Dans cet essai remarquablement perspicace, Brian Fang montre que les mathématiques de l’omniprésente transformation de Fourier, qui relie les mots des « événements » et des « fréquences », fournissent une grammaire formelle permettant de comprendre comment la temporalité est une facette de l’éternité, et inversement. Ainsi, ce que nous appelons « le monde » n’est peut-être pas fondamentalement constitué de matière se déployant dans le temps, mais de motifs qui admettent des lectures atemporelles. Cela ne prouve pas l’idéalisme, mais le rend moins étrange. Si l’être peut être pleinement appréhendé en termes structurels, alors peut-être que les constituants ultimes de la réalité ne sont pas des particules en mouvement, mais des motifs intelligibles qui semblent simplement temporels lorsqu’on les observe de l’intérieur.
Brian Fang : La magie de Fourier : comment le temps et l’éternité sont deux facettes d’une même réalité