{"id":9966,"date":"2011-11-05T17:14:13","date_gmt":"2011-11-05T16:14:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=9966"},"modified":"2024-08-20T16:52:44","modified_gmt":"2024-08-20T15:52:44","slug":"holographie-et-concept-dinformation-par-gerard-pinson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/holographie-et-concept-dinformation-par-gerard-pinson\/","title":{"rendered":"Holographie et concept d&rsquo;information par G\u00e9rard Pinson"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">(Revue 3<sup>e<\/sup> Mill\u00e9naire N<sup>o<\/sup> 6 Ancienne s\u00e9rie. Janvier-F\u00e9vrier 1983)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>La complexit\u00e9 du cerveau n&rsquo;a pas fini d&rsquo;\u00e9tonner l&rsquo;homme. Dans notre n\u00b0 4, Yves Christen posait la question : \u00ab <\/em><\/strong><a href=\"http:\/\/www.revue3emillenaire.com\/blog\/?p=6082\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong><em>le cerveau humain est-il capable de comprendre le cerveau humain ?<\/em><\/strong><\/a><strong><em> \u00bb A cette question il n&rsquo;apportait pas de r\u00e9ponse mais ouvrait, au contraire, le champ \u00e0 des milliers de questions. Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est le physicien G\u00e9rard Pinson qui aborde cette fabuleuse \u00e9nigme. Dans cette \u00e9tude il soul\u00e8ve un nouveau voile et nous permet d&rsquo;approcher un peu plus la structure de notre cerveau. Prodigieuse machinerie de l&rsquo;homme dont nous ne connaissons encore que bien peu des secrets. A travers ces milliards de neurones interconnect\u00e9s, on cherche en vain \u00e0 \u00e9valuer ses capacit\u00e9s. Et, bien qu&rsquo;il n&rsquo;en soit pas question ici, par quel moyen ce cerveau qui nous anime, se relie-t-il et au rationnel et \u00e0 l&rsquo;irrationnel ? Sa complexit\u00e9 est si vaste qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9faut de comprendre, on peut admettre qu&rsquo;il SAIT entrer en contact avec ce que les hommes nomment parfois la Conscience Universelle. Un cerveau ou une partie de l&rsquo;hologramme cosmique ? Mais d&rsquo;abord G\u00e9rard Pinson explique ce qu&rsquo;est un hologramme, et puis&#8230;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">DANS la langue des sciences physiques, le mot \u00ab information \u00bb recouvre un concept tr\u00e8s bien d\u00e9fini mais relativement pauvre, qui satisfait cependant aux besoins de l&rsquo;\u00e9lectronicien ou de l&rsquo;informaticien par exemple. Dans d&rsquo;autres langages, il recouvre des notions beaucoup plus floues mais plus larges, selon leur emploi par le biologiste, le journaliste, le p\u00e9dagogue ou tant d&rsquo;autres. Ce terrible \u00ab cam\u00e9l\u00e9on conceptuel \u00bb qu&rsquo;est le concept d&rsquo;information peut-il \u00eatre \u00e0 la fois clairement identifi\u00e9 tout en \u00e9tant polys\u00e9mique\u00a0? C&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de cette \u2014 vaste \u2014 question que les lignes qui suivent, s&rsquo;appuyant sur le mod\u00e8le de l&rsquo;holographie, esp\u00e8rent contribuer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Invent\u00e9e en 1947 par Denis Gabor pour am\u00e9liorer les performances des microscopes, l&rsquo;holographie est depuis appliqu\u00e9e avec un succ\u00e8s croissant \u00e0 la photographie : un hologramme permet en effet d&rsquo;enregistrer une image en relief. Il doit cette propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 sa fa\u00e7on particuli\u00e8re de m\u00e9moriser l&rsquo;information.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Imaginons quelques grosses gouttes d&rsquo;une pluie d&rsquo;orage tombant sur une gr\u00e8ve de sable fin, au bord d&rsquo;un \u00e9tang : chaque goutte d&rsquo;eau imprime sa marque dans le sable en y faisant un petit trou. Mis \u00e0 part cet incident local, le reste de la plage ignore tout de l&rsquo;impact de la goutte sur le sol. Par contre, sur l&rsquo;\u00e9tendue d&rsquo;eau se trouvant \u00e0 proximit\u00e9 (suppos\u00e9e parfaitement calme et lisse), les gouttes en plongeant impriment \u00e0 la surface de petites rides circulaires. Ces ondes se propagent dans toutes les directions, s&rsquo;entrecroisent et gagnent tout l&rsquo;\u00e9tang, qui se trouve ainsi \u00ab inform\u00e9 \u00bb dans son entier de l&rsquo;arriv\u00e9e de chaque goutte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les rayons lumineux venus de l&rsquo;objet s&rsquo;impriment sur une plaque photographique commune comme sur du sable : ils forment une image dont chaque point est l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un point, et d&rsquo;un seul, de cet objet. Par contre, lorsqu&rsquo;on \u00ab holographie \u00bb celui-ci, c&rsquo;est l&rsquo;onde lumineuse elle-m\u00eame qu&rsquo;on enregistre, comme si l&rsquo;eau de l&rsquo;\u00e9tang se figeait en gelant instantan\u00e9ment. Aussi un point de l&rsquo;objet (qui envoie de la lumi\u00e8re tout autour de lui) est-il m\u00e9moris\u00e9 par l&rsquo;hologramme entier, et chaque parcelle d&rsquo;hologramme enregistre un petit bout d&rsquo;onde \u00e9mise par chaque point de l&rsquo;objet. D&rsquo;o\u00f9 cette propri\u00e9t\u00e9 \u00ab magique \u00bb propre aux hologrammes : on peut les casser en mille morceaux, l&rsquo;objet holographi\u00e9 appara\u00eet en entier mille fois au travers de chaque morceau ! Il y a, dira-t-on, multiplicit\u00e9 simultan\u00e9e de l&rsquo;information : une partie contient une information globale sur le tout, et chaque partie la contient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelle est la diff\u00e9rence entre une plaque photographique et une plaque \u00ab holographique \u00bb\u00a0? Il n&rsquo;y en a pas. On utilise le m\u00eame type de pellicule sensible, bien connue des amateurs de photographie. Par contre, le dispositif utilis\u00e9 diff\u00e8re : pour enregistrer l&rsquo;hologramme il faut disposer d&rsquo;un laser. Alors que le faisceau lumineux \u00e9mis par une source ordinaire ressemble \u00e0 la foule qui arpente le hall de la gare de Lyon le soir vers 18 heures (les rayons lumineux sont r\u00e9partis al\u00e9atoirement en un fouillis indescriptible), celui \u00e9mis par un laser sugg\u00e8re plut\u00f4t un d\u00e9fil\u00e9 militaire&#8230; (les rayons s&rsquo;y ordonnent sagement en vagues r\u00e9guli\u00e8res successives et parall\u00e8les). Dans ce dernier cas, on dit que la lumi\u00e8re est coh\u00e9rente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On r\u00e9alise l&rsquo;enregistrement de la fa\u00e7on suivante : le faisceau issu du laser est partag\u00e9 en deux. Une des deux moiti\u00e9s \u00e9claire directement la plaque sensible, constituant le faisceau dit \u00ab de r\u00e9f\u00e9rence \u00bb (coh\u00e9rent). L&rsquo;autre moiti\u00e9 \u00e9claire l&rsquo;objet, qui r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 son tour la lumi\u00e8re et l&rsquo;envoie sur la plaque, o\u00f9 elle se m\u00e9lange (\u00ab interf\u00e8re \u00bb) au faisceau de r\u00e9f\u00e9rence. Du coup, la plaque n&rsquo;enregistre plus simplement le faisceau issu de l&rsquo;objet lui-m\u00eame, fort complexe, mais le r\u00e9sultat du m\u00e9lange, c&rsquo;est-\u00e0-dire la comparaison entre l&rsquo;information complexe et la r\u00e9f\u00e9rence. C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;un faisceau de lumi\u00e8re convenablement ordonn\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire coh\u00e9rent, que l&rsquo;on peut enregistrer ainsi cette information complexe mais r\u00e9f\u00e9renci\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Math\u00e9matiquement, l&rsquo;hologramme fait passer d&rsquo;une distribution spatiale d&rsquo;amplitude (l&rsquo;objet) en une distribution en fr\u00e9quence (son spectre) <a id=\"ftnref1\" href=\"#ftn1\">[1]<\/a>. Il enregistre, outre l&rsquo;amplitude de l&rsquo;onde objet, sa distribution de phase par interf\u00e9rence avec le faisceau de r\u00e9f\u00e9rence (fournissant les r\u00e9f\u00e9rences d&rsquo;amplitude et de phase n\u00e9cessaires). Cela permet notamment d&rsquo;enregistrer l&rsquo;information contenue dans le relief.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;holographie et le cerveau<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il \u00e9tait tentant d&rsquo;appliquer le mod\u00e8le de l&rsquo;hologramme au cerveau, et c&rsquo;est ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas manqu\u00e9 de faire ! Avant d&rsquo;aller plus loin, on peut r\u00e9sumer un certain nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments sur le traitement de l&rsquo;information par le syst\u00e8me nerveux qui sont \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;hypoth\u00e8se \u00ab holographique \u00bb du fonctionnement c\u00e9r\u00e9bral\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1<sup>o<\/sup>) On conna\u00eet tout d&rsquo;abord la lat\u00e9ralisation de l&rsquo;activit\u00e9 corticale. L&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re gauche semble traiter l&rsquo;information de fa\u00e7on plus analytique que l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re droit qui, au travers d&rsquo;activit\u00e9s comme la reconnaissance des formes, semble travailler de fa\u00e7on plus globale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2\u00b0) Certains m\u00e9canismes, comme ceux de la vision, pr\u00e9sentent aussi ce double fonctionnement : l&rsquo;image re\u00e7ue est partag\u00e9e entre l&rsquo;information proprement dite, per\u00e7ue dans un champ tr\u00e8s \u00e9troit (quelques degr\u00e9s) par la r\u00e9tine centrale fov\u00e9ale analytique, et son contexte, per\u00e7u par la r\u00e9tine p\u00e9riph\u00e9rique synth\u00e9tique et globale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On \u00e9value facilement l&rsquo;extension du champ de vision analytique en fixant son regard sur un mot pr\u00e9cis de ce texte et en appr\u00e9ciant l&rsquo;importance du cercle dans lequel les lettres sont vues nettement. Les deux types de vision se conjuguent et se compl\u00e8tent \u00e0 merveille\u00a0: la r\u00e9tine centrale d\u00e9taille l&rsquo;objet focalis\u00e9 tandis que la r\u00e9tine p\u00e9riph\u00e9rique permet de situer, de rep\u00e9rer cette analyse dans une image plus \u00e9largie du monde, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans son contexte. Pour saisir l&rsquo;utilit\u00e9 d&rsquo;une telle association, on peut penser \u00e0 un individu qui serait pourvu uniquement de la vision analytique : qu&rsquo;on imagine ses d\u00e9placements, et les difficult\u00e9s qu&rsquo;il rencontrerait pour arriver \u00e0 saisir le sens d&rsquo;un tableau qui aurait plusieurs m\u00e8tres de largeur !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3\u00b0) On sait que les transducteurs sensoriels codent une information donn\u00e9e (onde lumineuse, pression, temp\u00e9rature, d\u00e9placement, substances chimiques&#8230;) en modifiant la fr\u00e9quence des potentiels d&rsquo;action qu&rsquo;une fibre nerveuse v\u00e9hicule dans presque tous les cas en dehors de toute excitation d&rsquo;origine ext\u00e9rieure. Travaillant pour ainsi dire en \u00ab modulation de fr\u00e9quence \u00bb, les transducteurs sensoriels font passer, comme l&rsquo;hologramme, du monde des objets au monde des fr\u00e9quences.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4\u00b0) Les neurophysiologistes ont montr\u00e9 que le m\u00e9canisme de la transduction sensorielle peut \u00eatre d\u00e9crit math\u00e9matiquement de fa\u00e7on tr\u00e8s analogue au processus holographique (par analyse de Fourier), codant aussi bien la phase des messages sensoriels que le spectre des fr\u00e9quences (spatiales et\/ou temporelles) de l&rsquo;\u00e9nergie capt\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il reste ensuite \u00e0 comprendre comment le syst\u00e8me nerveux central traite les donn\u00e9es qui y convergent. L\u00e0 aussi, on peut d\u00e9crire certains processus, tel celui de la reconnaissance des formes (\u00ab pattern recognition \u00bb) de fa\u00e7on tout \u00e0 fait analogue \u00e0 certaines techniques utilisant l&rsquo;holographie (corr\u00e9lation par convolution entre le signal, inconnu, capt\u00e9 par le r\u00e9cepteur sensoriel, et une forme, connue, qui serait conserv\u00e9e en m\u00e9moire). De tels mod\u00e8les ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s, bien que encore, sur le plan neurophysiologique, imparfaitement \u00e9tablis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5\u00b0) Enfin, la d\u00e9localisation de la m\u00e9moire est l&rsquo;un des arguments les plus solides sur lesquels repose l&rsquo;hypoth\u00e8se de processus c\u00e9r\u00e9braux holographiques. Une g\u00e9n\u00e9ration de neurophysiologistes a cherch\u00e9 en vain le lieu de stockage des souvenirs. Les travaux de Karl Lashley ont montr\u00e9 que les \u00ab traces mn\u00e9siques \u00bb persistent m\u00eame si on supprime des parties importantes du cortex et donc qu&rsquo;aucune partie ne semble exercer un r\u00f4le primordial dans l&rsquo;enregistrement de l&rsquo;information. La m\u00e9moire a une structure \u00ab distribu\u00e9e \u00bb : l&rsquo;engramme (c&rsquo;est-\u00e0-dire le support de l&rsquo;information enregistr\u00e9e) est pr\u00e9sent dans l&rsquo;ensemble d&rsquo;une r\u00e9gion, le n\u00e9ocortex \u00e9tant dot\u00e9 d&rsquo;un caract\u00e8re homog\u00e8ne sur de larges zones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est \u00e0 partir des donn\u00e9es de ce type que Karl Pribram, un \u00e9l\u00e8ve de Lashley, a formul\u00e9 son hypoth\u00e8se. Il assimile les modifications de fr\u00e9quence d&rsquo;impulsions nerveuses qui cheminent \u00e0 travers les milliards de ramifications du syst\u00e8me nerveux \u00e0 des \u00ab trains d&rsquo;ondes \u00bb. Comme toutes les structures nerveuses sont directement ou indirectement connect\u00e9es entre elles, il va se produire obligatoirement des \u00ab figures d&rsquo;interf\u00e9rences \u00bb comparables selon Pribram \u00e0 celles d&rsquo;un hologramme. Elles auraient les m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s, entre autres la diffusion en chaque endroit de toute l&rsquo;information.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce mod\u00e8le a pour lui d&rsquo;expliquer, sur le plan th\u00e9orique, la nature non localis\u00e9e de la m\u00e9moire ainsi que certaines de ses propri\u00e9t\u00e9s, en faisant appel \u00e0 des processus de traitement du signal analogues. Ainsi, comme on l&rsquo;a vu, la reconnaissance des formes s&rsquo;explique dans ce cadre tr\u00e8s facilement, comme une capacit\u00e9 de stockage tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e (on songe \u00e0 utiliser les hologrammes en informatique pour cette raison), l&rsquo;associativit\u00e9 (r\u00e9alisation d&rsquo;hologramme non pas avec un laser mais avec un autre hologramme), l&rsquo;insensibilit\u00e9 au bruit, les ph\u00e9nom\u00e8nes d&rsquo;accoutumance, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, sur le plan pratique, peu de r\u00e9sultats exp\u00e9rimentaux directs ont \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent obtenus. En particulier, ce que doivent \u00eatre les structures biophysiques du cerveau, si elles s&rsquo;apparentent \u00e0 la plaque photographique \u00e9clair\u00e9e par un laser, demeure assez myst\u00e9rieux !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le mod\u00e8le hologrammatique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est donc n\u00e9cessaire, vis-\u00e0-vis du ph\u00e9nom\u00e8ne physique de l&rsquo;holographie et de son utilisation entant qu&rsquo;analogie de fonctionnement du syst\u00e8me nerveux, d&rsquo;observer une certaine prudence. Mais on peut n\u00e9anmoins en conserver les grandes lignes en tant que mod\u00e8le de m\u00e9morisation et de traitement de l&rsquo;information. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un \u00ab hologrammorphisme \u00bb de celle-ci, qui sugg\u00e8re que l&rsquo;information, par sa logique et sa structure, est \u00ab en forme d&rsquo;hologramme \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9passant en effet le cadre d&rsquo;un simple d\u00e9calque du ph\u00e9nom\u00e8ne holographique, le mod\u00e8le hologrammatique puise dans les propri\u00e9t\u00e9s physiques de ce dernier ses caract\u00e9ristiques propres qui les g\u00e9n\u00e9ralisent plus qu&rsquo;elles ne les transcrivent na\u00efvement. Les deux caract\u00e9ristiques d&rsquo;un ensemble d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;information qui serait dot\u00e9 d&rsquo;une structure hologrammatique sont :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 la multiplicit\u00e9 simultan\u00e9e de l&rsquo;information : chaque partie est image du tout, qui la contient. Les attributs et les propri\u00e9t\u00e9s de toute partie refl\u00e8tent, manifestent implicitement \u00ab l&rsquo;ordre g\u00e9n\u00e9ral \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire les attributs et les propri\u00e9t\u00e9s de l&rsquo;ensemble. L&rsquo;information est distribu\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 la coh\u00e9rence de l&rsquo;information : l&rsquo;ensemble est ordonn\u00e9, r\u00e9f\u00e9renci\u00e9. Aucune partie ne saurait \u00eatre isol\u00e9e : chacune d&rsquo;elles est associ\u00e9e, par des liens logiques, topologiques, s\u00e9mantiques, aux autres parties de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Diff\u00e9rents exemples peuvent illustrer, \u00e0 des degr\u00e9s divers, ce \u00ab mod\u00e8le hologrammatique \u00bb. Les id\u00e9es qu&rsquo;il sugg\u00e8re \u2014 ou plut\u00f4t les questions qu&rsquo;il pose ! \u2014 seront introduites au fur et \u00e0 mesure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut cependant pr\u00e9ciser tout d&rsquo;abord l&#8217;emploi du mot \u00ab partie \u00bb. On aurait pu employer aussi le mot \u00ab \u00e9l\u00e9ment \u00bb. Mais \u00ab \u00e9l\u00e9ment \u00bb \u00e9voque un d\u00e9coupage pr\u00e9cis, une structure en \u00ab grains \u00bb s\u00e9par\u00e9s et disjoints d&rsquo;un ensemble donn\u00e9. Or il est clair que, au moins math\u00e9matiquement, (on fait abstraction du \u00ab grain \u00bb de la pellicule), l&rsquo;hologramme a une structure continue. Si on le d\u00e9coupe en morceaux, les morceaux peuvent \u00eatre quelconques. D&rsquo;o\u00f9 l&#8217;emploi du mot \u00ab partie \u00bb, au sens de pr\u00e9l\u00e8vement d&rsquo;une portion arbitraire d&rsquo;un continuum.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;on essaie, dans un premier temps de comparer une distribution \u00ab hologrammatique \u00bb avec ce que l&rsquo;on conna\u00eet par ailleurs, c&rsquo;est vers la notion physique d&rsquo;information qu&rsquo;il faut se tourner en premier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En informatique, on joint \u00e0 l&rsquo;information elle-m\u00eame (un mot de huit bits par exemple), \u00e0 sa \u00ab valeur propre \u00bb, une adresse dont \u2014 et ceci est caract\u00e9ristique \u00a0\u2014 l&rsquo;importance est consid\u00e9rable (en micro-informatique par exemple, l&rsquo;adresse du mot comporte usuellement seize bits, soit le double du mot lui-m\u00eame !), autrement dit une \u00ab valeur topologique \u00bb sans laquelle elle n&rsquo;est rien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un message \u00e9mis dans une ligne de transmission contient une information \u00ab clandestine \u00bb jamais prise en compte par les techniciens (qui ne s&rsquo;int\u00e9ressent qu&rsquo;au taux d&rsquo;erreurs) : c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;ordre dans lequel sont transmises les donn\u00e9es. Ainsi, une bande magn\u00e9tique lue de gauche \u00e0 droite ou de droite \u00e0 gauche contient exactement la m\u00eame \u00ab quantit\u00e9 d&rsquo;information \u00bb au sens de Shannon. Or un air de musique lu \u00ab \u00e0 l&rsquo;envers \u00bb est absolument m\u00e9connaissable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semble donc qu&rsquo;\u00e0 la notion physique d&rsquo;information, qui se rapporte \u00e0 la valeur propre d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;information, on puisse adjoindre l&rsquo;id\u00e9e de la position, de l&rsquo;adresse, de la \u00ab valeur topologique \u00bb de cet \u00e9l\u00e9ment au sein de l&rsquo;ensemble o\u00f9 il se trouve. En holographie, c&rsquo;est la phase qui joue ce r\u00f4le, s&rsquo;ajoutant \u00e0 l&rsquo;amplitude, seule enregistr\u00e9e sur une photographie ordinaire. Il est important de voir qu&rsquo;une telle caract\u00e9risation de l&rsquo;information par cette valeur \u00ab topologique \u00bb n&rsquo;est possible que si l&rsquo;ensemble auquel elle appartient est ordonn\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut se demander alors en quoi une information r\u00e9f\u00e9renci\u00e9e peut apporter quelque chose de plus que la notion d&rsquo;information au sens de Shannon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;informatique offre en effet l&rsquo;exemple d&rsquo;une information adress\u00e9e, certes, mais seulement juxtapos\u00e9e : il n&rsquo;y a a priori aucun lien logique structurant la suite de bits enregistr\u00e9e dans une m\u00e9moire, puisque celle-ci peut contenir n&rsquo;importe quoi, des donn\u00e9es al\u00e9atoires notamment. Il faut donc chercher ailleurs un exemple d&rsquo;utilisation d&rsquo;une information non seulement adress\u00e9e, mais aussi structur\u00e9e de fa\u00e7on coh\u00e9rente. La chimie nous a donn\u00e9 un exemple spectaculaire d&rsquo;une telle sorte d&rsquo;information.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On connaissait, vers 1870, quelques soixante substances dites \u00ab corps simples \u00bb parce qu&rsquo;on ne parvenait pas \u00e0 les d\u00e9composer et qu&rsquo;elles entrent dans la composition des autres mati\u00e8res connues. Se posait le probl\u00e8me de classer cette foule de corps chimiques : comment les mettre en ordre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ordo, en latin, veut dire file. Mendele\u00efev commen\u00e7a par classer les \u00e9l\u00e9ments en file indienne, dans l&rsquo;ordre croissant de leurs poids atomiques. Il obtint une ordonnance lin\u00e9aire mais s&rsquo;aper\u00e7ut bient\u00f4t d&rsquo;une s\u00e9rie de co\u00efncidences qui sugg\u00e9raient l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un rythme, d&rsquo;une p\u00e9riodicit\u00e9. Il d\u00e9coupa cette file en groupes de sept \u00e9l\u00e9ments. Il obtint ainsi par recoupements multiples une classification non plus lin\u00e9aire mais cruciale, un \u00ab tableau \u00bb dont les lignes horizontales refl\u00e9taient un ordre quantitatif pr\u00e9con\u00e7u, tandis qu&rsquo;un ordre qualitatif impr\u00e9vu, \u00ab in-con\u00e7u \u00bb (il devait \u00eatre expliqu\u00e9 plus tard, avec la d\u00e9couverte par Bohr et Sommerfield de la structure des atomes) surgissait de lui-m\u00eame dans sept colonnes verticales. La premi\u00e8re se trouva contenir les m\u00e9taux alcalins, la seconde les m\u00e9taux alcalino-terreux, la troisi\u00e8me les \u00e9l\u00e9ments dits halog\u00e8nes, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien plus, la pr\u00e9sence de cases vides dans ce tableau devait conduire Mendele\u00efev \u00e0 postuler non seulement l&rsquo;existence de corps inconnus \u00e0 son \u00e9poque, mais encore leurs propri\u00e9t\u00e9s physico-chimiques. Quelques ann\u00e9es plus tard (en 1886), le Gallium, le Scandium et le Germanium allaient \u00eatre d\u00e9couverts, r\u00e9pondant fid\u00e8lement aux pr\u00e9dictions mend\u00e9leleviennes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mendele\u00efev sut donc postuler, par un raisonnement inductif qui doit peu au formalisme logique d\u00e9ductif classique, que les trous de sa table devaient (diable, pourquoi ?!) \u00eatre occup\u00e9s par des corps encore ignor\u00e9s de la science de son temps. Il le put parce que chaque \u00e9l\u00e9ment \u00e9tait porteur d&rsquo;une double information : sa \u00ab valeur propre \u00bb (sa masse), et son \u00ab adresse \u00bb (ses propri\u00e9t\u00e9s chimiques). L&rsquo;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments r\u00e9f\u00e9renci\u00e9s formait un tout classifi\u00e9, coh\u00e9rent, qui se \u00ab tenait \u00bb, dot\u00e9 d&rsquo;une unit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, d&rsquo;une structure applicable au tableau entier, et, en ce sens, \u00ab distribu\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce type de raisonnement a d&rsquo;ailleurs \u00e9t\u00e9 tenu dans d&rsquo;autres domaines que la chimie, en physique des particules notamment (d\u00e9couverte de certaines particules \u00e0 partir d&rsquo;une classification en \u00ab octet \u00bb ou en \u00ab d\u00e9cuplet \u00bb), et en th\u00e9orie des groupes (d\u00e9couverte des propri\u00e9t\u00e9s de certains groupes simples finis, qui sont classifi\u00e9s \u00ab \u00e0 la Mendele\u00efev \u00bb, avant m\u00eame qu&rsquo;on ait pu prouver leur existence sur ordinateur).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On verra plus loin les corollaires que tout cela pourrait impliquer. Un dernier exemple, parce qu&rsquo;il est choisi cette fois dans le domaine des sciences humaines, et qu&rsquo;il se rapporte donc aux propri\u00e9t\u00e9s du cerveau, permet d&rsquo;illustrer de fa\u00e7on tr\u00e8s concr\u00e8te la notion d&rsquo;hologrammorphisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Infiniment plus puissant qu&rsquo;un langage informatique, le langage humain est le type m\u00eame de r\u00e9partition holographique de l&rsquo;information. Il est bien connu en effet qu&rsquo;on ne peut donner d&rsquo;un mot une d\u00e9finition absolue, puisqu&rsquo;elle emploie n\u00e9cessairement d&rsquo;autres mots du vocabulaire eux-m\u00eames d\u00e9finis par&#8230; et ceci ind\u00e9finiment ! D&rsquo;o\u00f9, que le lecteur nous pardonne cette expression, la circularit\u00e9 \u00ab en b\u00e9ton \u00bb d&rsquo;un dictionnaire qui d\u00e9sesp\u00e8re le lexicographe \u00e9pris de formalisme logique : le mot n&rsquo;a de signification que relativement aux autres mots de la langue : par le jeu des d\u00e9finitions imbriqu\u00e9es, il contient la quasi-totalit\u00e9 du vocabulaire. En rh\u00e9torique, cela porte un nom \u2014 la m\u00e9tonymie : boire un verre, boire le vin contenu dans le verre, avaler le liquide alcoolis\u00e9 provenant de la fermentation du raisin dans le r\u00e9cipient en verre, faire descendre par le gosier le fluide condens\u00e9 alcoolis\u00e9 provenant de la transformation sous l&rsquo;influence d&rsquo;un enzyme du jus du fruit de la vigne dans l&rsquo;ustensile creux fait d&rsquo;une mati\u00e8re cassante et transparente compos\u00e9e de silicates alcalins, etc., etc. ! Apparaissent ici clairement la multiplicit\u00e9 simultan\u00e9e de l&rsquo;information parce que chaque mot contient implicitement tous les autres, et la coh\u00e9rence parce que tous les mots sont li\u00e9s logiquement entre eux (par leurs d\u00e9finitions notamment).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Quelques propri\u00e9t\u00e9s du traitement hologrammatique de l&rsquo;information<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il reste maintenant \u00e0 envisager quelles pourraient \u00eatre les caract\u00e9ristiques et les propri\u00e9t\u00e9s d&rsquo;une information \u00ab en forme d&rsquo;hologramme \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\u00b0) <em>Un processus hologrammatique op\u00e8re sur des images<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La logique classique ou la th\u00e9orie de l&rsquo;information op\u00e8rent sur des \u00e9l\u00e9ments disjoints. On a vu qu&rsquo;il est pr\u00e9f\u00e9rable de substituer \u00e0 la notion d&rsquo;\u00ab \u00e9l\u00e9ment \u00bb celle de \u00ab partie \u00bb quand on traite d&rsquo;une structure continue telle qu&rsquo;un hologramme. Or, une partie de celui-ci contient une image, celle qu&rsquo;il a enregistr\u00e9e. De la m\u00eame fa\u00e7on, l&rsquo;image est l&rsquo;objet sur lequel op\u00e9reraient les processus holographiques c\u00e9r\u00e9braux. La th\u00e9orie de la m\u00e9moire distribu\u00e9e montre que l&rsquo;information n&rsquo;est pas localisable en tel ou tel endroit du cerveau. Corollairement, une information m\u00e9moris\u00e9e est associ\u00e9e \u00e0 un ensemble plus vaste d&rsquo;informations, et la rem\u00e9moration d&rsquo;un souvenir consisterait, outre la possibilit\u00e9 de rem\u00e9moration d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment particulier et isol\u00e9 comme c&rsquo;est le cas lorsqu&rsquo;on interroge une m\u00e9moire d&rsquo;ordinateur, en la rem\u00e9moration d&rsquo;un ensemble de souvenirs associ\u00e9s s&rsquo;apparentant \u00e0 une \u00ab image mentale \u00bb (visuelle ou conceptuelle).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les cons\u00e9quences, notamment p\u00e9dagogiques, d&rsquo;une telle hypoth\u00e8se, pourraient \u00eatre particuli\u00e8rement notables. S&rsquo;il est vrai que le traitement de l&rsquo;information par le cerveau est de nature hologrammatique, alors il est vain de d\u00e9couper un enseignement ou un message en \u00e9l\u00e9ments soigneusement disjoints les uns des autres et disjoints du contexte qui les englobe. Au contraire, toute information n&rsquo;est communicable que situ\u00e9e dans ce contexte, devant \u00eatre reli\u00e9e de fa\u00e7on coh\u00e9rente \u00e0 tout ce qui la touche de pr\u00e8s ou de loin. Priv\u00e9e de ces liens, elle demeure en grande partie incompr\u00e9hensible, sa \u00ab valeur propre \u00bb ne la d\u00e9finissant que tr\u00e8s partiellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semble donc naturel de parler d&rsquo;image pour d\u00e9signer le v\u00e9hicule particulier d&rsquo;un type de langage, visuel, \u00ab holoscopique \u00bb (comme le verbe l&rsquo;est au langage discursif), fond\u00e9 sur des processus propres au cerveau. La s\u00e9mantique nous donne sur ce point une indication int\u00e9ressante : lorsque nous comprenons, ne disons-nous pas que nous avons \u00ab vu \u00bb ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2\u00b0) <em>Un processus hologrammatique dote chaque image d&rsquo;une signification<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait dire que, rationnels parce que logiques, les processus de traitement de l&rsquo;information par le cerveau sont en m\u00eame temps surrationnels parce que, pour appr\u00e9hender la signification des choses, ils ont des pouvoirs que la raison n&rsquo;a pas : la table mend\u00e9le\u00efevienne, qui d\u00e9sesp\u00e9rait Bachelard tout en le ravissant, ne devint rationnelle que lorsqu&rsquo;on d\u00e9couvrit l&rsquo;isotopie ; le surrationnel nous y a livr\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9 avant la raison et au-dessus d&rsquo;elle. A la fois analytique et synth\u00e9tique (en un mot : \u00ab holoscopique \u00bb !), tout devient sous son \u00e9clairage compr\u00e9hensible : il expliquerait, notamment, la sensibilit\u00e9 artistique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-il possible de cerner les caract\u00e9ristiques de tels processus \u00ab holoscopiques \u00bb, qui traitent de la signification d&rsquo;images globales et coh\u00e9rentes ? A quelle condition notamment une information pourrait \u00eatre reconnue par de tels processus comme porteuse de sens ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un hologrammorphisme, chaque partie, a-t-on dit, est associ\u00e9e par des liens logiques, topologiques, s\u00e9mantiques, aux autres parties de l&rsquo;ensemble. Or ces liens contribuent pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 lui conf\u00e9rer sa signification : par exemple, un mot est reli\u00e9 aux autres mots de la langue par un jeu de d\u00e9finitions. Il est clair que le contexte dans lequel se situe une information est indispensable \u00e0 sa compr\u00e9hension : il est bien connu qu&rsquo;un langage math\u00e9matique ou informatique qui serait compos\u00e9 d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d\u00e9finis de mani\u00e8re strictement absolue (en \u00ab valeur propre \u00bb seulement) serait inutilisable, faute de sens : on ne saurait pas \u00e0 quoi se rapportent ces \u00e9l\u00e9ments !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00ab adressage \u00bb, la r\u00e9f\u00e9rence, est donc indispensable \u00e0 la signification. Mais elle n&rsquo;est pas suffisante. Si l&rsquo;on reprend l&rsquo;exemple des mots du langage naturel, on a vu que non seulement un mot est reli\u00e9 aux autres par des d\u00e9finitions, mais que celles-ci \u00e9tant elles-m\u00eames compos\u00e9es de mots d\u00e9finis par d&rsquo;autres mots, \u00e0 l&rsquo;infini et circulairement, un mot \u00ab contient \u00bb en quelque sorte tous les mots de la langue. Il v\u00e9hicule ainsi une information qui le d\u00e9passe de beaucoup, qu&rsquo;aucune d\u00e9finition de longueur finie ne cernera jamais. C&rsquo;est donc parce qu&rsquo;une langue est un continuum, et qu&rsquo;un mot partage avec d&rsquo;autres mots une certaine information g\u00e9n\u00e9rale commune, de m\u00eame nature, qu&rsquo;il peut \u00eatre significatif. Car n&rsquo;est significatif que ce qui est comparable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, dans une structure hologrammatique, une partie est dot\u00e9e d&rsquo;une signification non seulement parce qu&rsquo;elle est r\u00e9f\u00e9renci\u00e9e, mais aussi parce que, l&rsquo;information \u00e9tant distribu\u00e9e, elle contient un peu de celle-ci (son allure g\u00e9n\u00e9rale) exprim\u00e9e dans toutes les autres parties de l&rsquo;ensemble auquel elle appartient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3\u00b0) <em>Un processus hologrammatique dote chaque image d&rsquo;une certaine \u00ab\u00a0fonction de m\u00e9rit\u00e9<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Consid\u00e9rons une structure S constitu\u00e9e de carreaux noirs et blancs, un damier par exemple. R\u00e9alisons l&rsquo;hologramme H de cette structure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis consid\u00e9rons la structure non-S constitu\u00e9e de carreaux blancs l\u00e0 o\u00f9 ceux de S sont noirs, et r\u00e9ciproquement. R\u00e9alisons son hologramme non-H.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9levons ensuite une petite portion p&rsquo; de non-H, que nous substituons \u00e0 une portion \u00e9quivalente p de H. On obtient ainsi H &#8211; p + p&rsquo;, que nous \u00e9clairons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la partie H &#8211; p r\u00e9sulte une distribution h(S) identique \u00e0 S l\u00e9g\u00e8rement plus floue et plus sombre que S (l&rsquo;\u00e9clairement de l&rsquo;image est proportionnel \u00e0 la surface de l&rsquo;hologramme). \u00a0De la partie p&rsquo; r\u00e9sulte une distribution h(non-S) nettement moins lumineuse que h(S). Au total, h(S) et h(non-S) se superposent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par cons\u00e9quent, une inversion p&rsquo; effectu\u00e9e dans H n&rsquo;entra\u00eene ni l&rsquo;inversion d&rsquo;un carreau quelconque du damier, ni l&rsquo;inversion de tous ses carreaux. Mais cette inversion est distribu\u00e9e \u00ab en filigrane \u00bb sur tout le damier, dont les carreaux perdent alors la simplicit\u00e9 initiale (0 ou 1, blanc ou noir, vrai ou faux) puisqu&rsquo;on voit appara\u00eetre par surimposition des \u00ab demi-teintes \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un syst\u00e8me quelconque dot\u00e9 d&rsquo;une structure hologrammatique, une \u00ab erreur \u00bb n&rsquo;a donc pas les cons\u00e9quences observ\u00e9es dans un syst\u00e8me dot\u00e9 d&rsquo;une structure logique classique, o\u00f9 l&rsquo;erreur introduite \u00e0 un niveau donn\u00e9 entra\u00eene sans ambigu\u00eft\u00e9 la fausset\u00e9 stricte de tout ce qui en d\u00e9coule. Au contraire, dans le cas pr\u00e9sent, les cons\u00e9quences de l&rsquo;erreur font passer d&rsquo;un syst\u00e8me logique bivalent par exemple \u00e0 un syst\u00e8me plus complexe. On ne peut plus dire qu&rsquo;il y a erreur en tel ou tel endroit du syst\u00e8me, mais cette erreur est distribu\u00e9e partout : rien n&rsquo;est \u00ab vraiment \u00bb faux, mais rien n&rsquo;est strictement vrai non plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette observation est d&rsquo;ailleurs \u00e0 la base de certaines techniques de traitement du signal, et plus sp\u00e9cialement \u00e0 propos de la transmission des images mentales, notamment conceptuelles : si la repr\u00e9sentation que nous nous faisons de la r\u00e9alit\u00e9 est fond\u00e9e sur un certain type d&rsquo;observation structur\u00e9e de fa\u00e7on \u00ab hologrammatique \u00bb, alors toute erreur dans l&rsquo;observation que nous faisons du monde n&rsquo;entra\u00eene pas la fausset\u00e9 stricte de notre syst\u00e8me repr\u00e9sentatif entier, mais simplement celui-ci est \u00ab entach\u00e9 \u00bb partout d&rsquo;une erreur qui sera d&rsquo;autant plus difficilement d\u00e9celable qu&rsquo;elle sera plus \u00ab l\u00e9g\u00e8re \u00bb. Ce pourrait \u00eatre notamment le cas de nos syst\u00e8mes de repr\u00e9sentation du monde \u00e9conomique&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4\u00b0) <em>Un processus hologrammatique est un processus cr\u00e9ateur<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a vu \u00e0 propos de la table mend\u00e9le\u00efevienne qu&rsquo;une vision \u00ab holoscopique \u00bb permet d&rsquo;induire, de deviner la pr\u00e9sence d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments interm\u00e9diaires (qu&rsquo;ils soient connus ou inconnus) et qui trouvent naturellement leur place, \u00e0 la mani\u00e8re des pi\u00e8ces d&rsquo;un puzzle. Le processus \u00e9tait analogue dans l&rsquo;exemple de la photographie de journal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceci est certainement \u00e0 rattacher au fait que, pour concevoir une image enti\u00e8re, point n&rsquo;est besoin de tout conna\u00eetre : un morceau d&rsquo;hologramme suffit \u00e0 donner une id\u00e9e globale du tout. Rien n&rsquo;interdit apr\u00e8s de \u00ab creuser les d\u00e9tails \u00bb, pourvu qu&rsquo;on ait au d\u00e9part l&rsquo;allure g\u00e9n\u00e9rale de ce que l&rsquo;on cherche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce processus de cr\u00e9ation n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas seulement, d&rsquo;une fa\u00e7on triviale, un processus qui comblerait des trous dans une grille d\u00e9j\u00e0 connue. Le \u00ab Rubik&rsquo;s Cube \u00bb, jeu bien connu de nombreux amateurs, est un exemple assez analogue \u00e0 la table mend\u00e9le\u00efevienne : tout a une place bien d\u00e9finie. Qui plus est, tous les \u00e9l\u00e9ments (les faces des petits cubes) sont connus. Mais, pour passer d&rsquo;une configuration donn\u00e9e \u00e0 une configuration sup\u00e9rieure, les amateurs savent bien qu&rsquo;il faut d\u00e9truire l&rsquo;arrangement que l&rsquo;on poss\u00e8de afin de le r\u00e9organiser en une structure plus riche d&rsquo;ordre. Cela est d\u00fb \u00e0 la distribution fondamentale d&rsquo;une certaine coh\u00e9rence : dans ce terrible jeu, tout est li\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela est certainement d\u00fb au fait que, dans une structure hologrammatique, il n&rsquo;existe pas de r\u00e9f\u00e9rentiel absolu : l&rsquo;origine des phases donn\u00e9es par l&rsquo;onde de r\u00e9f\u00e9rence en holographie est quelconque, l&rsquo;espace adressable dans un ordinateur est structur\u00e9 de fa\u00e7on arbitraire, l&rsquo;ordre de pr\u00e9sentation des groupes chimiques est permutable tant qu&rsquo;on ignore la structure des couches \u00e9lectroniques, il n&rsquo;existe pas dans une langue d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments simples dont d\u00e9coulerait l&rsquo;ensemble du vocabulaire (au contraire des mots d&rsquo;un langage informatique, r\u00e9ductible de fa\u00e7on univoque \u00e0 des processus physiques d\u00e9finis). Aussi peut-on dire, corollairement, qu&rsquo;un ensemble d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;informations dot\u00e9 d&rsquo;une structure hologrammatique n&rsquo;est pas r\u00e9ductible \u00e0 un r\u00e9f\u00e9rentiel absolu (compos\u00e9 d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments qui seraient \u00ab simples \u00bb).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peut-\u00eatre est-ce l\u00e0 une notion fondamentale lorsqu&rsquo;on cherche \u00e0 expliquer certains processus de cr\u00e9ation d&rsquo;information : alors que la croissance d&rsquo;information dans un cristal, qui est en quelque sorte une \u00ab croissance de coh\u00e9rence \u00bb, s&rsquo;op\u00e8re de proche en proche \u00e0 partir d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment simple, il semble que d&rsquo;autres processus, dans la mati\u00e8re vivante notamment, soient des processus de cr\u00e9ation collectifs d&rsquo;information : ce n&rsquo;est pas une structure qui se met en place pierre apr\u00e8s pierre, mais globalement par arrangements successifs, r\u00e9organisations de plus en plus complexes d&rsquo;un gigantesque puzzle, comme le fit Mendele\u00efev ou comme le font les passionn\u00e9s du jeu de Rubik. C&rsquo;est comme cela qu&rsquo;un hologramme hypoth\u00e9tique \u00ab extensible \u00bb, dont la surface cro\u00eetrait au cours du temps, pr\u00e9senterait au d\u00e9part une image assez floue \u2014 mais porteuse d\u00e9j\u00e0 de l&rsquo;allure g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;information enregistr\u00e9e \u2014, s&rsquo;affinant peu \u00e0 peu au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;extension en superficie de son support. Sa d\u00e9finition s&rsquo;am\u00e9liorant, des d\u00e9tails de plus en plus subtils appara\u00eetraient alors aux yeux d&rsquo;un observateur aussi \u00e9tonn\u00e9 Qu&rsquo;\u00e9merveill\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Voir notamment<\/strong> :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D. FAVRE : L&rsquo;Hologrammorphisme C\u00e9r\u00e9bral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. PINSON : Hologrammorphisme et logique holoscopique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. GRANDJEAN : Examen des pr\u00e9misses \u00e9conomiques \u00e0 la lueur du mod\u00e8le holoscopique.<\/p>\n<hr style=\"text-align: justify;\" size=\"1\" \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a id=\"ftn1\" href=\"#ftnref1\">[1]<\/a> Le syst\u00e8me de franges d&rsquo;interf\u00e9rence codant un point objet est r\u00e9parti sur tout l&rsquo;hologramme, et toute portion de celui-ci, aussi petite soit-elle (dans les limites du \u00ab grain \u00bb de la pellicule) contient un \u00e9chantillon du syst\u00e8me de franges \u00e9mis par tout point objet. Donc, que les esprits logiques se rassurent : dire \u00e0 propos d&rsquo;holographie que \u00ab la partie contient le tout \u00bb serait tr\u00e8s excessif ! En fait, ne conserver qu&rsquo;un fragment d&rsquo;hologramme revient \u00e0 ne conserver qu&rsquo;un morceau du spectre de l&rsquo;objet, donc \u00e0 \u00e9liminer les fr\u00e9quences spatiales \u00e9lev\u00e9es et perdre ainsi les d\u00e9tails : on ne conserve que la forme g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;objet. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une r\u00e9partition de l&rsquo;information diff\u00e9rente de celle dont nous avons l&rsquo;habitude, int\u00e9ressante parce qu&rsquo;elle permet pr\u00e9cis\u00e9ment de m\u00e9moriser l&rsquo;allure globale de l&rsquo;objet, mais certainement pas paradoxale !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelle est la diff\u00e9rence entre une plaque photographique et une plaque \u00ab holographique \u00bb ? Il n&rsquo;y en a pas. On utilise le m\u00eame type de pellicule sensible, bien connue des amateurs de photographie. Par contre, le dispositif utilis\u00e9 diff\u00e8re : pour enregistrer l&rsquo;hologramme il faut disposer d&rsquo;un laser. Alors que le faisceau lumineux \u00e9mis par une source ordinaire ressemble \u00e0 la foule qui arpente le hall de la gare de Lyon le soir vers 18 heures (les rayons lumineux sont r\u00e9partis al\u00e9atoirement en un fouillis indescriptible), celui \u00e9mis par un laser sugg\u00e8re plut\u00f4t un d\u00e9fil\u00e9 militaire&#8230; (les rayons s&rsquo;y ordonnent sagement en vagues r\u00e9guli\u00e8res successives et parall\u00e8les). 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