Étienne Guillé : L’énergie vibratoire de la cellule


27 Oct 2010

(Revue 3e Millénaire. Ancienne Série. No 3. Juillet-Août 1982)

L’ensemble des caractéristiques de ces énergies vibratoires permet de définir ce qu’est un niveau de conscience. Et l’étude de ces niveaux nous montre que nous n’utilisons qu’une infime partie de nos potentialités. Là est la possibilité d’une mutation spirituelle.

Après avoir constaté l’importance du rôle joué dans notre ADN par les métaux (n° 1) et étudié l’espace qui contenait et la matière et l’esprit (n°2), Étienne Guillé va plus loin dans cet article. Pour lui les énergies vibratoires des cellules sont modifiables. Plus elles s’élèvent en intensité plus le niveau de conscience de l’individu s’élève. Pour le moment rares sont ceux qui peuvent déclencher cette intensification obtenue généralement par la méditation ou la relaxation profonde. Mais demain ? Des mutants auront la volonté et la possibilité de le faire, ils initieront leur entourage et peu à peu, lentement, une grande mutation spirituelle mènera à l’illumination intérieure par la connaissance de l’être en toute lucidité, en toute liberté.

Le mot radiesthésie vient du latin radius qui signifie rayon et du grec esthésie qui veut dire sensibilité. Un radiesthésiste peut donc être caractérisé comme étant sensible aux ondes ou vibrations qu’émet tout corps qu’il soit solide, liquide, ou gazeux. L’emploi de la baguette de radiesthésie, considéré comme art de la rhabdomancie, était connu depuis la plus haute antiquité. Ainsi quelques milliers d’années avant l’ère chrétienne, les Chinois se servaient de la baguette notamment pour rechercher des eaux souterraines.

La radiesthésie proprement dite a vu le jour lorsque le pendule fut utilisé comme appareil de détection. En fait, comme la baguette, il ne constitue qu’un amplificateur de réactions de l’organisme humain. La radiesthésie peut donc être définie comme l’ensemble des techniques permettant de détecter et de mesurer les « ondes » (ou « vibrations ») des êtres ou des objets, grâce à leur action sur l’organisme humain. Cette définition soulève immédiatement deux problèmes : quelle est la nature des vibrations émises par les objets testés et quelles réactions produisent-elles sur l’organisme permettant de les différencier les unes des autres et même de les quantifier ? Ces techniques sont utilisées non seulement pour la recherche des eaux souterraines et des gisements minéraux et pétroliers mais aussi pour décrire l’état physiologique et surtout pathologique d’un être vivant : végétal, animal et humain. La détection peut être faite directement sur l’objet ou l’être considéré mais elle peut être pratiquée à distance à l’aide de témoins : cartes géographiques, photographies, cheveux, écritures, etc…

La sensibilité de la détermination dépasse souvent de plusieurs ordres de grandeur celle des appareillages les plus sophistiqués.

Beaucoup d’hypothèses ont été émises pour tenter de donner une explication cohérente des données de la radiesthésie et surtout pour tenter de trouver une interprétation rationnelle de ses stupéfiants succès qui contribuent à la comparer aux techniques divinatoires. Beaucoup de controverses en ont résulté qui découlent des deux possibilités suivantes : la radiesthésie est-elle en avance sur les disciplines scientifiques contemporaines ou bien n’est-elle que fumisterie et charlatanisme puisque actuellement il semble impossible de l’expliquer rationnellement ?

Pour répondre à ces questions, nous allons montrer que tout dépend du niveau de la réalité que nous analysons. Ainsi, il est clair que les branches hyperspécialisées des disciplines scientifiques et en particulier de la biologie n’ont pas accès à un niveau de vision synthétique que seule une méthode d’analyse des systèmes permet d’appréhender. Elles n’ont qu’une vision partielle de l’objet qu’elles analysent et il leur est pratiquement impossible d’intégrer leurs résultats à une vision cohérente du monde quelle qu’elle soit. Par contre, la radiesthésie et l’astrologie, dans leur acception originelle sont basées sur les méthodologies d’analyse systémique qui permettent notamment de prévoir comment le système analysé peut évoluer compte tenu de son état à un moment donné, de son historicité et de ses potentialités. Dans le cas précis de la radiesthésie, nous allons voir que c’est une méthodologie très élaborée qui permet de décrire avec une extrême finesse la réception et la transmission des énergies vibratoires pour un support vibratoire donné, et ceci dans une gamme de vibrations de fréquences et d’amplitudes déterminées pour le système considéré.

Mise en évidence des énergies primordiales par les techniques de radiesthésie :

Des faits bruts :

Nous allons décrire des expériences très simples que nous pouvons effectuer avec un pendule classique en testant les émissions d’objets familiers tels que sucre, aspirine, métaux etc. Pour cela, dessinons un cercle sur une feuille de papier et partageons-le en quatre secteurs égaux par deux diamètres perpendiculaires. Nous nous plaçons devant cette feuille de papier en tenant le pendule dans la main droite (ou gauche si nous sommes gaucher) au-dessus du centre du cercle. Dans les conditions dites de références, lorsque notre main gauche n’est pas proche d’un objet ou être émetteur, le mouvement du pendule est un battement régulier d’avant en arrière, suivant un rythme caractéristique de l’individu. Dans certains cas, le mouvement de référence est un cercle ; de plus certaines personnes semblent être incapables de se servir d’un pendule.

Pour tester les émissions d’énergies vibratoires d’un être vivant, d’une substance ou d’une forme (écriture, symbole…), il suffit de diriger l’index de la main gauche (ou droite si nous sommes gaucher) vers l’objet, de 0,5 à 1 centimètre de cet objet, tout en gardant le pendule dans la main droite au-dessus du cercle. Toutes les modifications du mouvement du pendule que nous allons maintenant observer seront dues à la somme de deux types d’énergies : celles qui donnent le mouvement de référence, et celles qui sont émises par l’objet testé : quatre mouvements de base peuvent ainsi être mis en évidence : l’arrêt, des battements dans des directions déterminées, des cercles et des ellipses.

a) Arrêt du pendule :

Dirigeons notre index gauche vers un morceau de sucre. Les mouvements du pendule se ralentissent et il finit par s’arrêter de battre ou de tourner. Cet  arrêt peut être symbolisé par le point. Ce résultat est obtenu avec des substances qui ne piègent pas les métaux : substances dites chélatantes. Cet arrêt ne correspond pas à une absence d’émission d’énergie par la substance testée. En fait l’énergie émise ou le système de forces mis en jeu s’oppose à celui qui faisait battre le pendule d’avant en arrière.

b) Battements rectilignes :

Dirigeons notre index vers une bague en or ou en argent. Nous observons d’abord l’arrêt du pendule comme dans l’expérience précédente et ensuite, le pendule reprend ses battements dans plusieurs directions (6 pour l’or, 9 pour l’argent) en alternance avec des arrêts pour chaque direction. Après avoir décrit tout le cercle, il reprend les battements dans la première direction. Nous pouvons symboliser ces différentes directions par des lignes se coupant toutes en un même point : le centre du cercle. Ces battements rectilignes sont induits par les métaux et les sels métalliques qu’ils soient cristallisés ou en solution. D’une manière générale, les directions de battements dépendent essentiellement du cation et de l’individu.

Le nombre et l’amplitude des battements dans une direction donnée dépendent de l’anion, de la dilution du sel métallique et du traitement naturel ou non que le métal a subi. Les variations du nombre de battements sont particulièrement spectaculaires dans le cas de préparations homéopathiques et dans tous les cas de solutions « dynamisées ».

Les directions des battements qui sont toujours au nombre de 12, sont caractéristiques de l’individu qui effectue l’expérimentation : elles sont corrélées à son « véritable » thème astral qui est lui-même dépendant de son patrimoine génétique. En première approximation, l’analyse au pendule suggère qu’il n’y a que deux catégories de métaux : ceux qui provoquent une seule déviation du pendule et qui comprennent notamment les alcalins, les alcalino-terreux, le lithium, etc… et ceux qui provoquent plusieurs déviations du pendule. Ces derniers sont les métaux typiquement alchimiques : Pb, Sn, Fe, Au, Cu, Hg, Ag, Sb, et quelques autres : Zn, Cd, Mn, Ni, Co, Bi, Pt, etc… dont le nombre de déviations va de 3 à 12.

c) Le pendule décrit un cercle :

Testons maintenant une substance telle que l’aspirine qui est une substance chélatante, l’acide salicylique, mais qui ne contient pas de métaux liés dans la préparation pharmaceutique usuelle. Le pendule décrit un cercle qui suivant les individus tournera soit dans le sens des aiguilles d’une montre, soit dans le sens inverse.

Faisons une expérience supplémentaire en couplant les expériences b et c et approchons maintenant notre pouce du métal de l’expérience b, nous allons voir progressivement le cercle se transformer en ellipse dont la direction sera la première direction du métal testé. Et nous verrons successivement 6 ellipses pour l’or et 9 ellipses pour l’argent. Et après un cercle complet de cette « roue magique », nous recommencerons. Dans cette expérience, nous aurons en fait réalisé en nous la synthèse de deux types d’énergie émises par l’aspirine et le métal testé.

d) Le pendule décrit une ellipse :

Ces mouvements ellipsoïdaux sont obtenus avec des molécules chélatantes ayant fixé le métal. La direction de l’axe de l’ellipse nous définira et le métal et la vibration impliqués dans cette énergie. Généralement, il s’agit de la première vibration du métal. Deux informations supplémentaires sur l’amplitude de la vibration nous sont apportées par la grandeur de l’axe de l’ellipse et par le nombre d’ellipses dans une direction donnée. Lorsque le métal est ainsi fixé à une molécule chélatante, il ne dévie plus le pendule que dans une direction alors qu’il pouvait en avoir jusqu’à 12 à l’état de métal ou d’ion.

Interprétations :

Ces expériences élémentaires montrent que les mouvements et les déviations du pendule ne sont pas aléatoires. Ils obéissent à des lois strictes, à un ordre comme l’illustrent les 12 déviations de la grille personnalisée [1]. Si nous réussissons à quantifier les déplacements du pendule, ils deviendront utilisables pour décrire les caractéristiques des énergies vibratoires émises par l’objet testé. Nous avons vu que trois critères peuvent être utilisés pour décrire les déviations du pendule : la nature et le nombre de directions D, le nombre N et l’amplitude A des battements (ou des cercles ou des ellipses) dans chaque direction. Nous pouvons aussi mesurer le temps nécessaire à chaque opération en n’oubliant pas le temps d’arrêt entre chaque changement de direction.

Le pendule ne constitue qu’un amplificateur des vibrations que l’expérimentateur reçoit et transmet dans les différentes parties de son organisme. La justesse des résultats va dépendre de la fiabilité de la réception et de la transmission des signaux émis par la structure testée. Dans le cas de l’expérience décrite ci-dessus, les vibrations émises par l’objet vont modifier le potentiel énergétique des points d’acupuncture de notre index gauche. La perturbation ainsi créée va suivre les méridiens d’acupuncture, elle va être transformée dans l’hypophyse, la glande pinéale et les surrénales et finalement par les nerfs, les muscles et le réseau capillaire du pouce et de l’index droit, elle va être amplifiée au niveau du pendule. Le système de forces que constituent les vibrations initiales va être transformé en mouvements du pendule. Que de voies possibles, mal connues semble-t-il entre la zone de réception du signal et la zone de mesure avec toutes les possibilités de pertes, d’interférences, de « court-circuitage », que de pièges en quelque sorte tout le long de ce circuit !

D’une manière générale, nous avons montré que si nous isolons bien l’objet que nous testons des autres objets émetteurs voisins, si nous sélectionnons correctement la gamme de fréquences et si nous n’exerçons pas le contrôle mental, nous obtenons des faits parfaitement reproductibles [2].

Généralisation : application à l’énergie vibratoire des cellules vivantes :

La grille personnalisée découverte en utilisant les métaux ou les solutions métalliques s’applique à tous les objets, êtres et structures qui émettent de l’énergie vibratoire. Tous ces émetteurs vont dévier le pendule dans une à douze directions qui sont les 4 du Soufre et les 8 du Mercure [1]. Ainsi, il est facile de trouver des couleurs, des parfums, des sons, des saveurs, des zones de la peau ou des muqueuses qui provoquent des déviations du pendule identiques en direction et en nombre à celles que nous avons décrites pour les métaux. Les seules différences qui existent entre ces diverses vibrations concernent le nombre de battements, les amplitudes de chaque battement, et la direction par laquelle ils débutent ou finissent. Nous pouvons en déduire que tous nos sens sont programmés sur le même schéma vibratoire, c’est-à-dire qu’ils peuvent percevoir et répondre uniquement à certaines fréquences vibratoires des structures émettrices.

Cette méthode peut être étendue à toutes sortes de niveaux d’organisation : aux métaux, aux molécules, aux cellules, aux plantes, aux animaux et à l’homme. Dans ces trois derniers cas, nous retrouvons l’attribution de tel être à une planète ou luminaire, de la Lune à Saturne (cf. Fig. I). Actuellement, nous possédons un seul exemple humain vibrant en harmonie avec la planète Pluton (12 directions). Dans le cas des humains, leur écriture ou leur salive vibrent dans les mêmes directions qu’eux. Chez l’être humain les niveaux N4 à N32 correspondent respectivement aux corps physique, éthérique, astral et au Moi [1]. Pendant l’état de sommeil, les niveaux 24, 32 et supérieurs ne sont pas détectables au voisinage immédiat du corps.

Dans le cas de la matière vivante, trois points essentiels sont à signaler : les propriétés vibratoires des molécules d’ADN, le nombre de battements dans une direction déterminée et l’évolution de l’amplitude de ces battements.

— Nous retrouvons les manifestations de ces énergies vibratoires au niveau de tous les colloïdes et en particulier de l’ADN. Il existe ainsi des séquences d’ADN qui arrêtent les battements du pendule, qui le dévient suivant un cercle ou une ellipse dans les deux sens possibles ou qui le dévient dans une à douze directions décrites ci-dessus. Il est significatif dans ce dernier cas, que ce soient les mêmes qui constituent les séquences répétées de l’hétérochromatique constitutive, soumise aux processus de télé-action. Elles sont aussi susceptibles de contenir les métaux « alchimiques » qui eux-mêmes dévient le pendule dans les mêmes directions. L’existence de ces mêmes vibrations à toutes sortes d’échelles de la réalité nous fait entrevoir ce processus de réponse qui permet d’approcher la compréhension de l’harmonie de l’Univers.

— Suivant le matériel que nous testons, nous obtenons des nombres N caractéristiques de battements dans chaque direction. Ces valeurs sont respectivement 8, 16, 24 et 32 pour les métaux, végétaux, animaux et humains. Dans le cas d’une plante blessée, nous n’avons plus que 2 battements. Il est symptomatique de noter que les quatre premières valeurs sont des multiples de huit, et que par conséquent, l’énergie vibratoire varie de façon discontinue. Il est possible d’atteindre des niveaux de vibration plus élevés : 40, 48, 56 et même 112 lors d’états de méditation par exemple. La limite maximum atteinte actuellement est de 152 battements (19 x 8), lorsque nous utilisons par exemple un circuit Laskovski constitué de 7 métaux.

— L’étude des variations des amplitudes du pendule au cours de chaque battement est aussi très révélatrice mais elle pose des problèmes techniques pour sa mesure. A l’aide d’un pendule scripteur, d’une caméra ou de cellules photo-électriques, il est possible de démontrer que les variations d’amplitude sont tout à fait comparables au niveau énergétique à celles qui existent dans les carrés magiques et dans les structures palindromiques de l’ADN.

Application de la méthode d’analyse des systèmes à l’étude de l’énergie vibratoire de la matière vivante :

L’état énergétique d’un système peut être par son potentiel rapporté à un état standard. Le potentiel est défini thermodynamiquement comme une tendance à faire un travail. Par exemple, la mesure du potentiel chimique de l’eau (appelé potentiel hydrique), permet d’expliquer comment l’eau pénètre du sol dans les racines par absorption au niveau des poils absorbants, monte dans la tige et quitte les feuilles au niveau des stomates en s’évaporant dans l’atmosphère. Dans tous ces compartiments, l’eau peut circuler passivement du potentiel le plus élevé au potentiel le plus faible.

Dans le cas d’ions ou de molécules chargées, la notion de potentiel chimique est introduite. A l’aide d’un certain nombre de lois telles que celles de Nernst, il est possible de déterminer la répartition des charges à l’équilibre de part et d’autre des membranes qui constituent la charpente de toutes les cellules. Au niveau de la membrane plasmique il existe une différence de potentiel de l’ordre de – 90 mV : elle est appelée d.d.p. transmembranaire. Elle varie au cours des différentes phases de la vie cellulaire et dépend des caractéristiques physiologiques et/ou pathologiques. Le potentiel transmembranaire devient nul à la mort de la cellule. Un gradient de potentiel existe donc entre les différentes parties d’un être. Ce gradient est un des facteurs énergétiques responsables des échanges cellulaires. Si l’échange d’une substance d’un compartiment à un autre, donc de part et d’autre d’une membrane, se fait contre le gradient de potentiel électrochimique, nous constaterons que la cellule considérée consomme de l’énergie pour assurer le transport actif de la substance. Les réactions du métabolisme cellulaire conduisant à la synthèse de molécule d’ATP fournissent l’énergie nécessaire à ce transport actif.

La vie est strictement dépendante de la possibilité pour la cellule de créer des différences de potentiel à toutes sortes de niveaux de l’organisme et si la variation de potentiel peut déclencher des processus de reconnaissance par exemple entre l’ADN et un métal, ou une protéine et un métal, il en résultera des variations des rythmes biologiques qui refléteront plus ou moins les rythmes cosmiques.

Les dosages des différentes molécules, des métaux etc… ne donnent qu’une vision statique de ce qui est en train de se dérouler dans la cellule. Par contre, la mesure du potentiel va nous permettre de décrire les tendances des particules ou des molécules chargées à se déplacer ou à rester dans tel ou tel compartiment cellulaire. Ainsi, les mesures de potentiel et de différence de potentiel fournissent une vision dynamique du fonctionnement cellulaire rendant compte du mode d’échange de l’énergie et de la matière, éventuellement des rythmes auxquels les êtres vivants sont soumis. Nous voyons donc que le concept de potentiel permet de décrire de manière synthétique le système de forces auquel sont soumises les molécules ou les êtres présents dans les différents milieux du sol à l’atmosphère en n’oubliant pas les êtres vivants et surtout de prévoir l’évolution de ce système de forces en fonction des variations de l’environnement.

Les vibrations que nous mesurons au pendule sont aussi la manifestation d’un système de forces, mais les forces mises en jeu sont variables. Elles suivent un rythme caractéristique par résonance sur nos propres structures vibratoires. Il s’agit d’un potentiel vibratoire qui, dans le cas des cellules vivantes, fait partie du potentiel cellulaire. Il s’établit par un équilibre subtil entre la matière et l’énergie. Les différentes formes d’énergie « animent » la matière vivante : il est soumis à des processus de régulation dépendant de l’état des supports vibratoires soumis aux énergies de niveaux inférieur et supérieur [3].

Au début du XXe siècle, de nombreux auteurs ont montré que l’organisme vivant si simple soit-il, est susceptible d’agir comme un collecteur et un émetteur d’ondes [4]. Ainsi certains animaux et végétaux émettent des radiations lumineuses (ver luisant, champignons, micro-organismes…) et tous les organes vivants rayonnent de la chaleur.

La cellule peut être considérée comme un élément de circuit électrique oscillant doué de capacité, de self-inductance et de résistance électrique[5]. Elle est susceptible de vibrer sur une fréquence d’oscillation très élevée qui peut varier en fonction des constantes du micro-environnement ionique.

Nous avons vu le grand rôle joué par les colloïdes (protéines et acides nucléiques) et par les métaux dans la réalisation de cet état énergétique.

A l’échelle vibratoire, la vie résulterait donc d’un équilibre dynamique entre l’influence des ondes reçues et celles des ondes émises : l’intersection des deux types d’ondes étant totalement dépendante de la nature des supports vibratoires constituant les cellules et en particulier de la nature des séquences d’ADN. L’équilibre énergétique d’un individu va dépendre en premier lieu du maintien constant de cet équilibre oscillatoire de toutes les cellules qui le composent. Si un déséquilibre oscillatoire naît, s’il se maintient, s’il n’est pas corrigé, et s’il touche les supports vibratoires essentiels à la vie, la matière organique sera à son tour perturbée. Il en résultera l’altération du fonctionnement de la cellule et finalement la mort. Il est impossible de changer définitivement les émissions telluriques du sol et de modifier la nature et l’intensité des rayonnements cosmiques. Par contre, il est possible d’agir sur l’équilibre oscillatoire des cellules pour pouvoir, en fonction de la fréquence et de l’amplitude de leurs vibrations, corriger l’influence des émissions telluriques et des courants cosmiques et rétablir progressivement l’équilibre.

Les différents niveaux de conscience

Les fréquences de vibrations reçues par l’expérimentateur peuvent être corrélées au nombre de battements du pendule dans une direction donnée. Suivant les objets testés, nous avons vu que nous pouvions atteindre des échelles de 2 à 112 battements par direction.

Ce nombre de battements du pendule peut être corrélé aux données de l’électrobiophotographie (ou effet Kirlian), des cristallisations sensibles, du Raman laser, des processus de télé-action dans l’ADN et aux informations récentes de la biologie moléculaire. La matérialisation du potentiel vibratoire va dépendre de la nature du support vibratoire : ainsi les informations fournies par l’étude de l’eau, des colloïdes tels que les protéines et les acides nucléiques ou l’être dans sa totalité ne concerneront pas les mêmes niveaux de vibrations (Fig. 2).

Ces énergies vibratoires sont donc mesurables : nous pouvons les définir au niveau de chaque sphère énergétique par leur amplitude et leur fréquence. Elles varient dans de nombreuses conditions physiologiques et pathologiques. Elles peuvent être transférées de support vibratoire à support vibratoire : nos cellules le font continuellement et ce transfert est une des bases fondamentales de la vie. Les alchimistes connaissaient et connaissent les méthodes permettant d’isoler, de séparer et de restructurer ces énergies. Le monde matérialiste est en train de les redécouvrir car les faits auxquels aboutissent les méthodes analytiques les plus sophistiquées ne peuvent être interprétés que par leur mise en œuvre. Les mythes, les rites magiques et sacrés sont essentiellement basés sur la description de ces énergies, leurs transformations et leurs fonctions dans l’être comme le montre l’étude des symboles des différentes civilisations qui ont précédé la nôtre.

Nous pouvons dire que l’ensemble des caractéristiques de ces énergies permet de définir ce qu’est un niveau de conscience. Nous le voyons clairement dans le cas du pendule avec le nombre de battements par direction. Nous avons montré que plus les fréquences des vibrations sont élevées et plus est grand le champ de conscience : c’est ainsi que des valeurs de N : 40, 48, 56, 64, etc., sont atteintes lors d’états de méditation.

Il existe plusieurs méthodes naturelles et artificielles pour accroître le champ de conscience : l’usage des substances psychédéliques en est une belle illustration. R. Gordon Wasson [6] propose que le soma des Aryens chanté dans les hymnes du Rig Veda, au second millénaire avant J.-C., soit en fait l’amanite tue-mouche (Amanita muscuria) qui contient plusieurs substances psychédéliques. Ce champignon pousse en relation mycorhizale avec certains arbres dont le bouleau. Et l’auteur conclut « L’arbre de vie n’est-il pas le bouleau légendaire et le fruit défendu de l’arbre de vie qu’est-ce d’autre que le soma, l’amanite tue-mouche, la chair de Dieu… » Il est significatif que le bouleau vibre à N24 comme les animaux alors que les plantes sont à N16 et ce résultat peut être à relier à son caractère sacré, les peuples vivant à cette époque ayant un accès tout à fait direct à cet aspect vibratoire. Nous retrouvons un rôle voisin de celui joué par le champignon Psilocybe mexicana dans l’expérience religieuse des Indiens de la Sierra Mazatèque au Mexique. Les substances psychédéliques élargissent le champ de conscience en agissant sur les énergies vibratoires par augmentation de leur fréquence. Nous retrouvons là l’origine de nombreux rites et pratiques religieuses noyés dans la nuit des temps. Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire de faire appel aux drogues artificielles qui ne sont finalement que de très puissants amplificateurs des phénomènes psychiques. Nous avons en nous les résonateurs naturels, les oscillateurs cellulaires susceptibles de vibrer à ces fréquences : c’est à nous de les découvrir et de les mettre en œuvre pour changer d’échelle de fréquences c’est-à-dire de spirale énergétique [3]. Par contre, d’un point de vue historique, l’étude de l’usage rituel des substances psychédéliques peut nous permettre d’une part de comprendre comment une ethnie a réussi à vivre harmonieusement au sein de son écosystème et d’autre part d’appréhender l’origine lointaine du phénomène religieux.

L’échelle du nombre de battements dans une direction donnée 8 à 56 (multiples de 8 et 56 = 7 x 8) qui correspond en fait à une échelle de fréquences de vibrations est identique dans ses implications à celle décrite dans l’ouvrage Dialogue avec l’Ange [7] et que nous rappelons sur la figure 3. Les nombres de 8 à 32 correspondraient au monde créé, et 32 à 56 au monde créateur. Rappelons que nous pouvons atteindre une valeur de 152, ce qui va dans le sens de l’existence d’un nombre élevé mais fini de niveaux vibratoires même à l’échelle humaine.

Nos potentialités pour la grande mutation spirituelle :

L’étude des différents niveaux de conscience nous montre que nous n’utilisons qu’une infime partie de nos potentialités. Les recherches en neurologie en ont fourni les preuves à l’échelle du système nerveux et du cerveau [8]. Mais cela est vrai à d’autres échelles telles que celles de l’ADN : à un moment donné nous n’utilisons qu’une infime partie de ce mètre d’ADN qu’il y a dans chacune de nos cellules. Une grande partie de nos potentialités est bloquée par l’éducation, la vie en société, les habitudes, le conditionnement et de manière générale par les normes qui nous entravent et nous empêchent de nous exprimer. Imaginons ce grand livre que constitue l’ADN, où des chapitres resteraient à jamais fermés parce qu’ils sont interdits ou parce que nous n’avons pas appris à les lire. Imaginons aussi les pages blanches de ce livre qui n’attendent que la main de l’écrivain qui saura les mettre en valeur. Ainsi nous possédons les séquences d’ADN qui peut vibrer à N 40, 48 et même 152, et qui peuvent transmettre à distance. Nous avons en nous les pages blanches, les pages de brouillon pour s’exercer, tâtonner, se tromper, les ébauches de circuit, un ordinateur aux possibilités inimaginables mais c’est à chacun de nous de le vouloir, de décider de bien écrire les pages blanches. La grande mutation spirituelle qui s’annonce est à ce prix.

Pour la mise en œuvre des énergies vibratoires aux différentes échelles de fréquences, les grandes difficultés se font jour au niveau de leur matérialisation. La réussite de l’atteinte de l’équilibre et son maintien dynamique dépendront des qualités des supports vibratoires au niveau de chaque sphère énergétique (Fig. 2). Cette matérialisation posera des problèmes différents suivant qu’il s’agira de molécules d’eau, de colloïdes ou de l’être humain dans sa totalité. Ainsi, l’atteinte et le maintien de l’équilibre énergétique à un niveau donné vont dépendre des caractéristiques matérielles des niveaux énergétiques inférieurs, régulables par le niveau supérieur. Il faudra par exemple vérifier que les structures matérielles supportent les chocs « vitaux » et qu’en particulier le corps physique dans sa totalité ou en tant que somme de tissus et de sphères énergétiques ayant des interactions entre eux supporte les fréquences vibratoires mises en jeu.

Seule, l’application de la méthode d’analyse des systèmes permettra de définir tous les types d’évolution possibles à un niveau donné en fonction de l’état des niveaux immédiatement supérieur et inférieur [9].

Les hommes cherchaient et cherchent toujours des symboles, des objets, des structures, des formes, des « signes » susceptibles d’émettre en résonance avec le cosmos à un moment donné. Leur quête consciente ou inconsciente vise à retrouver l’harmonie perdue avec les forces cosmiques ou à éliminer les énergies dites nocives en se servant de relais à leur portée. Nous pensons que cette quête, que ces « rites » ne sont pas illusoires, que nous pouvons maintenant en donner une interprétation cohérente en analysant rationnellement les lois des différentes échelles d’énergie vibratoire.

Lorsque l’équilibre est perturbé, il est nécessaire de déterminer quel est l’événement primaire qui a contribué à modifier telle ou telle sphère énergétique (Fig. 2). Nous pourrons alors tenter de réguler cette sphère en agissant sur les sphères qui l’encadrent, soit énergétiquement, soit matériellement en n’oubliant pas que quel que soit le niveau perturbé initialement, c’est d’abord l’énergie vibratoire qui est modifiée et dont tout découle par cascades. Ainsi dans le cas de préparations homéopathiques, il ne suffira pas de choisir des substances qui vibrent en harmonie avec le tempérament du sujet (nombre de directions), mais il faudra aussi tenir compte des fréquences de vibrations qui sont perturbées (nombre de battements).

Arrivés à ce stade de la description des énergies vibratoires, nous comprenons mieux la nature et le sens des opposés des alchimistes, du Yin et du Yang du Tao, la loi d’action et de réaction de la thermodynamique. La voie qui mène à l’équilibre dynamique de l’être harmonisé se dessine alors, sans ambiguïté, dépendante de la compréhension des lois qui nous animent et qui sont en fait les empreintes (le reflet) indélébiles des lois cosmiques sur nos différents supports vibratoires.

Nous pouvons alors tendre vers cette ère spirituelle annoncée par la tradition où les « Mutants » exprimés décideront en toute conscience d’utiliser leurs circuits vibratoires à haute fréquence. Ils auront la volonté de le faire, ils ne s’en serviront pas comme d’un pouvoir qu’il soit matériel ou spirituel et ils initieront leur entourage sans conditionnement et sans sectarisme. Le travail sera long : il n’est pas facile de structurer les niveaux de basse fréquence à l’aide des spirales de niveau élevé, mais en contrepartie, ces efforts sur la matière physique nous conduiront à augmenter notre niveau d’énergie vibratoire donc à élargir notre champ de conscience (Fig. 4).

Le chemin qui conduit à la grande mutation spirituelle nous paraît aller dans ce sens. La redécouverte de la magie et du sacré. En toute lucidité, en toute liberté : La voie royale de l’illumination intérieure par la maîtrise des multiples aspects de la connaissance de l’être.


[1] E. GUILLÉ Troisième Millénaire, N° 1, Mars 1982, p. 86

[2] E. GUILLÉ La Radiesthésie. Ed. Le Dauphin, Paris, 1982.

[3] E. GUILLÉ Troisième Millénaire N° 2, Mai 1982.

[4] A. GURWITSCH ET G. FRANCK Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 4 avril 1927, p. 903.

[5] G. LASKOVSKI L’Universion. Gauthier Villars, 1927.

[6] P. GORDON WASSON et al., La Chair des dieux. Édit. du Seuil, Paris, 1974.

[7] G. MALLASZ, Dialogues avec l’Ange — Les Quatre messagers. Aubier Montaigne, 1976.

[8] M. FERGUSON, La Révolution du Cerveau. Calmann Lévy, 1974.

[9] L. VON BERTALANFFY, Théorie Générale des Systèmes, Dunod 1973.