Francis Lefébure : L’homosophie sagesse des similitudes


04 Oct 2010

(Revue Spiritualité. No 32. Juillet 1947)

Nous avons tenté de réunir en un faisceau le plus grand nombre possible de connaissances scientifiques qui permettent de rapprocher entre elles des sciences même apparemment très différentes, et les ayant rassemblées, nous avons esquissé une ébauche de « la loi unique », disons plus modestement du sens vers lequel il nous semble falloir diriger nos efforts pour progresser vers cette loi unique.

A l’encontre du courant scientifique d’analyse qui prédomine au siècle précédent, un courant de synthèse se faisait sentir de plus en plus au début de celui-ci : c’est ainsi que la physique et la chimie, sciences au début sans grand rapport se confondent de plus en plus dans la physico-chimie, laquelle présente bien des analogies avec l’astronomie, les lois d’attractions et d’inerties étant le point principal qui les relie.

Certains savants se sont particulièrement attachés à montrer la similitude des lois de l’atome et des lois des systèmes planétaires. La théorie de la formation du système solaire due à Monsieur BELOT est à juste titre célèbre; la nébuleuse primitive a vibré sous l’action d’un choc cosmique. Elle s’est organisée comme les fameuses plaques sur lesquelles se forment les figures de Chaldnoi de telle sorte que la matière a été chassée des centres de vibrations et s’est déposée aux nœuds. Là se sont formées les zones planétaires et les calculs de Monsieur BELOT prétendent prouver que l’apparition des planètes vient corroborer cette hypothèse.

Pour faire comprendre le but de l’Homosophie, il vous importe peut, que cette théorie soit juste ou fausse, mais nous la donnons comme exemple de la première tâche que s’est fixé notre mouvement : glaner les idées les plus synthétiques, qui sont en même temps vraisemblables.

Nous n’avons pas la compétence nécessaire pour donner une opinion sur la théorie de Belot, mais celle-ci jette un pont remarquable entre les lois de l’Architecture céleste et les lois de l’Harmonie. C’est l’aube d’une synthèse de ces deux sciences.

Or les vibrations s’échelonnent de la nébuleuse à l’atome d’une façon homologue, il est naturel de rechercher ces mêmes lois vers l’infiniment petit. C’est ce qu’a fait M. BUTAVAN. Disciple de M. Belot, il a tenté de montrer que la classification de Mendeleïev est analogue à une loi vibratoire.

Ainsi, la synthèse physico-chimique et astronomique pourrait être prodigieusement fortifiée par l’étude des harmonies tourbillonnaires, commencée par M. Belot. Or ceci serait incomplet si nous ne rappelions que le Professeur LEBEDEFF, de Moscou, a prouvé, vers 1919, que deux corps vibrants s’attiraient et se repoussaient suivant le rapport de leur longueur d’onde. Ce fait a été prouvé expérimentalement et vérifié par plusieurs auteurs.

Réunissons maintenant ces faits; ils sont largement suffisants pour montrer que dès maintenant, une nouvelle branche du savoir humain doit naître : celle de la synthèse entre les sciences. Elle nécessitera des spécialistes dont le rôle sera de réunir et d’étudier tous les faits qui permettent de tisser un lien entre les différentes sciences; c’est en somme l’accomplissement des prévisions d’Auguste Comte sur les « Spécialités de généralités » si l’on peut dire.

C’est ce à quoi nous nous sommes efforcés nous-même bien que très imparfaitement et tout ce que nous souhaiterions, c’est susciter chez quelques autres, plus qualifiés un effort dans la même direction.

Au cours de cette recherche de la loi unique, nous avons essentiellement cherché à combler le fossé qui existe actuellement entre l’animé et l’inanimé. Or ce fossé provient essentiellement de ce qu’on n’a pas encore ou presque pas découvert de lois biologiques. Nous entendons « lois » dans le sens donné à ce mot en astronomie; seules les lois de Mendel pourraient tenter de rivaliser avec les lois de Kepler et de Newton. A plus forte raison on est encore bien en peine de trouver une loi commune au vivant et à l’inerte. Or si présomptueux que cela paraisse, nous nous y sommes efforcés et ceci par une voie peut-être inattendue : la morphologie. Nous avons exposé quelque peu nos idées dans notre livre Homologies. Mais la sagesse des similitudes peut-elle être résumée en quelques pages alors que seule, l’accumulation d’un très grand nombre de faits peut entraîner la conviction. Ne risquons-nous pas plutôt de détourner certains que la lecture du livre aurait convaincus ?

Pourtant, trop nous demandent dès maintenant qu’est-ce que 1′ « Homosophie » ?

Or, en recherchant la loi unique, la première notion vers laquelle il fallait nous tourner était celle de mathématique biologique. Depuis Goethe, nous savons que la feuille devient sépale, puis pétale, puis étamine, puis pistil. C’est une loi de la métamorphose des formes. Cette loi au sens biologique suivrait-elle une règle géométrique, tel qu’un mode quelconque de transformations par points homologues ? Voilà un exemple des questions que nous nous sommes posées.

Nous avons également confronté deux ordres de phénomènes d’apparence bien différente : la répétition dans le domaine physico-chimique; la reproduction dans le domaine biologique. Nous nous sommes demandés : ne sont-elles pas les deux aspects d’une même chose, car le RESULTAT MORPHOLOGIQUE est le même.

En géométrie, la symétrie est la plus simple expression de la répétition comme de la reproduction. Or la symétrie jouant un rôle fondamental dans l’Architecture des êtres vivants, il était naturel d’approfondir ses rapports avec la reproduction:

Considérons deux figures symétriques par rapport à un point: elles sont caractérisées par ceci qu’elles sont en même temps égales et opposées : l’Opposition étant définie comme l’écart maximum possible: égalités de longueurs et d’angles. Opposition de position, ce qui est en haut dans l’une est en bas dans l’autre, à droite dans l’une et à gauche dans l’autre et vice-versa. Retenons bien ceci. Il n’y a pas, à proprement parler, de différences entre l’une et l’autre. Ce qui entre elles n’est pas en position semblable est en position inverse.

Changeons maintenant le mode de symétrie, prenons-la par exemple par rapport à une droite. Il y a une opposition de position en moins, partant une égalité en plus; ce qui est en haut reste en haut (si la droite axe est verticale).

Effaçons maintenant la figure concrète et gardons seulement le concept abstrait de Symétrie. Nous disons que deux phénomènes sont symétriques lorsqu’à chaque partie de l’un, répond une partie égale ou opposée de l’autre. Cherchons à appliquer un concept abstrait de symétrie à la biologie, et tout d’abord à ce qui est l’origine de l’individu: le couple spermatozoïde et ovule.

On peut considérer comme égales l’une et l’autre cellule reproductrice, par leur nombre de chromosomes, constant dans une même race, par la carte des gènes sur les chromosomes: les chromosomes homologues de chaque gamète portant sur les territoires homologues, les gènes correspondant aux mêmes régions du corps.

Mais on peut considérer les gamètes comme opposés par tous les autres caractères: l’un est la plus grosse cellule du corps, l’autre la plus petite. L’un est la cellule la plus immobile, l’autre la plus mobile. L’une est relativement très rare, l’autre est prodigieusement multiple, un grand nombre de spermatozoïdes assaillant un ovule lors de la fécondation. Le spermatozoïde est acide, l’ovule est basique, le premier est chargé d’électricité négative, le deuxième d’électricité positive.

Ainsi, tout ce qui, entre le spermatozoïde et l’ovule n’est pas égal, est opposé. En conséquence, nous pouvons leur appliquer le concept abstrait de symétrie, tel que nous l’avons défini précédemment.

Mais alors combien il est intéressant de revenir au concret et d’opposer la morphologie de l’ovule à celle du spermatozoïde: l’ovule tend vers la sphère, c’est-à-dire qu’il est la cellule du corps humain la plus proche de la forme sphérique. Le spermatozoïde, par contre, tend vers la droite (et d’autant plus qu’on étudie une race plus évoluée). Or, attendu que la différenciation sexuelle augmente avec le degré d’évolution de l’espèce considérée, il ressort de ceci que la différenciation et opposition morphologique cercle-droite est bien un des aspects de cette différenciation sexuelle. Ainsi, vues sous cet angle, sphère et droite nous apparaissent comme les termes extrêmes d’une chaîne de métamorphoses par symétrie.

Considérons deux figures A B C D, symétriques d’abord par rapport à un plan, puis à une droite, puis à un point. A chaque étage nouveau répond la transformation d’une égalité en opposition. Or bien d’autres modes de symétrie peuvent être conçus (telles les symétries dans des réseaux cambres). Par la comparaison de la notion de symétrie avec les cellules reproductrices nous en arrivons à cette idée que cercle et droite apparaissent comme termes extrêmes d’une chaîne de métamorphose par symétrie, chaine dont il nous manque encore des éléments. Mais il est bien évident que si cela est, c’est la loi géométrique du cycle vital dont nous approchons, car nous sommes en présence de l’opposition géométrique des cellules qui engendrent l’être.

Pour le moment souvenons-nous de cette opposition géométrique des cellules reproductrices, cercles et droites, et recherchons si nous retrouvons la même opposition sur d’autres plans.

Pour cela, posons-nous la question: quels organes se rapprochent le plus de cette morphologie typique ?

Celui qui se rapproche le plus de la sphère est l’œil. Par contre les doigts sont ceux dont la morphologie dominante est droite. Or, œil est l’organe des sens le plus perfectionné. Fait curieux à remarquer il est également supérieur en position; il est l’organe dont nous avons le plus besoin et qui nous permet de percevoir les vibrations les plus rapides. L’œil est récepteur.

Les doigts sont les organes moteurs les plus indispensables, les plus évolués. Ils sont situés à l’extrémité du système moteur. Ils sont mobiles, multiples, eux-mêmes moteurs, c’est-à-dire émetteurs d’énergie.

Ainsi l’œil et les doigts, considérés comme les termes extrêmes de la chaîne sensitivomotrice tendent, l’un vers le cercle, l’autre vers des segments de droite. De plus à la morphologie circulaire restent liés, comme dans l’ovule, les caractères: réception — immobilité relative — petit nombre. A la morphologie rectiligne comme dans le spermatozoïde, les caractères : mobilité, émission, multiplicité, et malléabilité. Dans notre vie de relation, cercle et droite représentent les termes extrêmes, comme dans le cycle de la croissance et la reproduction.

Mais, si cercle et droite représentent les termes extrêmes, il doit y avoir un terme moyen. Nous ne pourrons qu’esquisser la théorie mathématique qui en résulte, plutôt en donner les résultats sans avoir la place d’en fournir une démonstration: la spirale est l’intermédiaire entre le cercle et la droite. En la parcourant on tourne éternellement autour d’un point, comme on s’éloigne éternellement de ce point en parcourant une droite.

Considérons maintenant cette spirale dans l’espace. Elle doit s’enrouler autour d’un axe. Cet axe peut être rectiligne. Alors elle engendre un cône. Mais elle acquiert par la même occasion une polarité (biologiquement masculine, motrice, etc…). Elle pourrait également s’enrouler autour d’un cercle revenant sur elle-même. Elle acquerrait alors une polarité (biologiquement féminine, réceptrice, etc.).

Pour que la spirale garde sa neutralité, elle doit s’enrouler autour d’un axe lui-même spiral. Mais cette nouvelle spirale doit s’enrouler à nouveau autour d’un axe, qui, en cas de neutralité, doit encore être spiral, et ainsi de suite infiniment. Ainsi ce que nous nous sommes permis d’appeler « l’infiniment spiral » apparait comme la figure géométrique primordiale dans l’univers, à la fois la plus simple par sa définition [1] et la plus complexe par son aspect. Sa structure spirale y est cachée à première vue par la complexité de la figure que, seule, l’analyse géométrique permet de retrouver.

Ainsi, c’est une des données de l’homosophie, que la spirale est la ligne architecturale principale de la nature, mais dissimulée à un regard superficiel, parce qu’elle s’enroule sur une succession d’axes spiraux. Bien entendu, tous les degrés existent, de « l’infiniment spiral pur » aux complexes de spirales, tels que cornes de certains ruminants, où deux ou trois spirales s’enroulent les unes sur les autres.

Mais le cône, nous l’avons vu, apparaît comme la dernière dégradation de l’infiniment spiral. La forme conique des tourbillons prouve que cette donnée n’est pas théorique, mais naturelle. Le cône est naturellement neutre, par rapport au cercle et à la droite.

Or, quel est l’organe neutre du corps humain ? Par excellence le cœur, en même temps récepteur et émetteur du sang; il tient le point d’équilibre entre les piles respiratoire et digestif, entre la vie végétative et la vie de relation (seul organe de la vie végétative dont les fibres musculaires sont rouges comme celles de la vie de relation). D’ailleurs l’enroulement des fibres cardiaques, en hélices spirales infinies parce que anatomosées, la présence au centre du cœur du tourbillon sanguin et la forme conique du cœur prouvent bien le rapport de cet organe avec la forme spirale. Évidemment ce n’est pas un cône parfait. Mais ici n’est pas le lieu de discussion de détail. Un cône à base elliptique, ou ovoïde, et dont l’axe est incurvé ne représente qu’un mariage plus intime entre le cercle et la droite.

Ainsi, cercle et droite nous apparaissent comme les termes extrêmes de l’évolution morphologique, les pôles opposés; l’infiniment spiral comme le terme neutre primordial dont la spirale ordinaire est la première forme de décadence.

Puisque nous nous sommes proposés une synthèse bio-astronomique, levons nos regards vers le ciel, et cherchons-y maintenant les mêmes formes.

Sphériques: les corps planétaires; mieux encore, leurs satellites. Rectilignes: les rayons de lumière.

Or, la lumière et la matière apparaissent, comme l’a si bien exposé M. de BROGLIE, comme les termes extrêmes de l’Univers que nous connaissons. Chaque planète est relativement indépendante par rapport à ses voisines. L’ensemble de la planète forme un tout, par cohésion de ses molécules. L’opposition « Lumière et Planète » peut être considérée comme l’aboutissement de l’opposition « Lumière et matière ».

Les planètes sont lentes par rapport aux 300.000 km seconde de la lumière, réceptrices de cette lumière, relativement peu nombreuses.

La lumière est la plus rapide des éléments connus; ses composantes sont innombrables, chaque photon formant une unité.

Ainsi, en astronomie comme en biologie, les pôles extrêmes de, la création sont représentés par les morphologies rectilignes et sphériques, et restent liés, pour les premiers, aux caractères émission, rapidité, multiplicité, petitesse; à la seconde: aux caractères lenteur, petit nombre, réceptivité.

Où est, dans le ciel, le terme intermédiaire spiral. La nébuleuse primitive demi-matière, demi-lumière, plus étendue moins brillante qu’un soleil, moins condensée que lui, gestation du monde, est le terme primordial d’où jaillissent les rayons et les sphères célestes.

Or la nébuleuse primitive est tout d’abord informe, tel l’infiniment spiral, puis dès qu’une différenciation y apparaît c’est la morphologie spirale simple qui domine, fait bien acquis aujourd’hui.

Dans les nébuleuses plus évoluées, formées d’agglomération d’étoiles, l’ensemble possède encore cette forme spirale: les étoiles y sont sphériques, les rayonnements qui en émanent rectilignes et la forme suivant laquelle l’ensemble des deux est disposé est une double spire.

Ainsi, il semble qu’autour des notions de métamorphose des formes, une vaste synthèse de toutes les sciences connues puisse déjà être entreprise. C’est pourquoi nous avons fondé « L’Homosophie » qui se propose la recherche et l’application des lois de la similitude. Nous avons fondé des laboratoires spécialisés dans cette recherche.

Mais notre exposé ne serait pas complet si nous ne terminons pas par un aperçu sur les conséquences philosophiques du principe de similitude.

S’il est vrai que l’astronomie et la physiologie obéissent aux mêmes lois, il nous est permis d’extrapoler et de nous demander si la vie intérieure et la vie extérieure leur obéissent également, autrement dit, si les lois de la physico-chimie, de l’astronomie, de la mécanique sont celles de la pensée, au moins dans une certaine mesure.

Nous avons été amené à conclure que oui, pour des raisons théoriques d’une part, et notre raisonnement sur la notion étendue de symétrie nous a conduit jusqu’aux frontières d’une démonstration mathématique de la survie et de la réincarnation; pour des raisons expérimentales, d’autre part, dont la principale est l’expérience intérieure. Il est très facile de fabriquer de l’eau, à condition de connaître les corps qu’il faut mettre en présence, et la température de combinaison, mais absolument impossible si nous nous plaçons dans des conditions apparemment les mêmes, à un regard superficiel, mais non semblables en fait.

De même, nous pouvons, par l’expérience intérieure engendrer en nous certains états psychiques, absolument inconnus de celui qui n’a pas tenté l’expérience. Prenons une comparaison, le goût de chocolat ou la sensation de volupté charnelle par exemple, sont inconcevables pour ceux qui ne l’ont jamais ressenti. Mais pour cela il faut savoir les conditions de cette expérience. C’est très facile dès qu’on les connaît, c’est impossible tant qu’on les ignore. Mais dans le premier cas cela réussit à tous coups, comme la combinaison d’oxygène et d’hydrogène. De même en appliquant certaines méthodes de pensées très précises, en pratiquant certains exercices, il est possible d’éveiller en soi des états de conscience, qu’on reconnaît être entièrement nouveau dans sa vie intérieure qui sont radicalement différents de tout ce qui a été vécu jusqu’à ce jour. Mais en appliquant des modes d’expérimentation, même très ressemblants cependant non les mêmes à égalité de travail aucun résultat ne se produit. Or ces états de conscience nouveaux, étant en même temps plus intenses et source de création plus abondante que les états ordinaires apparaissent comme un élément « Supra-Normal ».

Ainsi il faut créer un parallélisme entre l’expérience intérieure et l’expérience extérieure. Par là, l’expérience intérieure devient une méthode de recherche, au même titre que l’expérience extérieure, plus profonde même, parce que plus proche de nous et de l’Esprit. Parce que en biologie comme en astronomie, c’est l’intérieur qui régit l’extérieur; le cerveau commande aux extrémités, le soleil impose aux planètes sa gravitation. Ainsi l’expérience intérieure prime l’extérieure, elle est la voie des plus hautes découvertes. Il en a été ainsi de tous temps comme le prouvent bien des études historiques, la vie de Kepler, de Goethe, par exemple. Mais notre époque s’est détournée des profondeurs de l’Esprit pour se tourner vers la surface.

Nous préconisons un retour vers l’expérience intérieure précédée et dirigée par une claire compréhension des rapports mathématiques entre la vie intérieure et la nature et nous montrerons que les exercices mystiques sont le symétrique (ou renversement) des activités physiologiques, de la pensée ou du corps, qu’il s’agisse des exercices mystiques d’une religion ou des méthodes de développement spirituel des fraternités occultes. L’expérience extérieure demeurant surtout comme contrôle, vérification et pondération de l’expérience intérieure. Quelle est la voie de l’expérience intérieure ? Dans notre ouvrage « Homologies », nous en donnons une très précise psychophysique. L’origine s’en perd dans la nuit des temps, mais la tradition en est conservée depuis des millénaires. C’est la révélation d’un de ces mystères sur l’existence duquel la foule discute. Nous espérons exposer les raisons qui nous ont fait penser que l’heure de cette divulgation avait sonné à l’horloge des millénaires, ainsi que quelques expériences intérieures vécues grâce à cette méthode (dans un deuxième ouvrage « L’enfant de Noël »). Nous souhaitons qu’en attendant ce jour, la sagesse des similitudes ait acquis l’âme du lecteur.

Docteur FRANCIS LEFEBURE,

Ancien externe des Hôpitaux de Paris.

Médecin-Inspecteur des Écoles.

Directeur de la Section Scientifique

du Congrès Spirituel Mondial

Francis Lefébure (17 Septembre, 1916 – 19 Mars, 1988) était médecin français connu pour ses travaux sur les phosphènes. Voir http://www.phosphenisme.com/fondateur.html

[1] Une infinité de spirales se développent dans l’espace, et dont chacune joue le rôle d’axe d’enroulement pour une autre spirale.