{"id":6699,"date":"2011-03-18T03:51:17","date_gmt":"2011-03-18T02:51:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=6699"},"modified":"2011-09-17T22:31:02","modified_gmt":"2011-09-17T21:31:02","slug":"science-prescience-et-tradition-par-martine-et-henry-normand","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/science-prescience-et-tradition-par-martine-et-henry-normand\/","title":{"rendered":"Science, prescience et tradition par Martine et Henry Normand"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">(Revue Le Lotus Bleu.\u00a0 Ao\u00fbt-Septembre 1982)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le titre de cette conf\u00e9rence pr\u00e9sente deux p\u00f4les apparemment contradictoires : science et tradition. Cependant, nous allons voir en quels points ceux-ci peuvent \u00eatre compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout ce qui rel\u00e8ve de l&rsquo;instinct, de l&rsquo;intuition, de la sensation, de la perception ou de la prescience \u00e9veille chez le scientifique, par le caract\u00e8re ind\u00e9finissable et non rigoureux de ces termes, de la m\u00e9fiance si ce n&rsquo;est de l&rsquo;hostilit\u00e9. Il nous faut pourtant constater que la formation d&rsquo;une id\u00e9e, si ce n&rsquo;est son germe, puise sa source dans une m\u00e9moire pass\u00e9e, pour la projeter dans le futur en utilisant un aspect intuitif de s\u00e9lection des possibilit\u00e9s qui ne peut \u00eatre n\u00e9glig\u00e9. La prescience de l&rsquo;application d&rsquo;un principe n&rsquo;a aucune preuve tangible ou mat\u00e9rielle pour l&rsquo;\u00e9tayer. C&rsquo;est dans un second stade que celle-ci s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre exacte ou erron\u00e9e. L&rsquo;un des obstacles entre science et tradition vient de ce point particulier que l&rsquo;on appellera prescience d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">La science se reconna\u00eet \u00e0 travers l&#8217;empirisme ou, si l&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re, \u00e0 travers l&rsquo;exp\u00e9rience. Elle essaie d&rsquo;extraire une r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 partir d&rsquo;un nombre jug\u00e9 suffisant de r\u00e9p\u00e9titions d&rsquo;un m\u00eame \u00e9v\u00e9nement. De ce fait, elle ne prend pas en consid\u00e9ration la particularit\u00e9 individuelle qu&rsquo;elle exclue par un \u00e9nonc\u00e9 d&rsquo;ordre strict, qualifi\u00e9 de d\u00e9finition, et enferme ainsi tout aspect singulier dans une globalit\u00e9. En examinant de plus pr\u00e8s la base empirique, nous constatons que celle-ci est imparfaite, comme l&rsquo;a \u00e9nonc\u00e9 Paul Langevin, toute exp\u00e9rience ne pouvant s&rsquo;effectuer dans le m\u00eame temps, le m\u00eame espace et le m\u00eame mouvement. Si nous prenons deux \u00e9prouvettes que nous remplissons d&rsquo;eau dans les m\u00eames conditions et que nous pla\u00e7ons c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te apr\u00e8s les avoir bouch\u00e9es herm\u00e9tiquement, nous constaterons une modification sensible de leur composition dans les minutes qui suivent. Ceci indique bien que l&#8217;empirisme est non seulement relatif mais doit prendre en consid\u00e9ration le cas d&rsquo;esp\u00e8ce. La vaccination obligatoire est un exemple parmi d&rsquo;autres de l&rsquo;usage abusif d&rsquo;un concept g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. Toute exp\u00e9rience a donc un aspect particulier li\u00e9 aux temps, saisons ou autres facteurs comme le lieu, le climat, le mouvement, etc&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">La tradition ne cherche pas l&rsquo;aspect r\u00e9p\u00e9titif mais l&rsquo;aspect qualitatif de tous les \u00e9v\u00e9nements, non pas pour en tirer des r\u00e8gles d&rsquo;ordre g\u00e9n\u00e9ral, mais pour les lier \u00e0 une totalit\u00e9 dans le but d&rsquo;en obtenir une v\u00e9ritable connaissance tout en laissant jouer les diff\u00e9rences. Ainsi les distinctions de temps, espace, mouvement sont-elles combin\u00e9es avec celles de lumi\u00e8re, de chaleur et d&rsquo;\u00e9nergie, support\u00e9es par un point de fusion neutre. Cette coh\u00e9sion rend alors toute libert\u00e9 au jeu des diff\u00e9rences. Il devient urgent de bien se rendre compte de ce que la science bride la pens\u00e9e par sa d\u00e9finition empirique l\u00e0 o\u00f9 la tradition offre une vastitude qui englobe tous les plans de l&rsquo;\u00eatre. L&rsquo;appr\u00e9ciation que peut porter l&rsquo;homme \u00e0 l&rsquo;encontre de son environnement n&rsquo;est pas seulement d&rsquo;ordre physique et sensuel mais \u00e9galement d&rsquo;ordre psychique et m\u00e9taphysique. Ces deux derniers points du c\u0153ur et de l&rsquo;esprit ne peuvent entrer dans le cadre de la science pour les m\u00eames raisons que celles cit\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment \u00e0 propos de la prescience. L&rsquo;impossibilit\u00e9 de d\u00e9finir la pens\u00e9e humaine ou l&rsquo;impulsion du c\u0153ur humain rejette la tangibilit\u00e9 mat\u00e9rielle pour consid\u00e9rer un au-del\u00e0 de l&rsquo;analyse formelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;aspect m\u00e9taphysique a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 introduit dans la science par Freud qui a permis \u00e0 celle-ci de p\u00e9n\u00e9trer dans un monde jusqu&rsquo;alors rejet\u00e9 et que, pour simplifier, nous qualifierons d&rsquo;ordre vibratoire ou affectif. A cette \u00e9poque, il fallait pouvoir toucher par et avec les sens pour que soient cr\u00e9dibles les preuves accumul\u00e9es ; le toucher \u00e9tant, ici, consid\u00e9r\u00e9 comme le sens r\u00e9sumant tous les autres : toucher des yeux, toucher par les sons, etc&#8230; Pour la premi\u00e8re fois, avec Freud, la science ne touchait plus, elle arrivait, paradoxalement, dans le domaine r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la religion : le terme de psych\u00e9 signifiant \u00e2me. La science de l&rsquo;\u00e2me \u00e9tait celle des pr\u00eatres. Il faut voir l\u00e0 une faillite des religions pour laisser \u00e0 la science leurs pr\u00e9rogatives. Nous entendons, par le terme de pr\u00eatre, l&rsquo;aspect sacerdotal en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ordre religieux a abandonn\u00e9 son autorit\u00e9 de connaissance humaine pour la laisser \u00e0 des personnes qui, en tant que chercheurs, n&rsquo;ont, par d\u00e9finition, aucune certitude \u00e0 proposer. Les bases envisag\u00e9es \u00e9tant plac\u00e9es sur le plan physique de la tangibilit\u00e9, il devenait \u00e9vident que cette autorit\u00e9 dispara\u00eetrait avec la notion de m\u00e9taphysique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ne jetons pas la pierre \u00e0 ceux dont la r\u00e9action nous a fait sortir d&rsquo;outrances insupportables ! Les religions, en Occident, \u00e9taient alors possessives et emp\u00eachaient toute connaissance approfondie. L&rsquo;inquisition, les immolations de soi-disant sorciers, les cathares, les guerres qualifi\u00e9es de saintes, le maintien des peuples dans l&rsquo;ignorance de leurs propres textes, tout ceci concourut \u00e0 la r\u00e9volte scientifique. De nos jours, l&rsquo;intol\u00e9rance ignorante du monde religieux est encore visible. L&rsquo;Irlande, le Liban ne sont que des taches tr\u00e8s apparentes par rapport aux pressions et menaces quotidiennes pratiqu\u00e9es sur les adh\u00e9rents \u00e0 des formes religieuses ; le fond n&rsquo;ayant aucun rapport avec ces pratiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Les failles de la science et de la religion nous am\u00e8nent \u00e0 nous poser, \u00e0 nouveau, la m\u00eame question : comment sortir de l&rsquo;impasse ? Nous nous rendons compte que le confort, si ch\u00e8rement acquis, est assis sur la perspective d&rsquo;une bombe et que notre soif de vivre n&rsquo;est combl\u00e9e par aucune certitude. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, nous avons une lourde t\u00eate sans c\u0153ur et de l&rsquo;autre, dans le meilleur des cas, un c\u0153ur sans t\u00eate. Au milieu de ces deux g\u00e9ants se trouve l&rsquo;homme qui ne demande qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre heureux. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;un rem\u00e8de \u00e0 cela : un estomac bien rempli, une t\u00eate pleine et un c\u0153ur combl\u00e9. Si ces trois facteurs ne sont pas pourvus, c&rsquo;est alors un constat d&rsquo;\u00e9chec pour notre civilisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de poursuivre, faisons un retour en arri\u00e8re, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 respiration et tradition se confondaient tant les deux fonctions \u00e9taient naturelles. La tradition r\u00e9pondait \u00e0 l&rsquo;aspiration d&rsquo;un individu en lui fournissant un plan de stabilit\u00e9 sur lequel se baser. Il s&rsquo;agissait de l&rsquo;union du c\u0153ur et de l&rsquo;esprit par une connaissance exacte des rapports entre l&rsquo;\u00eatre et ses possibilit\u00e9s. Cette connaissance ob\u00e9issait aux lois de nature et s&rsquo;exprimait sous la forme du symbolisme. Puis survint la s\u00e9paration de l&rsquo;Orient et de l&rsquo;Occident par la destruction de la biblioth\u00e8que d&rsquo;Alexandrie, v\u00e9ritable pont entre deux mondes alors difficiles \u00e0 relier. Le foss\u00e9 s&rsquo;\u00e9largit au fil des si\u00e8cles et, \u00e0 force de cacher la connaissance aux autres pour mieux les dominer, la religion finit par la perdre pour s&rsquo;enfoncer dans de st\u00e9riles querelles d&rsquo;\u00e9cole ou de politique. De nos jours, la confusion entre le pouvoir temporel et l&rsquo;autorit\u00e9 spirituelle ne peut \u00eatre plus grande, il ne reste que lutte d&rsquo;influence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, la c\u00e9l\u00e8bre phrase \u00ab EX ORIENTE LVX \u00bb indique bien qu&rsquo;il est une direction vers laquelle nos regards devraient se tourner, car l&rsquo;histoire et le temps n&rsquo;ont pas apport\u00e9 la m\u00eame puissance destructrice sur toutes les civilisations du globe. En Inde, par exemple, l&rsquo;existence est si pr\u00e9caire que les plus anciennes valeurs ont encore cours dans la tradition. Le Japon a fait un bond spectaculaire dans la compr\u00e9hension de la pens\u00e9e occidentale, quand l&rsquo;Occident, parall\u00e8lement, effleure \u00e0 peine les r\u00e9surgences des traditions mill\u00e9naires. Si la lumi\u00e8re vient de l&rsquo;Orient, ce n&rsquo;est pas en raison d&rsquo;un lieu d\u00e9termin\u00e9 mais bel et bien de l&rsquo;endroit o\u00f9 se l\u00e8ve le soleil. La lumi\u00e8re des traditions peut se retrouver en tout lieu, \u00e0 la seule condition de savoir la reconna\u00eetre. Certains, tr\u00e8s rares, ont su la conserver, d&rsquo;autres l&rsquo;ont perdue. Nous devons voir dans la tradition orientale la fusion de deux civilisation, l&rsquo;une aryenne venue du nord et l&rsquo;autre dravidienne venue du sud, et dont l&rsquo;influence s&rsquo;est fait sentir sur toute l&rsquo;Asie. La souche traditionnelle n&rsquo;est par cons\u00e9quent pas li\u00e9e \u00e0 un aspect g\u00e9ographique mais beaucoup plus \u00e0 l&rsquo;intelligence des principes universels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Yatha Butha Darshanain \u00bb : \u00ab Voir la R\u00e9alit\u00e9 telle Elle Est\u00a0\u00bb. Ceci r\u00e9v\u00e8le bien l&rsquo;Etat d&rsquo;esprit que la tradition hindoue s&rsquo;est efforc\u00e9e de conserver. Il serait possible de parler d&rsquo;ainsit\u00e9. La r\u00e9alit\u00e9 est le seul crit\u00e8re de connaissance valable qui englobe en totalit\u00e9 l&rsquo;aspect tangible et les perceptions intangibles. Il y a en cela une perspective effrayante, mais il n&rsquo;est pas une seule connaissance qui ne soit paisible et terrible en simultan\u00e9it\u00e9. La r\u00e9alit\u00e9 ou la v\u00e9rit\u00e9, une fois trouv\u00e9e, n&rsquo;a plus de sens car elle ne s&rsquo;oppose plus \u00e0 l&rsquo;erreur. De ce fait, la recherche du vrai ne peut avoir de signification que dans son aboutissement qui est alors incommunicable. Ainsi, le Sage est l&rsquo;homme de connaissance. Il ne faut pas le confondre avec le Saint qui est un homme d&rsquo;ob\u00e9issance. Le Sage a acquis une certitude qui le lib\u00e8re des inqui\u00e9tudes communes. Einstein, qui regretta la diffusion de ses d\u00e9couvertes et leur impact, n&rsquo;a rien d&rsquo;un sage qui, par connaissance, aurait su se taire. La perception tr\u00e8s pr\u00e9cise de la double action paisible et terrible de toute connaissance a toujours \u00e9t\u00e9 transmise traditionnellement. Le m\u00eame atome sert \u00e0 des fins m\u00e9dicales. Le m\u00eame concept permet de s&rsquo;approcher d&rsquo;une naissance et d&rsquo;une mort. Mais la notion de bien et de mal ou de paradis et d&rsquo;enfer est une notion tout-\u00e0-fait superf\u00e9tatoire, non relative et compl\u00e8tement utopique. La confusion entre les interactions et les \u00e9tats m\u00e8ne \u00e0 tous les abus d&rsquo;application auxquels la civilisation occidentale s&rsquo;est trouv\u00e9e confront\u00e9e. C&rsquo;est encore une fois ne prendre en consid\u00e9ration que le plan physique, alors que la nature elle-m\u00eame est, fort heureusement, plus nuanc\u00e9e. Entre deux extr\u00eames se trouve n\u00e9cessairement une relation, et ceci forme un tout dont il est possible de distinguer les parties mais pas de les s\u00e9parer. Vouloir rejeter la partie hors du tout, dans un feu \u00e9ternel, n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen de pression utilis\u00e9 contre la masse ignorante. L&rsquo;Upanishad nous dit : \u00ab Du Tout \u00f4tez le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout, le Tout demeure \u00bb ; \u00e0 plus forte raison, comment du Tout peut-on exclure un fragment ? La justice imagin\u00e9e par les hommes n&rsquo;est heureusement pas celle de la nature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a une \u00e9norme diff\u00e9rence entre croyance et certitude. Ici, nous touchons \u00e0 ce qui distingue science et tradition. La science formule des hypoth\u00e8ses et la tradition aboutit \u00e0 une affirmation. L&rsquo;une marche \u00e0 t\u00e2tons vers un ind\u00e9fini, l&rsquo;autre avance, peut-\u00eatre avec h\u00e9sitation, mais vers un aboutissement connu et certifi\u00e9 comme ultime. Tous les textes sacr\u00e9s concourent \u00e0 nous faire approcher de cette \u00e9vidence difficile \u00e0 conqu\u00e9rir. La difficult\u00e9 vient de la n\u00e9cessit\u00e9 de parcourir seul le chemin vers la r\u00e9alisation. Les textes sont des guides sur la voie, mais l&rsquo;individu ne peut voir qu&rsquo;avec ses propres yeux. Les \u00ab Lois de Manou \u00bb montrent cet aspect en sp\u00e9cifiant : \u00ab L&rsquo;homme na\u00eet seul, vit seul et meurt seul ; seule demeure la Loi \u00bb. Et l\u00e0, la phrase : \u00ab Beaucoup d&rsquo;appel\u00e9s et peu d&rsquo;\u00e9lus \u00bb, prend toute sa dimension. Il n&rsquo;est pas question de quantit\u00e9 mais de qualit\u00e9 individuelle. Les religions qui d\u00e9nombrent leurs membres afin d&rsquo;en affirmer la supr\u00e9matie font une grossi\u00e8re erreur qui frise \u00e0 l&rsquo;escroquerie. En tout \u00e9tat de cause, tant que l&rsquo;essence n&rsquo;est pas r\u00e9alis\u00e9e, les enseignements que contiennent les textes ou que pr\u00e9serve la tradition sont d&rsquo;excellents instruments mais restent lettre morte. Une fois la r\u00e9alisation obtenue, la lettre peut \u00eatre vivante, mais les enseignements sont d&rsquo;une telle \u00e9vidence que les textes deviennent inutiles. Il va de soi que les diverses formes d&rsquo;expression sont le reflet d&rsquo;une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9. La question de la forme reste une question d&rsquo;affinit\u00e9 personnelle, le fond ayant la m\u00eame universalit\u00e9. S&rsquo;il en \u00e9tait autrement, ce ne serait ni une tradition ni une religion v\u00e9ritable mais une impossible qu\u00eate. Id\u00e9e qui n&rsquo;est pas \u00e0 rejeter mais qui, bien au contraire, reste \u00e0 examiner. N&rsquo;est-ce pas l\u00e0, pr\u00e9cis\u00e9ment, le but de la connaissance qui consiste \u00e0 aller jusqu&rsquo;au bout du concept pour l&rsquo;amener \u00e0 sa virtualit\u00e9 ? Tant qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que de potentialit\u00e9, la qu\u00eate reste un espoir dont la conqu\u00eate est \u00e0 faire. La conscience d&rsquo;\u00eatre sur la bonne voie demeure cependant. Il est toutefois n\u00e9cessaire d&rsquo;avoir une pierre de touche afin de ne pas s&rsquo;aiguiller sur une voie de garage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">La science, lorsqu&rsquo;elle examine un fragment de l&rsquo;ordre universel, arrive \u00e0 certains paradoxes. Ce qu&rsquo;elle a \u00e9nonc\u00e9 un jour s&rsquo;av\u00e8re erron\u00e9 le lendemain, et pourtant on avait obtenu des r\u00e9sultats. De toute \u00e9vidence, la relation avec l&rsquo;universalit\u00e9 devient n\u00e9cessaire pour avoir une compr\u00e9hension correcte. L&rsquo;intuition de la possibilit\u00e9 d&rsquo;un centre commun \u00e0 toute conception, comme la goutte d&rsquo;eau qui est de m\u00eame nature que l&rsquo;oc\u00e9an, se fait de plus en plus pressante, surtout en physique. Si on connaissait la particularit\u00e9 de la premi\u00e8re expression dans laquelle on aurait le moyen de p\u00e9n\u00e9trer, l&rsquo;aspect empirique pourrait \u00eatre d\u00e9pass\u00e9. Ceci permettrait d&rsquo;entrer dans une globalit\u00e9 de l&rsquo;individu formant un tout physique, psychique et m\u00e9taphysique qui \u00e9viterait de rester sur un quart des facult\u00e9s de nos perceptions, en l&rsquo;occurrence l&rsquo;ordre physique. La prescience, entre la science qui r\u00e9clame la tangibilit\u00e9 et la tradition qui demande de p\u00e9n\u00e9trer le principe, est le jeu interm\u00e9diaire produit par une affinit\u00e9 du c\u0153ur vers un au-del\u00e0 de l&rsquo;apparence. Le mot g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de prescience est entendu dans son aspect \u00e9tymologique et non pas dans son implication divinatoire qui n&rsquo;a aucun rapport avec notre propos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concept mat\u00e9riel ne peut \u00eatre totalement abandonn\u00e9. On entend dire trop souvent que l&rsquo;on va rejeter la mat\u00e9rialit\u00e9 et la science pour s&rsquo;occuper de spiritualit\u00e9 ! Comment pourrait-on supporter la spiritualit\u00e9 s&rsquo;il n&rsquo;y avait un corps physique pour en avoir la compr\u00e9hension ? Rejeter une forme parce qu&rsquo;on en per\u00e7oit les travers n&#8217;emp\u00eache pas cette forme d&rsquo;exister. Il est plus important d&rsquo;apporter la compl\u00e9mentarit\u00e9, qui fait d\u00e9faut \u00e0 notre \u00e9poque, entre la mat\u00e9rialit\u00e9, la satisfaction intellectuelle et surtout un \u00e9panouissement du c\u0153ur. Mais un \u00e9nonc\u00e9 ne peut \u00eatre qu&rsquo;\u00e9cout\u00e9, sa compr\u00e9hension est l&rsquo;affaire de chacun. Personne ne peut communiquer le go\u00fbt du th\u00e9 \u00e0 qui n&rsquo;en a jamais bu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains physiciens disent \u00eatre \u00e0 la fronti\u00e8re de la m\u00e9taphysique. Mais s&rsquo;ils veulent rester cr\u00e9dibles, il reste \u00e9vident que cette limite ne pourra \u00eatre franchie tant que la science n&rsquo;aura pas d\u00e9pass\u00e9 les bornes qu&rsquo;elle s&rsquo;est donn\u00e9e. Cependant, nous voyons se d\u00e9velopper des concepts de m\u00e9canique quantique ou ondulatoire qui ne sont v\u00e9rifiables qu&rsquo;avec l&rsquo;aide d&rsquo;instruments de plus en plus sophistiqu\u00e9s. Les analyses de particules n&rsquo;ont plus de rapport avec les perceptions tangibles des sens. Le laboratoire devient indispensable pour obtenir des preuves physiques. Intellectuellement, ces conceptions sont parfaitement coh\u00e9rentes. Il y a l\u00e0 un aspect presque \u00e9sot\u00e9rique, amplifi\u00e9 par le vocabulaire utilis\u00e9. Souvent, un effet porte le nom de celui qui l&rsquo;a d\u00e9couvert, ou encore des lettres conventionnelles sont utilis\u00e9es pour suivre une id\u00e9e, et le m\u00eame mot n&rsquo;a pas toujours la m\u00eame signification dans deux disciplines diff\u00e9rentes. Il devient n\u00e9cessaire d&rsquo;apprendre que le nom d&rsquo;un personnage est li\u00e9 \u00e0 une d\u00e9couverte, qu&rsquo;une lettre masque une fonction ou qu&rsquo;un mot n&rsquo;a qu&rsquo;un rapport lointain avec son \u00e9tymologie. En fait, il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un v\u00e9ritable symbolisme conventionnel : vitamine A, B12, P.P., etc&#8230; Sans \u00e9tude pr\u00e9alable, ces repr\u00e9sentations restent du charabia.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Comparons cet \u00e9tat de choses avec l&rsquo;aspect traditionnel. Lui aussi utilise les symboles, mais il puise leurs significations dans les enseignements communiqu\u00e9s par la nature. La lune est, par exemple, le reflet du soleil ; en cons\u00e9quence, elle est le miroir de la lumi\u00e8re dans l&rsquo;obscurit\u00e9 et, par extension, elle repr\u00e9sente la lumi\u00e8re de compr\u00e9hension dans les t\u00e9n\u00e8bres de l&rsquo;ignorance&#8230; Cette m\u00e9thode est la plus ancienne et la plus pure utilisation symbolique pour obtenir la fusion d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;effets en une seule repr\u00e9sentation, ce que ne saurait faire un long discours. Qui plus est, la multiplicit\u00e9 des implications pr\u00e9cises des symboles traditionnels les fait se recouper tous entre eux et leur attribue des principes \u00e0 l&rsquo;infini. Ils ont donc un caract\u00e8re universel qu&rsquo;aucune d\u00e9finition ne saurait contenir. La lune peut \u00eatre accompagn\u00e9e d&rsquo;une couleur, d&rsquo;un son, d&rsquo;un nombre, d&rsquo;une forme (quartier de lune, pleine lune, etc&#8230;) et changer de signification au fur et \u00e0 mesure des compl\u00e9mentarit\u00e9s qui lui sont apport\u00e9es. L&rsquo;Illumination du Bouddha eut lieu, disent les textes, lors de la pleine lune. Voil\u00e0 qui pr\u00e9ciserait, \u00e0 la fois, l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;Illumination et le sens du mot Bouddha qui signifie \u00ab \u00e9veill\u00e9 \u00bb. Si l&rsquo;on est pr\u00eat \u00e0 se pencher sur une science qui s&rsquo;exprime avec difficult\u00e9, pourquoi ne r\u00e9apprendrait-on pas un tr\u00e8s ancien vocabulaire dont le seul usage est destin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9panouissement des \u00eatres et qui s&rsquo;exprime avec harmonie ? Il est certain que l&rsquo;infinie possibilit\u00e9 des symboles traditionnels est g\u00eanante pour ceux qui aiment \u00e0 s\u00e9parer la partie du Tout. Donner une d\u00e9finition stricte et rigoureuse retire de son universalit\u00e9 \u00e0 un principe, c&rsquo;est pourquoi il est n\u00e9cessaire de lui laisser son caract\u00e8re illimit\u00e9, \u00e0 l\u2019image des nombres. La science doit comprendre qu&rsquo;elle se coupe de ses possibilit\u00e9s d&rsquo;expression et de connaissance ; non qu&rsquo;elle ne puisse faire autrement, mais par crainte de perdre une estime et un prestige tout-\u00e0-fait arbitraires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">P\u00e9n\u00e9trer \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des textes ne peut se faire \u00e0 la mani\u00e8re des orientalistes qui inventorient les id\u00e9es avec des m\u00e9thodes s\u00e8ches. Il en va des id\u00e9es comme des arts, les r\u00e9pertorier dans un mus\u00e9e comme objets de curiosit\u00e9 sans leur donner une consistance vivante revient \u00e0 admirer les toits d&rsquo;une vaste n\u00e9cropole. L&rsquo;intellectualisme, malheureusement, joue souvent le r\u00f4le du conservateur cryologiste en attente que quelque chaleur humaine vienne r\u00e9chauffer les cadavres. La r\u00e9surrection, en de tels cas, rel\u00e8ve de l&rsquo;impossible. Fort heureusement, les traditions ne sont pas \u00e9teintes et, gr\u00e2ce \u00e0 elles, il est toujours possible de retourner \u00e0 leur source. Mais diss\u00e9quer celles-ci am\u00e8ne souvent \u00e0 des interpr\u00e9tations tronqu\u00e9es, parfois m\u00eame \u00e0 des jugements qui \u00f4tent toute possibilit\u00e9 de coh\u00e9rence. Les castes de l&rsquo;Inde, trop souvent condamn\u00e9es, sont pourtant \u00e0 la base de toutes les civilisations qui sont compos\u00e9es de pr\u00eatres, de militaires ou dirigeants, de marchands et d&rsquo;ouvriers ! Nul ne peut nier cette \u00e9vidence ; c&rsquo;est cependant ce que fait celui qui juge h\u00e2tivement d&rsquo;une tradition. Il en va de m\u00eame pour ceux qui condamnent les symboles v\u00e9ritables parce que leur utilisation est soit oubli\u00e9e, soit tronqu\u00e9e, soit bafou\u00e9e. La spoliation et le pillage des symboles a conduit \u00e0 des abus tels que la croix gamm\u00e9e, appel\u00e9e \u00e9galement svastika, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 des fins militaires, entre autres exemples&#8230; La repr\u00e9sentation de ce symbole est devenue si trouble, en Occident, qu&rsquo;elle a pris la signification de fascisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour \u00e9tayer notre propos, prenons un texte bien, connu de nos pays : \u00ab Malheur \u00e0 vous, docteurs de la Loi ! parce que vous avez enlev\u00e9 la clef de la science ; vous n&rsquo;\u00eates pas entr\u00e9s vous-m\u00eames, et vous avez emp\u00each\u00e9 d&rsquo;entrer ceux qui le voulaient \u00bb (Luc 11-52). N&rsquo;y a-t-il pas, dans cette phrase, une actualit\u00e9 surprenante ? Faute de \u00ab Clef \u00bb, les textes, pas seulement chr\u00e9tiens ou h\u00e9breux, demeurent ferm\u00e9s. Et que peut-\u00eatre cette \u00ab Clef \u00bb si ce n&rsquo;est \u00eatre universelle ? Et comment repr\u00e9senter l&rsquo;universalit\u00e9 si ce n&rsquo;est \u00e0 travers ses symboles ? Si nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;introduction \u00e0 la science, celle-ci reste incompr\u00e9hensible. Si nous n&rsquo;avons pas la \u00ab Clef \u00bb des symboles, les textes et les religions du monde demeurent herm\u00e9tiques. On peut en percevoir des fragments, mais leur totalit\u00e9 nous \u00e9chappe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">On se demande d&rsquo;ailleurs comment, sans cette \u00ab Clef \u00bb, la science peut encore tol\u00e9rer la religion ? Peut-\u00eatre en esp\u00e8re-t-elle obscur\u00e9ment l&rsquo;extr\u00eame onction, face \u00e0 la mort ou, peut-\u00eatre, esp\u00e8re-t-elle que sa propre indigence la fera tomber dans l&rsquo;oubli ? Mais il se trouve, historiquement, qu&rsquo;aucune civilisation n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 sans religion et que l\u00e0 o\u00f9 les ermites ont disparu, la civilisation \u00e9tait bien pr\u00e8s d&rsquo;en faire autant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque nous nous trouvons \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 Th\u00e9osophique, profitons-en pour pr\u00e9ciser ce qui suit : si Freud a donn\u00e9 \u00e0 la science une dimension suppl\u00e9mentaire, Madame Blavatsky, quant \u00e0 elle, a apport\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Occident une r\u00e9introduction \u00e0 l&rsquo;Orient. La vague d&rsquo;orientalisme qui s&rsquo;ensuivit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, comme les abus, n&rsquo;ont pas permis une \u00e9volution tr\u00e8s nette. L&rsquo;aspect Th\u00e9os (Dieu) n&rsquo;en demeure pas moins g\u00eanant, car nul ne pourra infirmer ou affirmer son existence ; cet aspect reste une question inutile qui ne trouvera jamais de r\u00e9ponse. Il nous faut cependant reconna\u00eetre que, gr\u00e2ce \u00e0 des personnes comme Freud ou comme Madame Blavatsky, quelles que soient les erreurs pass\u00e9es, il nous est possible aujourd&rsquo;hui d&rsquo;aller plus avant. Nous pouvons nous approcher de Cela que promettent tous les textes sacr\u00e9s et toutes les formes traditionnelles v\u00e9ritables, de Cela qui ne peut \u00eatre nomm\u00e9 ! Cela avec quoi communiquent tous les symboles et une connaissance approfondie qui n&rsquo;est qu&rsquo;unicit\u00e9 de toute chose. Le terme univers prend alors toute sa signification : uni = un, versum = multiple : l&rsquo;unit\u00e9 dans la multiplicit\u00e9. L&rsquo;un des travers des scientifiques est d&rsquo;essayer de d\u00e9finir l&rsquo;univers en milliards d&rsquo;ann\u00e9es-lumi\u00e8re ou toute autre mesure. C&rsquo;est, \u00e0 n&rsquo;en pas douter, essayer de limiter la multiplicit\u00e9 et l&rsquo;unit\u00e9 qui embrasse l&rsquo;incommensurable. L&rsquo;univers ne peut \u00eatre d\u00e9fini, de la m\u00eame fa\u00e7on que l&rsquo;on ne peut arr\u00eater les nombres. Nombres qui, eux-m\u00eames, sont support\u00e9s par un Z\u00e9ro, conception traditionnelle qui ne fait aucun doute. Mais n&rsquo;en va-t-il pas ainsi avec l&rsquo;incolore qui supporte les couleurs, le silence qui qualifie les sons, la mort qui est l&rsquo;aboutissement de l&rsquo;existence ? Comment est-il donc possible, en regard de l&rsquo;aspiration de l&rsquo;individu, de donner un dieu et d&rsquo;essayer de le d\u00e9finir ? Nous tomberons toujours dans l&rsquo;infini et n&rsquo;aurons jamais de r\u00e9ponse sur ce point particulier. Inversons le processus et, au lieu d&rsquo;avoir un \u00eatre imagin\u00e9 comme dieu, retrouvons en nous-m\u00eames, au centre des choses, l&rsquo;essence qui est de nature divine, reflet de l&rsquo;univers. Le terme divin est employ\u00e9 ici dans son sens de beaut\u00e9 d&rsquo;aspiration, pas en tant que manifestation. Divin dans son aspect principiel, identiquement aux dieux traditionnels pouvant \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des principes. Nous prendrons pour exemple Herm\u00e8s ou Mercure : appel\u00e9s messagers des dieux, ils repr\u00e9sentent la transmission, l&rsquo;interrelation entre l&rsquo;aspiration des individus et les principes essentiels. C&rsquo;est l\u00e0 une mani\u00e8re de s&rsquo;exprimer, plus actuelle et plus compr\u00e9hensible pour notre \u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Vus sous cet aspect, les textes sacr\u00e9s viennent \u00e0 notre secours car ils sont un condens\u00e9 de toutes les possibilit\u00e9s qui nous sont offertes en tant que moyen, en tant que voie, avec une assurance que la science ne peut fournir, celle d&rsquo;un aboutissement, d&rsquo;une r\u00e9ponse \u00e0 la signification de l&rsquo;existence passag\u00e8re. Aboutissement qui ne saurait \u00eatre ni d\u00e9crit, ni d\u00e9fini. Il est indispensable de sentir, ici, la fracture entre science et tradition ou encore entre scepticisme et confiance. Un vide n\u00e9cessaire \u00e0 la coh\u00e9sion des nombres et un vide n\u00e9cessaire \u00e0 la coh\u00e9sion de l&rsquo;existence. Et surtout, ne pas confondre vide et n\u00e9ant. Un grain de sable d\u00e9montre l&rsquo;impossibilit\u00e9 du n\u00e9ant ! N&rsquo;oublions pas que le temps pr\u00e9sent est vide de toute conscience imm\u00e9diate et, cependant, il nous supporte dans un devenir constant qui n&rsquo;a rien d&rsquo;un n\u00e9ant. La religion dira : \u00ab Illusion du temps ! \u00bb et la science : \u00ab un coup de pied dans le derri\u00e8re, est-ce une illusion du temps ?\u00a0\u00bb. Il nous faut voir que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre n&rsquo;ont raison, les deux aspects \u00e9tant n\u00e9cessaires \u00e0 notre compr\u00e9hension qui n&rsquo;a pas \u00e0 prendre parti mais \u00e0 regarder (universellement). De la m\u00eame fa\u00e7on, la connaissance des textes passe par une confiance n\u00e9cessaire en l&rsquo;aspect qualitatif qu&rsquo;ils renferment. La prescience d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 intrins\u00e8que sous-jacente, en tout texte sacr\u00e9, est \u00e0 la base de la qu\u00eate. Le terme de sacr\u00e9 ne peut \u00eatre utilis\u00e9 que s&rsquo;il renferme un aspect non profanable et \u00e9vident. Cette confiance plac\u00e9e dans l&rsquo;aboutissement indiqu\u00e9 par les textes ne retire en rien le sens de la distinction qui permet de discerner, sans y apporter de jugement, ce que voulaient dire nos anc\u00eatres. Le jugement portant en lui une appr\u00e9ciation ou une condamnation, il provoque une rupture de l&rsquo;objectivit\u00e9 qui ne contient pas le discernement. Il ne faut pas oublier qu&rsquo;un texte, m\u00eame s&rsquo;il est dit \u00eatre d&rsquo;origine divine, est transcrit, alphab\u00e9tiquement, dans une langue particuli\u00e8re avec un vocabulaire choisi par des hommes semblables \u00e0 d&rsquo;autres. Ce que ces hommes ont eu la possibilit\u00e9 de comprendre, nous pouvons \u00e9galement l&rsquo;entendre, n&rsquo;\u00e9tant ni inf\u00e9rieurs ni sup\u00e9rieurs. Ce que les si\u00e8cles ont accumul\u00e9 en connaissance, n&rsquo;ont en rien modifi\u00e9 l&rsquo;intelligence. Si un microscope \u00e9lectronique amplifie la vue, il n&rsquo;amplifie pas pour cela le potentiel intellectuel de son utilisateur. Quant \u00e0 supposer que l&rsquo;antique mode de penser est r\u00e9trograde, la nature des questions pos\u00e9es par les textes y apporte un d\u00e9menti formel. La science continue \u00e0 buter sur des questions telles que Vie, Amour et Mort, sans les r\u00e9soudre. Et s&rsquo;il y avait une raison \u00e0 la vie comme semble l&rsquo;indiquer l&rsquo;\u00e9tymologie du terme biologiste, il y a longtemps que ceux ceux-ci sauraient faire une simple pomme-de-terre, ce qui n&rsquo;est pas le cas. Comprendre les constituantes vitales ne donne pas le \u00ab souffle de vie \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Les textes qui ne pr\u00e9tendent pas expliquer la vie pr\u00e9tendent par-contre qu&rsquo;il est possible d&rsquo;en p\u00e9n\u00e9trer l&rsquo;essence et d&rsquo;y fusionner avec une parfaite identit\u00e9 ; c&rsquo;est le principe de l&rsquo;Illumination. Mais sans Clef les textes restent herm\u00e9tiquement ferm\u00e9s, \u00e9sot\u00e9riques, myst\u00e9rieux, en r\u00e9sum\u00e9 entour\u00e9s de termes qui masquent l&rsquo;ignorance. Si le myst\u00e8re est l&rsquo;ombre de la connaissance, comment peut-on imaginer une ombre sans lumi\u00e8re ? Et si le myst\u00e8re repr\u00e9sente les t\u00e9n\u00e8bres de la pens\u00e9e, y a-t-il des nuits sans jours ? Non, d\u00e9finitivement, les textes nous laissent entrevoir une issue qui, m\u00eame non affirm\u00e9e, reste potentielle. Tant que la potentialit\u00e9 n&rsquo;est pas devenue virtualit\u00e9, il est anti-scientifique de rejeter les affirmations pr\u00e9sent\u00e9es comme nulles et non avenues. En la mati\u00e8re, une prise de position d\u00e9finitive peut devenir criminelle en retirant toute perspective de signification de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, s&rsquo;il y a une Clef, que peut \u00eatre ou, plut\u00f4t, que doit \u00eatre la Clef ? Elle doit repr\u00e9senter la toute premi\u00e8re forme d&rsquo;expression possible en m\u00eame temps que Cela qui est inexprimable. Expliquons-nous : toute forme, quelle que soit cette forme, est compos\u00e9e. A partir de quel moment se trouve la toute premi\u00e8re composition ? En science, les grecs pensaient \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9cable : l&rsquo;atome, terme inappropri\u00e9 pour la signification que l&rsquo;on en donne de nos jours. Mais le probl\u00e8me demeure, on recherche le quark que l&rsquo;on suppose \u00eatre compos\u00e9. Quant \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9cable, si l&rsquo;on consid\u00e8re le point Z\u00e9ro, n&rsquo;est-ce pas ce qu&rsquo;entendaient nos anc\u00eatres ? Nous sommes ici dans le domaine des suppositions, la Gr\u00e8ce antique \u00e9tant morte. Il est indiscutable qu&rsquo;\u00e0 force de simplification, la science trouvera la Clef, la premi\u00e8re composition, mais il faudra aller encore plus loin et en d\u00e9couvrir le support. Il n&rsquo;est pas suffisant de conna\u00eetre l&rsquo;aspect mat\u00e9riel, encore faut-il r\u00e9pondre \u00e0 la grande question qui se trouve derri\u00e8re : celle de la vie. D\u00e9crire une pomme-de-terre ne la fait pas germer. Nous arrivons toujours \u00e0 une limite que seuls les textes nous affirment pouvoir d\u00e9passer. L&rsquo;homme peut comprendre la vie, par cons\u00e9quent la mort, c&rsquo;est-\u00e0-dire son point Z\u00e9ro. La Vie, la Mort ou la Lumi\u00e8re ? Si nous n&rsquo;\u00e9tions pas tous appel\u00e9s \u00e0 nous d\u00e9composer, il n&rsquo;y aurait aucune n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 ce que la tradition soit l\u00e0. La tradition sert \u00e0 apporter \u00e0 l&rsquo;individu un \u00e9panouissement que nulle autre forme ne pourrait traduire. La science nous apporte une compr\u00e9hension d&rsquo;ordre mat\u00e9riel, un bien-\u00eatre, un confort. La tradition n&rsquo;a son utilit\u00e9 que si elle nous procure le confort intellectuel et le confort du c\u0153ur. Et celui-ci ne vient que si la compr\u00e9hension est totale et pleine. En science, ou beaucoup d&rsquo;individus se torturent l&rsquo;esprit, l&rsquo;impasse provient de sa recherche de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 travers l&rsquo;aspect empirique incomplet et insatisfaisant, car il ne prend pas en consid\u00e9ration toutes les dimensions de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a beaucoup d&rsquo;aspirations actuellement, beaucoup de sinc\u00e9rit\u00e9s qui cherchent un \u00e9panouissement. Mais cette sinc\u00e9rit\u00e9 est-elle suffisante si l&rsquo;on se rend compte que l&rsquo;on peut \u00eatre, aussi, sinc\u00e8rement stupide ? On peut poser une question du point de vue th\u00e9osophique : quand on a \u00e9tudi\u00e9 les textes pendant vingt, trente ou quarante ans, et que l&rsquo;on se retrouve dans une impasse, pas plus heureux apr\u00e8s qu&rsquo;avant, il y a quelque chose de frustrant ! Il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;intellectualiser des \u00e9nonc\u00e9s mais bel et bien, avec la totalit\u00e9 de son \u00eatre, de les p\u00e9n\u00e9trer, d&rsquo;aboutir \u00e0 une certitude, \u00e0 un \u00e9panouissement possible et promis. Si l&rsquo;on observe certains termes tel celui de paradis, consid\u00e9r\u00e9 en Occident comme un lieu promis, nous nous rendons compte que son \u00e9tymologie vient de l&rsquo;Inde avec le mot paradisha qui signifie, litt\u00e9ralement, au-del\u00e0 des directions et implique la notion au-del\u00e0 des limites, au-del\u00e0 du carcan dans lequel notre compr\u00e9hension est enferm\u00e9e, pour aller au-del\u00e0 (paradisha) des limites. Il en va de m\u00eame du mot nirv\u00e2na, employ\u00e9 si souvent de fa\u00e7on impropre et qui prend le sens, en shastrique, d&rsquo;au-del\u00e0 du vent. Le but est alors clairement indiqu\u00e9 puisqu&rsquo;il pr\u00e9conise de se diriger vers un au-del\u00e0 du concept individuel s\u00e9par\u00e9 d&rsquo;une totalit\u00e9 pour parvenir \u00e0 d\u00e9couvrir en soi-m\u00eame : La Totalit\u00e9. La avec un L majuscule, car il ne peut y en avoir d&rsquo;autre ! Il en va de m\u00eame avec La Clef, il ne peut y en avoir qu&rsquo;une seule ou alors elle ne serait pas la fronti\u00e8re, le passage, l&rsquo;instrument qui ouvre ou qui ferme la porte de la Connaissance. Les textes nous parlent toujours d&rsquo;un aspect cach\u00e9, d&rsquo;un voile, d&rsquo;un masque, d&rsquo;un mot pronon\u00e7able, d&rsquo;un secret, etc&#8230; S&rsquo;ils prennent tous le soin d&rsquo;en parler, c&rsquo;est que ce voile a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9, le masque arrach\u00e9, et qu&rsquo;ils existent bien dans le but de prot\u00e9ger un tr\u00e9sor incommensurable. Mais l\u00e0 s&rsquo;arr\u00eate l&rsquo;indication car, qui peut d\u00e9crire ce que cache le tabernacle du c\u0153ur, le support de l&rsquo;intelligence qui donne Vie, Amour et Lumi\u00e8re ? La perspective est donc bien l&rsquo;au-del\u00e0 des limites et non pas le rejet de la forme mat\u00e9rielle ou encore de se plonger dans une religion s\u00e9paratrice qui condamne. Il nous est possible de rejeter les abus de la science, mais pas la science en elle-m\u00eame. Il nous est possible de n&rsquo;avoir aucune sympathie pour les abus de la tradition, mais pas la tradition en elle-m\u00eame. Nous entrons dans la seule possibilit\u00e9 de rapprochement entre science et tradition, par le mot connaissance. Cette connaissance du sage qui n&rsquo;a qu&rsquo;un lointain rapport avec l&rsquo;\u00e9rudition ou la croyance. Mais le but de ce mot se trouve r\u00e9sum\u00e9 dans la joie de savoir, dans l&rsquo;\u00e9limination de la crainte que procure l&rsquo;ignorance. Pour savoir, il est n\u00e9cessaire de savoir, retirer le voile de l&rsquo;illusion des sens, de l&rsquo;ignorance. Il est important d&rsquo;observer qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;image des papillons qui viennent se br\u00fbler les ailes, attir\u00e9s par la lumi\u00e8re du feu, les hommes \u00e9moussent leur joie de vie en se heurtant \u00e0 la seule consid\u00e9ration de leurs sens, \u00e0 travers la mati\u00e8re. La vitre de verre transparente qui se trouve entre l&rsquo;int\u00e9rieur et l&rsquo;ext\u00e9rieur fait que l&rsquo;on s&rsquo;y cogne trop souvent. A cet obstacle il y a une clef qui nous permet d&rsquo;entrer ou de sortir \u00e0 volont\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le probl\u00e8me actuel n&rsquo;est pas de juger, de condamner, mais d&rsquo;apporter une solution aux difficult\u00e9s dans lesquelles nous sommes. Cette solution se trouve dans un d\u00e9passement, par le truchement de l&rsquo;aspect m\u00e9taphysique li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aspect psychique, tout en prenant en consid\u00e9ration l&rsquo;aspect physique, afin d&rsquo;en d\u00e9couvrir le centre universel. La science, actuellement, prend une petite partie de cette globalit\u00e9 universelle et tente de d\u00e9couvrir son centre \u00e0 travers ce fragment. Nous avons, maintenant, la possibilit\u00e9 de partir du centre et, par la connaissance de cette goutte d&rsquo;eau qui est de m\u00eame nature que tout l&rsquo;oc\u00e9an, d&rsquo;aller vers la multiplicit\u00e9, vers la p\u00e9riph\u00e9rie, de comprendre et de se r\u00e9f\u00e9rer constamment \u00e0 cette connaissance. Si les anciens l&rsquo;ont cach\u00e9e, c&rsquo;est en raison des dangers qu&rsquo;elle repr\u00e9sente \u00e0 travers l&rsquo;aspect paisible et terrible dont nous parlions pr\u00e9c\u00e9demment. Mais de nos jours, la science est capable de red\u00e9couvrir cette connaissance ultime, \u00e0 force de simplification. En cons\u00e9quence, il n&rsquo;y a rien \u00e0 perdre en la transmettant \u00e0 nouveau, mais au contraire tout \u00e0 gagner si elle est replac\u00e9e dans le contexte de la sagesse et non dans celui des apprentis sorciers, autrement dit, sans en conna\u00eetre les tenants et aboutissants. Il est pr\u00e9f\u00e9rable que la tradition reprenne ses pr\u00e9rogatives d&rsquo;autorit\u00e9 spirituelle (non autoritaire) en opposition au pouvoir temporel, en ce sens que le pouvoir temporel doit pourvoir au bien-\u00eatre physique des individus, et l&rsquo;autorit\u00e9 spirituelle pourvoir au bien-\u00eatre m\u00e9taphysique, ces deux aspects combin\u00e9s procurant n\u00e9cessairement le bien-\u00eatre psychique de chacun. Le bonheur des \u00eatres ne peut s&rsquo;acqu\u00e9rir que par l&rsquo;autorit\u00e9 que procure une connaissance de l&rsquo;ultime en toute chose. Un bonheur sans connaissance est inconcevable, et si les peuples n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 maintenus dans l&rsquo;ignorance pour \u00eatre mieux domin\u00e9s, il n&rsquo;y aurait que compl\u00e9mentarit\u00e9 entre pouvoir et autorit\u00e9 alors que, de nos jours, nous constatons une grande confusion entre les deux termes. Les pr\u00eatres occidentaux s&rsquo;occupent de politique et les politiciens se pr\u00e9occupent de l&rsquo;\u00e9quilibre des \u00eatres ! Les ministres des loisirs, de la joie de vivre, portent des titres que l&rsquo;on pourrait imaginer lire dans des contes de f\u00e9es, mais n&rsquo;est-ce pas, l\u00e0, traduire l&rsquo;ennui dans lequel sombrent nos soci\u00e9t\u00e9s ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de conclure, nous pr\u00e9cisons \u00eatre redevables de cette connaissance de \u00ab La Clef \u00bb au V\u00e9n\u00e9rable Aryadeva que quelques-uns d&rsquo;entre vous ont rencontr\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 th\u00e9osophique alors qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas encore ordonn\u00e9 et s&rsquo;appelait, de son nom fran\u00e7ais, Paul Adam. C&rsquo;est lui qui nous a permis de La comprendre. L&rsquo;ayant retrouv\u00e9e pour et par lui-m\u00eame, il a tenu \u00e0 ce qu&rsquo;elle soit mise \u00e0 la disposition de tous ceux qui, sinc\u00e8rement, cherchent et souhaitent trouver. Il nous montre que la Connaissance ne peut \u00eatre la propri\u00e9t\u00e9 exclusive d&rsquo;une nation ou d&rsquo;un continent. Cela est si vrai qu&rsquo;il r\u00e9alisa \u00ab La Clef \u00bb, seul \u00e0 Versailles, en France et non en Inde o\u00f9 il \u00e9tait parti dans le but de r\u00e9unir des confirmations recueillies dans les textes de la plus vieille tradition du monde encore vivante. Si les diff\u00e9rentes religions sont repr\u00e9sentatives de l&rsquo;universalit\u00e9, il est \u00e9vident qu&rsquo;elles se rejoignent en cela. Leur point commun est, de ce fait : \u00ab\u00a0La Clef \u00bb. Quant aux formes d&rsquo;expression traditionnelles, leurs abus, leurs mises en application, ceci rel\u00e8ve de la loi p\u00e9rissable et perfectible des formes, mais pas du fond qui reste quant \u00e0 l&rsquo;intention, l&rsquo;atteinte de la perfection au-del\u00e0 de l&rsquo;existence passag\u00e8re. Qu&rsquo;il soit entendu que le terme d&rsquo;universel ne se d\u00e9finit pas dans l&rsquo;utilisation gr\u00e9co-latine que l&rsquo;on a fait du mot catholique surtout si l&rsquo;on y ajoute la contradiction romaine ! Encore une fois, il ne faut pas confondre forme et fond. Si l&rsquo;on consid\u00e8re que la forme est pr\u00e9dominante, il nous faut alors rejeter toute id\u00e9e d&rsquo;universalit\u00e9 et ses implications. La science et la mati\u00e8re pr\u00e9valent, le hasard remplace l&rsquo;intelligence, les conditions et les effets n&rsquo;ont plus de relation. Heureusement, il nous reste la question : \u00ab Du Tout \u00f4tons le Tout, que reste-t-il ? \u00bb Les textes pr\u00e9tendent \u00e0 la fusion, pas \u00e0 la confusion et, si un illettr\u00e9 peut \u00eatre un sage comme cela nous est montr\u00e9 \u00e0 maintes reprises dans les traditions, il nous faut alors r\u00e9viser compl\u00e8tement les donn\u00e9es de notre civilisation. La religion, selon son \u00e9tymologie, doit \u00ab relier \u00bb le visible \u00e0 l&rsquo;invisible, la science doit sortir de sa d\u00e9finition empirique pour lui substituer la notion de r\u00e9alit\u00e9 connaissante, la politique doit avoir conscience de son r\u00f4le qui consiste \u00e0 subvenir au bien-\u00eatre physique des individus. Et, surtout, que la religion puisse pourvoir au bonheur des \u00eatres et non repr\u00e9senter un \u00ab opium \u00bb qui endort les facult\u00e9s de connaissance et de distinction !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;instrument id\u00e9al est, nous l\u2019avons compris, le symbole traditionnel qui n&rsquo;a pas de fronti\u00e8re et dont la signification peut se retrouver n&rsquo;importe o\u00f9, \u00e0 tout moment. C&rsquo;est ce qui en fait la force mais aussi la fragilit\u00e9. Il y a dans son contenu une tr\u00e8s grande subtilit\u00e9 li\u00e9e au faisceau de la diversit\u00e9 des circonstances qui viennent fusionner en un seul point. \u00ab Le cheveu qui sera compt\u00e9 \u00bb rel\u00e8ve de ce principe de liaison universelle que l&rsquo;on retrouve dans le brin d&rsquo;herbe ou la graine de s\u00e9same. Le Symbole des symboles, Pierre de touche par excellence que remet \u00e0 notre disposition le V\u00e9n\u00e9rable Aryadeva, confirme cet enseignement de l&rsquo;Inde qui affirme que la totalit\u00e9 de la Connaissance peut \u00eatre inscrite sur l&rsquo;ongle du petit doigt. Pour en avoir conscience, il est bon de se mettre \u00e0 la port\u00e9e de la puissance symbolique contenue \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de tout ce qui tombe sous la coupe du mental, de mani\u00e8re \u00e0 ce qu\u2019au-del\u00e0 de l&rsquo;apparence nous puissions reconna\u00eetre Cela qui est notre propre essence. Autrement dit, rena\u00eetre \u00e0 Cela que nous poss\u00e9dons tous mais que nos attachements divers, ne serait-ce que le fait d&rsquo;\u00eatre sous la forme physique, nous emp\u00eachent de voir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Et si le r\u00e9sum\u00e9 de \u00ab La Connaissance \u00bb se traduit par \u00ab Vie, Amour, Mort OU Lumi\u00e8re \u00bb, le OU reste un conditionnel \u00e0 atteindre qui ne peut relever que de sa Connaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Martine et Henry NORMAND<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le concept mat\u00e9riel ne peut \u00eatre totalement abandonn\u00e9. On entend dire trop souvent que l&rsquo;on va rejeter la mat\u00e9rialit\u00e9 et la science pour s&rsquo;occuper de spiritualit\u00e9 ! Comment pourrait-on supporter la spiritualit\u00e9 s&rsquo;il n&rsquo;y avait un corps physique pour en avoir la compr\u00e9hension ? 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