l’Équipe scientifique de l’IONS
Que se passe-t-il lorsque trois channelers décrivent les mêmes extraterrestres ?

Le channeling en transe désigne un état modifié de conscience dans lequel une personne affirme recevoir et transmettre des informations provenant d’une source qu’elle perçoit comme extérieure à elle-même — un humain décédé, une figure religieuse ou archétypale, une intelligence collective ou un être non humain. Il s’agit d’une pratique ancienne, documentée dans différentes cultures et à travers les siècles, depuis les traditions spirites jusqu’aux contextes chamaniques et spirituels contemporains. Ce que le channeler décrit comme le « locuteur » varie largement d’une personne à l’autre et d’une tradition à l’autre…

Les phénomènes anormaux non identifiés — PAN, terme qui a largement remplacé « OVNI » — sont passés de la marge au discours grand public. Les auditions au Congrès, les groupes de travail gouvernementaux et les articles en première page des médias ont rendu le sujet à nouveau acceptable à discuter ouvertement. Moins visible dans cette conversation est un changement parallèle qui se produit dans une communauté très différente. Parmi les canaliseurs (channelers) en transe, de plus en plus de personnes rapportent que la source qui parle à travers elles est extraterrestre.

Qu’est-ce que la canalisation (channeling) en transe ?

Le channeling en transe désigne un état modifié de conscience dans lequel une personne affirme recevoir et transmettre des informations provenant d’une source qu’elle perçoit comme extérieure à elle-même — un humain décédé, une figure religieuse ou archétypale, une intelligence collective ou un être non humain. Il s’agit d’une pratique ancienne, documentée dans différentes cultures et à travers les siècles, depuis les traditions spirites jusqu’aux contextes chamaniques et spirituels contemporains. Ce que le channeler décrit comme le « locuteur » varie largement d’une personne à l’autre et d’une tradition à l’autre.

Historiquement, les êtres extraterrestres n’ont représenté qu’une petite partie des sources rapportées. Cet équilibre semble être en train de changer. Dans les recherches par sondage de l’IONS, plus d’un tiers des channelers en transe identifient désormais leur interlocuteur comme étant extraterrestre — une proportion importante pour ce qui, il n’y a pas si longtemps, était une affirmation inhabituelle.

Pourquoi cette augmentation ? Nous ne le savons pas. Elle pourrait suivre l’essor plus large des PAN dans la vie publique, ou elle pourrait refléter quelque chose concernant les channelers eux-mêmes et la culture qui les entoure. Plutôt que de spéculer, notre équipe de l’Institute of Noetic Sciences (IONS) a entrepris d’étudier directement ce phénomène. L’objectif n’a jamais été de prouver ou de réfuter que la source est réellement extraterrestre. Il était plutôt de poser une question plus maniable : lorsque les channelers décrivent ces êtres, que disent-ils réellement — et dans quelle mesure leurs récits sont-ils cohérents d’un témoignage à l’autre ?

Comment étudier quelque chose comme la communication extraterrestre par channeling en transe ?

Un premier regard : comparer les messages canalisés aux archives ufologiques

Notre première étude a adopté une approche rétrospective. Nous avons rassemblé un vaste corpus de messages ETI canalisés en transe et les avons comparés, à l’aide de modèles linguistiques d’intelligence artificielle, à une importante base de données archivistique de documents ufologiques — la base UFODex, qui catalogue plusieurs décennies de rapports sur les PAN et les contacts. Même à travers ces sources très différentes, le langage présentait une correspondance sémantique modérée à élevée : des récits produits indépendamment décrivaient des éléments remarquablement similaires (voir Semantic Correspondence Between Trance-Channeled ET Messages and Ufological Records [sous presse]). Ce résultat était intrigant, mais les données rétrospectives sont complexes. Les séances se déroulent dans des conditions non contrôlées, et il est difficile d’exclure que les channelers puisent simplement dans les mêmes récits culturels largement partagés. Nous avions besoin d’un test plus rigoureux.

Un test contrôlé : trois channelers, dix groupes ETI

Nous avons donc conçu une étude prospective — en produisant de nouveaux matériaux dans des conditions standardisées plutôt qu’en nous appuyant sur ce qui existait déjà. Nous avons recruté trois channelers en transe expérimentés, ayant des parcours variés et généralement une exposition limitée à l’ufologie. Chaque entretien s’est déroulé au cours d’une seule séance Zoom consacrée à un seul des dix groupes ETI nommés — parmi lesquels les Pléiadiens, les Arcturiens, les Orioniens et les Gris. Au début d’une séance, le channeler entrait dans un état de transe et formulait l’intention d’établir une connexion avec le groupe prévu pour cette séance ; pendant qu’il maintenait cet état, le chercheur de l’IONS interviewait le channeler — et, à travers lui, le groupe contacté — en utilisant à chaque fois le même guide fixe de 28 questions. Chaque séance durait environ une heure à une heure et demie.

Ces questions couvraient sept domaines conceptuels : habitat et population ; biologie et cycle de vie ; société et communication ; espace, temps et énergie ; relations inter-ET ; relation à l’humanité ; et perception extrasensorielle (ESP). Au cours des 30 séances, chaque entretien a été enregistré, transcrit et vérifié avant analyse. Ce protocole nous a permis de poser deux questions précises. Lorsque des channelers indépendants décrivent le même groupe ETI, leurs récits convergent-ils ? Et un seul channeler distingue-t-il réellement un groupe d’un autre, ou les confond-il en une seule voix ?

Ce que les récits canalisés ont révélé

Analyse sémantique : mesurer l’alignement des significations

La première analyse était sémantique. À l’aide de modèles linguistiques basés sur des transformeurs — la même famille d’intelligence artificielle qui alimente les outils modernes de traitement du texte —, nous avons mesuré dans quelle mesure le sens des différentes réponses correspondait, en laissant de côté la formulation exacte. Les channelers indépendants décrivant le même groupe présentaient des convergences à des niveaux modérés à élevés, bien au-delà de ce que produirait une narration aléatoire. Les accords les plus forts sont apparus dans deux domaines où une convergence n’était absolument pas garantie : la biologie et le cycle de vie, ainsi que la société et la communication. (Lire l’article complet sur la sémantique dans World Futures).

Analyse qualitative : la similarité est-elle réelle ou seulement une ressemblance superficielle ?

Les chiffres peuvent être trompeurs en raison de formulations partagées ; une seconde analyse qualitative a donc cherché à déterminer si la convergence reflétait une véritable structure commune ou seulement une ressemblance superficielle. À l’aide d’une analyse thématique réflexive, l’équipe a étudié attentivement les transcriptions à trois niveaux — au sein de chaque groupe ETI, entre les différents groupes, et dans un ensemble de questions ciblées portant sur la confiance, la vérification et l’orientation. (Lire l’article qualitatif complet dans World Futures).

Une vision du monde commune à travers des récits indépendants

Ce qui est apparu n’était pas seulement une cohérence — c’était une image partagée de la réalité. Cinq affirmations revenaient dans presque tous les récits, indépendamment du groupe décrit ou de la personne qui le décrivait :

    • La conscience est première. La réalité était décrite comme fondée sur la conscience plutôt que sur la matière. L’espace physique et le temps n’étaient pas considérés comme des contenants fixes, mais comme des expressions de la conscience et de l’énergie.

    • Le temps est non linéaire. Le temps qui avance dans une seule direction, tel que les humains l’expérimentent, était décrit comme une construction locale. Le passé, le présent et le futur étaient présentés comme coexistant — le temps étant envisagé comme cyclique, stratifié et simultané plutôt que comme une simple flèche.

    • L’énergie est abondante — et les limites sont éthiques, non techniques. L’énergie était décrite comme illimitée et librement disponible dans tout l’univers. Le manque d’accès de l’humanité était attribué à la conscience, aux structures de pouvoir et à l’éthique plutôt qu’à une absence de technologie.

    • La télépathie est le mode fondamental de communication. Le contact direct d’esprit à esprit était décrit comme le substrat sous-jacent à toutes les autres formes de communication — et comme une capacité humaine latente, freinée par la peur et le conditionnement plutôt qu’une capacité qui nous ferait défaut.

    • L’humanité est en transition développementale. Les humains étaient décrits comme une espèce jeune, en évolution — des « parents plus jeunes » intégrés dans une écologie interespèces plus vaste composée de confédérations et de conseils — avec laquelle les contacts se feraient indirectement et avec une retenue délibérée plutôt qu’observés de loin ou contrôlés.

Un autre élément mérite d’être mentionné, car nous avions conçu un test à ce sujet. Lorsque nous avons demandé intentionnellement aux sources des informations pouvant être vérifiées indépendamment, elles ont systématiquement refusé — et ont systématiquement expliqué pourquoi, présentant la confiance comme quelque chose qui se gagne par le discernement intérieur plutôt que comme quelque chose qui serait établi par une preuve extérieure.

Ce que cela dit — et ne dit pas

Rien de tout cela ne prouve que les channelers sont réellement en contact avec des extraterrestres, et démontrer cela n’a jamais été l’objectif. Ce que les études montrent, c’est que la communication ETI par channeling en transe — longtemps considérée comme trop insaisissable pour être étudiée — peut être examinée de manière rigoureuse et systématique. Dans des conditions contrôlées, des channelers indépendants ont produit des récits présentant une structure sémantique mesurable et des thèmes profondément partagés, avec davantage de cohérence que ce qu’une narration aléatoire permettrait de prévoir.

L’origine de cette cohérence demeure une question ouverte : une véritable source externe, un héritage culturel commun, ou quelque chose lié à la conscience elle-même. La contribution de cette recherche est que cette question peut désormais être posée avec rigueur. Et à un moment où les récits de contact influencent de plus en plus la manière dont la société imagine son propre avenir, comprendre leur structure et leur signification est important — quelle que soit finalement leur origine.

Lire les publications sur lesquelles ce blogue est basé :

Analyse sémantique : https://doi.org/10.1080/02604027.2026.2656120

Analyse qualitative : http://dx.doi.org/10.1080/02604027.2026.2656119

CHERCHEUSE PRINCIPALE

Helané Wahbeh, ND, MCR est directrice de recherche à l’Institute of Noetic Sciences, où elle dirige des recherches interdisciplinaires rigoureuses sur la conscience, la santé et les capacités humaines étendues. Elle a obtenu une maîtrise en recherche clinique dans le cadre du Human Investigations Program de l’Oregon Health & Science University, a effectué deux stages postdoctoraux de recherche et a reçu une bourse K de cinq ans des National Institutes of Health pour une formation avancée en recherche clinique, neurosciences, électrophysiologie et biostatistique. La Dre Wahbeh est particulièrement connue pour ses recherches pionnières sur le channeling ; elle est l’auteure de plus de 100 articles scientifiques évalués par des pairs et apporte à son travail aux frontières de la science noétique plus de 25 années de pratique assidue de la méditation.

Texte original publié le 24 juin 2026 : https://noetic.org/blog/channelers-describe-the-same-extraterrestrials/