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N°133 - Faire ou ne pas faire ? - La volonté en question

N°133 - Automne 2019 - Faire ou ne pas faire ? - La volonté en question - Avec Dominique Schmidt, Didier Weiss, Dayana, José Le Roy, Franck Terreaux, Christine Morency, Paul Degryse, David Ciussi, Philippe G. Muller, Irène Richleacov-Marlé, Dominique Casterman, Welleda Muller, Anna Guégan, Nathan Céliolisa, Ladislav Klima, Eric Baret, Stéphane Breton, Bernard Boisson


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N° 133   -   Automne 2019

Thème :  Faire ou ne pas faire ? - La“volonté” en question


Sommaire

 
3e millénaire : Editorial
Dominique Schmidt : Le Tao de l’action par le non-agir
Didier Weiss : Une chasse au trésor
Dayana : Le lâcher prise de la volonté
José Le Roy : Ne rien faire ?
Franck Terreaux    : Avant tout “faire”...
Christine Morency : Voir n’oblige pas à agir
Paul Degryse : Le développement de la volonté et le chamanisme toltèque
David Ciussi : Le lâcher prise spirituel

Rubriques ;
Sciences & Spiritualité :
Philippe G. Muller : La Volonté dévoilée            
Portfolio :
Peintures de Irène Richleacov-Marlé                   
Paradoxes & non-dualité :
Dominique Casterman : Faire sans faire : le « Non-agir »
Psychologie transpersonnelle dans l’Art :
Welleda Muller : Léonard de Vinci ou le lâcher prise dans le “faire”
Bd :
Anna Guégan : " Heureux les frappés "
Nathan Céliolisa : " Le dire c’est bien mais le FAIRE c’est mieux”
Document :
Ladislav Klima : « Je suis la Volonté Absolue »
Rencontre avec Eric Baret par Stéphane Breton
Écopsychologie et Spiritualité :
Bernard Boisson : Le primordial dans l’écologie et l’humanisation



Editorial

Faire ou ne pas faire ?

La volonté en question

Du lâcher-prise au non-agir, les enseignements de la « non-dualité » invitent le chercheur spirituel à abandonner toute démarche, tout effort, tout but. La « volonté », associée systématiquement à la « puissance » – celle de l’ego – n’a plus bonne presse dans la littérature consacrée à l’éveil de la conscience. « Il n’y a rien à faire », « Il faut lâcher prise ! » entend-on dire le plus souvent, alors qu’à l’orée du troisième millénaire nous sommes entrés dans la civilisation du « faire », celle où les sociétés sont condamnées à devenir des fourmilières. Le « faire » au-dehors et le « non-faire » au-dedans sont-ils voués à nous offrir un nouvel équilibre, ou au contraire à nous diviser davantage entre ce qu’il faut faire, ce que l’on doit faire, ou ne pas faire ? Le faire étant devenu le destin de tout individu socialement responsable et acteur de sa vie, le non-faire serait celui de tout être intérieurement réalisé…
A moins qu’une vision neuve vienne éclairer nos consciences ! Le non-agir, en termes écologiques, semble la solution idéale, mais nous sommes loin de tout idéaux : nous sommes sur terre, et l’action est ici nécessaire et indispensable à tout changement et à tout évolution ou révolution véritable…

— Faut-il alors mieux contrôler ces changements, pour éviter quelques bouleversements écologiques dus à l’action polluante et négative du règne humain ?
— Le contrôle extérieur est un palliatif temporaire aux catastrophes écologiques, tandis que le contrôle intérieur reste un sujet à mettre en question lorsqu’il s’agit de l’éveil de la conscience.

En fait, la volonté n’est peut-être pas du tout ce que nous avons cru, tant nous l’avons, en quelques décennies, associée aux pouvoirs de l’ego. Intime d’une éthique vivante, la Volonté divine, paradoxalement impersonnelle et individuelle (indivisible !), nous englobe autant qu’elle est notre « véritable nature », notre propre essence. En tout cas, Elle n’est pas la faculté égocentrique qui se gausse du sens de l’effort et s’affirme dans le monde au nom d’idéaux obsolètes, car non fondés sur la connaissance vivante de soi. La dimension spirituelle de la Volonté divine – qui paradoxalement est un non-agir – est peut-être entièrement à découvrir ou à redécouvrir.

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