Madame Freudenberg : La chirologie d’après Julius Spier


21 Apr 2010

Conférence donnée à Panharmonie le 15 décembre 1979

(Revue Panharmonie. No 184. Novembre 1980)

Tout comme le corps et l’âme de l’homme forment une unité inséparable, la structure du corps et le caractère sont dans un rapport absolu.

Il en résulte que chaque partie du corps doit représenter un important élément d’expression de la totalité de la personnalité.

Parmi toutes les sciences d’expressions la chirologie, doctrine de la forme de la main et du relief de la paume, a toujours été « le parent pauvre » par rapport à sa valeur ; elle a le plus souffert du préjugé de prophétie et de charlatanisme. Et ceci bien à tort, car presque aucune partie du corps humain ne donne avec moins de maquillage des informations sur son organisme et ses liens intérieurs, que la main. Il n’y a en elle aucune tromperie, aucun masque, aucune traîtrise. Son expression et ses lignes ne sont transformées par aucun travail, de sorte qu’elle n’est influençable par aucune impression extérieure. En elle se trouve le reflet conscient et inconscient de la personnalité, marqué par les événements de la vie. A chaque instant un lien immédiat se crée entre le cerveau et la main par les vibrations des nerfs sensitifs. La main n’est pas seulement le miroir de la conscience, mais aussi son indice infaillible pour les réactions inconscientes. Grâce à elle ce qui n’est pas vécu, tout ce qui est supprimé, non avoué, peut être décelé et développé.

On peut aussi apercevoir dans la main certaines prédispositions à des maladies, de sorte que l’ensemble de l’homme dans sa composition physique et psychique s’exprime en elle. La main est l’organe le plus important du corps humain.

La chirologie est une science très ancienne qui remonte à des millénaires avant Jésus-Christ, elle remonte jusqu’à l’époque des Védas en Inde. Des personnalités remarquables et des savants se sont penchés sur elle, tels que Savonarole, Paracelse, Aristote, Lavater. Entre 1650 et 1730 la chirologie avait droit de cité dans les universités d’Allemagne.

La méthode de psycho-chirologie établie par Julius Spier trouve son application dans beaucoup de domaines et surtout dans la recherche caractérielle et de tempérament :

Au cours de ses études après la première guerre mondiale auprès des soldats mutilés de leur main gauche, Spier a constaté que la main droite de l’homme révèle ses dispositions héréditaires et que l’on peut donc, de cette main droite, tirer de nombreuses conclusions concernant les raisons des difficultés, des troubles, des hésitations, impressions et disposition des maladies, apparentes dans la main gauche qui était toujours significative pour l’individu lui-même, chez des mutilés de la main droite.

On peut par la main déceler des dons spéciaux pour certaines professions et activités. Il est même possible de constater si quelqu’un exerce son métier à contrecœur et s’il était mieux doué pour une autre discipline.

Un autre domaine important concerne l’orientation conjugale, car là aussi on peut psychologiquement reconnaître quelles personnes ne sont pas faites l’une pour l’autre parce que, par exemple, elles ont toutes deux, par suite de dispositions innées, les mêmes faiblesses ou particularités qui, dans un ménage, causeraient des mésententes.

Chez des enfants difficiles, on peut souvent reconnaître dans la main des parents, les raisons qui créent ces difficultés.

De même dans le domaine médical, ainsi que je l’ai déjà mentionné, l’expérience confirme qu’on peut déceler des prédispositions à certaines maladies. Pour une autre série de troubles, on poursuit des études auprès de mains de malades chez lesquels le médecin a fait un diagnostic médical incontestable, afin de prouver la validité de ces symptômes.

Julius Spier a travaillé quelque temps en Suisse en collaboration avec C.G. Jung à l’hôpital psychiatrique de Burghölzli, ainsi que dans des maisons de tuberculeux, où il a établi les résultats de ses recherches. Concernant le problème du cancer, c’est en Hollande qu’il a poursuivi ses recherches importantes en collaboration avec un spécialiste de ce fléau. Malheureusement il n’a pas pu achever ses recherches au-delà d’environ 65 %, ayant été déporté par les nazis.

Finalement riche de toutes ces données, la chirologie peut aussi être utile dans le domaine de la criminologie.

Avant de vous expliquer en quoi consiste l’étude de la chirologie, je voudrais souligner qu’il n’y a qu’une seule règle, c’est-à-dire que l’on ne peut jamais juger d’après un seul symptôme, mais qu’il faut toujours considérer l’ensemble des indices.

Il faut, avant tout, regarder le dos de la main, la forme des doigts, des ongles, et surtout l’expression qui s’en dégage et ses proportions. On découvre par cela le niveau du sujet, son type, ses caractéristiques familiales, sans pour autant pouvoir encore établir les réalisations définitives de  la personnalité.

On considère cinq formes fondamentales :

La main primitive, conique, carrée, spatulée et (mixte) philosophique. Toutefois, il est rare de trouver une forme exactement typique, les mains sont plutôt mixtes et il faut alors voir quel en est le facteur le plus important et le plus dominant.

Il est ensuite important d’observer si les doigts sont lisses ou nodulés.

La main conique, lisse, représente un être vivant avec des tendances artistiques, ayant des dispositions variées, mais n’étant pas toujours capable de persévérer dans ses activités et se fatigant vite, alors qu’avec des nodules il n’y a ni faiblesse, ni lassitude, mais des dons créateurs.

La main carrée sans nodules représente un être réaliste, calme, ambitieux, avide de perfection, intellectuel, ayant le sens de l’ordre, de la pensée logique, mais tout à fait réaliste, sans élan, tout en étant responsable et exact.

La main spatulée caractérise le créateur, l’artiste, le savant chez lequel se présentent souvent des nodules. Il est important de se rendre compte si la main est dure ou molle, la première étant énergique, allant droit au but, sans élasticité, alors que la main molle est intuitive, mobile, mais moins persévérante.

La main mixte est reconnaissable par la forme de ses doigts, c’est-à-dire par celle qui domine.

La main philosophique est rare, longue, osseuse, les doigts nodulés. Elle est significative pour les philosophes, les religieux, les prêtres et les poètes.

Ce qui importe aussi, c’est la relation des doigts entre eux, et, pour commencer la consistance et les proportions du pouce qui, lui, exprime la logique, la volonté et la persévérance. L’élasticité des doigts est aussi à considérer. Le pouce et l’index représentent la zone consciente, l’Apollon (annulaire) et l’auriculaire la sphère de l’inconscient et de la sensibilité et le médius l’intermédiaire entre le conscient, le vital et l’inconscient.

Les mains étant très différentes l’une de l’autre, on peut en déduire que les parents sont très différents de caractère et de tempérament, ce qui provoque souvent des difficultés chez l’enfant.

Le dos de la main, vu dans son ensemble, représente le type du sujet, tandis que la paume reflète l’individualité avec toutes les impressions et expériences vécues.

Il arrive qu’on ne reconnaisse pas les dispositions des parents dans la main droite, mais celles des grands-parents, ce qui signifie que l’individu n’a pas de relations intimes avec ses parents et ne leur ressemble pas.

Les quatre lignes principales de la paume doivent déjà être imprégnées dans la main dès la naissance de l’enfant. Si l’une d’elles manque, cela signifie qu’il y a une déficience ou anomalie. Spier a conservé de l’ancienne chiromancie le nom de ces lignes, alors qu’il a, d’après son expérience, modifié le point de départ et le point final, ainsi que le parcours de la ligne de vie qui, chez lui, commence au poignet et se termine à la ligne de tête. On reconnaît les détails de la constitution et les caractéristiques du sujet d’après l’endroit et la direction au départ et d’après le parcours de cette ligne de vie.

La ligne de tête commence entre le pouce et l’index et se dirige vers l’extérieur de la paume.

La ligne de cœur commence sous l’auriculaire et se dirige vers l’index.

Le début de la ligne de destinée varie entre le mont de Vénus et le mont de la Lune, mais se dirige toujours vers le médius. De son origine et de sa direction dépend la capacité de l’individu d’accommoder sa vie intérieure avec les exigences et la nécessité de la vie matérielle, avec toutes les obligations professionnelles, celles de l’environnement et des événements à vivre. Si cette ligne manque à la naissance, il peut encore y avoir la possibilité qu’elle se développe jusqu’à vingt ans, sauf si elle n’existe pas dans les deux mains.

Les lignes secondaires se forment conformément à la réception et au reflet des impressions et expériences vécues par l’individu. Ces lignes peuvent donc apparaître et changer au fur et à mesure que ces événements aient été manifestés ou extériorisés par des créations.

Des lignes entre la ligne de vie et de la ligne de destinée sont marquées par l’influence du milieu et de l’environnement et, si elles viennent à l’extérieur de la ligne de destinée, elles proviennent d’influences étrangères ou inconscientes.

Au début de la ligne de vie entre celle-ci et celle de la destinée, quelques lignes témoignent toujours des difficultés de l’enfance, soit d’une mésentente entre les parents, de trop de pressions, de contraintes ou de sévérité, etc.

Les Monts : finalement il faut encore examiner les monts sous les doigts qui ne peuvent pas non plus être interprétés sans considérer l’ensemble et l’expression de la main. Ils sont le complément de ce que signifie le doigt concerné et leur importance dépend de la combinaison avec l’endroit de leur présence.

On attribue la plus grande importance au mont de Vénus sous le pouce, le signe de la force vitale, de la sensualité, ainsi que d’une faculté de contribuer à des créations artistiques. L’interprétation est trop compliquée pour pouvoir être détaillée théoriquement.

Au-dessus du mont de Vénus se trouve le petit mont de Vénus sous le pouce, le signe de la force vitale, de la sensualité, ainsi que d’une faculté de contribuer à des créations artistiques. L’interprétation est trop compliquée pour pouvoir être détaillée théoriquement.

Au-dessus du mont de Vénus se trouve le petit mont de Vénus qui, selon sa forme, indique la chaleur humaine et maternelle.

Le mont de Jupiter, sous l’index, indique l’homme de la réalité, qui sait jouir de la vie et sait entreprendre et organiser. L’ambition et la vanité s’ajoutent au plaisir d’être privilégié et à la prétention.

Le mont de Saturne, sous le médius, désigne les philosophes, les penseurs, penchés vers la religion, parfois vers la solitude.

Le mont d’Apollon, sous l’annulaire, est significatif pour tous les dons artistiques, de beauté et de générosité. C’est sous ce mont que se termine la ligne d’intuition qui indique le don de contact et de sentiment pour autrui. Elle peut commencer dans la ligne de vie, de destinée, souvent de la Lune et doit être interprétée relativement à cela.

Le mont de Mercure, sous l’auriculaire, souligne une tendance pour le commerce, la politique, la diplomatie.

Le mont de Mars montre l’homme de volonté, prêt à lutter, supportant mal les contradicteurs.

Le mont de la Lune décèle l’imagination, l’amour pour la nature et rend compte du subconscient.

Après ce résumé global de l’application de la chirologie, je voudrais souligner que je préfère ne pas vous donner plus de détails, car j’ai l’expérience de ce que, dès que l’on connaît un signe particulier, chacun est tenté de l’interpréter, ce qui est absolument à éviter !

Avant de vous donner une démonstration pratique en regardant vos mains, si vous le voulez bien, il est important de dire quelques mots sur l’importance des études faites auprès des enfants de bas âge, afin de constater la présence des quatre lignes principales dans les deux mains et de voir si dans les mains des parents il y a quelque chose d’anormal à surveiller.

L’expression du dos de la main se développe d’une façon très différente chez chaque enfant. Parfois on peut déjà chez des enfants de trois ans distinguer le caractère et le tempérament de l’un des parents, c’est-à-dire de celui qui lui est biologiquement le plus lié.

Tant que les mains des enfants de cet âge sont encore bien potelées, on ne peut pas découvrir ces choses.

Le développement intellectuel et les dons à réaliser par l’expérience et la connaissance ne peuvent naturellement — et surtout dans la main individuelle — se manifester qu’au fur et à mesure que les impressions et expériences sont vécues.

Chez les orphelins dont on ne connaît pas les parents, on peut déceler si leurs difficultés proviennent de choses subies personnellement ou bien suite à des hérédités inconnues.

Pour les enfants délinquants, il serait très important de constater s’ils agissent par dispositions héréditaires, par déficience physique ou par une cause psychique individuellement acquise.

En décelant ces éventuelles dispositions, il est donc indiqué de suivre l’enfant à certains intervalles pour constater à quel point les difficultés se développent, les dons évoluent, etc., pour pouvoir guider et orienter l’enfant sans détour et sans perte de temps précieux dans des cas où le médecin ou le psychologue ne pouvait découvrir l’anomalie ou la déficience qu’après la manifestation extérieure, ce qui nécessiterait que les soins à appliquer soient prolongés et intensifiés, alors qu’à la première découverte les parents avertis pourraient remédier aux troubles physiques ou psychiques en temps utile.

Dans leur premier âge on voit dans beaucoup de mains d’enfants des signes de difficultés que l’on ne pourrait pas normalement expliquer. Lorsque je demande à la mère d’un tel enfant ce que ces signes peuvent signifier, j’ai presque toujours comme réponse qu’à l’âge que j’avais indiqué, il y avait eu des troubles dans le ménage des parents, séparation, divorce, etc. Quand un enfant est sensible et impressionnable, il est évident qu’il partage inconsciemment les soucis de son entourage et qu’il en souffre par la suite.

Et ceci va plus loin encore. Il y a une autre ligne avant le début de la ligne de vie que l’on nomme ligne d’avant-naissance. Il s’agit dans un tel cas de difficultés que la mère de l’enfant a subies pendant sa grossesse.

Pour terminer, il faut dire que l’étude de la main ne peut pas être pratiquée de la même façon qu’un simple test de QI dont on peut inscrire les résultats sur des fiches formulées d’avance et qui sont valables pour chaque personne. Ce que l’on voit surtout dans la main, ce sont justement les caractéristiques absolument individuelles, les tendances spéciales dans le bon et dans le mauvais sens, la personnalité, le niveau intellectuel et humain.

LA PSYCHOCHIROLOGIE par Mme Freudenberg

(Revue Panharmonie. No 189. Janvier 1982)

La « Psychochirologie » est une méthode très particulière, élaborée par le Maître disparu Julius SPIER avec la collaboration du grand psychologue C. G. JUNG et continuée par Madame FREUDENBERG qui a bien voulu nous autoriser à en publier quelques éléments.

Il est évident qu’il faut une étude approfondie de cette méthode avant de pouvoir prétendre en faire usage pratiquement. C’est pourquoi, pour éviter le danger d’une mauvaise interprétation, nous n’en publierons que les grandes lignes.

Tout comme le corps et l’âme de l’homme forment une unité inséparable, la structure du corps et le caractère sont dans un rapport absolu, c’est-à-dire que chaque partie du corps représente un élément important de la totalité de la personnalité.

La chirologie qui est la doctrine de la forme de la main et du relief de la paume, a longtemps souffert de préjugés, elle était assimilée à un genre de prophétie et de charlatanisme. Or presque aucune partie du corps humain ne donne, avec moins de maquillage, des informations concernant notre organisme. Il n’y a en elle aucune tromperie, aucun masque, son expression et ses lignes ne sont transformées par aucun travail, ni influencées par aucun incident extérieur. Elle est le reflet conscient et inconscient de la personnalité, marquée par les événements de la vie.

A chaque instant, des liens immédiats se créent entre le cerveau et la main par les vibrations des nerfs émotifs. Celle-ci est non seulement un miroir de la conscience, mais aussi un indice infaillible pour les réactions inconscientes, pour ce qui n’est pas vécu, étouffé, non avoué. On y décèle aussi certaines prédispositions à des maladies, de sorte que l’ensemble de l’homme, dans sa composition physique et psychique, s’exprime en elle.

La chirologie est une science très ancienne, remontant à des millénaires avant J.-C. jusqu’au temps des Védas en Inde. Nombre de savants se sont penchés sur elle, tels qu’Aristote, Savonarole, Paracelse, etc. Elle eut même, entre 1650 et 1730, droit de cité dans des Universités allemandes.

La méthode de la Psychochirologie établie par Spier et Jung, trouve son application principale dans la recherche du caractère et du tempérament. Au cours de la première guerre mondiale, entreprenant des études parmi des mutilés et amputés de la main gauche, Spier a constaté que la main droite révélait toujours les dispositions de l’un ou l’autre des parents et que c’était celui dont on voyait le plus de caractéristiques dans la main du sujet, qui avait le plus de liens biologiques avec celui-ci. On peut donc, par conséquent, tirer de nombreuses conclusions sur les raisons des difficultés, des troubles, des hésitations, impressions et dispositions des malades, visibles dans la main gauche, c’est-à-dire dans la main individuelle.

Par cette étude de la main on peut encore déceler les dons spéciaux pour certaines activités et professions et même reconnaître si quelqu’un est mieux disposé pour autre chose que sa profession actuelle et s’il l’exerce à contrecœur.

Un autre domaine, tout aussi important, est celui de l’orientation de la vie conjugale : voir quelles personnes sont faites l’une pour l’autre ou si des mésententes peuvent se créer du fait qu’elles possèdent les mêmes faiblesses ou particularités.

En ce qui concerne les enfants difficiles, c’est souvent dans la main des parents qu’on en trouve les raisons.

Certaines expériences ont confirmé que, dans le domaine médical, les dispositions à certaines maladies s’impriment dans la main. Des études auprès de malades se poursuivent dans ce sens, confirmant incontestablement les diagnostics établis par les médecins. Spier a travaillé avec Jung pendant quelque temps en Suisse dans l’hôpital psychiatrique de Burghôlzli, ainsi que dans des sanatoriums de tuberculeux. En ce qui concerne le cancer, en collaboration avec un spécialiste de ce fléau, Spier a fait des recherches approfondies en Hollande. Malheureusement il n’a pu achever son travail au-delà d’environ 65 %, ayant été déporté par les nazis.

Et, finalement, basée sur toutes ces caractéristiques, la chirologie peut aussi être appliquée dans le domaine de la criminalité.     (à suivre)

(Revue Panharmonie. No 190. Avril 1982)

(suite)

Il ne faudrait pas croire que la Psychochirologie n’étudie que les lignes de la main. Elle y ajoute d’autres facteurs déterminant le caractère et le tempérament du sujet, ainsi que son état de santé.

Ainsi la morphologie de la main y tient une place importante, sa consistance : molle ou ferme, la longueur des phalanges, phalangines et phalangettes, les proportions entre la main et les doigts, la longueur de ceux-ci, la forme particulière de la main : conique, spatulée, carrée, philosophique, primitive, etc. Chaque doigt également est porteur d’indications précieuses, l’angle entre les différents doigts, leur inclinaison par rapport aux autres, la paume ; les différents monts.

C’est une étude très complexe qui s’attache aussi à l’aspect général et à l’attitude de la main dans une position décontractée. Cet aspect est alors très significatif.

A noter que la main droite concerne les parents, donc l’hérédité et la main gauche le sujet lui-même. Cela s’inverse chez les gauchers. C’est ainsi que l’on trouve dans la main gauche des lignes témoignant d’événements « prénataux », c’est-à-dire que, dès avant la naissance de l’enfant, certains événements ayant marqué les parents, se retrouvent dans la main de l’enfant.

Pour analyser le plus complètement possible les mains d’un sujet, il faut avoir un esprit de synthèse, tenant compte de tous les facteurs, ceux-ci agissant les uns sur les autres, les minimisant, les renforçant, les complétant.

Il est évident — et nous l’avons dit dans notre article précédent — que Madame Freudenberg, dont nous admirons la science, et nous-mêmes, ne désirons pas entrer ici dans des détails qui pourraient inciter nos lecteurs à en tirer des conclusions, des déductions et qui sait, même des prédictions. Ce serait un très grand danger, car on ne peut s’attaquer à cela qu’après des années de recherches et d’étude qui sont le fait de Madame Freudenberg laquelle, d’après ce qu’elle nous dit, s’instruit davantage tous les jours, travaillant notamment dans un jardin d’enfants où elle peut aider les familles à mieux connaître leurs enfants dans leur formation, voire même avertir les parents de certaines de leurs erreurs !

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Note de 3e Millénaire – Un correspondant nous a écrit:

Cherchant un renseignement sur le psycho-chirologue Spier, j’ai trouvé cet article de Madame Freudenberg : La chirologie d’après Julius Spier. Une erreur dans ce texte : Julius Spier n’a pas été déporté comme noté dans cet article:
Julius Spier a travaillé quelque temps en Suisse en collaboration avec C.G. Jung à l’hôpital psychiatrique de Burghölzli, ainsi que dans des maisons de tuberculeux, où il a établi les résultats de ses recherches. Concernant le problème du cancer, c’est en Hollande qu’il a poursuivi ses recherches importantes en collaboration avec un spécialiste de ce fléau. Malheureusement il n’a pas pu achever ses recherches au-delà d’environ 65 %, ayant été déporté par les nazis.
Or il est mort en hollande, mais pas en déportation. Se référer au livre Une vie bouleversée d’Etty Hillesum.
Bien cordialement
M. Montigny

Merci à M. Montigny de cette précision. Nous avons connu Mme Freudenberg dans les années 1980. Elle était avancée dans l’âge, mais était rigoureuse quant à ses analyses chirologiques et refusait de parler des lignes des mains au-delà de l’âge de la personne qui la consultait. L’important était d’aider la personne à se connaitre dans le présent et non à se projeter dans l’avenir… On sentait en elle une grande authenticité dans sa quête du monde intérieure et une grande délicatesse. Que certains détails historiques échappaient à sa mémoire n’était pas impossible…