le docteur Maud Cousin : Le cancer


29 May 2010

(Revue Panharmonie. No 199. Juillet 1984)

Il ne faut pas parler du cancer, mais il faut parler des cancers, car il a des causes multiples qui aboutissent à un résultat commun, c’est-à-dire la multiplication anormale d’un certain nombre de cellules qui ne répondent plus aux besoins de l’organisme, mais qui prolifèrent même à distance, étant transportées par le courant sanguin ou le courant lymphatique.

Steiner pense qu’au cours de l’évolution la personne manque de vitalité. Le physique, c’est la partie matérielle de l’individu, l’éthérique c’est la force qui commande la vie, la force végétative (croissance), l’astral ce sont les sentiments, les passions. Le Moi, la personnalité, coordonne tout cela et empêche que l’astral ou l’éthérique débordent et que le physique soit perturbé.

Sous l’influence de l’évolution et des temps modernes les passions s’exaspèrent, agissent sur le neurosensoriel (tous les sens) et nous avons de la peine à assimiler tout cela. Le pôle neurosensoriel est débordé et toutes les forces neurosensorielles viennent envahir le pôle éthérique. La personne s’affaiblit, les forces vitales diminuent et surtout il y a des déficits dans le domaine éthérique, c’est-à-dire dans la croissance. Car à ce moment-là l’organisme a tendance à faire des creux, des endroits vides où l’éthérique est en insuffisance. Donc, quand il y a trop de forces neurosensorielles elles viennent se mettre dans ces zones dévitalisées et alors il y a possibilité de croissance des cellules qui sont libérées, parce que non maintenues dans l’équilibre normal.

La manière dont l’enfant a été élevé, dont les forces vitales se sont développées, favorisera plus ou moins le cancer. Les forces de croissance se sont transformées au cours de l’évolution pour favoriser le travail intellectuel, le raisonnement, et si elles ne sont pas bien équilibrées il y a des zones de dévitalisation et cela favorisera également le cancer.

Ce processus est à l’inverse des psychoses et des névroses où, au contraire, il y a trop de forces éthériques et le domaine de l’inconscient passe au conscient.

Pourquoi les cellules se développent-elles ? Par manque d’oxygène dans les cellules. La vie est essentiellement oxydative, les combustions se font avec de l’oxygène. L’air que nous respirons passe par les poumons, puis passe dans la circulation et va nourrir toutes les cellules. Mais quand les vaisseaux s’abîment ou que les tissus s’encrassent, les cellules manquent d’oxygène et alors la vie peut se manifester sous forme fermentative qui consomme moins d’oxygène, étant une fermentation lente.

Les cellules cancéreuses sont des cellules fermentatives, c’est-à-dire que, par rapport aux autres cellules, elles ont l’avantage de vivre mieux sans beaucoup d’oxygène. Il y a donc là une lutte compétitive où les cellules cancéreuses sont avantagées.

Tout ce qui améliore l’oxygénation semble être un facteur très favorable pour lutter contre le cancer. Le Docteur Salmanof a écrit un livre qui s’appelle « Sagesse du Corps ». Il a étudié toute la circulation dans les capillaires et soignait par des bains, des enveloppements, des bouillottes. Bains de 37o à 40o, avec de la térébenthine pour des tensions élevées, qui favorisent la dilatation des vaisseaux, avec du camphre pour les hypotendus, et permettent de mieux nourrir tous les tissus.

Pour les affections respiratoires il faisait des grands enveloppements chauds. Je l’ai vu, par ce moyen, améliorer beaucoup de troubles respiratoires et circulatoires et par là les cancers : tout ce qui favorise l’oxydation est favorable.

Les fermentations des sucres donnent la chaleur. Dans la contraction des muscles et dans le travail intellectuel, il y a combustion du sucre. Les diabétiques en général n’ont pas de cancer, avait remarqué le Docteur Grosron qui faisait des études à l’Institut Pasteur. Les parois cellulaires ne laissent pas passer le sucre, il y a donc insuffisance de sucre dans les cellules. Pour prévenir le cancer il faut faire des injections d’acide glycolomique qui diminuent l’imperméabilité de l’entrée du sucre dans les cellules, ce qui donne un prédiabète. Il soigne aussi depuis plus de vingt ans de cette manière des malades qui n’ont pas de métastases. Les cellules cancéreuses sont alors appauvries.

L’organisme a des capacités de destruction du cancer, c’est avant tout une question de terrain. Mais il y a aussi une question de quantité : si l’organisme ne détruit pas les premières cellules, il se produit une multiplication assez spéciale. Habituellement quand les cellules se divisent en deux, il y en a une qui reste au repos et l’autre qui travaille. Puis, quand celle-là est fatiguée et meurt, celle qui était au repos se divise. Il y a donc toujours une lignée qui reste au repos et une autre qui travaille et qui meurt. Dans les cancers, toutes les cellules se divisent en deux et au lieu d’avoir un nombre constant de cellules, ce nombre se met à croître. La cellule se divise en deux tous les trois mois, donc, avant qu’un cancer soit visible, il faut trois à quatre ans. L’organisme peut détruire un petit nombre de cellules, mais quand le volume des cellules cancéreuses est trop important par rapport à la surface, il faut une aide extérieure.

On peut à l’aide de tests, suivre les possibilités d’immunité par :

— Les protéines des Docteurs Verne et Augusti. Les protéines sont les supports des immunités.

— Un test qui met l’hémoglobine du sang en contact avec des venins, ce qui permet d’avoir une idée des stades favorables pour opérer.

— Un test du Docteur Lagarde : il examine une goutte de sang séché sur une lame, les cellules cancéreuses ont des parois abîmées.

— Un test de Steiner : les cristallisations sensibles. Dans le sang qui est le support de la personnalité, il y a des forces éthériques qui agissent sur le cancer. On mélange le sang à une solution de sel de cuivre et on le laisse cristalliser sous l’influence des forces contenues dans le sang. Il y a une action dirigée par la force de gravitation (Nord-Sud) et les forces magnétiques et alors, d’après la manière dont les cristaux se déposent, s’ils sont régulièrement distribués ou s’il y a des entrecroisements, on peut avoir toute une topographie de la personne et voir les zones particulièrement menacées avant même que le cancer ne s’installe.

Les cellules cancéreuses n’occasionnent pas de douleurs, elles ne donnent de troubles que quand elles bloquent des fonctions. Ainsi le cancer de l’intestin donne une occlusion, celui de rein… une sonde.

Les traitements du cancer actuellement sont très divers : opérations, rayons, chimicothérapie, qui empêchent la multiplication des cellules.

On a trouvé des traitements plus doux :

— Steiner : traitement par le gui, plante parasite lunaire qui ne suit pas le cycle habituel des saisons, il fleurit en hiver, et il ne touche pas le sol. Les oiseaux mangent ses baies et font des déjections sur d’autres arbres où le gui s’installe. C’est une bonne médication, elle apporte plus d’oxygène.

— Les oligoéléments magnésium-cuivre font beaucoup de bien.

— Les spécitons mis au point par le Docteur Thomas qui stimulent les cellules saines pour les aider à détruire les cellules malades.

— L’homéopathie.

— L’acupuncture (toutes les thérapeutiques d’amélioration du terrain).

— La thérapie par le jeûne qui permet à l’organisme d’éliminer les déchets et de concentrer son énergie sur les endroits malades.

— La fièvre, parce que les cellules cancéreuses ne résistent pas bien à la fièvre. C’est alors le Moi qui se développe et qui lutte.