fine pellicule qui se trouve entre chaque couche de l&rsquo;oignon constitue un excellent pansement antiseptique qu&rsquo;il suffit de maintenir \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un linge sur les plaies, les coupures, les br\u00fblures, les ulc\u00e8res et les panaris. Cuit, on l&rsquo;utilise en cataplasme contre les abc\u00e8s, les furoncles et les h\u00e9morro\u00efdes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Coup\u00e9 en deux, l&rsquo;oignon \u00e9loigne les moustiques de l&rsquo;endroit o\u00f9 on le place. Pour soulager les piq\u00fbres d&rsquo;insectes, frotter la r\u00e9gion douloureuse avec un morceau d&rsquo;oignon frais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut savoir, enfin, que l&rsquo;\u00ab encre sympathique \u00bb des messages secrets n&rsquo;est, en fait, que du jus d&rsquo;oignon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Recette pour prendre soin de<\/em><\/strong> <strong><em>ses dents<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Soucieux de leur esth\u00e9tique, les \u00c9gyptiens prenaient grand soin de leurs dents. Le papyrus Ebers  conseille : Pour faire dispara\u00eetre un ulc\u00e8re dans les dents et raffermir les gencives : une partie de fenouil, une partie de fruits entaill\u00e9s du sycomore, une partie d&rsquo;anis, une partie de miel, une partie de r\u00e9sine de t\u00e9r\u00e9binthe, une partie d&rsquo;eau. Laisser ce m\u00e9dicament \u00e0 la fra\u00eecheur de la nuit, puis m\u00e2cher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Recette pour avoir une belle chevelure<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Riche en recettes fort vari\u00e9es,  le papyrus Ebers livre le secret d&rsquo;une belle chevelure, ou pour faire repousser les cheveux \u2014 ou les faire tomber chez une rivale ! \u2014 ou combattre leur blanchiment. Nous vous livrons ici quelques-uns de ces secrets : La chevelure d&rsquo;une femme devient plus fournie gr\u00e2ce aux graines de ricin que l&rsquo;on broie, r\u00e9duit en masse et transforme en huile ; s&rsquo;en oindre la t\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour que tombent les cheveux : un ver cuit et bouilli avec de l&rsquo;huile de ben. A mettre sur la t\u00eate de la femme ha\u00efe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>LE COMMERCE DES MOMIES EN EUROPE <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains m\u00e9decins sont all\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 consid\u00e9rer la momie comme une m\u00e9dication, surtout gr\u00e2ce \u00e0 ses parties r\u00e9sineuses et asphalt\u00e9es. D\u00e9j\u00e0 dans l&rsquo;Antiquit\u00e9, l&rsquo;asphalte \u00e9tait connu pour ses propri\u00e9t\u00e9s apaisantes ; cet asphalte fut appel\u00e9 \u00ab mum \u00bb. Pourtant, il ne faut pas s&rsquo;\u00e9tonner qu&rsquo;un\u00a0 intense commerce de la momie se soit \u00e9tabli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce commerce prit naissance, en Europe, lors du retour des croisades, avec une telle ampleur que, lorsque la source d&rsquo;approvisionnement (les tombes viol\u00e9es par les B\u00e9douins) tarit, de fausses \u00ab mumies \u00bb furent fabriqu\u00e9es. Guy de La Fontaine, m\u00e9decin du roi Henri IV, put ainsi voir \u00e0 Alexandrie, en 1564, quarante momies dans l&rsquo;entrep\u00f4t d&rsquo;un n\u00e9gociant palestinien qui les avait fabriqu\u00e9es lui-m\u00eame. Le Dr Naguib Riad, dans son livre, La m\u00e9decine au temps des pharaons (Librairie Maloine, 1955), raconte de quelle fa\u00e7on :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait des morts quelconques, de pr\u00e9f\u00e9rence des esclaves dont on ne doit compte \u00e0 personne. L&rsquo;industriel en momies ne se souciait ni de la maladie qui les avait fait mourir, ni du sexe, ni de l&rsquo;\u00e2ge. Il les pr\u00e9parait, les enduisait de poix des Indes et les emballait dans des tissus tremp\u00e9s d&rsquo;asphalte fondu. Au bout de deux ou trois mois, il avait une momie pr\u00e9sentable&#8230; \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Europ\u00e9ens, \u00e0 leur tour, essay\u00e8rent cette recette. Bient\u00f4t la momie encombra le march\u00e9, sa cote descendit \u00e0 six \u00e9cus, et nul n&rsquo;y pr\u00eata plus attention \u00e0 la fin du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. (Fouquet poss\u00e9dait encore deux momies dans leur sarcophage, \u00e0 Saint-Mand\u00e9, dans sa maison de campagne.) C&rsquo;est ainsi que la momie disparut de la pharmacop\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Site de Claudine Brelet: <a href=\"http:\/\/cbrelet.free.fr\/\">http:\/\/cbrelet.free.fr\/<\/a><\/p>\n<hr style=\"text-align: justify;\" size=\"1\" \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> De tous les papyrus m\u00e9dicaux, c&rsquo;est le mieux conserv\u00e9 et l&rsquo;un des documents capitaux sur la M\u00e9decine sacr\u00e9e des \u00c9gyptiens. Long de 20,23 m et large de 0,30 m, il comporte 108 pages mais, dans le num\u00e9rotage, l&rsquo;on passe de la page 27 \u00e0 la page 30. Il comporte donc effectivement 110 pages, nombre qui est celui du terme ultime de la long\u00e9vit\u00e9 humaine pour les \u00c9gyptiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> R\u00e9dig\u00e9 en \u00e9criture hi\u00e9ratique (= abr\u00e9g\u00e9e et cursive), le papyrus Edwin Smith se divise en trois parties. La premi\u00e8re est un trait\u00e9 de chirurgie, de m\u00e9decine chirurgicale, de th\u00e9rapeutique externe et d&rsquo;anatomie; la seconde est une incantation \u00ab pour d\u00e9tourner le vent de l&rsquo;ann\u00e9e de la peste\u00a0\u00bb ; la troisi\u00e8me, une incantation pour \u00ab\u00a0transformer un vieil homme en un jeune homme de vingt ans \u00bb. Le corps humain y fait l&rsquo;objet d&rsquo;observations (titre g\u00e9n\u00e9ral ou nom de la maladie, examen m\u00e9dical ou description des sympt\u00f4mes, diagnostic, pronostic) comparables \u00e0 celles que l&rsquo;on trouve dans nos trait\u00e9s modernes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Voir <em>Mythes et Myst\u00e8res Egyptiens, <\/em>Rudolf Steiner (Paris, \u00e9ditions Triades, 1971).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Cf. \u00ab <em>Institutions d&rsquo;Hippocrate <\/em>\u00bb, <em>ou expos\u00e9 philosophique des Principes Traditionnelle de la M\u00e9decine, suivi d&rsquo;un r\u00e9sum\u00e9 historique du Naturisme et du Vitalisme et de l&rsquo;Organicisme et d&rsquo;un essai sur la Constitution de la M\u00e9decine <\/em>\u00bb, par le Dr T.C.E.\u00a0 Edouard Auber (Paris, Germer Bailli\u00e8re Libraire-Editeur, 1864).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Selon le papyrus Smith, traduit et comment\u00e9 par Breasted, les Egyptiens utilisaient de petits clepsydres (= horloges \u00e0 eau) portatifs, d\u00e8s la XVIII<sup>e<\/sup> dynastie, pour mesurer le pouls. L&rsquo;un de ces instruments a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 dans les fouilles de Gaza, en Palestine, et porte le nom du Pharaon Mine-Ptah (XIX<sup>e<\/sup> dynastie).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Le symbole de l&rsquo;Ankh figure dans le hi\u00e9roglyphe qui signifie la Maison de Vie. Le port de ce talisman \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la classe aristocratique. La Croix ans\u00e9e, ou Cl\u00e9 du Nil devait \u00eatre tenue par la main droite chez l&rsquo;homme, et par la main gauche chez la femme. Selon L. Chaumery et A. de Belizal, in Essai <em>de Radiesth\u00e9sie vibratoire<\/em> (Paris. 1956)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> L&rsquo;\u00e2me B\u00e2 est celle par laquelle se manifeste le courant \u00e9volutif de l&rsquo;individu. Elle correspond \u00e0 la partie sup\u00e9rieure du \u00ab cercle\u00bb de la mati\u00e8re, ou Nephesh.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Cf. l&rsquo;article de MM. Passouant et Cadilhac, in les Grandes activit\u00e9s du Rhinenc\u00e9phale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> Elle \u00e9tait utilis\u00e9e, en Gr\u00e8ce \u00e9galement, \u00e0 des fins divinatoires. Chez les Romains, l&rsquo;on sait que la jusquiame noire rend fou. Des exp\u00e9riences r\u00e9centes ont permis de recueillir les impressions ressenties par des sujets \u00e0 qui l&rsquo;on avait fait absorber de la scopolamine, \u00e9l\u00e9ment le plus actif de la jusquiame : impression de pesanteur sur la t\u00eate comme si l&rsquo;on avait pos\u00e9 un objet lourd, invisible qu\u2019une force ferme les paupi\u00e8res, hallucinations, avec apparitions de cercles noirs sur fond d&rsquo;argent, vert ou fond dor\u00e9 puis pendant lequel l&rsquo;individu r\u00eave d&rsquo;apparitions fantastiques. Cf. Phantastica, Dr Louis Lewin (Paris, Petite Biblioth\u00e8que Payot, 1970).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Cf. l&rsquo;Art de la Respiration \u00e9ditions (Paris, \u00e9dition Aryana, 1967).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> Ce proc\u00e9d\u00e9 qui utilise la concentration mentale et la conscience imiginative a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit d&rsquo;une fa\u00e7on assez simple pour \u00eatre exp\u00e9riment\u00e9 sans difficult\u00e9s par Paul-C. Jagot: <em>L&rsquo;influence \u00e0 distance, la transmission de\u00a0 pens\u00e9e et la suggestion\u00a0 mentale<\/em> (Paris \u00e9dition Dangles 1925). C&rsquo;est en fait l&rsquo;une des applications de la technique de l&rsquo;hypnose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En \u00c9gypte, science et religion sont \u00e9troitement li\u00e9es. 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