monseigneur Germain, évêque de Saint-Denis : Les hiérarchies angéliques


11 Mar 2010

(Revue Panharmonie. No 177. Mai 1979)

Compte rendu de la conférence du 17.2.1979

Monseigneur Germain, par une touchante attention à laquelle nous avons été extrêmement sensible, commença son exposé par une citation de Jacques de Marquette : « On peut être parfait sur le plan physique, sur le plan mental, et ne pas être capable de le dépasser pour accéder à un plan supérieur ».

Aujourd’hui, dit Monseigneur Germain, il s’agit de décrire les plans supérieurs des sept cieux angéliques et de la présence intérieure de l’esprit de Dieu, selon la tradition chrétienne. C’est un sujet tout à fait traditionnel que l’on trouve également dans les autres traditions, sans aboutir forcément aux mêmes conclusions. Saint Denis, disciple à la deuxième génération de saint Jean, a écrit un petit livre tout à fait remarquable : « La démonstration de la prédication apostolique », dans lequel il nomme les sept cieux, habitations d’innombrables Puissances angéliques, d’Anges et d’Archanges. Le Christ a dit : « J’ai quatre-vingt dix-neuf brebis, je suis le Pasteur. Je quitte quatre-vingt dix-neuf et je vais chercher la centième ». La centième c’est toute l’humanité, les quatre, vingt dix-neuf, c’est l’immense monde angélique. Or, quatre-vingt dix-neuf et un font cent, c’est la plénitude de la Création. Le monde angélique est donc infiniment plus grand que celui dans lequel nous vivons.

A ces sept cieux correspondent sept genres de ministères qui représentent la forme de la présence intérieure de l’Esprit-Saint. Saint Irénée donne sept cieux, mais il les complète en en ajoutant deux : les cieux christiques et les cieux séraphiques. Dans la tradition, le septième ciel est presque un sommet. Il est à peu près impossible d’avoir la vision des deux qui suivent pour ceux qui l’expérimentent, à moins que ces mondes ne se manifestent eux-mêmes.

Il est plus facile de contempler les hiérarchies angéliques à partir de neuf que de sept et de les diviser en trois fois trois : une hiérarchie supérieure, une hiérarchie moyenne et une hiérarchie inférieure pour l’homme extérieur. Elles ne sont pas statiques, mais incomparablement plus vivantes que nous. Saint Denis l’Aéropagite ou le Pseudo-Denys, leur a donné un nom et une définition, mais il faut retenir que ce ne sont pas des noms personnels, mais des fonctions.

1er CIEL – Les Anges : Ce sont eux qui complètent et terminent toutes les dispositions entre lesquelles se répartissent les Esprits Célestes.

Pour bien comprendre, il faut voir le monde angélique par rapport à nous-mêmes et non le voir dans des empyrées un peu abstraits. Nous préciserons cela plus loin.

2e CIEL – Les Archanges : Ils reçoivent l’empreinte du Principe suressentiel et ils unifient les Anges.

3e CIEL – Les Principautés : qui possèdent l’hégémonie des formes divines.

Cette première hiérarchie est tournée vers le monde extérieur, c’est-à-dire vers celui dans lequel nous vivons, le monde visible.

Nous arrivons au deuxième palier des hiérarchies médianes, tournées simultanément vers l’âme humaine et le Divin :

4e CIEL – Les Puissances : Réceptacle harmonieux des dons vivants.

5e CIEL – Les Vertus : Virilités courageuses et inébranlables.

6e CIEL – Les Dominations : Elévation spirituelle sans relâche.

Nous arrivons maintenant à la troisième hiérarchie, tournée vers Dieu :

7e CIEL – Les Trônes : Stabilités sublimes et lumineuses.

8e CIEL – Les Chérubins : Masse de connaissance et effusion de sagesse.

9e CIEL – Les Séraphins : qui se brûlent et se chauffent dans l’amour pour Dieu.

Voici ce que dit encore saint Denis de ces différentes hiérarchies : « Tous, dans un mouvement perpétuel autour du secret divin, dans une constante révolution, ne connaissent ni repos, ni déclin dans l’élévation bouillonnante d’ardeur, ils contemplent la Lumière, la Puissance primordiale et la Plénitude de la splendeur de Toi, de Ton Fils et de Ton Esprit. »

L’homme peut se placer au sommet, il est le couronnement.

Ces neuf cercles ou cieux — et c’est là leur immense intérêt — peuvent être appliqués à l’homme. Car si on prend le corps de l’homme comme étant le Temple de tout ce monde angélique, le corps de l’homme, de même que le cosmos sont des Temples, on peut faire correspondre la première hiérarchie inférieure à l’âme tournée vers le monde. La deuxième hiérarchie médiane peut correspondre à l’esprit humain. La troisième au Divin ou à l’homme intérieur et Dieu.

On peut également comparer ces hiérarchies aux hiérarchies ecclésiastiques :

— L’âme humaine correspondant aux diacres, ceux qui connaissent bien la vie liturgique de l’Eglise, qui imposent le silence aux fidèles, l’âme humaine étant agitée.

— L’Esprit correspondant aux Prêtres, qui reçoivent les confidences et qui ont des éléments de jugement, etc…

— Le Divin correspondant aux Evêques qui sont uniquement tournés vers Dieu.

Appliqué à l’homme que fait l’Ange ? Il réalise la pensée divine dans les circonstances extérieures. Son plan est l’action, toute activité de tout être qui accomplit le divin consciemment ou inconsciemment. Dans le domaine de la connaissance les Anges sont les phénomènes extérieurs qui parlent de Dieu, comme symboles ou comme signes. Pour moi, l’invisible, c’est le monde angélique, au moins au départ. Mais beaucoup ne veulent pas le voir sous forme d’êtres vivants, mais sous forme de lois. Le monde scientifique est dirigé par des Anges. En général les grandes découvertes scientifiques se font simultanément dans des lieux souvent très espacés les uns des autres et sans aucun lien apparent. Que se passe-t-il ? C’est le monde angélique qui ouvre un sceau et les hommes trouvent des choses, comme si le dévoilement en était permis à certaines époques. Notre univers, notre cosmos est comme un livre dont les mots qui le constituent, sont des lois, des ordonnances, des événements, des phénomènes qui, dans la vie des hommes, sont toujours des messages qu’on peut lire ou ne pas lire.

En voici des exemples : la fin de la guerre de 1914, le 11 novembre 1918, c’est la fête de saint Martin. Plus proche de nous, le Pape Jean-Paul 1er est mort le jour de la saint Michel et le Pape Jean-Paul II a été élu le 16 octobre, jour de l’ancienne date de la fête de saint Michel.

Chaque phénomène de notre vie est un message, notre corps aussi. L’Ange souligne un aspect, un détail, une loi, une forme ou un fait concret, mais derrière cet aspect, cette loi, il y a quelque chose d’universel.

Les Archanges sont semblables aux Anges, mais dans un sens beaucoup plus universel. Chaque pays a son Ange qui est un Archange. L’apparition de Fatima en 1917 à laquelle les enfants demandèrent qui elle était, répondit : « Je suis l’Ange du Portugal ». Et le Prophète Daniel, voyant l’Archange Michel dit : « L’Ange de la Perse m’a résisté ! ». L’Archange porte, représente une connaissance-synthèse. Nos concepts, la « Weltanschauung » des Allemands, sont alimentés par le monde archangélique. Ce ne sont plus des messages, des détails, mais des idées globales.

Saint Denis dit que les Principautés possèdent l’hégémonie des formes pures. Qu’est-ce que cela signifie pour l’homme ? Des hommes supérieurs, tels que Platon, Pythagore, Galilée, Einstein, Jung, etc…, ne contemplent pas seulement les aspects concrets, les phénomènes, les idées générales ou synthétiques, mais ils contemplent les archétypes du monde, comme Platon contemplait les « Idées », et Pythagore les formes géométriques du monde. L’homme qui poursuit son idéal entre dans une certaine hégémonie des formes et pénètre peut-être un peu dans le monde des Principautés. C’est une correspondance avec les Principes du monde. C’est aussi une perspective immense à laquelle on pourrait s’arrêter.

Pour aborder la triade supérieure on doit, d’une certaine manière, changer de regard, oublier l’homme extérieur pour se placer devant l’homme intérieur. Il n’est pas séparé du précédent, mais il faut un certain effort pour y pénétrer. Et alors on découvre immédiatement les Puissances ou les Pouvoirs, comme on les appelle parfois aussi. Il ne s’agit pas ici de messages nous parvenant de la nature ou des éléments du monde extérieur, mais de la réception directe des dons divins sans intermédiaires extérieurs. C’est le plan des charismes, des miracles que tout homme a en lui et qui peuvent rester latents et ne pas être utilisés.

Par les Vertus on accède à un point plus élevé qui est, si je peux dire, du dynamisme à caractère unique, d’unité courageuse. Je vous donnerai comme exemple Plotin qui était obsédé par la vision perception de l’Univers. Dans « le Banquet » de Platon on raconte que Socrate n’arrivant pas, on partit à sa recherche et on le trouva à la porte du Banquet dans une sorte d’extase : « Je parlais avec mon démon ! » qu’il ne faut pas prendre dans un sens démoniaque, mais dans le sens d’être invisible, portant le nom de « vertus ». Et Platon raconte que Socrate, auquel on disait qu’il était extrêmement intelligent, répondit : « Je ne suis pas du tout intelligent, pas plus qu’un autre. Je répète ce que j’entends ! ».

C’est un monde grandiose que celui des Dominations qu’on appelle aussi celui des « Seigneuries ». Après la réception des dons divins, courage, virilité, etc…, vient ou peut venir, si l’homme ébloui par une vision ou une pénétration d’un instant, ne s’arrête pas aux Puissances et aux Vertus, le sixième Ciel d’élévation spirituelle. L’homme est alors saisi et comme obligé de passer de l’extérieur vers l’intérieur pour pouvoir, ensuite, passer à la troisième triade dans laquelle on dépasse encore l’élévation spirituelle, l’homme intérieur, pour donner la place à Dieu, Les Vertus de l’esprit s’arrêtent pour que Dieu vienne. Et quand on ose franchir ce seuil, on entre dans la Société des Trônes. On peut dire qu’à ce moment-là Dieu s’assied sur ce Trône, l’Esprit de Dieu commence alors à résider dans l’homme, la Divine Trinité vient et s’installe.

On peut encore aller plus loin, franchir d’autres seuils, parce qu’à ce moment-là s’ouvre une toute autre forme de connaissance, celle de la Sagesse. La pénétration de la connaissance, c’est l’Épée flamboyante des Chérubins qui tourne simultanément dans les deux sens, c’est admettre simultanément les opposés. On ne fait pas tel ou tel choix, mais tel et tel choix. La solution sera transcendante à l’un et à l’autre. L’homme arrive à se dépasser, mais il ne doit pas aller trop vite. Il y a des étapes qui sont à franchir. Il en est de même pour l’humanité.

Mais la connaissance aussi peut encore être dépassée pour arriver dans l’étage séraphique qui, dans toutes les traditions, est appelé « Le Secret du Roi », parce que l’amour couronne tout. On ne peut en parler, on ne peut que le vivre. L’Amour, c’est quelque chose de tellement sublime que tout s’arrête.

Je ne voudrais pas donner l’impression que l’on peut contempler tout cela seulement. Contempler, c’est une chose, y pénétrer en est une autre. Le Christ dans l’Evangile donne des commandements : « Si quelqu’un m’aime, il a compris mes commandements… », « Aimez vos ennemis… ». Il est plus facile d’être aimé par ses amis que de les aimer, quant à aimer ses ennemis, c’est absolument impossible. Alors que reste-t-il ? L’accomplissement des commandements qui sont le chemin indiqué par la hiérarchie céleste. Non pas que l’homme n’aime pas déjà, il me semble que l’amour tisse le monde, mais pour arriver à quelque chose d’unique, de brûlant, au-delà de la connaissance, pour que notre vie devienne réceptacle de la vie divine, il faut commencer par le monde des Anges. A ce niveau-là on peut accomplir les commandements. Un commandement ou un message accompli, c’est le commencement du passage vers l’amour séraphique.

Contemplez les neuf cercles angéliques et appliquez-les à la vie de l’homme, à la création visible. Saint Irénée les appelle : « La Présence intérieure de l’Esprit de Dieu ». Contemplez ensemble en parallèle la présence de l’Esprit de Dieu ou l’action de l’Esprit de Dieu dans le monde, qui peut aussi être répartie en neuf cercles :

Le dernier plan des Anges, que peut-on en dire ? Tout vit par l’Esprit, consciemment ou non, ayant ou n’ayant pas, la connaissance de l’Esprit Lui-même. C’est un plan que l’on peut appeler « de présence vague ». Dans tout être vivant, dans les plantes, dans les animaux, dans l’homme, il y a une certaine communion avec l’Esprit, mais on ne sait pas très bien comment le définir. Pourtant il n’y a pas que l’Esprit, il y a les hommes qui vont vers l’angoisse, vers la neurasthénie, vers le désespoir, beaucoup plus que vers la vie. D’autres vont vers le mépris, la colère, la haine. Ce sont des péchés contre l’Esprit, ce sont des germes de mort. Tandis que les partisans de l’Esprit sont optimistes, vitalistes, joyeux.

De même qu’il y a un élan vers la vie, il y a un élan vers la mort, envers la destruction des choses. On vit dans une certaine hésitation sur la vie, sur la mort. Cela s’appelle la crainte, non la peur. Il y a quelque chose dont nous ne savons pas ce que c’est. C’est appréhender quelque chose qu’on ignore. Le problème de la religion ne se pose absolument pas ici. C’est la présence inconsciente pour les vivants de la présence de l’Esprit-Saint.

Le deuxième cercle de l’Esprit est celui des Ordres, de l’inspiration artistique, mystique. Il correspond aux Archanges. Tout ce qui vient à l’homme de l’élan de vie, d’amour même passionné, d’amour pour la nature, pour les hommes, pour Dieu. Vitalité beaucoup plus personnelle, beaucoup plus forte, qui permet déjà d’accepter ou de refuser. Sur le premier cercle on ne le peut pas. Jeanne d’Arc était en relation avec Michel l’Archange. C’est le niveau d’inspiration à caractère unique, mais pour les nécessités des peuples, des nations. Cela s’appelle « la Piété ».

Je pense que le Christ est venu entre autres choses, engendrer le monde à la piété. Toute l’humanité antique gréco-judéo-chrétienne avait la crainte de Dieu.

Dans le troisième cercle, l’Esprit-Saint dévoile à l’homme que l’élan vital, universel, l’unification, sont Dieu. Conscience de la présence de la Divinité dans l’Esprit. Ici une âme mystique reçoit sa première émotion, elle s’émeut devant une autre âme, devant la nature. Dans ce cercle on découvre l’âme de l’Univers, que Dieu est transcendant, « Toi, qui remplit tout ! » Tout à coup on se hausse vers un monde supra-mystique et on va vers les formes idéales. Cela s’appelle : « Don de la présence des sciences », non de la sagesse, celle-ci se trouve dans la source de l’existence.

Dans les trois cercles du deuxième plan, les présences sont de plus en plus puissantes. Je l’appelle « le plan chrétien ». C’est la découverte de l’homme intérieur. L’homme apprend à voir dans le Christ une source de vie. L’Apôtre Paul dit : « Nul ne peut dire Jésus est Christ, si ce n’est dans l’Esprit-Saint ». Le Saint-Esprit ouvre les âmes à l’Esprit, parce que rien ne se fait sans Lui. Cela porte le nom de « Jeu des Forces ». C’est une présence de forces comme si tout à coup elles ouvraient une porte. Les Puissances agissent dans ce type de domaine.

Puis ensuite, l’Esprit dépasse ce point et se précipite encore en nous. Il oblige les hommes à discerner la valeur des Esprits qu’il trouve à l’intérieur de lui-même et à l’extérieur. C’est le discernement des Esprits. On l’appelle souvent « le Conseil ». Les Vertus agissent ici pour amener vers l’Unité.

Dans le sixième cercle on passe du discernement à la saisie de l’Esprit qui convient pour soi-même. On l’appelle : « la présence de l’Intelligence ». Non pas de l’intelligence intellectuelle, mais du don de l’intelligence, de la présence du rayonnement qui comporte une certaine béatitude.

Dans le troisième plan la présence de l’Esprit de Dieu prend la forme de paix, de connaissance et d’amour. C’est le sommet de tout, c’est le « don de Sagesse ». L’Esprit-Saint commence à se révéler Lui-même, Il devient progressivement un ami : « On ne savait pas qui Il était, maintenant I1 est plus nous-même que nous-mêmes. L’homme a atteint sa structure et l’Esprit commence à se révéler à lui, ce qui est une extase absolument prodigieuse. Il devient presque objectif, on commence à soupçonner qui Il est. L’Esprit n’a pas de nom, parce qu’il est énergétique.

Ce n’est pas seulement l’être humain qui peut être passé au crible de cette contemplation angélique et spirituelle, mais aussi la vie de toute une culture, les civilisations, l’histoire de l’humanité. C’est ainsi, comme je l’ai dit déjà, qu’avant la venue du Christ l’humanité était plutôt dans la crainte, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas eu des êtres humains, des milieux qui n’aient pas déjà été informés autrement. Après la venue du Christ, l’humanité entre dans une ère de piété, le dynamisme du monde est alors plutôt archangélique. Avec la Renaissance, on entre dans une ère de science qui dure grosso modo jusqu’au XIXe siècle, et puis un nouveau sceau s’ouvre, c’est celui du rapport de forces. Nous y sommes encore. Si notre époque a engendré la physique et la chimie modernes, elle crée aussi des problèmes considérables.

Nous commençons actuellement à nous orienter vers l’ouverture d’une étape qui est celle du « Conseil », vers un certain discernement de l’esprit à travers toutes les tensions psychiques, parapsychiques, spirituelles et même le monde scientifique commence à rechercher une certaine gouverne. On commence à se poser des questions. Toute l’humanité aspire à entrer dans le discernement des esprits. De nombreux esprits vont y arriver et, après, on passera peut-être vers l’Intelligence et la Sagesse. Les périodes sont de plus en plus courtes.

Sans vouloir vous décevoir, je vous dirai pour terminer que vous pouvez très bien vous passer du Monde Angélique et vivre très convenablement, car il accomplit son travail que les hommes l’admettent ou pas ! Au sujet du temps en réponse à une question : Le temps est un instrument que l’homme peut manier sans savoir ce qu’il est. Plus la pénétration est grande, plus le temps disparaît. Il y a une autodisparition du temps et également de l’espace.

La pénétration du Monde Angélique à peu près sous cette forme, m’est venue à travers la vie liturgique, parce que nous avons en elle toute cette représentation-là. La suppression de la liturgie est une catastrophe, le monde perd sa colonne vertébrale. C’est une tradition qui consiste à mettre un contenu à l’intérieur des symboles. Les symboles sont des Temples, sans quoi ils ne seraient rien du tout.